Ils anoblissent les pouvoirs
Ils se recueillent devant la force
Ils retiennent des cris intérieurs
Ils colonisent leurs poumons
Comme ils se ressemblent
Une autoroute traverse leurs voix
La pluie dévaste leurs trottoirs
Ils se taisent devant les horreurs
Ils échangent leurs corps à la nuit
Ils plantent leurs croyances dans le ciel
Ils s'applaudissent comme des poupées
Ils ne savent pas qui ils sont
par Bernard Gueit
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