...quand elles vous sont expliquées par un homme de l’art ! Lundi dernier, la commission des finances s’est réunie en présence de M Pirault (Trésor Public). Le maire et les trois adjoints, Pascale, la secrétaire, Ghislaine, Emmanuel et Laurent, les conseillers, ont ainsi vécu, dans une atmosphère studieuse, mais bon enfant, un intense moment d’orthodoxie budgétaire. M Pirault est très pédagogue, va au devant de nos interrogations et répond toujours clairement à nos questions. Cette commission qui suivait le « débat d’orientation budgétaire » que nous avions eu, sans l’homme de l’art, et qui préparait la présentation au conseil municipal du budget réalisé 2005 et du prévisionnel 2006 s’est révélée très utile. Pour moi qui éprouve autant de plaisir devant un tableau de chiffres, qu’un étudiant en lettres à La Sorbonne à la vue d'un contrat premier embauche, ce fut ainsi un moment agréable. Emmenés par notre bon guide, nous franchîmes sans peur le premier obstacle consistant à distinguer le budget général de la commune et les budgets annexes, dédiés, qui à l’assainissement, qui à la salle des fêtes, au lotissement du domaine du Ronceray, ou bien encore à l’atelier Albea.
Un budget annexe sert évidemment à isoler les dépenses et recettes spécifiques à son objet et permet de mesurer son niveau d’équilibre autonome et son besoin de recours au budget général. Sans plus attendre, nous enchaînâmes sur le périlleux chemin de l’affectation du résultat d’exploitation, lui-même étant constitué du résultat 2005 auquel on rajoute le report de l’année 2004. Ce résultat déterminé, et selon la même technique, on calcule le résultat d’investissement de l’année, auquel il ne faut pas oublier d’ajouter le delta du reste à réaliser, tant en recettes qu’en dépenses pour connaître le besoin de financement. On affecte alors le résultat de fonctionnement pour équilibrer ce besoin de financement, on en reporte le solde dans le budget prévisionnel d’exploitation, comme on reportera le résultat d’investissement de l’année dans la section investissement du prévisionnel 2006.
A un chouia près, le résultat de fonctionnement de l’année 2005 est de 750 000 euros, dont environ la moitié sert au besoin de financement de l’investissement, l’autre étant reporté. Ensuite, notre bon maître nous entraîna à sa suite dans le dédale des différents articles du plan comptable, entendez le détail des dépenses de 2005 et leur allocation au budget primitif 2006. Par chance, le plan comptable de la comptabilité publique ne s’éloigne pas trop du plan des entreprises commerciales, au moins au niveau des classes, ce qui m’autorise à suivre le maestro dans ce pèlerinage aux sources de la doctrine budgétaire. Nous apprenons au fil de l’eau qu’il existe plusieurs types d’opérations budgétaires selon qu’elles génèrent des flux financiers (mandat ou titre de recettes) ou seulement des écritures comptables, comme la dotation aux amortissements, que le fond de compensation de
Le budget de fonctionnement en masse s’équilibre à environ 2, 2 millions d’euros, le budget investissement flirte avec les 2, 9 millions.
D’où il ressort une fois bien compris le principe du calcul du taux d’endettement, (pour 100 euros qui rentrent, combien dois-je en sortir pour payer mes emprunts ?) que le taux d’endettement de la commune avec l’assainissement consolidé ressort à 18, 86 %, ce qui est tout à fait raisonnable, le seuil d’alerte se situant à 25 %.
Merci, Monsieur Pirault, de cette tranche de vie budgétaire et de ces ô combien utiles éclairages, on en redemande ! À bientôt donc pour la traditionnelle séance budgétaire du conseil municipal entrecoupée du non moins fameux entracte « pâté/rillettes/coup de cidre » !
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