Mardi 31 janvier 2006
Ils dorment debout à haute voix
Ils étourdissent leurs guitares
Leur ciel est submergé d'étoiles
Les drapeaux noirs déchirent leur coeur
Leur nuit tient dans une bouteille
Leur salive inonde le monde
Ils sillonnent les gares de transit
Ils façonnent des mots anonymes
Ils traversent les siècles de verre
Ils exhument le secret des fontaines
Ils frappent l'eau de la décadence
La mer et la mémoire communiquent
leurs aurores ressuscitées
par Bernard Gueit publié dans : poème
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