Présidentielles : suite de la méthode - Cf article du 01/09/2006 dans la catégorie Election présidentielle :
« Domaine 3 : la maîtrise de la dette
Pas d’argent, pas d’action ! Il est impossible de continuer à hypothéquer l’avenir des générations montantes et futures en disant : « Après nous le déluge ! »
Cela doit toucher les recettes et les dépenses ! Pas de secret : pour se remettre à flot, il faut augmenter les recettes et diminuer les dépenses ! Pas facile ! "
Après avoir étudié les deux premiers domaines (le cadre institutionnel de
La proposition UMP
Parce que l'Etat doit être la vitrine de
La proposition PS
(les documents utilisés ont toujours la même origine : voir articles précédents)
Un pacte de progrès avec les fonctionnaires doit être noué. Pour nous, ils devraient être moins nombreux mais mieux payés. Ceux qui voudront travailler plus pour gagner davantage pourront le faire, ce qui permettra d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers, notamment aux heures qui correspondent aux besoins des familles. La fonction publique sera organisée par métiers plutôt que par corps, afin de permettre une vraie mobilité de carrière. La loi créera une obligation de service minimum garanti en cas de grève. Enfin, pour placer les pouvoirs publics et l’administration dans l'obligation d'agir, nous rendrons opposables devant la justice un certain nombre de droits, comme le droit à une solution de garde de son enfant ou le droit de tout enfant handicapé d’être scolarisé dans l’école de son quartier.
Notre projet est construit autour de valeurs qui peuvent rassembler les Français. Il répond à l’urgence sociale avec les mesures qu’il faudra prendre dès 2007 et s’inscrira dans la durée avec les réformes qu’il faudra mener sur plusieurs années. Notre projet conjugue volonté et crédibilité. Il faut avoir l’honnêteté de regarder la réalité en face : la situation laissée par la droite qui a creusé la dette et multiplié les cadeaux fiscaux à ses clientèles électorales ne rendra pas la tâche facile.Néanmoins, les marges existent. D’abord la croissance durable qui dégagera des ressources nécessaires pour créer des emplois, réduire les déficits et garantir la protection sociale. Rien n’interdit en effet que la croissance soit plus rapide en France que chez nos partenaires de la zone Euro. Ce fut le cas entre 1997 et 2002. Ensuite, des moyens supplémentaires seront fournis par la modification de la structure des recettes : gestion plus rigoureuse des exonérations de cotisations sociale prenant en compte leur efficacité sur l’emploi, annulation de la baisse annoncée de l’impôt sur le revenu pour les plus favorisés et les multiples entorses à la progressivité de l’impôt, nous fournira des moyens supplémentaires. Dans le même temps, nous ferons en sorte que la dépense publique soit plus efficace et mieux contrôlée. Enfin, nous hiérarchiserons dans le temps nos priorités : en premier lieu les dépenses d’investissement pour entrer de plain pied dans l’économie de la connaissance et amorcer ainsi un cycle vertueux de création de richesses. Et, simultanément, nous prendrons en charge les questions structurelles de l’emploi, de la santé, des retraites. Il est des réformes coûteuses à court terme, mais qui sont aussi source d’équilibres financiers soutenables à moyen terme.
La proposition UDF
UN ETAT REFORME
La dette (plus de 2000 milliards d’euros si l’on y intègre les engagements de l’Etat sur les retraites des fonctionnaires) handicape l’ensemble de l’économie française. Elle est une charge insupportable pour les futures générations. Sa réduction est donc un impératif moral. Elle requiert la mise en oeuvre de plusieurs leviers : constitutionnel d’abord afin d’interdire que le déficit budgétaire résulte des dépenses de fonctionnement. Organisationnel ensuite parce que la « réforme de l’Etat » ne se résume pas à sa seule invocation. Plusieurs pistes doivent être explorées afin d’améliorer les performances de l’administration française et de renforcer le service au public : faire de l’ENA une école de management des cadres ; faciliter la mobilité des fonctionnaires d’une administration à l’autre afin de permettre un redéploiement conforme aux priorités ; limiter le remplacement des personnels partant à la retraite ; diversifier les recrutements et encourager la formation permanente ; favoriser la performance sur la base de contrats d’objectifs négociés. Cette première orientation devra s’accompagner d’une réflexion plus large concernant certaines missions de l’Etat, notamment la défense. Ce budget, aujourd’hui « sanctuarisé », repose sur une doctrine, spécialement dans le domaine nucléaire, qui mérite d’être repensée dans un cadre européen et réajustée aux menaces nouvelles (terroristes notamment). Dans le domaine fiscal enfin, nous devons tendre à une meilleure égalité de tous devant l’impôt. La multiplication des niches et des dérogations, la survivance d’impôts archaïques (certains impôts locaux notamment) rend notre fiscalité illisible, complexe et injuste. Une remise à plat est indispensable.
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