" Pas plus tard que l’an dernier et ici même, je m’écriais, du ton prophétique qui m’a fait surnommer dans mon quartier Polaramus : " Dans dix ans, tous les romans seront policiers ! " Par cette formule à l’emporte-pièce, j’entendais que, depuis quelque temps, les frontières séparant le roman noir et la littérature blanche s’estompent, se fendillent, se fluidifient, s’effritent, s’amenuisent, bref disparaissent." Ainsi parlait Michel Lebrun, (un nom d’emprunt entre Leblanc d’Arsène Lupin, et le noir d’un David Goodis) dans sa préface à l’année du polar 87, publiée chez Ramsay.
Je ne connaissais pas Michel Lebrun, aujourd’hui décédé, mais le personnage gagne à être connu. Bibliothèque Michel Lebrun, c’est le nom que porte la bibliothèque de Loué, située au centre culturel. Elle sera entre autres un centre de ressources de la littérature policière : car il s’agit bien de littérature. J’ai lu des romans policiers par période. Je ne suis pas spécialiste et mes goûts sont plutôt classiques et américians : Hammet, Chandler, Goodis, Carter Brown, et aussi, qu’on connaît peut-être moins, l’extraordinaire Chester Himes, avec ses deux policiers noirs Cercueil et Fossoyeur, dont j’ai oublié les prénoms.Et plus récemment, Patricia Cornwell. Mais il y a aussi les français, avec toute le série du poulpe, et bien d’autres ….
En devisant, Pascale, la correspondante de presse dont vous lirez le compte rendu de cette inauguration dans Ouest-France, dit que cela donne envie de lire Michel Lebrun. C’est sûr et ça donne aussi envie d’aller à cette bibliothèque, agréable, professionnalisée autour d’une bibliothécaire de métier soutenue par une équipe de 13 bénévoles. Alors, lâchons un peu l’ordinateur et bouquinons !
Cette inauguration à Loué a été aussi l’occasion d’échanger avec Christine, déçue par mon volte face concernant la collaboration Brûlon-Loué pour l’Europa jazz. (Elle y comptait !) Pour éviter ces désagréments, il faut qu’on remonte d’un cran la réflexion sur les pistes de coopération culturelle entre Loué et Brûlon et surtout qu’on partage d’abord et avant tout entre élus au sein des conseils municipaux. Ce travail de fond n'est-il pas un préalable ?
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