Deux ou trois choses que je sais d’elle
5ème partie
En sortant de l’église, vous ne pouvez manquer le prieuré, situé juste à côté :
En voici l’histoire, à partir de document établis par l’association du patrimoine Brûlonnais, qui elle-même a pu s’inspirer des différents travaux dont celui effectué par le père Leturmy, moine à Solesmes et d’autres contributeurs.
La charte de fondation du prieuré
(Traduction du père Leturmy)
Nota : le texte latin est incomplet et correspond au premier paragraphe de la traduction.
« In nomine sanctissime et individue trinitatis Ego gaufridus filius burchardi de castello bruslonis memoriepresentium atque futuorum mandari dignum duxi quoniam pater meus burchardus et mater mea adelais prebendas quatuor canonicorum, in ecclesia sancti pietri que sita est in eodem castro bruslonis Deo servientium, cenobio Beatri Petri de Cultura dono dedit ; quod ego Gaufridus et meus frater burchardus annuimus, tali tenore ut dum ex ipsis canonicis aliquis obiret, prebenda ejus in dominium monachorum deveniret.
Ita ut quando aliquis de canonicis morietur aut monachus fiet, veniant paulatim proebenda eorum in potestatem monachorum donec ablatis illis quatuor canonicis, quatuor pro eis monachos abbas Majoris monasterii ibidem constituat. »
« Au nom de la très sainte et indivisible trinité, Moi, Geoffroy, fils de Bouchard du château fort de Brûlon, j’ai jugé digne de confier à la mémoire de ceux, qui vivent présentement,et de ceux qui viendront par la suite, que mon père Bouchard et ma mère Adélaïde, ont donné en aumône au monastère du bienheureux Pierre de la couture, les prébendes de quatre chanoines qui servent dieu dans l’église saint pierre située dans l’enceinte même de Brûlon, ce que moi Geoffroy et mon frère Bouchard, avons approuvé, moyennant la condition qu’à la mort d’un des chanoines, sa prébende passera au domaine des moines. »
Onc, en échange de deux prébendes, mon dit père a déjà reçu vingt livres de deniers, puisque deux des chanoines étaient décédés. Après la mort de mon père, j’ai reçu des moines dont j’ai parlé vingt autres livres de deniers, de sorte que sans réclamation, une fois morts les deux chanoines qui vivaient encore, ils soient mis en possession comme les premiers des prébendes qui restaient.
Moi donc, avec l’assentiment de mon père, je donne et abandonne comme un fief au monastère du bienheureux pierre de la couture, ces quatre prébendes avec le bourg et les terres attenantes au lieu même de saint pierre , comme mon père et moi-même les avons possédés, je veux dire, avec toutes les taxes coutumières, les droits de justice, le tonlieu, les droits du four, ceux de réglementation, ceux d’imposer les corvées et les droits de moûture, s’il leur arrive d’avoir un moulin dans mon fief.
Que si u homme de st pierre néglige de rendre sa moûture, plainte sera portée au moine qui est le maître de ce lieu et après châtiment du coupable, on lui imputera son forfait ; mais à moi, on me rendra toute ma moûture.
Je retiens de même le commerce du marchand itinérant qui marche sur le chemin à travers la terre des moines, en sorte que si par exemple, il y vend quelque chose, le revenu de son commerce sera pour moi. Mais de tous les autres hommes, qu’ils soient vendeurs ou acheteurs, le bénéfice de leur commerce reviendra aux moines.
Mais si le marchand itinérant couche même une seule nuit sur la terre des moines, le revenu de son commerce sera pour eux. Et ainsi de tous ceux qui auront vendu quelque chose sur leurs terres le revenu sera pour les moines, excepté les droits du marché entre le milieu de la seconde férie et la nuit de la troisième, car ces droits je les retiens pour moi.
S’il se produit une rixe entre mes hommes et les hommes de moines sur la voie publique de la terre de st pierre que les moines semblent posséder, il me reviendra de corriger la faute de mon homme, tandis qu’il reviendra aux moines de corriger la faute du leur.
Si quelqu’un de notre fief veut donner ou vendre un bénéfice à l’église st pierre de la couture et aux moines qui la desservent, moi et mon frère Bouchard y consentons volontiers, mais pour une part seulement, et non en totalité afin que je ne perde pas le service qu’on me doit.
« Ont corroboré et confirmé d’un plein assentiment, ce don et l’acte écrit de notre donation guillaume le roi illustre des anglais, ainsi que son fils robert, le très noble comte du maine, robert bourguignon, mon suzerain et leur très fidèle vassal, sous le règne de Philippe roi des francs, en l’année de l’incarnation du seigneur, 1068, de l’indiction
Quiconque parmi nos héritiers s’élèvera contre cette charte de notre aumône, ou qui aura l’audace de diminuer l’étendue des biens que nous donnons, et dont nous consentons à nous dessaisir, qu’il soit maudit de dieu et excommunié, jusqu’à ce qu’il est satisfait et se oit entièrement corrigé.
Sont les témoins du présent acte,
Le seigneur abbé ascelin…
Parmi les laïcs, Geoffroy qui a donné l’ordre d’écrire ceci, Bouchard son frère…
Herbert de truigné, Dreux son neveu, liziard de joué. Herbert, frère de Dreux., Yves de la motte de brûlon.
Le seigneur Arnaud, l’évêque, a lui aussi signé.
Je veux que l’on sache aussi que moi, Geoffroy de Brûlon, j’ai donné à st pierre et à ses moines, toute la dîme de ma seigneurie, à savoir sur la foire, le marché, le fournage, la moûture, la vigne, le pressoir, et que j’ai fait approuver ce don par Gaudin de Malicorne, et par ma fille Mabille.
Les témoins, etc .
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