Patience dans l'Azur. Le début de la saga Parole est reportée à demain, actualité locale oblige.
Faut-il que le pouvoir (ou l’euphorie du succès) soit grisant au point que des élus responsables, jusque là d’une scrupuleuse honnêteté, imaginent voter un budget pour s’offrir, ainsi qu’à tous les conseillers municipaux et leur conjoint de
A-t-on obligatoirement l’esprit tordu lorsque l’on s’en émeut ? Les élus du peuple seraient-ils devenus un peuple élu ?
Cette idée est totalement dissonante avec les usages. Lorsque Fabien Lorne nous convie au congrès cantonal des maires et adjoints, la règle qui va de soi est de payer son écot pour le repas.
Nous, maires et adjoints, avons cependant des avantages : des indemnités qui compensent des frais financiers, mais aussi l’absence familiale (laquelle est aussi vraie pour les conseillers qui ne perçoivent rien), des invitations à des spectacles, à des manifestations sportives, très exceptionnellement un bon repas. Mais ces avantages réels ne sauraient motiver un engagement et surtout ce n’est pas nous qui nous les accordons.
Tout le monde peut avoir une idée saugrenue, malheureuse : et moi combien de fois !!! Ceux qui n'ont pas d'idée ne risquent pas ce genre de situation !
Le groupe, la démocratie sont là pour fermement, mais amicalement, nous remettre dans le droit chemin. Il n’y a aucun mal à ça.
Lors d’une réunion en commission salle, en réunion d’adjoints, en conseil municipal, nous avons été trois à dire spontanément la même chose. Un petit sondage aveugle auprès de ceux que j’aime le plus ne fait que conforter ce point de vue. Nous avons dit ce que nous pensions d’une inauguration en première et deuxième classe.
Toute la population est concernée : c’est elle qui va payer. C’est en son nom, mais à quoi bon s’en rappeler, que j’avais orienté les premiers dossiers de financement autour des besoins non satisfaits en matière de cohésion sociale.
La cohésion sociale ! Pour moi, c’est quand tout le monde est avec tout le monde, que personne ne se sent au-dessus de personne !
Mais on peut aussi avoir un tout autre avis.
« Et nous, qui sommes-nous
pour parler
grandes gueules ouvertes
à tous les vents mauvais
qui nous emportent
de ça, de là
pareils à la feuille morte ? »
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