Vendredi 13 janvier 2006

Bonne année, bonne santé, que le cul te pèle !

 

 

C’est marrant comme reviennent toujours les expressions de l’enfance, comme si, adultes et bientôt vieux (hou !!!!!), nous étions incapables d’inventer du nouveau. Cette expression, toulonnaise, varoise, tropézienne, civilement incorrecte,  "que le cul te pèle ! ", enfants, ados, nous l’utilisions chaque année, au grand dam des adultes, qui finissaient par en rire, car, comme on sait, les adultes sont de grands enfants. Mais quel  bonheur quand, à la télévision, la plus belle femme de France, Brigitte Bardot, avait répondu à l’homme le plus cultivé de France, Bernard Pivot, lors d’une interview, où le Cultivé avait demandé à la Belle  son juron préféré : " Que le cul te pèle ! "  

 

 

Nous avons eu de très jolis voeux à la mairie de Brûlon. C’étaient les derniers vœux dans la salle des fêtes à la mairie, sur la place. L’année prochaine, nous serons à l’espace multi-fonctions.

Avec, et cela faisait plaisir,  beaucoup de personnalités, certaines  élues : F Fillon , sénateur, conseiller régional, ancien ministre, Marc Joulaud, député, Fabien Lorne, conseiller général, Gilbert Vannier, président,de la communauté de communes, les adjoints, tout le conseil municipal (sauf Laurent excusé, because accompagnement gamins classe de neige)  mais aussi, et cela fait encore plus plaisir, les responsables des administrations, institutions, qui travaillent au quotidien avec la mairie :M Sénateur, sous-préfet,  M Jarry, responsable de la subdivision DDE, le receveur du  trésor public, Bruno Caro, directeur du pays vallée de la Sarthe ,  Laurent Cohin, architecte conseil des petites cités de caractère, les services communaux et intercommunaux, Monsieur le curé, que la cloche appelle à la messe du samedi soir, et tous ceux que j’oublie, excuse-me, pardonnez moi, amen !

 

A la gauche de la salle, côté jardin, la musique. A droite, côté cour, les membres du conseil sagement alignés sur trois rangs. Au centre, le maire et les adjoints trônent derrière la table, en attendant de s’emparer du micro H.F. A la technique, Nathalie, personal computer portable et projecteur sous contrôle.

Les personnalités ont été placées côté droit, près des élus, il reste des places assises qu’on propose aux personnes encore debout. Il y a environ 200 personnes (20 % de la population), pas de jeunes, combien de personnes de moins de 35 ans ?   

 

La musique joue « les copains d’abord », puis un autre morceau : la parité de la direction orchestre est tout à fait respectée : Brûlon ,  Loué, Brûlon, Loué (nous échangeons quelques mots à l’oreille avec Gilbert qui se perdent, dans l’harmonie ambiante…)

 

Séquence émotion : Catherine (qui n’aime pas parler en public, alors qu’elle s’en sort remarquablement bien, via le secret de la communication –d’abord être soi-même), présente les photos du Sri Lanka, où les fonds récoltés entre Noyen et Brûlon, lors de la catastrophe du tsunami, ont été bien utilisés.

 

Gilbert enchaîne : la communication, ce n’est pas son fort, mais comme souvent, ce sont ceux qui sont le moins doués pour communiquer qui ont le plus de choses intéressantes à dire !

(Je ne sais plus quel  poète déclarait : " j’écris, car je ne sais pas parler "  et aurais-je fait de la poésie, si je n’avais pas été atteint de timidité maladive ?)

 

Nous avons un peu travaillé entre adjoints : Gilbert a choisi pour la première fois depuis qu’on fait les vœux de projeter un diaporama, et avec des images percutantes (banlieues, SDF), il faut oser ! Un peu d’irruption de la vie sociale et politique nationale dans notre village. Je suis d’accord sur le principe. (« Tout ce qui est dans la création existe en vous, et tout ce qui existe en vous est dans la création. Il n’est pas de frontière entre vous et les choses les plus proches, et il n’y a pas de distance entre vous et les choses les plus éloignées. » Le Prophète, du poète libanais Khalil Gibran .)

 

Gilbert oublie de parler du Plan Local d’Urbanisme  (PLU) : pas grave, seuls ceux qui savaient peuvent le remarquer. De l’humour Hara-kiri, un clin d’œil aux heures sup que nous impose le calendrier électoral : il va falloir nous supporter (au sens : nous avoir sur le dos) un an de plus jusqu’en 2008 : la présentation s’achève sur une image de la mairie avec une affiche : A LOUER EN 2008 !

 

Je suis heureux : je n’ai pas à parler. J’ai juste à me régaler des mots prononcés, de la musique des phrases, du ton et de l’émotion qu’on perçoit dans les voix, et de la lecture des visages qui entendent ce que j’entends et ce que je n’entends pas !

 

Gilbert et son courage s’en sortent aussi très bien.

 

A toi Fabien !

 

(la suite au prochain numéro !)

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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