La campagne s’anime un peu ! Ségolène, tranquille, au rythme du sphinx, assène ses 100 propositions, pour une part issues du programme du parti socialiste, pour l’autre des débats participatifs. On dit que sur l’exemple de François Mitterrand (le sphinx), elle cherche à rassembler son camp au premier tour (c’est sûr que c’est mieux joué que Jospin déclarant : « Mon programme n’est pas socialiste »)
Ce qui est formidable, c’est que Sego n’est pas plus socialiste que Sarko est libéral. Aucun des deux n’appliquera le programme pour lequel leurs électeurs auront été censés les élire. Pis, pendant la campagne ils auront eu tout le loisir de s’affranchir de la manière la plus floue (si, si, je vous l‘avais dit dans le discours de Valenciennes ou de Châteauroux) du programme du parti, en apportant leur grain de sel ou de ciboulette qui, il est vrai, change toute la saveur d’un plat. Mais le parti, c'est-à-dire une bonne part du parlement à qui chaque candidat promet de rendre sa raison d’être, suivra-t-il le Président ?
Grâce à leurs discours, seulement deux doivent émerger, c’est à dire affirmer leurs différences au premier tour. Le branding, la marque les oblige à parler plus haut qu’eux. Du coup, ils semblent différents de ce qu’ils seront, plus emphatiques. J’ose espérer qu’ils apparaissent moins bons aujourd’hui que demain lorsque la charge suprême les aura transcendés et rendus plus libres. Et je les plains, cet homme et cette femme politique qui, encore jeunes, ont décidé de se sacrifier, je les plains et je les admire car ils savent déjà, et ils en tremblent de peur, qu’ils devront tout donner à
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