La lettre, puis les livres de Rilke déclenchent chez Marina une émotion sans mesure « J’ai lu ta lettre au bord de l’océan, l’océan lisait avec moi, nous lisions ensemble. »
Elle répond, en parlant un peu de sa vie de petite fille, de sa fuite de Russie, de son séjour à Prague, qu’elle a aimée « dès le
premier jour, pour votre temps d’étudiant ». Puis elle parle de Paris et de sa vie ici en Vendée, « son héroïque patrie française. ».
Et elle termine en disant qu’elle fait suivre la lettre de Rilke à Boris. Et qu’elle lui enverra (à Rainer) ses livres.
Son « Psyché-Romantiques » (Berlin, 1923) comporte la dédicace suivante :
« A Rainer Maria Rilke, mon préféré entre tous sur la terre, après la terre (au dessus de la terre) :
Marina Tsvetaïeva
Saint-Gilles-Sur-Vie (Vendée), 12 mai 1926
(Suite des articles sur le thème de la conversation (Corespondance) à trois entre Rilke, Pasternak et Tsvetaïeva en 1926)
Commentaires