Vendredi 20 janvier 2006

Rêver ! 

au choc de nos silex anxieux


la parole a du son et du sens 
la nuit rêvée 
où les foules chaloupent
dans le craquement des sonos maritimes 
et le vent.... 
Nous étions jeunes alors 
sous la barbe du soleil 
Millions d’algues aux yeux verts 
le nom des poissons sur la langue 
abattus de poésie 
la lumière dévoile la lumière 
je revois la terre rouge et chaude 
comme un miroir de cendres 
sur les voiliers du Nouveau Monde 
 

Nous sommes le real real world ! 
et personne ne croit en nous 
pas même ceux qui nous ont créés à leur image 
fantômes signes bruissants à la rivière des crânes 

Ossements affluent du moyen âge de leurs croyances

Massacres ! Hérésies ! Seigneur
Comme l’humain est tendre sous la dent  

 Ceux qui nous aiment 
à leur image terrifiante 
Messages de Paradis 
Messages de l’Enfer

Nous nous sommes rassemblés dans l’ombre
chênes verts des pays méditerranéens
Il n’y avait que le ciel et la houle 
quelque chose de très noir envahissait la ville 
on ne se voyait plus 
rien que les yeux des chats 
et le silence

Interdit de rêver
sauvage à retenir tes griffes 
ta force vive 
tes fous rires
ton insouciance 
ta crinière de palmiers
ta solitude aussi 
je t’aime
a
insi commence une histoire
au bout du monde il y avait toi

 

 

(la suite ...)

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : poème
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