Vendredi 10 février 2006

Ils se souviennent des rivières
comme d’une blessure de guerre
Ils nagent dans les rues désertes
Ils pleurent sur les cascades
Ils prélèvent le silence
Ils sculptent le chant des rebelles
Font la guerre des cerise en
Mai
Ils cumulent l’or et l’argent
Ils éteignent le feu des abeilles
Ils vivent comme des éphémères
un été de bœing 707
Ils se vendent au temps qui passe

par Bernard Gueit publié dans : poème
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