Assemblée générale du Syndicat d’initiative le 26 novembre. Florence absente pour cause de maladie, ouf, ça s’arrange. Peut-être la dernière Ag que je préside, peut-être pas. Pas de nouvelles d’un éventuel candidat pour reprendre la présidence. Totale inconnue quant aux participants. J’ai décidé que ce serait à Brûlon. J’arrive en retard ! (because, petit souci d’automobile). J’avais pensé écrire un discours et puis j’ai choisi au final de laisser maturer et de m’exprimer plus spontanément, même si j’ai un peu structuré dans ma tête.
A l’oral, en proximité, il vaut mieux avoir l’ensemble de la réflexion en ligne.
L’assemblée est sympathique, suffisante, autour de la table du conseil. La presse est là.
Le temps de reprendre mon souffle, sur le conseil amical de Jeannine, et puis c’est parti. Les mots viennent comme ils peuvent, mais en gros, il faut expliquer que cette AG est un peu exceptionnelle puisqu’elle survient à un tournant du mandat. Il y une harmonie des calendriers entre les élections municipales, puis communautaires et l’élection du bureau du Syndicat d’Initiative par les membres du conseil d’administration dont une part importante est désignée par les conseils municipaux, même si nos statuts prévoient que les professionnels du tourisme doivent y être majoritaires
Puis j’explique les péripéties que nous avons vécues, la démission de la titulaire à mon arrivée en 2001 juste avant l’été, l’emploi jeune refusé à la communauté de communes, que j’avais défendu au nom de l’association devant le jury assez suffisant (sauf le sous-préfet) de la sous-préfecture de La Flèche, notre emplacement peu attractif à l’ex MCL, le déménagement, sur la place, les deux congés de maternité de Florence, la discussion ferme avec la communauté de communes, la recherche d’une solution à la fin de l’emploi jeune, enfin la pérennisation de l’emploi à 30 heurs, la maîtrise du budget., la future implantation à la mairie de Brûlon, rénovée, en un poste d’accueil global, avec un emplacement dédié Syndicat d’initiative. Voilà pour l’organisation.
Mais il y a tout le reste, pour lequel, nous avons suscité des attentes auxquelles nous avons insuffisamment répondues. Tout reste à faire, sur le plan de la mise en réseau des professionnels et des acteurs, d’une dynamique à insuffler, de la défense des intérêts économiques de la branche du tourisme auprès de la collectivité locale.
Ma thèse est que les professionnels doivent beaucoup plus s’impliquer dans les orientations et la conduite du Syndicat d’initiative car la collectivité n’a qu’une compétence d’organisation et parce qu’elle le veut bien de financement, mais pas la compétence technique ou commerciale. D’où le besoin de renouveler la gouvernance … et en premier le président.
Dans la foulée, j’annonce que je ne serai pas candidat à la prochaine élection municipale (des précisions, dans un autre article) et de ce fait, je perdrai ma qualité de délégué au tourisme et de la légitimité à présider les destinées du Syndicat d’Initiative.
Les choses bougent, en début ou fin de mandat, et c’est un moment propice pour provoquer les changements.
Jean, des tipis, accepte le poste en me demandant de l’épauler encore quelque temps. Le bureau se reconstitue autour de Jean, avec Christophe, Babette, Marylise, Marie-Antoinette, Christian et…moi.
Cette solution est satisfaisante et elle n’était pas gagnée ! J’avais craint devoir rester jusqu’à la fin du mandat et m’arrêter ensuite brusquement sans être sûr de la relève (moi qui sans doute, il y a encore peu d’années, donnait la leçon à ceux qui ne préparaient pas assez leur succession !!! C’est bien au pied du mur qu’on voit le maçon !)
L’assemblée continue de façon très agréable, avec les questions des uns et des autres, il y a des demandes, il y a des compétences, il y a vraiment de quoi faire ! J’ai contribué avec l’équipe à construire un outil….à asseoir le syndicat, comme a dit Daniel : il faut maintenant qu’il marche debout !
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