Le premier tour des élections municipales et des cantonales se déroula le dimanche 11 mars. La liste (les 15) à laquelle j’appartenais fut élue en bloc dès ce premier tour. C’était un excellent résultat, mais notre joie fut contrariée par la contre-performance de Guy, distancé par Fabien. (43, 6% contre 40, 1%). Que s’était-il passé ? Guy était Maire de Brûlon, président de la Communauté de Communes, plutôt gagneur que perdant. Fabien était certes très honorablement connu mais sans expérience politique. Les deux candidats avaient, au premier tour, le soutien de la majorité départementale. Avaient-ils ce soutien de façon totalement équitable ? Ou l’un d’entre eux était-il plus en faveur ? Dans ces élections, beaucoup plus contrôlées politiquement que celles des maires de communes rurales, mieux vaut être discipliné qu’électron libre. Malgré son habileté et sa baraka, Guy n’était pas dans le moule. Il subit l’échec avec cette résistance à la frustration qu’ont les grands commerciaux. (1% de part de marché, ça veut dire qu’on vous ferme la porte au nez 99 fois sur 100 : si vous vous arrêtez à la trentième porte, il faut changer de métier). Il se réfugia, entre les deux tours, dans la peinture. Mais cet échec modifiait la donne. Il y avait d’une part une liste municipale qu’il avait suscitée et, d’autre part, la perspective d’être battu aux élections cantonales qui empêcherait politiquement sa réélection à la Communauté de Communes.
Alors, que faire ? Comme aurait dit Lénine.
La suite au prochain numéro !
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