La rivière coule dans ton âme comme un déversoir de Dieu. Après la chute, sa puissance mue en parole invisible du silence, rien qu’allusion et bulle de sanglot. Dans son lit, les herbes paresseuses se couchent dans le sens du courant. La rivière écorche le temps d’une blessure légère, une goutte de sang d’eau vive dont la tige rejoindra le soleil. Comment vivre au milieu des hommes ?
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