Recherche

Lundi 23 mars 2009

Ainsi, en ces beaux jours de 1979, logeant près d’Hyde Park, avec « absolutely no future », but vivre hic et nunc, la guitare en bandoulière, voulant échapper à ce qui pèse dans la vie, je débutai une carrière de musicien de rue dans les allées du métro de Paddington Station.

Le plus dur c’est de commencer. Dans le fond je ne jouais pas si mal et chantais d’acca. Et puis c’était le printemps, c’était Londres, il fallait manger et rêver et Paddington Station est une gare charmante bien plus agréable que Victoria Station ou Charing Cross. Et Londres est une ville magnifique pour rêver.

La vie était très simple : il y avait parfois les leaflets à West End Lane, les bibliothèques, The Guardian à lire, manger un peu, la manche à Paddington, le pub le Swan et d’autres pubs le soir pour voir « The Blues Band » de Paul Jones, ou "The Inmates", quelque part du côté de Dingwalls ou elsewhere. Et le 30 Old Ford Road à Bethnal Green.

 

Selon les jours, la guitare rapportait autant, voire plus que les leaflets. Comme la législation libérale du travail n’empêchait pas l’honnête ouvrier de travailler autant qu’il le souhaitait, y compris les samedis dimanches et fêtes, il y avait de quoi vivre et si mes maigres économies fondirent comme glace in summer, je n’eus que peu à souffrir de la faim et jamais de la soif.
N’ayant jamais possédé au cours de cette année plus que 10 livres dans ma poche (environ 100 francs de l’époque) je compris ce qu’était la véritable liberté. "Désabusons éternellement des biens que la mort enlève" voilà le sage précepte de Bossuet qu'assez involontairement cependant je suivis, pour le pire et pour le meilleur. 

 

A Londres, j’allais la voir de l’autre côté de Bethnal Green dans l’East End
Cette ville n’était faite que pour toi
Chaque rue
Chaque pub
Chaque orchestre
Chaque bus
Chaque station de métro
Chaque jardin
Chaque place
Chaque aspect changeant de la lumière
Je nageais déjà depuis si longtemps vers elle
Ensemble nous descendions le courant
Ca ne m’arrivera pas à moi, disait-elle

J’aime trop la vie.

Nous adorions Dire Straits « Sultans of Swing »

 

You get a shiver in the dark
Its been raining in the park but meantime
South of the river you stop and you hold everything
A band is blowing dixie double four time
You feel all right when you hear that music ring

You step inside but you dont see too many faces
Coming in out of the rain to hear the jazz go down
Too much competition too many other places
But not too many horns can make that sound
Way on downsouth way on downsouth london town

You check out guitar george he knows all the chords
Mind hes strictly rhythm he doesnt want to make it cry or sing
And an old guitar is all he can afford
When he gets up under the lights to play his thing

And harry doesn’t mind if he doesn’t make the scene
He’s got a daytime job he’s doing alright
He can play honky tonk just like anything
Saving it up for Friday night
With the sultans with the sultans of swing

And a crowd of young boys they’re fooling around in the corner
Drunk and dressed in their best brown baggies and their platform soles
They don’t give a damn about any trumpet playing band
It aint what they call rock and roll
And the sultans played creole

And then the man he steps right up to the microphone
And says at last just as the time bell rings
thank you goodnight now its time to go home
And he makes it fast with one more thing
we are the sultans of swing.

La suite au prochain numéro (Biographie romancée) 





   

Par Bernard Gueit - Publié dans : Streets of London
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

L'essentiel comme le dit Danizl HERREO est de passer une belle jeunesse.
Moi la langue anglaise je l'ai réellement apprise sur les plages de fréjus.
Et ma foi je ne le regrette pas car ce fut à ma façon une belle et inoubliable jeunesse
Commentaire n°1 posté par didier gueit le 24/03/2009 à 01h15
C'était donc cela...
Essayer de vivre comme musicien dans le temple de la finance. Ceux qui y ont réussi ont embauché des financiers pour gérer leur patrimoine. D'autres ont continué à rêver. Certains ont abandonné. Beaucoup, semble-t'il. Les pourcentages sont à discrétion de chacun, mais l'inconnue est toujours la même.

It's a mystery to me, the game commences...
Commentaire n°2 posté par tijayzz le 15/08/2009 à 02h59
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés