Mercredi 18 janvier 2006

Allez c’est parti 
poème qui appareille 
c’est parti 
Dehors un océan d’herbes fraîches 
et des chevaux de mer aux paroles salées 
Je suis encore à quai avec les cartes 
vieux bateau qui rouille dans le sommeil des eaux 
vieux navire au long cours 
Faudra marcher la tête dans la lune 
la quille noyée dans l’horizon 
tranquille.....

  Il y avait une terre lointaine
entre le lit et la lampe de chevet 
peuplée d’indiens d’esquimaux et de femmes des tropiques 
peuplée de centaures d’éléphants de légendes 
et le goût de miel de la voie lactée  

 

 Rêver !

 j’ai vécu dans un port beaucoup
j’avais un peu voyagé
les yeux gris des sentiers vous font naître où ils veulent 
cet appel du vent du chant du large 
cette fièvre des étoiles 
ces histoires de légion de Rimbaud de contrebande efficace 
ces îles glaçons étranges dans les verres de liqueur  

 

 et mes amies les anges 
vous saluent ô voyageurs 
surgis de la caresse des vents 
portés par le seul espoir des vagues 
le coeur éclaboussant l’écume 
à vos yeux éblouis par l’innocence du ciel !

(La suite au prochain numéro !) 

par Bernard Gueit publié dans : poème
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