PLANQUE TES MOTS Planque tes mots poésie est l’apanage de la solitude
la saveur des mots cool s’écoule
Planque tes mots, dis-je
dans la gangue langue des habitudes
sans peur sans fleur sans éditeur
ceux qui riment ont la frite la frime ont fait le cheap chic clip A la gare de l’esprit et nous qui sommes-nous pour parler qui nous emportent
le rythme
d’une beauté nostalgique
les aiguilles marquent minuit
moins le car de police
qui cherche l’alibi
grandes gueules ouvertes
à tous les vents mauvais
de ça de là Debout dans la lumière
pareils
à la feuille morte ?
tous les prix littéraires
comme des toréadors
jouent à stop stop stop
ou encore
pas de lézard Nanard dérape dérange démange les anges on se moque des mots du coeur c’est pas d’la frime
ton art n’est pas le fruit du hasard
et leurs bêtes à bon dieu
qui s’impriment dans la déprime
les mots du coeur
ont la douleur
qui craque
sous la langue de fer
des somnifères
qui légifèrent
O que ma quille éclate ! O que j’aille à la mer !
Tous les minables jetables expulsables l’émotion des mots sonne pas de réponse donnez-lui à boire dit mon père !
te racontent
l’histoire incroyable
du coeur cannibale
qui a jeté les armes les larmes le dream le drame
du vague à l’âme à la dérive
en prime il rime et il rame
sur la rive où ses rêves s’achèvent
dans une rave party
de rien il raconte des histoires de rien
son spleen pas clean fureur intime
sans mentir il parle comme un homme
surtout quand il est ivre
de vin de poésie ou de vertu
pas de valium
Il est le ténébreux le veuf l’inconsolé
il marche dans la rue comme n’importe qui
pourrait fermer les yeux
et passer aux aveux
résiste face aux verrous
ne revendique rien pour lui-même
il dénonce
coup de semonce
au bord du fleuve
vacille et vitupère
A la fin tu es las de cet ancien monde
qui gronde en cage
otage de l’image
naufrage de la rage
Amère la mer le vent salé
du sens et du non sens
raisonne dans la zone
où chacun n’est plus soi
Don’t make the remake
mais taxe la syntaxe
les mots bouillonnent
you are on your own !
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