Dimanche 24 décembre 2006

Alors que la dernière année du mandat municipal s’approche à pas de loup, un regard dans le rétroviseur permettrait de mesurer le chemin parcouru et constater les nombreuses réalisations ou services mis en place pour la population brûlonnaise. Chaque conseiller municipal peut, modestement, mais légitimement, revendiquer sa part dans ce résultat obtenu. Mais ce n’est pas l’heure du bilan, il faut attendre l’année prochaine. Ce n’est d’ailleurs pas à moi de le faire, mais je ferai entendre ma voix avec un regard amical, critique  et un peu décalé.

 

 

 

Pour achever ce mandat, nous sommes confrontés à deux dossiers « phares » sur lesquels nous sommes, me semble-t-il, en difficulté. Il s’agit du projet de requalification du plan d’eau et de celui de réhabilitation et aménagement de la mairie.

La cause des difficultés est différente d’un dossier à l’autre, mais tous deux sont à mener au cours d’une année au contexte lourd en raison d’autres sujets (station d’épuration, évolution de la démographie scolaire, manque d’expérience sur le coût de fonctionnement de la salle,  ambition du club de foot). A cela s’ajoute un climat d’incertitude politique quant aux résultats des élections présidentielles et législatives, lesquels  pourraient changer un certain nombre d’orientations dont il serait très audacieux de mesurer aujourd’hui l’impact sur les dossiers.

Pour la requalification du plan d’eau, il y a deux principales difficultés :


-la première est due paradoxalement à l’abondance de fonds publics sollicités qui complexifie l’articulation des dossiers de subvention et qui joue aussi un rôle pervers sur la maîtrise de l’enveloppe (qu’on a vue glisser de 280.000 à 340.000)

-la deuxième est l’originalité du projet qui cherche à faire un aménagement d’ensemble, alors que nous n’avons pas de maîtrise d’œuvre globale ( en dehors de l’espace collectif, nous sommes la maîtrise d’œuvre pour l’implantation des aménagements)

Pour la mairie, c’est différent :

Lors du concours d’architecte, un cabinet a été retenu. Le projet réunissait le meilleur du fonctionnel dans l’enveloppe allouée.

 

 

 

Pour préparer les appels d’offres, le cabinet s’appuie sur les services d’un économiste qui a une parfaite connaissance du marché, qui dispose de bases de données actualisées en permanence et de modèles prévisionnels.
Le professionnalisme de l’économiste doit permettre de procéder aux appels d’offres dans les coûts du marché. Or, il s’est avéré qu’il y a eu un vrai « plantage » lors du premier appel d’offres.
On recommence donc, mais allons-nous  pouvoir rester dans l’enveloppe initiale (en gros 1.000 000 euros) et si on doit dépasser, en avons-nous la capacité financière ?

Ainsi l’horizon pourrait paraître s’assombrir, surtout si on s’interroge sur les résultats que pourrait donner le prochain appel d’offres sur l’espace collectif du plan d’eau (réponse en janvier).

 

 

C’est dans la difficulté qu’on voit les équipes, si elles existent et si elles sont capables de se dépasser. Il est nécessaire pour les responsables de prendre de la hauteur, de supporter la pression des délais, d’anticiper sur des hypothèses pour rester serein et ne pas avoir à décider face au mur. C’est bien sûr plus facile à dire qu’à faire, mais il faut commencer par en être conscient. C’est dans ces conditions que le conseil municipal pourra apporter toute l’aide, la sagesse et le soutien qu’attendent alors de lui les responsables.
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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