Une porte se referme sur les vivants Le monde se tient la tête Ce sont des lieux où l’on comprend le monde et où le monde nous comprend L’eau qui coule sans effort avec persévérance comme si elle attendait quelque chose qui lui sera donnée après le temps Nous ne sommes peut-être que des esprits en reconnaissance
Tous les chemins sont les mêmes
Ils nous mènent à nous-mêmes
Ces endroits hors du monde
et si proches
ces lieux appartiennent au monde
en sont le centre provisoire et éphémère
le temps d’une goutte
d’un instant
où la rivière se lovant sur elle-même
réfléchit où son courant l’emmène
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