Dimanche 11 décembre 2005

On marchait, déjà loin, vers la maison des neiges. L’air était en cristal. Le sommet à portée de main. Les fleurs, à peine nées, voulaient échapper à leur malédiction.  Nous avancions en file indienne, le souffle court,  proches et coupés des hommes. L’ombre se faufilait entre nous, s’installait dans notre silence. Il faisait froid brusquement et le temps basculait. Il suffisait d’une parole, qu’attendions-nous ?

 

 

par bernard gueit publié dans : poème
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Voir tous les articles

Recherche

cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus