Jeudi 9 avril 2009

Je n'ai pas pu assister la réunion (shame on me !), mais voilà le compte rendu.


COMITE DE JUMELAGE

BRULON - TATTERSHALL

 

 

COMPTE RENDU DE LA REUNION du 3 Avril 2009

 

                              

ASSISTANCE

 

 

BUREAU

MEMBRES

ABSENTS

PAILLIER Dany      Président

CLEMENTS John

COUDREUSE Daniel

VETTIER François Secrétaire

CLEMENTS June 

GUEIT Bernard

PALETHORPE D. Secrét. adjoint

GUIHAL Philippe

M. et Mme HUDIN

 

GUILLOU Annie Claude

LANDRY Annie

 

GUILLOU Jean Claude

LANGEVIN Jean Louis

 

LELIEVRE Muriel

M. et Mme LOUTELIER

 

LENOIR Michèle

 

 

NOURY  Raymond

 

 

PALETHORPE Sylvia

 

 

 

 

 

 

 

DESSINS ET LETTRES DES ENFANTS

Dany PAILLIER a fait réaliser par les enfants de l’école publique de Brûlon de nouveaux dessins, lettres et enregistrement audio, destinés aux écoliers de Tatteshall.

 

David PALETHORPE emportera ces documents à leurs destinataires le 15 avril, et rapportera à Brûlon les lettres et dessins des élèves de Tattershall le 7 mai.


OPEN EVENING DU 15 MAI à la base de loisirs à 19h.

Apéritif dînatoire gratuit :

Le comité fournira :

·         les boissons (kir et jus d’orange)

·         les toasts dont un toast Anglais surprise.

Les participants seront invités à apporter le dessert et les boissons complémentaires.


Concours de dessins :

Un concours de dessin sera organisé par les écoles publique et privée, et par l’atelier de peinture.

Les œuvres anonymes devront être déposées avant le 12 mai dans un lieu à définir.

Après avoir fait son choix, le jury remettra les récompenses offertes par la TATTERSHALL TWINNING ASSOCIATION au cours de la soirée.

 



Concours de BMX :

Un concours de BMX sera organisé, soit sur le skate parc, soit sur le parcours VTT.

Les lots offerts par la TATTERSHALL TWINNING ASSOCIATION seront remis au cours de la soirée.

 
Organisation :

Jean Claude et François proposeront la maquette d’affiche publicitaire lors de la prochaine réunion.

Dany se chargera des moyens de cuisson et de réchauffage.

Annie s’occupera des assiettes, tasses et couverts.

Voir la fourniture des tables et chaises au cours de la prochaine réunion.

 

 

 

 

CHALLENGE  TOURNESOL

Le 16 avril, chaque classe de Brûlon et Tattershall plantera des graines de tournesol.

Le 30 juin la taille des tournesols sera mesurée avec prises de photo-témoins.

Le lauréat sera récompensé d’une coupe fournie par le COMITE DE JUMELAGE DE BRULON.

 

Organisation :

David PALETHORPE emportera à Tattershall le 15 avril les graines, godets de terreau avec fertilisant et tuteurs fournis par le comité de Brûlon, accompagné de la notice d’instruction sur leur culture qui à été rédigée par John CLEMENTS.


NOUVELLES ACTIONS DYNAMIQUES

Rédaction et diffusion des compte rendus de réunions

Les compte rendus des réunions du comité de jumelage de Brûlon et de la Tattershall Twinning Association, seront rédigés dans les 2 langues sur un document unique.

De plus, ils feront état du programme des diverses activités, manifestations, et festivités dans chacune de nos cités ; puis relateront leur déroulement, à toute fin de témoignages culturels réciproques.

Brûlon aura la charge de traduire ses compte - rendus en Anglais et Tattershall les siens en Français.

Les compte- rendus seront adressés par mail aux responsables des villes jumelles.

Ils pourront être affichés dans les écoles et servir de documents pédagogiques pour les cours de Français à Tattershall et les cours d’Anglais à Brûlon.   

 

Reportages photo et vidéos des activités des diverses associations :

Le déroulement des activités des associations pourra faire l’objet de reportages photo et vidéo qui seront adressés aux cités jumelles.

Philippe GUIHAL se chargera de la première vidéo du concours de pêche d’ouverture, sur le plan d’eau…….    

Contact : Albert DEROUARD








Stands de vente de gâteaux sur le marché:

Cette action qui fera l’objet d’une étude plus approfondie pourrait se faire dans le cadre de

 « Fêtons Brûlon »

 


COTISATIONS

Le montant des cotisations a été fixé à l’unanimité à 5 € par famille.

Jean Claude et François feront un projet de maquette de carte de membre, qu’ils présenteront à la prochaine réunion.

 

PROCHAINE REUNION

Tous les membres de l’association sont invités à la prochaine réunion aura lieu le :

mercredi 22 avril 2009 à 20 h00 précises au Prieuré.

Ordre du jour :

·         Organisation de la journée « Open evening ».

·         Approbation de la carte de membre.

·         Questions diverses

NOTA : Le secrétaire se chargera de prendre la clé de la salle à la mairie, et de la rendre le lendemain.

CHILDREN’S DRAWINGS & LETTERS:

Dany has made the schoolchidren of Brûlon draw pictures, write letters and do audio recordings for the schoolchildren of tattershall.

David will deliver all these drawings, letters and recordings to Tattershall on April 15th and on May 7th David will bring back to Brûlon the letters and drawings of the Tattershall children.

 

OPEN EVENING : May 15th  at 7pm, by Brûlon lake:

Free and open to anybody

The Brûlon Twinning Committee will pay for Kir, soft drinks, and a special «  surprising » English toast.

Everyone is requested to bring a quiche, pizza, pie, etc. and any additional drinks.

 


Drawing contest :

A drawing contest will be organized for the children by the Brûlon schools and the Brûlon Painting Association.

Every drawing(anonymous) to be brought before May 12th.

The jury (to be nominated) will reward the winners with prizes offered by the Tattershall Association during the Open Evening.

 

 



BMX contest
: to take place either on the skate park or on the VTT track by the lake.

The Tattershall Association will reward the winners.

 

 


Organisation and logistics:

Jean-Claude et François will summit on next meeting April 22nd the poster of the programme of this Open Evening.

Dany is in charge of supplying food and means of cooking.

Annie is in charge of supplying plates, glasses, cups, knives & forks and napkins.

To be organised on next meeting : the supply of tables & chairs and lighting of the site.

 

 

SUNFLOWER CHALLENGE:

April 16th: seeds to be planted simultaneously in Brûlon and inTattershall.

June 30th: measurement of the height of sunflowers with photos as proofs.

The winner will be rewarded with a cup supplied by the Twinning Committee of Brûlon.

 


Organisation and logistics:

David will carry to Tattershall the sunflowers seeds, pots of earth and fertilisers, and poles offered by Brûlon along with the planting instructions written by John.

 

 

 

 

NEW ACTIONS : PROPOSALS

Minutes of meetings:

The minutes of every meeting of the Committee will be drafted both in French and English and sent in the following days to all either Englih or French members in Brûlon and Tattershall: a comprehensive list of email addresses to be drawn up.

A programme of every activity, event and festival happening in Brûlon and inTattershall will be sent to one another as well as the report of these special activities and events for mutual exchange and understanding of our cultures.

Brûlon will translate in English all these documents while Tattershall is asked to do the same in French. They will be sent to the person in charge of the twinned cities.

It is suggested that these reports should be posted in both schools as a help for French lessons in Tattershall and English lessons in Brûlon.

 



Photos and video films of our mutual Associations:

Every Brûlon Association-sports, culture, patrimonial, painting etc.is requested to shoot a short video film to introduce their activities. These videos will be shown at night. A copy of it will be sent to Tattershall to let them know about the various activities in Brûlon.

A first video report will be made by:

-Philippe Guihal for the fishing contest by the lake,

-François and Jean-Claude for Brûlon Patrimony Association.

-Dany for sports events.

 
Sales of cakes

Pies and cakes to be made by the Brûlon Committee members and sold on Saturday morning on the market place in Brûlon. Organisation to be planned: sale to take place on July 18th « Fêtons Brûlon »

 

MEMBERSHIPS :

Per family, per year: 5€

Jean-Claude and François will prepare a model of a membership card for next meeting.

 




NEXT MEETING :

Wednesday April 22nd 8pm sharp in Le Prieuré

Agenda:

Open Evening organisation, model of the poster, video film.

Model of the membership card.

Various questions and matters.

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Mardi 31 mars 2009

A Londres, le G20 sous le regard attentif du monde via les médias. Toute le monde attend, c’est un vrai rendez-vous, les décideurs sont là, le problème est posé and So What ?

Curieusement, le projet de communiqué final serait déjà écrit (selon Financial Times) qui cite entre autres cela : Avoiding direct mention of capitalism, the leaders state their fundamental belief in “an open world economy based on market principles, effective regulation, and strong global institutions” to ensure “a sustainable globalisation with rising prosperity for all”.

 

Il est clair qu’on veut beaucoup plus. On ne sait pas les résultats qu’attend Sarkozy, mais le monde (World Wise Web, par exemple) attend des choses très simples :

 

-une condamnation réelle (sanctions) des responsables de la crise financière

-une condamnation réelle (sanctions) de ceux qui ont été les complices de l’organisation maffieuse du « laissez-faire » quand ils avaient un pouvoir de régulation
-un retour aux fondamentaux d’une économie réelle de marché mondialement régulée, impliquant l’existence de plusieurs marchés au niveau de la planète, y compris un marché mondial au niveau de certains biens et services, dans une vision très empirique et évolutive.

-un partage équitable entre les acteurs apportant la puissance du capital et celle du travail
-une rétribution des contributions basée non pas sur le cours de la bourse, mais sur la valorisation économique de l'entreprise 
-un encouragement de l’économie sociale
-la reconnaissance une fois pour toutes (droits de l’homme) que c’est l’homme qui mène le bal dans le monde des hommes

 

Voilà pour le côté structurel. Bien sûr, il faut que tout cela s’inscrive dans une logique d’économie durable. Mais ce n‘est pas le problème de la crise d'aujourd'hui, c’est conjoncturel et ce sera un paramètre à intégrer dans la sortie de crise. Ce qu’il faut c’est redonner la confiance à la planète envers l’économie. Il faut donc y mettre de la morale humaine.
Si les leaders du G20 arrivent simplement à se mettre d’accord sur un socle moral, non religieux, non sectaire, uniquement basé sur le travail qui crée de la richesse, qu’on partage équitablement et qui produit à l’humanité plus de bien être, plus de bonheur, et plus de conscience, alors qu’ils boivent le champagne avec nos sous !

Dans le cas contraire, qu’ils se jettent dans la Tamise !

   

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Samedi 14 mars 2009

Ch De Gaulle Le retrait de l’OTAN, Conférence de presse, 21 février 1966 (extraits)

 

« Alors nous parlons de l'OTAN. Rien ne peut faire qu'une loi s'impose sans amendement quand elle n'est plus en accord avec les mœurs. Rien ne peut faire qu'un traité reste valable intégralement quand son objet s'est modifié. Rien ne peut faire qu'une alliance demeure telle quelle quand ont changé les conditions dans lesquelles on l'avait conclue. Il faut alors adapter aux données nouvelles la loi, le traité, l'alliance, sans quoi, les textes, vidés de leur substance, ne seront plus, le cas échéant, que de vains papiers d'archives, à moins que ne se produise une rupture brutale entre ces formes désuètes et les vivantes réalités.

Eh bien ! Si la France considère qu'encore aujourd'hui il est utile à sa sécurité et à celle de l'Occident qu'elle soit alliée à un certain nombre d'Etats, notamment à l'Amérique, pour leur défense et pour la sienne dans le cas d'une agression commise contre l'un d'eux, si la déclaration faite en commun à ce sujet, sous forme du traité de l'Alliance Atlantique signé à Washington le 4 avril 1949, reste à ses yeux toujours valable, elle reconnaît, en même temps, que les mesures d'application qui ont été prises par la suite ne répondent plus à ce qu'elle juge satisfaisant, pour ce qui la concerne, dans les conditions nouvelles.

Je dis : les conditions nouvelles. Il est bien clair, en effet, qu'en raison de l'évolution intérieure et extérieure des pays de l'Est, le monde occidental n'est plus aujourd'hui menacé comme il l'était à l'époque où le protectorat américain fut organisé en Europe sous le couvert de l'OTAN. Mais, en même temps que s'estompaient les alarmes, se réduisait aussi la garantie de sécurité, autant vaut dire absolue, que donnaient à l'ancien continent la possession par la seule Amérique de l'armement atomique et la certitude qu'elle l'emploierait sans restriction dans le cas d'une agression. Car, la Russie soviétique s'est, depuis lors, dotée d'une puissance nucléaire capable de frapper directement les Etats-Unis, ce qui a rendu, pour le moins, indéterminées les décisions des Américains quant à l'emploi éventuel de leurs bombes et a, du coup, privé de justification — je parle pour la France — non certes l'alliance, mais bien l'intégration.

D'autre part, tandis que se dissipent les perspectives d'une guerre mondiale éclatant à cause de l'Europe, voici que des conflits où l'Amérique s'engage dans d'autres parties du monde, comme avant-hier en Corée, hier à Cuba, aujourd'hui au Viêt-Nam, risquent de prendre, en vertu de la fameuse escalade, une extension telle qu'il pourrait en sortir une conflagration générale. Dans ce cas, l'Europe, dont la stratégie est, dans l'OTAN, celle de l'Amérique, serait automatiquement impliquée dans la lutte lors même qu'elle ne l'aurait pas voulu. Il en serait ainsi pour la France, si l'imbrication de son territoire, de ses communications, de certaines de ses forces, de plusieurs de ses bases aériennes, de tels ou tels de ses ports, dans le système militaire sous commandement américain devait subsister plus longtemps. Au surplus, notre pays, devenant de son côté et par ses propres moyens une puissance atomique, est amené à assumer lui-même les responsabilités politiques et stratégiques très étendues que comporte cette capacité et que leur nature et leurs dimensions rendent évidemment inaliénables. Enfin, la volonté qu'a la France de disposer d'elle-même, volonté sans laquelle elle cesserait bientôt de croire en son propre rôle et de pouvoir être utile aux autres, est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée. (...) »

 

 

Est-ce que les temps sont nouveaux et que, comme le dit De Gaulle en 1966, sommes-nous en présence d’une loi s’imposant sans amendement alors que les mœurs ont changé ?

A contretemps et à contresens s’exclame De Villepin. D’autres observateurs s’interrogent sur la stratégie du président. Cela va-t-il réellement servir la cause de l’Europe de la défense en rassurant certains partenaires ? Quel intérêt à mettre nos forces sous commandement américain ? L’armée le souhaite-t-elle ?  
Pour ne rien risquer, le premier ministre fera passer cette décision en mettant en jeu la responsabilité de son gouvernement. Le débat et le vote pourraient réserver des surprises.


Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Jeudi 5 février 2009

La crise économique mondiale qui secoue actuellement tous les pays trouve son origine récente dans l’effondrement partiel d’un système financier qui a perdu sa confiance en lui-même. Cette perte de confiance est due à sa propre connaissance de pratiques condamnables (immorales, dit Sarkozy) et toujours pas  condamnées, si ce n’est l’indignation des dirigeants politiques et  la « gerbe » de l’opinion mondiale.

Pour endiguer cette crise économique et en sortir au mieux, chaque pays avec des actions assez peu coordonnées y va de sa solution consistant essentiellement d’abord à puiser en quelques clics de l’argent public dans les comptes de l’Etat et le distribuer; qui en faveur de l’investissement, qui en faveur de la consommation, qui dans un mixte des deux.

 

Ces mesures nécessaires (lorsqu’il y a une fuite d’eau, on coupe d’abord le compteur) ne sont pas la réponse à la crise. Cette crise est une crise de conscience. Dans quelle planète mondialisée voulons nous vivre ? C'est-à-dire d’abord dans quel ordre moral ? L’ordre moral, ces mots font peur car on pense à l’Ordre Moral, celui qui nous serait imposé et qui châtrerait notre liberté. Mais c’est bien d’éthique qu’il s’agit. La crise de l’ordre moral aggrave brutalement le désordre préexistant dans lequel s’engouffrent des tartuffes, des jocrisses, pourfendeurs de liberté au nom d’une idée supérieure d’où l’homme (et surtout la femme !) est absent. En lui fermant les yeux, en le cachant à la lumière, en lui interdisant d’apprendre, ces soldats de la mort  usurpent à la crise la légitimité de leur combat.

 

La condamnation morale mondiale est actuellement suffisamment forte pour donner aux politiques de bonne volonté l’assise pour réformer un système aussi vicié qu’inefficace : le capitalisme pur et dur qui ruine les maigres efforts pour réguler l’économie mondiale.


La mondialisation a un effet de factorisation sur les différentes crises (au sens problèmes aigus non résolus et pour lesquels il y a nécessité d’agir pour enrayer la fièvre et d’appliquer un remède pour la guérison) qui interagissent entre elles.

 

Il y a un travail de qualification de ces crises et d’identification de leurs interactions qui est à faire et/ou à publier.    

 

Le monde est sonné, il peine à trouver son équilibre.  C’est à cette tâche immense que tous les citoyens du monde sont appelés, à réfléchir, à interpeller leurs dirigeants, à s’engager, à agir.

Dans les mois à venir, le blog apportera sa goutte d’eau à l’océan de la réflexion sur les bons plans pour sortir par le haut de la crise.(ou pas...)

 

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Samedi 31 janvier 2009

Retour à Paris, en ce samedi ensoleillé d’une année toute jeune que la neige a saisie. Marcher dans Paris. C’est toujours le même plaisir émerveillé, le même sentiment que le monde vous appartient et que l’aventure est au coin de la rue. En l’occurrence, nos pas sont guidés, mais la ville défile sous nos yeux et les façades qu’on y voit et les mots qu’on y lit mettent en mouvement les souvenirs, l’imaginaire, comme si en traversant la ville, c’est aussi notre vie qu’on traversait, en sautant gaiement sur les pavés, en glissant vertigineusement le long des quais, en regardant vers le ciel les monuments splendides.

Quand on marche dans les villes, on n’a pas la même impression que lorsqu’on s’élance en campagne. Dans les chemins, près des rivières qui caracolent et parfois font la folle, dans les sous-bois, ou même lorsqu’on domine la plaine après une remontée sur un versant pentu, c’est l’impression de calme qui vous gagne. D’harmonie. Vous sentiriez presque la terre tourner sous vos pieds lentement. C’et l’impression d’éternité.

 

En ville, à Londres, à Paris, c’est l’idée que tout commence ou que tout recommence. Maintenant. Que tout est possible. Magie de l’instant. Le rythme, une certaine tension, de la vitesse et de la fluidité aussi. La ville est un disque de jazz. Tout parle, tout nous parle. Signes, signaux, bruits, regards, livres, cinés, rues, métros, gares, ponts, vitrines, lumières, rires.

 

Après un ravito pas très loin de la Tour Eiffel (un peu fraîche, la menthe à l’eau) et le coup de tampon attestant notre passage, on décide de faire un crochet par les Champs Elysées. En remontant les Champs, tandis que les filles lorgnent les vitrines de luxe et que je marche en écoutant la rue, ce qui me frappe soudain, c’est le nombre d’éclats de rire, de voix joyeuses dans toutes les langues qui en permanence traversent mon champ sonore. En regardant plus attentivement, je ne vois que des personnes qui à deux, à trois ou en petits groupes comme nous, arpentent la plus belle avenue du monde avec une gaieté insouciante, communicative, toutes jeunes quel que soit leur âge, juste heureuses de vivre ! Et nous aussi, alors étions heureux : Ca, c’est Paris !  

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Lundi 12 janvier 2009

Georges Carpentier, nous renseigne Wikipedia, est un boxeur professionnel français né dans le Pas-de Calais, au pénultième siècle. Sa carrière l’amena de la boxe française (champion de France junior en 1907) à la boxe anglaise où il devint champion du monde des mi lourds le 12 octobre 1920 à Jersey City (États-Unis) en mettant KO Battling Levinsky. Georges  Carpentier est le premier français champion du monde de boxe anglaise. Il se retira de la compétition le 15 septembre 1926.

C’est dans le Hall qui porte son nom, tout près du stade Charléty où en 68 les révolutionnaires modérés pressaient Mendès-France de prendre le pouvoir, que se donnent chaque année rendez- vous les tribus de marcheurs de la Gaule profonde et de ses voisins frontaliers pour une traversée de Paname, pedibus.

Après un intermède en tramway qui nous mena jusqu’au pont du Garigliano (Le Garigliano est un petit fleuve du centre de l’Italie, à environ 70 km au Nord-Ouest de Naples. En décembre 1503, le chevalier Bayard, sans peur et sans reproche, y couvrit la retraite d’une armée française face à un millier d’espagnols, empêchant à lui seul le passage d’un pont. Merci WIKI !), nous partîmes, sac à dos, anonymes ou presque, à l’avant-garde de la troupe, dont on nous dit le soir qu’elle était forte de quelques 16 000 et mèche gaillards et gaillardes. La glace encore présente au début de la balade, si elle rendit le marcheur prudent à l’ubac des escaliers, n’entama pas sa détermination. Le ciel bleu, la lumière sur la ville lumière, accrurent son enthousiasme. Après le passage devant les locaux de France-Télévision, la péniche de Thalassa, le pont Mirabeau.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
 
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
 
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
 
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'espérance est violente
 
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
 
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
 
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
 
Et ce n’était qu’un début ! La suite au prochain numéro…


Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Mercredi 31 décembre 2008

Une année de plus ! Nous avons besoin de ces repères pour marquer cette fuite sans discontinuité du temps qui est notre étoffe, à nous autres mortels. Que retenir de ce dernier épisode ? Et qu’espérer de ces pages nouvelles qu’il nous faudra écrire ?

 

Le monde va mal, je l’écris souvent, mais je ne peux m’empêcher d’être optimiste. Précisément pour ça !

Plus on avance et plus on voit (au sens, tout un chacun ou presque peut obtenir cette vision spectaculaire) un monde rétréci, aux violentes contradictions dont les crises sont la manifestation extérieure, non globalement régulé, maîtrisé, mais dominé, écrasé parfois, et qui peu à peu rejette l’humain. Nous créons notre propre exclusion. La menace est multiple, mais se nourrit de scénarii qui se répètent, se dédoublent sans fin, semblant nous submerger.

 

A l’origine, il y a le besoin de survivre, ne pas crever là où l’on est. Alors on veut s’enfuir, partir n’importe où. Et on ne peut pas vous accueillir.

-Parce que déjà ici, c’est dur.

-Oui, mais si vous voyiez chez nous !

-Non, on ne peut pas.

 

Le déséquilibre global entre les pays dits riches et les  pays dits pauvres est tel qu’il jette à la mer, sur les routes, dans les zones d’ombres de nos villes des milliers d’êtres humains dont le sort est malheureusement à rapprocher de ceux qui vécurent les pires cauchemars du XXème siècle. Cette injustice fondamentale a pour origine un refus des grandes puissances de  permettre un développement économique de ces pays, soit en n’écrasant pas leur marché local, soit en leur permettant l’accès au marché mondial.

La faiblesse du développement économique n’entraîne pas de développement des mentalités, de maturité politique, de vision à long terme. Et le cercle infernal des famines, guerres, rébellions, massacres, émigration, continue.

 

En même temps, nous ne pouvons pas être aussi manichéens. Quand nous disons « les pays riches », on voit qu’il y a toute une palette de pays dont le développement est plus ou moins avancé, aux conditions sociales contrastées, aux démocraties différentes, à la démographie inégale, etc. De même pour les pays pauvres, on  sait que certains pays d’Afrique commencent à avoir une croissance de PIB encourageante.

 

Et au moment où on va se réjouir de cette croissance dans les pays pauvres, on se pose dans les pays riches la question des conséquences que ce modèle de société à croissance exponentielle génère. Et de nouveau les pays les plus riches peuvent avancer des quotas, imposer une réglementation dont ils pourront s’affranchir, moyennant finances, mais pour les autres ? Tant pis, vous n’aviez qu’à polluer au moment où tout le monde s’en foutait. Nous, on a arrêté le charbon ! Pas parce que ça polluait, mais parce que ce n’était plus rentable ! On est passé au nucléaire, ça pollue pas. Le déséquilibre entre les pays les plus avancés et les pays les moins…(même refrain !)

 

Nous parlons des pays, mais à l’intérieur même d’un pays, les choses ne sont pas aussi simples. Et on n’est pas loin de retrouver le même déséquilibre entre la plus grosse fortune de France et ceux qui sont au ras du pavé, encore en vie, mais pour combien de temps ? Et les licenciés des usines ? Et les travailleurs clandestins ? Et les travailleurs indépendants, sans banquier et sans client ?

 

Et pour ceux qui doivent partager la même terre ?  Un pays pour deux, chacun revendiquant sa part. Deux peuples cherchant à exister, que rien ne devrait sur le fond opposer. Mais qui ne peuvent vivre que de justice.  Tant qu’il y a l’injustice, il n’y a que la vengeance. Et la vengeance de la vengeance.

 

Ainsi l’injustice, à travers de multiples scénarii, se reflétant à l'infini dans les miroirs de l’histoire,  crée peu à peu les conditions de l’anéantissement de l’humain. Si j’étais pessimiste, je vous dirai qu’on peut craindre que le monde n’explose en 2009.

 

C’est aussi parce que c’est tout à fait possible que l’énergie existe pour bâtir un monde meilleur. Les simples citoyens que nous sommes doivent être très attentifs et vigilants. Nous devrons peser sur l’ordre économique mondial nouveau qui doit émerger de la critique de la crise financière. Cela se fait par l’opinion, mais aussi par le vote. Pour nous européens, le rendez-vous des élections européennes de 2009 est très important, surtout si le traité de Lisbonne est au final adopté. Nous pourrons faire avancer de petites choses, certes, mais ce qui compte c’est que ça bouge.

 

Alors que vive cette nouvelle révolution de la terre autour du soleil !

Avec mes meilleurs vœux.

 

    

 

     

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Dimanche 2 novembre 2008

God Bless America,
Land that I love.
Stand beside her, and guide her,
Through the night with the light from above.

From the mountains, to the praries,
to the oceans, wide with hope,
God Bless America,
My home sweet home.

God Bless America,
My home sweet home
God Bless America

From the mountains, to the praries,
to the oceans, wide with hope,
God Bless America,
My home sweet home.

God Bless America,
My home sweet home

 

Oui, Dieu bénisse l’Amérique et surtout, qu’il inspire les américains qui ont commencé et vont continuer de voter jusqu’au 4 novembre. Qu’est-ce qui est en jeu : le retour de l’Amérique dans le concert des nations. Comme un grand pays qui doit donner l’exemple. Donner l’exemple, c’est le contraire de faire la morale. A l’opposé du « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais » de l’hypocrite morale, l’exemple ne fait que donner un possible modèle, une direction à prendre. Le monde va très, mais très, très mal et il en existe une certaine conscience un peu partout. Chacun a de grandes responsabilités à choisir ses valeurs et à les promouvoir. Ce qui apparaît de plus en plus, c’est que notre petit village global bleu (et gris) doit aller vers une gouvernance mondiale. C’est au moins l’avantage de cette interconnexion des problèmes, de l’information en temps réel, de la conscience brutale de la chaine des réactions. On aura donc à construire une cabine de pilotage. Pilotage des équilibres.

 

Aujourd’hui les terrorismes sont minoritaires et pourtant ils occupent une grande partie de l’actualité. Ils mobilisent contre eux des moyens très conséquents et ils inscrivent sans aucune légitimité leur marque de sang sur les populations innocentes. En s’appuyant sur le déséquilibre politique du monde qu’ils aggravent cyniquement, les terroristes creusent des fossés, des barrières, qu’ils croient naïvement suffisants pour retarder cette marche en avant de l’humanité vers un meilleur équilibre.

Dans ce contexte, Bush n’aura pas su dépasser le 11 septembre 2001. Il aura, et peut-être jusqu’à la crise financière, étendu l’ombre mortelle des tours jumelles s’effondrant sur Wall Street à l’ensemble du monde.

Et son leadership ressemble à une longue éclipse.

Or la situation change. On ne peut plus raconter n’importe quoi à tout le monde et en même temps. On ne peut même plus rien cacher. Et les idées circulent, et les avis convergent. Dans ces périodes difficiles, il y a des signes épars qui montrent que cette conscience d’un besoin de gouvernance est omniprésente. De l’Union Pour la Méditerranée au rôle qu’on veut faire jouer au FMI, de la condamnation de la politque irakienne de Bush par tous les acteurs mondiaux à la lecture convergente de la situation pakisto-afghane par les européens et le candidat Obama, de l’émergence d’un besoin de vision plus globale des différentes crises comme l’expriment les verts européeens, le monde ne baisse pas les bras. Les peuples ne sont pas les états, les états ne se réduisent pas à leurs dirigeants. Ce changement de situation, les dirigeants responsables doivent d’abord le comprendre, l’accompagner, l’accélérer, en saisir toutes les opportunités. Ils peuvent aussi en appeler aux courants de l’opinion mondiale qui, bien que traversés par les déséquilibres fondamentaux (excès/pénurie, bonheur/malheur) globalement se rejoignent sur les valeurs humaines.


Les orientations proposées par McCain, beaucoup trop proches du président Bush et sans perspective de réorganisation mondiale n’apporteront rien de bon au concert des nations. A contrario, les perspectives de B Obama tant sur le plan domestique que sur le terrain extérieur offrent une rupture avec les politiques précédentes dans laquelle pourraient s’engouffrer des visions nouvelles, des changements profonds qui définitivement, repousseraient  le 11 septembre 2001 dans la préhistoire.


Voilà pourquoi, nous espérons la victoire de Barack Obama car nous pensons qu’il peut accompagner et surtout accélérer ce mouvement vers un « Wise Wide World ». 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Mardi 21 octobre 2008

Ah, que la réalité est facétieuse ! Elle nous prend de court, à chaque fois que nos élites ont préparé sérieusement leur plan d’actions, après diagnostics sans appel et partagés, mesures qui vont de soi et que s’est organisée la meilleure réponse politique. Et toujours, on nous dit : oui, mais on ne pouvait pas le prévoir ! Ce n’est pas faux, mais les simulations et autres prévisions d’avant match se font dans un contexte qui, s’il est possible, n’est que peu probable. Et c’est là que l’escroquerie commence. Entre ce qu’on a décrit au tableau noir du programme électoral et la vraie vie, y-a -comme qui dirait- un hiatus. Comment, on n’est pas seul ? Nous ne maîtrisons pas l’économie française ?  On nous a un peu préparés dans les campagnes électorales, mais pas trop, on nous fait croire qu’avec les dents, on ira chercher ce qui manque à la France.Vas-y, p’tit gars !

Ce n’est pas sérieux. Mais cette crise est porteuse d’espoirs, hélas, avec tout ce que cela comporte de souffrances préalables. Pour le monde. Pour les plus faibles, les plus pauvres.

D’abord, on rigole bien des banquiers ! C’est vrai, eux qui nous prêtaient leur parapluie quand il faisait beau, et à la moindre averse, nous le reprenaient, maintenant que c’est la tempête, ce n’est pas un parapluie qu’il leur faut, c’est un vrai château-fort où pourront s’abriter les seigneurs des agios. Le monde marchait sur la tête, enfin les têtes vont remarcher sur le monde.   

 

Quand le réel prend le dessus, quand la rivière reprend son lit, comme sonnent creux toutes les belles intentions : déficits budgétaires, on est d’accord, ça ne peut pas durer. On ne va pas laisser cette épée de Damoclès sur la tête de nos enfants ! Nous préparerions une guerre civile intergénérationnelle !
Bye, bye, Maastricht ! Adieu D'artagnan ! Adieu critères de l'orthodoxie budgétaire ! Et vive l'inflation !
L’Etat, il y en a trop. Pas d’interventionnisme ! Et quelques milliards pour la route !  Les rémunérations faramineuses des dirigeants ? Les limiter, c’est faire fuir les cerveaux ! Vous vous rendez compte si les cerveaux des Présidents et Directeurs de la Caisse d’Epargne partaient à l’étranger ? La mouïse dans laquelle on serait ? Ainsi la dure réalité s’impose et ruine les dernières idéologies. François Fillon (n’en prendra pas ombrage car qui aime bien châtie bien) a eu grand tort d’avancer que le débat idéologique s’était déplacé de la gauche vers la droite, c’etait déjà  une victoire à la Pyrrhus. Et F Hollande assénant que la droite vient de perdre la bataille idéologique du  libéralisme a encore un peu de retard. La vraie victoire serait que sur les sujets de fond qui concernent la vie des Françaises et des Français dans ce pays, il n’y ait plus de débat idéologique, mais un débat d’idées, de solutions, aussi pragmatique que celui d’une association de parents d’élèves, ou d’une base de loisirs. La politique comme un débat citoyen et non plus comme un champ clos de professionnels de la politique. Le retour des amateurs en coupe de "La France"

 

L’Europe avance dans le même temps et c’est une très bonne nouvelle. Les USA vont peut-être se donner un président moderne et redevenir un grand pays (même Abraham Lincoln ne pourrait pas battre Obama). Les crises sont nécessaires pour réfléchir. Ce n’est pas une crise monétaire ou économique : c’est une crise de conscience. Quel monde voulons-nous ? L’humain est de retour ! A qui on voulait lessiver le cerveau ! Dans un de mes tous premiers poèmes publiés en 1969/1970 dans Chorus la revue de Pierre Tilman et Franck Venaille, j’avais écrit  «La vie appartient à la Chase Manhattan Bank ». Je ne sais pas ce que cette banque est devenue. Ni même si elle a vraiment  existé. Mais la vie, elle ….

 

 

Keep high !

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Dimanche 19 octobre 2008

La 25ème heure du livre, un samedi ensoleillé d’octobre, sur le thème « les peuples des hauteurs ». Après le tour des stands, le salut aux collègues de Donner à Voir, l’échange plus long avec Francis Combes (Editions « le temps des cerises ») –j’emporte son livre « Cause commune »

« Ceci n’est qu’un monument (balbutiant) du chant commun

Un poème à amender, un rapport d’activité inachevé(e)

les archives secrètes d’une geste oubliée

léguées par ceux qui vinrent avant nous,

ceci n’est qu’un fragment du livre collectif qu’il nous faudra écrire

sur l’histoire inaboutie de l’espérance… »,

un bout du débat à propos d’Aimé Césaire, A Velter debout derrière sa table. Je choisis son livre « Le Haut-Pays suivi de La traversée du Tsangpo»- « où le souffle est lumière et le vide comme un tremplin fabuleux ». Gallimard l’a entouré d’un sous-titre sur bandeau rouge « Le poème du Tibet et de l’Himalaya ». On parle un peu de son émission de radio (Poésie sur parole à France culture) qu’il a arrêtée, mais qui continue.

En mieux, dit-il.
-Toujours à une heure impossible, mais ce n’est pas grave. On peut la retouver sur internet.

-J‘irai vous voir tout à l’heure, je suis venu pour ça.

-C’est à côté au théâtre, à 18h15, peut-être 18h20.

 

Au théâtre, ce fut un moment très fort, un très beau voyage, portés par la parole, les sons électroniques, la voix grave et noble du musicien tibétain, qui soudain danse, souple, précis dans l’air des cimes. On retient son souffle. Pour ceux qui étaient là, une expérience unique.

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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