Mardi 23 mai 2006

Une porte se referme sur les vivants  Le monde se tient la tête  Ce sont des lieux où l’on comprend le monde et où le monde nous comprend  L’eau qui coule sans effort avec persévérance comme si elle attendait quelque chose qui lui sera donnée après le temps  Nous ne sommes peut-être que des esprits en reconnaissance 

 

 

Tous les chemins sont les mêmes

 

Ils nous mènent à nous-mêmes

 

Ces endroits hors du monde
et si proches


ces lieux appartiennent au monde
en sont le centre provisoire et éphémère

le temps d’une goutte
d’un instant
où la rivière se lovant sur elle-même
réfléchit où son courant l’emmène

 

par Bernard Gueit publié dans : poème
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