Mercredi 11 octobre 2006

J'ai un peu lâché le blog (On ne devrait jamais se laisser aller à quelque tyrannie que ce soit).
Heureusement, notre nature, comme l'a si bien vu La Rochefoucauld , nous sauve : "Ce qui nous empêche de nous adonner à un seul vice, c'est que nous en avons plusieurs ".

 J'ai dix mille choses à dire (à écrire) comme tout le monde. C'est ça qui est bien : ne pas être différent.
Je n'ai pas lâché la poésie, bien sûr, et je reprendrai tranquillement le cours de ses avatars en Sarthe dont je fus le témoin et parfois même un des acteurs. 
 

J'ai récemment voulu écrire sur les paysages. Mais avant, il faudrait que je lise l'ascension du Mont Ventoux par Pétrarque (un très court récit) dont les doctes disent qu'il est "l'invention du paysage".  

En attendant, autour de nous, il y a de quoi faire. J'ai un grand attachement sentimental au village d'Asnières car je lui trouve (pure imagination ?) les attraits d'un village provençal ! Il y a entre l’austérité des cyprès du cimetière, l’imagerie populaire (à destination du peuple) de la fresque à laquelle pourraient répondre des ex-voto, le murmure des fontaines, la nonchalance du soleil  tombant sur le banc qui regarde la rivière, les senteurs des jardins, comme une tentative de recréer le paradis perdu de mon enfance varoise.  

Quand l’enfance revient comme ça, par grandes vagues ou « bouffées de chaleur », on n’est pas loin du gâtisme ! Mais qu’y pouvons-nous ?

Alors, travail en cours, work in progress, un tout début de suite poétique intitulée « Au bord de l’eau »

 

La suite au prochain numéro ! 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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