Samedi 14 avril 2007
Les propositions ne sont pas exhaustives, mais cependant assez nombreuses !!!
L’enseignement supérieur et la recherche renforcés 
 Nous engagerons une profonde rénovation de l’Université, qui conduira sur 5 ans à porter la dépense par étudiant au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Nous améliorerons la situation étudiante par un meilleur encadrement et une meilleure orientationà la fin du lycée et dans le premier cycle, l’allocation d’autonomie sous condition de ressources et selon les besoins, l’amélioration du logement étudiant, un meilleur accueil des étudiants étrangers et le statut des doctorants. Tout bachelier issu d’une filière technologique ou professionnelle doit pouvoir être admis dans une formation supérieure courte s’il en fait la demande. Nous donnerons à l’université de nouveaux moyens pour mieux garantir aux étudiants un égal accès à la connaissance, au diplôme, à la recherche, notamment par une autonomie de gestion des établissements dans le cadre d’un budget national. Nous favoriserons les coopérations et plus généralement le rapprochement entre grandes écoles et Universités ainsi que les voies qui y mènent. Nous ferons progresser de 10 % chaque année, pendant la législature, le budget de la Recherche avec une programmation pluriannuelle d’emplois scientifiques qui tienne compte des départs à la retraite et accorde une chance réelle aux jeunes chercheurs. Nous améliorerons les conditions de travail des enseignants chercheurs et des chercheurs ainsi que le système d’évaluation.
Les services publics confortés
 Nous continuerons de nous battre pour l’adoption d’une directive cadre européenne sur les services d’intérêt général qui permettra de faire reconnaître un droit spécifique des services publics. Nous définirons, après un large débat national, dans une loi-cadre, les missions de service public ainsi que les obligations qui en découlent et son périmètre. Dans l’attente de cette loi-cadre, nous assurerons la présence des services publics dans les zones rurales.Nous encouragerons le développement de « Services publics unifiés » regroupant tous les services, prestations, procédures etc. qui répondent aux besoins du citoyen là où cela est nécessaire. L’accès universel à l’internet de haut débit sera garanti. La modernisation des services publics s’appuiera sur les standards ouverts et les logiciels libres. Des schémas régionaux de services publics seront élaborés par les Conseils régionaux, en concertation avec les autres collectivités locales, les organisations syndicales, les associations d’usagers pour dégager une vision cohérente de l’aménagement du territoire.
…. Les biens publics essentiels en matière d’environnement, en particulier l’eau, ne doivent pas être soumis aux seules lois du marché, au plan national et mondial. C’est pourquoi nous affirmons la nécessité de nouvelles régulations publiques, en mettant l’accent sur la nécessité
d’économiser les ressources, et sur l’harmonisation du prix et de la qualité sur le territoire. Nous donnerons aux élus locaux la possibilité de choisir entre la gestion publique et la gestion privée.
Par exemple, les Conseils généraux et régionaux auront le droit d’attribuer des aides financières ou techniques pour le retour en régie. Nous instaurerons une tarification sociale de l’eau, comportant un droit incompressible d’accès à l’eau et des tarifs différenciés suivant les usages. Des dispositions législatives amélioreront les exigences du cahier des charges en termes de transparence et de prix.
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Favoriser la réussite
Nous créerons un service public, accessible aux enfants dès le plus jeune âge. Associé à
l’Ecole maternelle, il offrira aux jeunes enfants, un encadrement pédagogique, médical et
culturel, dont les plus pauvres sont privés. .Nous rendrons obligatoire la scolarisation dès l’âge de 3 ans, afin de donner à tous, les mêmes chances de réussir leur parcours scolaire. Nous favoriserons l’accompagnement de tous les élèves pour prendre en compte leur diversité par des pédagogies différenciées. Nous renforcerons les dispositifs d’accompagnement scolaire qui permettent d’acquérir les notions de base, dans les premières années de l’Ecole primaire. Nous investirons dans les technologies éducatives pour personnaliser l’enseignement.
.Nous développerons toutes les formes d’aide gratuite pour lutter contre la marchandisation de l’école (études encadrées, assistances personnalisées, etc.) en réalisant l’avénement d’une société éducative partagée grâce à la participation de tous les partenaires de l’école : collectivités locales et associations d’éducation populaire. Pour assurer l’épanouissement personnel de l’enfant, nous développerons les initiatives dans le domaine culturel et dans celui des activités d’éducation physique et sportive..Nous ferons évoluer le collège afin qu’il ne soit plus le lieu du tri social : en instaurant une meilleure transition entre l’école élémentaire et le collège, en proposant aux élèves un véritable choix d’orientation.Nous reverrons le fonctionnement général des Zones d’Education Prioritaires en renforçant les moyens financiers, en diminuant le nombre d’élèves par classe, en formant spécialement les enseignants des ZEP, en leur offrant des perspectives d’évolution de carrière, en leur donnant les moyens de rester davantage dans les établissements (aménagement deslocaux).
.Nous prendrons en compte la mixité sociale dans les dotations accordées aux écoles privées sous contrat. Nous supprimerons la participation financière obligatoire des communes pour les élèves scolarisés dans un établissement privé situé hors de la commune de résidence.
.Nous ferons en sorte que chaque lycée, ouvre à au moins 5% de ses élèves, la possibilité
d’entrer dans les classes préparatoires aux grandes écoles ; et inversement nous implanterons des classes préparatoires aux grandes écoles dans les établissements sensibles.  Nous veillerons à ce que la carte scolaire permette la mixité sociale.
Préparer la vie professionnelle
Nous abolirons l’apprentissage à 14 ans et le travail de nuit à 15 ans..Nous développerons l’apprentissage sous statut scolaire afin d’améliorer la formation générale de ces filières.
Nous organiserons au sein de l’Education nationale une voie des métiers, du CAP aux
formations supérieures. Le but sera de rendre lisibles et fluides les parcours de qualification
professionnelle, d’en élargir le recrutement et de créer les passerelles facilitant le passage entre les voies d’enseignement, les niveaux de formation et le monde de l’entreprise.
Apprendre à chaque enfant l’étendue de ses droits et de ses devoirs
Nous associerons efficacement les familles à la réussite de leur enfant, en développant
les relations entre l’école et les parents. Nous supprimerons le « contrat de responsabilité
parentale », imposé par la droite, qui culpabilise les familles les plus défavorisées sans leur
permettre de restaurer le lien d’autorité et de confiance avec leur enfant. Nous mettrons en
place un dispositif d’information et d’aide aux parents et nous reviendrons à la législation
antérieure qui donne au juge la possibilité de mise sous tutelle des allocations familiales.
. Nous amplifierons les moyens de lutte contre la violence à l’Ecole. Nous sanctionnerons les auteurs d’incivilités ou d’infractions de toute nature commises à l’Ecole. Nous devons combiner plusieurs formes d’action : l’application effective des règles, la mise en place de dispositifs pour lutter contre l’échec scolaire, une présence plus forte des adultes dans les établissements, l’aide aux parents, la généralisation des partenariats locaux avec les autres administrations, le tutorat, l’accroissement du nombre de « classes relais » et la construction d’internats scolaires.
 
Améliorer le fonctionnement de l’Education nationale
Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des
enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les
missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société. Nous proposons de revoir les conditions d’accès aux métiers d’enseignant en rétablissant le pré-recrutement, et en améliorant la formation initiale des enseignants (IUFM)
 
Assurer la sécurité
Nous engagerons une mobilisation générale, intense, permanente, pour combattre l’insécurité
en profondeur. Nous mettrons en place une stratégie nationale de lutte contre la violence autour de priorités d’action concrètes :  Nous mettrons fin aux inégalités face à l’insécurité en rétablissant une sécurité publique de proximité avec une implantation pérenne de la police dans tous les quartiers, dotés de capacités judiciaires pour lutter contre les trafics et l’économie souterraine. Nous offrirons aux policiers et gendarmes qui resteront un certain temps dans les territoires les plus difficiles, une rémunération et des perspectives de carrières valorisantes.
Nous restaurerons la confiance des victimes envers la police et la justice pour briser la loi du silence. Le dépôt de plainte sera simplifié et encouragé quels que soient les conséquences sur les statistiques, la protection et l’information des victimes sera assurée tout au long de la procédure. Le service rendu au niveau local par la police et la gendarmerie sera régulièrement évalué. . Nous voulons mieux prévenir et mieux punir la délinquance et la violence juvénile. Il
faut éviter que des enfants exposés à un milieu destructeur, à des difficultés familiales ou
éducatives basculent dans la délinquance. Outre les mesures de lutte contre les violences
scolaires, les cellules de veilles éducatives, destinées à prendre en charge ces enfants, seront
généralisées. La prévention précoce de la violence fera l’objet d’un plan gouvernemental
ambitieux. Chaque acte de délinquance doit recevoir une réponse adaptée et proportionnée de
la part des adultes. Les mesures éducatives et les sanctions prononcées à l’encore de mineurs
seront réellement appliquées. Nous mettrons en place, pour les jeunes délinquants, des
alternatives à la prison, par le développement de centres d’éducation et des chantiers
d’apprentissage et d’insertion pour éviter la récidive. Nous adopterons un plan de lutte contre les violences conjugales et familiales et pour la protection de l’enfance et de l’adolescence en danger. Nous renforcerons les politiques partenariales de sécurité entre les services de l’Etat, les collectivités locales, les associations et tous les acteurs concernés. Dans ce cadre, nous
oeuvrerons à rétablir une relation républicaine et pacifiée entre jeunes et police.
 Nous améliorerons la coordination entre la police, la gendarmerie et l’institution judiciaire. Nous réduirons les délais entre l’infraction, la sanction et son exécution. Alors que l’inflation carcérale et des conditions de détention criminogènes entretiennent la spirale de la criminalité, nous relancerons les sanctions par le travail d’intérêt général.
La solidarité entre les Français.
Un logement pour chacun
Pénurie de logements, explosion des loyers, spéculation immobilière : la crise du logement
atteint une gravité sans précédent. Chacun doit avoir accès à un logement. Le parc privé
comme le parc social devront être mis à contribution.  Nous mobiliserons le foncier disponible de l’Etat et nous généraliserons, avec les Régions, les agences foncières régionales pour dégager suffisamment de terrains à construire. Nous réaliserons 120 000 logements sociaux par an bien intégrés dans les villes et nous ferons disparaître l’habitat indigne. Nous relancerons une véritable accession à la propriété. Nous imposerons aux programmes immobiliers privés de consacrer un quart des opérations à la production de logements sociaux sur les territoires déficitaires en logements de cette nature.  Nous plafonnerons à 25 % maximum la part du budget des ménages modestes consacrée au logement dans le parc social et le parc privé conventionné (« bouclier logement »), nous lutterons contre les augmentations excessives des loyers, nous revaloriserons les A.P.L., pour ceux qui en ont le plus besoin, nous doublerons le nombre de résidences étudiantes et nous triplerons les sanctions contre les communes qui ne respecteront pas les obligations de mixité sociale.  Nous créerons une garantie mutualisée des risques locatifs qui permettra au bailleur de louer sans risque et au locataire de ne pas subir de discriminations, nous réorienterons les aides fiscales de l’Etat en direction des classes populaires et des classes moyennes. Chaque aide aura une contrepartie sociale (suppression du de Robien).  Nous contrôlerons les ventes à la découpe, en renforçant les protections des locataires et en réglementant l’activité des marchands de bien.  Nous demanderons, dès le début de la législature, au Conseil Economique et Social, depréparer un rapport sur la mise en oeuvre du droit opposable au logement. Nous proposerons un calendrier et une méthode fondée sur la concertation.  Nous revaloriserons annuellement les APL. Nous garantirons l’affectation, par l’Etat, du Livret A au financement du logement. La plus-value foncière résultant d’un plan d’urbanisme devra aussi bénéficier à la commune.
Les soins pour tous
a) La santé
. Nous reviendrons sur les mesures antisociales prises en 2005. Dans le cadre d’un parcours de santé renouvelé, nous ferons évoluer les modes de rémunération des soins primaires pour sortir progressivement du primat du paiement à l’acte. Un dispositif législatif visant à réformer la pratique des dépassements d’honoraires sera proposé. Nous développerons l’évaluation régulière des pratiques, la formation continue pour l’ensemble des professions de santé, en relation avec une réforme du cycle universitaire. Nous mettrons en oeuvre une carte de santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par un médecin généraliste référent avec accès à une prévention et des soins adaptés.  Nous redonnerons une priorité à l’hôpital ce qui implique de dégager davantage de moyens financiers. La tarification de l’hôpital public devra mieux prendre en compte les spécificités et les obligations de service public. Un plan de relance de la chirurgie publique sera conduit pour garantir dans chaque territoire de santé au moins un pôle de chirurgie.  Nous ouvrirons 500 maisons de santé pour tous, appuyées sur les hôpitaux locaux, où chacun pourra trouver un accueil coordonné et une meilleure prise en charge. Ce plan s’inscrira dans une politique globale de meilleure répartition des professionnels de la santé –
notamment les médecins- dans les territoires. Des dispositions financières et fiscales incitatives, en partenariat avec les collectivités territoriales et les caisses d’assurance maladie, seront offertes pour attirer les jeunes médecins dans les zones déficitaires. Nous rétablirons l’accès à l’aide médicale d’Etat.
. Nous associerons de manière plus cohérente l’Etat, les partenaires sociaux, les organismes
complémentaires et professions de santé dans la gestion de l’assurance maladie décidée et
contrôlée par le Parlement dans le cadre de la loi de finance de sécurité sociale.  Nous saisirons le Parlement d’un projet de loi « Vincent Humbert » sur l’assistance médicalisée pour mourir dans la dignité ; cette loi aura pour objet de permettre aux médecins dans des conditions strictes du respect de la volonté de leur patient et d’accompagnement, d’apporter une aide active aux personnes en phase terminale de maladie incurable ou placée dans un état de dépendance qu’elles estiment incompatible avec leur dignité. Pour garantir la permanence d’accès dans les zones rurales, nous aménagerons avec la médecine libérale l’offre de soins dans les territoires.
b )La prévention
Nous lancerons un grand plan de prévention des maladies graves. Pour le cancer, nous
généraliserons la détection précoce. Pour le SIDA, nous relancerons une politique de
prévention ciblée très active et nous créerons une fondation nationale associant financement
public et privé. En ce qui concerne l’obésité, nous mettrons en oeuvre un programme
d’information alimentaire dès l’école. Un plan de santé mentale sera proposé au Parlement.
Notre priorité sera de développer les services de psychiatrie et de pédo-psychiatrie, d’investir
dans la prévention et de lutter contre l’exclusion des personnes souffrant de troubles
psychiques. .Nous organiserons une politique de soins spécifiques à l’égard des personnes dépendantes de la drogue et de toutes les addictions. En ce qui concerne le cannabis, face aux risques liés à une consommation largement répandue, nous ouvrirons un débat pour proposer une régulation publique, et une révision de la loi de 1970. .Nous renforcerons les moyens de la santé scolaire, de l’école primaire à l’université. Nous confierons à la médecine du travail une vraie mission de service public en faisant de la lutte contre les accidents du travail une priorité de santé publique et en garantissant son indépendance.
La lutte contre la pauvreté
La pauvreté touche, depuis quelques années en France, non seulement les sans emplois, mais
aussi les salariés dont la rémunération, insuffisante, en fait des travailleurs pauvres,
majoritairement des femmes. Un million environ d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté
constitue un scandale inacceptable. .Nous engagerons un plan pour lutter contre les pauvreté des enfants, c'est-à-dire pour leur offrir un accès gratuit aux soins, aux besoins de première nécessité, et veiller au respect de l’obligation scolaire. Nous améliorerons la complémentarité temporaire des revenus du travail et des prestations sociales. Nous simplifierons les aides en intégrant les minima sociaux comme le RMI et les diverses allocations au sein d’un Revenu de Solidarité Active (RSA), pour qu’en ans plus une famille ne vive sous le seuil de pauvreté.
.Nous mettrons en oeuvre un plan pour l’augmentation des logements d’urgence..Nous instaurerons un service universel bancaire de base.
La Justice rénovée
.Nous augmenterons le budget de la justice : notre pays se situe au 23ème rang sur 40 en
Europe, pour son budget de la justice. Nous ferons passer le budget de la justice française dans les premiers rangs. .Nous rendrons la justice accessible à tous en faisant en sorte que chaque justiciable puisse bénéficier des services d’un avocat, garanti par un service public de la défense. Nous renforcerons les maisons de la justice et du droit et le réseau d’information et d’aide aux
victimes. Nous limiterons les coûts financiers inutiles pour élargir l’accès à la justice civile et au droit. Nous moderniserons le fonctionnement de la justice civile, de la justice prud’homale, de la justice commerciale et de la justice administrative. Nous organiserons une justice respectueuse des libertés. Les procédures pénales d’exception seront limitées ; une réforme de la procédure pénale sera engagée pour renforcer les droits de la défense et mieux garantir la présomption d’innocence. Le juge des libertés et de la détention bénéficiera d’un véritable statut. Le juge d’instruction travaillera en collégialité. Nous interdirons les poursuites sur dénonciation anonyme.
.Nous rendrons la justice responsable et indépendante. Les carrières des magistrats du
siège et de ceux du parquet pourront être séparées au bout de 10 ans d’exercice. Le parquet,
responsable de la mise en oeuvre de la politique pénale définie par le pouvoir politique, sera mis à l’abri des pressions, notamment par la suppression des instructions individuelles de nature à dévier le cours de la justice. La composition du Conseil Supérieur de la Magistrature sera modifiée pour garantir son pluralisme et un équilibre entre magistrats et non-magistrats. Ses attributions seront étendues. Il sera consulté sur les aspects essentiels du fonctionnement de la justice ainsi que sur les projets de réforme la concernant, et aucune nomination de magistrats ne pourra intervenir sans avis favorable. Nous améliorerons le système d’évaluation du service public de la justice en mettant en place un mécanisme permettant aux justiciables d’adresser au Conseil Supérieur de la Magistrature des plaintes visant le comportement d’un magistrat.
Nous présenterons une nouvelle loi pénitentiaire qui donnera davantage de moyens pour
lutter contre la surpopulation carcérale, pour améliorer la qualité des soins, pour favoriser
l’effectivité des petites peines en milieu ouvert, pour permettre la réinsertion à la sortie de
prison. La prison doit impérativement être un lieu de respect des droits et de la dignité de la
personne.
La place des femmes dans notre société
Avec l’adoption de la loi sur la parité, nous nous sommes engagés à faire en sorte que les
femmes soient traitées à l’égal des hommes dans tous les champs de la vie : professionnel,
familial et politique. Cet objectif n’est toujours pas atteint. Il faut donc accélérer la marche.
Dans la famille, chaque enfant doit pouvoir accéder à un mode de garde pour permettre aux
parents qui travaillent de retrouver leur activité. Dans l’entreprise, les inégalités persistantes de salaires, à qualification égale, entre les hommes et les femmes seront combattues d’abord par l’application ferme de la loi. Les victimes de la violation de ce principe doivent être conseillées et aidées pour pouvoir engager une action en responsabilité contre l’employeur, avec le soutien des inspecteurs du travail. .Au sein du couple, la lutte contre les violences faites aux femmes doit faire l’objet d’une grande loi inspirée du dispositif espagnol qui prévoit un arsenal de mesures de prévention, de durcissement des peines, d’aide à la réinsertion, de coordination judiciaire, de protection des victimes et d’aide sociale..Au sein de nos institutions. Le non-respect de la parité par les partis politiques, doit faire l’objet d’une réelle dissuasion. A cet effet, les dotations publiques aux formations politiques contrevenantes seront supprimées.
Des politiques spécifiques pour restaurer l’Egalité républicaine
.Dans l’entreprise. Nous favoriserons l’insertion professionnelle des publics discriminés en
cherchant, avec les partenaires sociaux, à développer le recours au CV anonyme. Nous mettrons en place un bilan de l’égalité dans les grandes entreprises privées et publiques comme dans les administrations, qui dresse des statistiques en fonction du domicile des salariés.
.Dans les institutions. Nous renforcerons le pouvoir d’action et de sanction de la Haute
Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) en encourageant
la constitution de comités locaux de lutte contre les discriminations. .Dans le couple. Nous améliorerons le PACS en matière d’inscription à l’état civil, de régime des biens, de droits de succession, de droit au logement, de droits sociaux. Le mariage et l’adoption seront ouverts aux couples de même sexe. .Pour le Handicap. Nous ferons de l’intégration scolaire une priorité : la règle doit être l’intégration en milieu ordinaire, les structures spécialisées l’exception, lorsque le handicap ne la rend réellement pas possible. Nous agirons pour que les personnes handicapées puissent exercer tous leurs droits de citoyens comme, le droit aux transports en commun, aux loisirs, qu’ils bénéficient tous du droit du travail, de tous les services publics, de la culture, du sport. Nous revaloriserons les allocations et compensations pour que les personnes handicapées puissent vivre décemment sans surcoût lié au handicap. Enfin, chaque loi votée devra prendre en compte le handicap, ce qui fera l’objet d’une réforme constitutionnelle.
.Pour la lutte contre la prostitution et le proxénétisme. Au rang de la lutte contre toutes
les formes d’exploitation commerciale de la personne humaine en général et des plus faibles en particulier, nous considérons que la prostitution et son organisation à travers des réseaux
mafieux doivent être sévèrement combattues en mettant en cause, notamment, la responsabilité des clients.
La culture
Nous veillerons à ce que le financement de la création soit préservé et adapté au numérique
et à l’internet. Les auteurs et les créateurs doivent être rémunérés pour leur travail. De nouvelles sources de financement seront recherchées en mettant à contribution les principaux
bénéficiaires de la création (Fournisseurs d’accès internet, opérateurs de téléphonie, fabricants
de logiciels et de matériels).  Nous veillerons au renforcement des moyens budgétaires afin qu’ils retrouvent les plus hauts niveaux connus sous la gauche depuis 1981. . Nous favoriserons et développerons l’emploi culturel, car c’est en investissant dans l’immatériel, l’innovation et la création que nous créerons les emplois de demain dans un secteur où se dérouleront les grandes batailles politiques et économiques à venir. Nous consoliderons le régime des intermittents du spectacle au sein du régime générale d’assurance-chômage et établirons une loi de programme sur le spectacle vivant . Nous favoriserons l’accès de tous à la culture, notamment par les réseaux numériques, par une présence de médiathèques sur l’ensemble du territoire, en priorité dans les zones les moins favorisées. Nous relancerons l’éducation artistique à l’école, du primaire à l’université.  Nous renforcerons les mouvements d’éducation populaire.
. La multiplication des chaînes de télévision, l’émergence d’une société de l’image ont un
impact grandissant sur les citoyens, particulièrement les plus jeunes. Il faut donc construire une véritable éducation à l’image, dispensée dans le cadre scolaire, permettant de construire un esprit critique face à l’image. Nous assurerons un soutien financier aux projets culturels émergents dans les environnements urbains les moins favorisés (microcrédits) ainsi qu’aux lieux de proximité. La capacité d’accueillir des cultures qui reflètent la diversité des origines au sein de la société française, est un enjeu majeur de cohésion sociale. Nous reconnaîtrons les identités culturelles régionales, comme prévu par la Charte du Conseil de l’Europe sur les langues régionales. Nous proposerons une politique culturelle européenne qui puisse bénéficier, sur cinq ans, d’un pourcentage significatif du budget de l’Union Européenne.  Nous relancerons la politique culturelle scientifique et technique de la France, au niveau international.
Le Sport pour tous
Nul ne doit être empêché de faire du sport en raison de son origine sociale, de son âge ou de
son lieu d’habitation. L’enjeu que représente la pratique sportive dans nos sociétés contemporaines est considérable car elle est un formidable outil de cohésion et d’intégration
sociale. Source d’épanouissement individuel et vecteur de valeurs collectives, le sport a vocation depuis l’origine, à rassembler : il peut -et doit- être une école de la vie en groupe, favorisant l’épanouissement des idéaux de respect, de tolérance, de générosité et de dépassement de soi.
C’est aussi un facteur important de la santé publique, par exemple face au phénomène
préoccupant de l’obésité des enfants ou des dangers des maladies cardio-vasculaires.
. Nous encouragerons particulièrement le mouvement associatif sportif pour le rôle qu’il joue dans l’épanouissement des individus et de la vie sociale. Le Conseil national du développement du sport devra favoriser l’équité entre tous les territoires en élaborant un véritable contrat de plan sportif entre l’Etat, les collectivités territoriales, les fédérations sportives et le Comité National Olympique et Sportif Français pour diffuser la pratique du sport dans toutes les catégories de la population, aussi bien en milieu rural qu’urbain. Nous renforcerons le service public du sport en augmentant sensiblement les moyens budgétaires consacrés au sport et soutiendrons notamment le développement du sport féminin et du sport pour les personnes en situation de handicap. La place du sport scolaire et universitaire sera revalorisée pour promouvoir chez les jeunes le goût de la pratique sportive et les valeurs du sport. Nous procurerons aux sportifs de haut niveau les moyens de défendre au mieux les couleurs de la France, dans les compétitions internationales, avec une attention particulière pour leur formation en vue de leur reconversion.
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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