Elle
Non je ne les oublie pas tous ces amis venus d’ailleurs que j’entendais respirer dans la brise ils m’apportaient le sel des langues lointaines aux beaux accents rebelles ils m’apportaient la connaissance des épices inconnues ils me parlaient de toi comme la fièvre je n’entendais que leurs yeux je les revois encore se glissant sous la lune leur ombre immense projetée sur la ville on aurait dit qu’ils marchaient sur la mer je ne les oublie pas ils sont en moi comme je suis dans ta peau avec l’or de mes bijoux dans ta lumière et j’embrasse le sable de tes mains
la nuit jusqu’au petit jour
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