Si je devais me reprendre un chemin
je choisirais celui du soleil
toujours gai
parmi les cailloux et les ronces
j’honorerais sa clarté ombrageuse
je la porterais à ma voix
et j’emmènerais des seaux de lucidité
là où la peur éloigne la connaissance
et j’arroserais de lumière
les puits boueux de la conscience
je ne serais que voix que parole que furie
si je marchais dans les pas du soleil
et le vent serait mon seul terrible frère
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