Lundi 11 décembre 2006

Mardi 12 décembre 18 H AG Base de loisirs (Mairie-Prieuré)

Jeudi 14 décembre 20 h (Salle du conseil de la Mairie nouvellement installée au Prieuré) : Point sur l’avancement des projets de la requalification du plan d’eau

Jeudi 21 décembre matin : permanence de L Cohin (architecte des petites cités de caractère)

Samedi 6 janvier (fin d'après-midi) : voeux du maire.

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 10 décembre 2006

Deuxième volet de l’exercice de comparaison des propositions UMP et PS autour du deuxième domaine : le cadre européen. (CF articles précédents de novembre)

« Complémentaire au domaine 1 (le cadre institutionnel de la France ) parce que nombre de décisions sont prises à cet échelon, il faut bien que la France contribue à faire avancer le cadre de fonctionnement de l’Europe, sur le plan des institutions, en se positionnant aussi sur le rôle qu’elle entend faire jouer à l’Europe pour l’Europe et pour le monde. (Cadre de fonctionnement et rôle sont étroitement liés)

C’est également,  au moins en lien très fort avec ce domaine que se posent les questions de politique étrangère et de défense. »

Les documents utilisés pour la comparaison sont pour le Parti Socialiste son programme et pour l’UMP la présentation par F Fillon à la presse des principales propositions du projet UMP.

Un article prochain reprendra mes commentaires et il sera intéressant d’intégrer à la réflexion les propos récents de S Royal ou N Sarkozy qui complètent, illustrent  ou éventuellement se démarquent des programmes. Il sera alors temps également, sur ce point très important, à mon sens, d’examiner la vision d’autres candidats (comme F Bayrou par exemple, européen convaincu)   

Le programme du parti socialiste :

Le PS évoque l’Europe dans la première partie : réussir le plein emploi dans le développement durable et plus précisément dans le chapitre « relancer la croissance par l’investissement et le pouvoir d’achat » 

L’Europe mobilisée  

 Nous souhaitons renforcer le pilotage économique de la zone euro et travaillerons à la mise en place d’un véritable gouvernement économique, avec un objectif d’emploi, de croissance et d’innovation.

Nous voulons donner à l’Europe la capacité d’investir dans l’avenir en augmentant fortement le budget européen, particulièrement la part du budget de la recherche, et en décidant le lancement d’un emprunt européen avec la Banque européenne.

Nous proposerons d’instituer un salaire minimum dans chaque pays européen pour lutter contre le dumping social.

Le PS évoque à nouveau l’Europe dans la partie IV :
 

 

FAIRE REUSSIR LA FRANCE EN EUROPE ET DANS LE MONDE

La France a un rôle majeur à jouer dans le monde mais aujourd’hui son influence régresse. La droite mène une politique confuse qui oscille d’une position à l’autre. Elle n’a pas non plus convaincu en Europe. Nous vivons dans un monde qui connaît d’importantes évolutions : l’émergence de grandes puissances politiques et économiques en Asie avec la Chine et l’Inde, la nouvelle donne en Amérique Latine, l’enfoncement dans la crise de beaucoup de pays africains, les conflits présents et à venir pour l’énergie, les menaces sérieuses sur les équilibres écologiques, l’existence d’un terrorisme mondial, les contradictions aiguës de l’hyper puissance américaine, la réalité d’une Europe composée de 25, bientôt 27...  

 

 

I Relancer l’Europe

A Redéfinir son projet et ses frontières

L’Europe est aujourd’hui en panne. Le cours libéral imprimé à la construction européenne a obscurci le projet d’une intégration solidaire. Ses institutions ne sont pas adaptées à une Union à 25 Etats membres. Elle ne dispose pas d’un budget à hauteur de ses ambitions. Elle souffre d’un déficit démocratique et social. Pour autant, l’Union Européenne demeure un outil majeur pour maîtriser notre avenir. Sa construction aujourd’hui passe par des coopérations renforcées, dans de nombreux domaines qui évitent une conception figée autour d’un « noyau dur » :
-Pour les questions économiques et sociales, l’harmonisation fiscale, la convergence des politiques budgétaires, nous devons partir de la zone euro. Nous souhaitons que les critères du pacte de stabilité et de croissance soient revus.
-Pour la politique de défense, avec l’installation d’une agence de l’armement, le triangle France/Allemagne/Grande-Bretagne peut être moteur, avec tous ceux qui le veulent.
Mais, la crédibilité même de l‘Europe exige une clarification et une définition de ses frontières. L’élargissement doit dans un premier temps se limiter à l’examen des candidatures actuelles dans le respect des critères exigés, qu’ils soient démocratiques, économiques ou sociaux. Au-delà des frontières de l’Union, peut être proposé un partenariat stratégique aux Etats voisins, et notamment aux pays de la rive Sud de la Méditerranée.

 

 

B Relancer la dynamique européenne

Un Président de gauche aura en 2007 à proposer un plan de relance européenne qui s’articulera autour des principes suivants :

 

-Une augmentation du budget européen pour accroître la part consacrée à la recherche et à l’innovation, (qui ne doit pas faire partie des dépenses prises en compte par les critères de Maastricht), pour développer les infrastructures de transport, respectueuses de l’environnement, pour une politique industrielle promouvant des pôles et des secteurs compétitifs, pour mettre en place un plan d’investissements massifs envers les 10 nouveaux entrés et les futurs entrants afin d’atténuer le dumping instauré par ces pays, et ce à l’instar de ce qui a été fait en son temps pour la Grèce , l’Espagne, le Portugal.

-Une priorité pour le plein emploi qui doit inspirer les politiques de la zone euro mais aussi de la Banque Centrale Européenne, dont les statuts devront être révisés.

- Un Traité social, pour harmoniser par le haut les droits sociaux dans l’Union et une directive cadre sur les services d’intérêt général garantissant le développement des services publics en Europe. Nous proposerons à nos partenaires d’adopter des critères de convergence sociale. Nous oeuvrerons au développement de la démocratie sociale en Europe et favoriserons le rôle et l’expression des forces syndicales au niveau européen.

-Une meilleure protection de l’Union dans une concurrence commerciale désormais mondiale en établissant des règles sociales et environnementales applicables aux produits importés – ce qui suppose un débat sur les règles de l’OMC - et en unifiant la représentation de l’Union Européenne dans les institutions financières internationales. Il faut mettre en oeuvre des instruments capables de mieux protéger l’industrie européenne et son

avenir notamment contre les délocalisations extra-européennes. Cette exigence appelle un renforcement du tarif extérieur commun. Enfin, nous devons être à l’origine d’un projet fiscal fondé au départ sur la détermination de règles d’harmonisation entre les pays de la zone euro, qui ouvrira la voie à un impôt européen.


C Elaborer un nouveau Traité constitutionnel

L’Europe élargie ne pourra demain décider de façon efficace et peser dans le monde qu’avec d’autres institutions que celles du Traité de Nice. Nous refuserons une ratification du Traité Constitutionnel Européen tel qu’il a été rejeté le 29 mai, même s’il est accompagné d’un nouveau préambule. Nous proposerons l’élaboration d’un Traité strictement institutionnel qui organisera efficacement les pouvoirs, avec un Parlement Européen exerçant ses pleines responsabilités législatives et budgétaires, un Président de la Commission élu par le Parlement, un Conseil Européen, avec à sa tête un Président de l’Europe. Une fois renégocié, un tel traité sera soumis au peuple par référendum.

 

 

Le projet UMP 

Notre 2ème engagement : c'est de retrouver l’Europe pour la relancer.

Elle est actuellement en panne. Il est de notre devoir historique de remettre du sens et de l'efficacité à l'aventure européenne.

Mettre du sens, c'est d'abord faire en sorte que l'Union arrête de jouer contre elle-même. C’est pourquoi nous demandons la suspension de l’attribution des fonds structurels aux pays qui pratiquent le dumping social, fiscal ou environnemental. Et nous souhaitons que l’Europe fonctionne sur le principe de la préférence communautaire et que sa politique monétaire soit plus équilibrée entre la lutte contre l’inflation et le soutien de la croissance et de l’emploi.

Mettre du sens, c'est aussi, pour nous, inviter la jeunesse française à se saisir de la cause européenne. Nous voulons que chaque jeune puisse effectuer un semestre de scolarité dans un autre pays de l’Union. Et nous proposerons à nos partenaires la création du « Pass culture européen ».

Mettre du sens, c'est également rappeler qu'il n'y aura pas d'Europe charnelle sans identité, c'est à dire sans frontières, et sans institutions efficaces. Dans cet esprit, l'UMP se prononce en faveur d'une réorientation des négociations engagées pour l’adhésion de la Turquie en négociations pour un partenariat stratégique. Quant au statu quo institutionnel, il ne sera pas longtemps tenable à 27 Etats. Il faut un accord pour permettre à l’Union de fonctionner ; un accord reprenant les avancées du projet de Constitution qui n’ont pas été contestées pendant la campagne référendaire. 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 3 décembre 2006

Alors que l’Espace Multifonctions de Brûlon accueillait samedi soir la prestigieuse organisation de l’élection de Miss Sarthe, nous sommes allés voir les amis de la Commedia dell Sarthe qui jouaient leur première d’une adaptation des Misérables de Victor Hugo. 

Dans le petit théâtre de la maison d’Auvers où brûlent de grosses bûches dans la cheminée, éclairage aux bougies, assis pratiquement à la table des Thénardier, nous assistons, impuissants, à la maltraitance de Cosette. Arrive Jean Valjean, silencieux, qui observe et intervient pour protéger l’enfant. Misère contre misère. Ceux qui luttent, ceux qui profitent ou qui essaient de profiter. C’est qu’il a  donné de sa personne à la France , le père Thénardier, sergent de Napoléon (Wagram, Austerlitz et même Waterloo), ça donne des droits, mais sur qui ?  Il faut bien que quelqu’un paye à la fin, pourquoi serions nous aussi pauvres que les pauvres, nous qui travaillons et payons nos charges ?  La commedia a ceci de bien à elle de restituer ces ambiances de « familles » en faisant jouer les enfants (remarquable petite Cosette, en face de Jean Valjean (Dédé) et de la Thénardier (Lulu).

Catherine, récitante, Caroline (la Gazette) et Gérard aux photos noir et blanc projetées sur le mur préparent et installent l’ambiance. Où l’on revoit à Paname, le guet-apens où paraît être tombé Jean Valjean, sous l’œil « en vrille » de Javert, inquiétant personnage, trouble et pervers.
Gavroche, qui pourrait parler des « keufs » comme des « cognes » , lucide et sans espoir en dehors des barricades, fait le tour de la situation, avec l’impatience de sa jeunesse.
Quand Jean Valjean, après s’être brûlé volontairement au fer rouge, lance : vous êtes des misérables, comment prendre cette invective ? Le dictionnaire donne deux sens au mot : un synonyme de miséreux qui excite la pitié, privé des ressources indispensables à la vie et un autre sens, scélérat, homme de rien. Les hommes que cette misère mène au fond du trou de l’humanité peuvent-ils être rachetés ? Les Thénardier  pourraient-ils être réhabilités (responsables, mais pas coupables). Victor Hugo nous parle-t-il d’une misère si loin de la nôtre ? En France ? Dans le monde ? 
A chacun sa vérité : après avoir applaudi les acteurs (un excellent Thénardier), la jeune relève de la troupe, la costumière, en buvant le coup de cidre, on n’apporte pas de réponse. Si ce monde est plein de paillettes, il sécrète aussi des Cosettes, des Thénardiers, des Jean Valjeans, des Gavroches et des Javerts jouant leur rôle tout simplement.  

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 23 novembre 2006

En monocoque classe 3, Dangerous When Wet (Aurélia Ditton) pointait son étrave, à 19,9 milles de la ligne, Denis Douillez sur son mono classe 2 (AOI Solidarité dentaire internationale) à 26,6 milles, puis Arnaud Dhallenne (TAT Express) à 32,5 milles , suivi dans la même classe 1 mono par Bruno Reibel sur Ville de Dinard à 59,5 milles  et enfin, en classe 40, François Angoulvant fermait la marche sur Fermiers de Loué Sarthe à 63,7 milles. Ils franchiront tous la ligne avant sa fermeture et seront donc classés sur cette 8ème édition de la Route du rhum.

"Super nouvelle ! Bravo François, quelle belle victoire pour ton projet, pour le bateau et tous ceux, élèves, profs, architecte naval, qui ont été les artisans de cette incroyable aventure ! Nous sommes très fiers de toi !"
Amicalement,  

 

Bernard Gueit

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mercredi 22 novembre 2006

Rappel : dans un article précédent paru le 18 novembre, nous avons comparé les propositions UMP et PS sur notre premier domaine d’analyse : le cadre institutionnel de la France.

Le point apparemment le plus consensuel : les mandats du Président de la République. Côté UMP : limitation du nombre de mandats successifs du Président de la République à  deux. Côté PS : le quinquennat n’est renouvelable qu’une fois.

Successif : qui se succède sans interruption.

Renouvelable : qui peut être renouvelé (effectué à nouveau) 

Au secours les juristes !  Ce que je comprends, c’est qu’à l’UMP on peut être Président de la République  pendant 10 ans consécutifs, puis faire un break cinq ans et remettre le couvert 10 ans et ainsi de suite. 
Au PS, on pourrait en tout et pour tout être Président de la République 2 fois cinq ans consécutifs ou non dans sa carrière.

Après ce premier point ça se corse et il y a une différence de poids : L’UMP envisage de stabiliser  la structure de l’exécutif (gouvernement) avec les notions de conseils stratégiques entourant le Président et un gouvernement de 15 ministres. La création de deux  grands ministères, l’un  couplant immigration et intégration et l’autre locomotive du développement durable indiquent clairement les priorités de l’action gouvernementale.

La restitution au parlement de ses pouvoirs démocratiques se fait par le respect d’une procédure législative. 

Il n’y a pas dans le toilettage, le renouveau des institutions d’appel au peuple ! On est loin de la VI ème République !
 

Au PS, au contraire, on n’y va pas de main morte ! Après la campagne présidentielle, les législatives, et en attendant les élections locales, que diriez-vous d’un petit référendum ? On connaît le goût facétieux des français à ce petit jeu consistant à ne pas répondre à la question mais à celui qui la pose ! Cela dit, compte tenu de la profondeur des modifications, il vaut mieux demander l’avis des citoyens !  Mais quand même ça ne fait pas très réaliste ! On vous passe les premières modifications visant uniquement Jacques Chirac (c’est mesquin !)

Mais la suppression du vote bloqué et de l’article 49-3, la stricte limitation de l’article 38 sur les ordonnances et des recours à la procédure d’urgence (art.45) ne sont pas des modifications banales. Je suis assez dubitatif, peut-être pourrait-on adapter le 49.3, ne pouvant s’appliquer qu’à certains sujets, certains types de loi. Je crains la paralysie de l’action dans certaines situations dont le peuple ne sera pas maître.

Je suis en revanche assez d’accord pour le mandat unique pour les parlementaires car c'est un job à plein temps.

Le PS veut introduire de la proportionnelle à l’assemblée nationale. Pourquoi pas ? Mais est-ce qu’on n’a pas aussi intérêt à limiter le nombre de députés et harmoniser le nombre d’électeurs par circonscription électorale ? Sujet complexe !

D’autres propositions sont intéressantes qui en son temps avaient été défendues par François Fillon avant qu’il ne change d’avis : l’élection des représentants des communautés urbaines et communautés au suffrage universel direct et l’identification des représentants des autres intercommunalités sur la liste des municipales.

En plus quelque chose qui paraît vraiment nécessaire aujourd’hui, le droit de vote des étrangers aux élections locales sous certaines conditions (à harmoniser au niveau européen !) 

Enfin une mesure symbolique : le Conseil constitutionnel verra sa composition modifiée. Ses membres seront désignés à la majorité des deux tiers par le Parlement.
Aujourd’hui  Le Conseil constitutionnel est composé de neuf membres. Trois des membres sont nommés par le président de la République , trois par le président du Sénat, trois par le président de l’Assemblée nationale. Leur mandat est de neuf ans et n’est pas renouvelable afin de garantir leur indépendance

 Conclusion partielle et provisoire : 
Il y a une tendance commune : prière au président de ne pas s’incruster et pouvoirs du parlement réaffirmés. 
L’Ump est pragmatique, elle concentre les modifications sur l’essentiel, confie ça aux professionnels, ça devrait aller vite.

 Le PS veut solenniser : le peuple consulté va valider des modifications d’ampleur qui ne le concernent pas directement (j’ai un doute sur la faisabilité !) 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 19 novembre 2006

Sur le thème de l'eau (Work in progress !) 

Lors de la promenade du dimanche, le Saint nous accueille ainsi que tous les autres. Il porte un chapeau, une grande robe rouge ceinte d’une corde, un livre, peut-être un missel à la main. Il vivait, paraît-il, dans une logette de branchages. Secouant sa statue, il a l’air en marche.

Dans la vallée usée de l’Erve millénaire, nous croisons les vaches, puis sur le chemin, au milieu des buis, les moutons noirs. Ce monde ancien de pierres, de grottes, de falaises nous émeut, nous en sommes les contemporains. Le bar est fermé.  Si tu bois de cette eau, tu n’auras plus jamais soif car elle jaillira en toi comme la vie éternelle.

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Samedi 18 novembre 2006

Dans un article posté le premier septembre et intitulé : « Présidentielles, comment s’y retrouver ? », j’avais proposé une méthode assez simple consistant à identifier 5 grands domaines structurants autour desquels il serait possible d’articuler une action, puis de comparer pour chacun de ces domaines les propositions des candidats. L’avantage de la méthode est de ne pas être contraint par l’hétérogénéité de la présentation des propositions par les différents candidats et de pouvoir comparer ce qui est comparable. L’inconvénient est de détricoter au fil de l’eau les présentations des candidats et d’en appauvrir le contenu quand on regarde un seul domaine. (Car certaines idées auront été classées dans un autre domaine). C’est seulement en considérant l’ensemble des 5 domaines, que l’on pourra retrouver toute la richesse du programme des uns et des autres.  

1er exercice appliqué au programme socialiste et aux propositions UMP (ces dernières au stade de la présentation par F Fillon à la presse avant le conseil national du 16 novembre et donc  plus synthétiques que le programme législatif complet que va valider l’UMP)

Domaine 1 : le cadre institutionnel de la France 
 

Cela rejoint toutes les réflexions autour de la « sixième république », le rôle du parlement, le nombre de députés, le mode de scrutin, mais aussi tout ce qui tourne autour de la décentralisation, la démocratie de proximité, la participation des citoyens, le droit de vote des étrangers… etc.  

Se posent ici les questions de gouvernance et de démocratie, c'est-à-dire le cadre de l’action. 
 

En ce qui concerne l’UMP :

"Le nombre de mandats successifs du Président de la République devrait être limité à deux. Il serait entouré de deux conseils stratégiques : l’un relatif aux affaires étrangères, à la défense et à la sécurité intérieure, l’autre relatif au développement durable et à la lutte contre le changement climatique. 
 Le Premier ministre conduirait l’action de 15 ministres dont les compétences seraient fixées dans une loi organique afin de mettre un terme aux changements permanents de structures gouvernementales. 
Deux grands ministères nouveaux seraient créés parce qu’ils répondent à deux défis majeurs du siècle : un ministère de l’immigration et de l’intégration et un grand ministère du développement durable réunissant l’environnement, l’énergie, l’équipement, les transports et la prévention des risques industriels.
Parallèlement, les pouvoirs du Parlement doivent être renforcés à travers la procédure d’élaboration des textes législatifs et à travers ses moyens de contrôle. Nous militons en faveur d'une dose de proportionnelle au Sénat afin que tous les partis politiques y soient représentés.
Dans le cadre de cette démocratie plus vivante, 10% du corps électoral pourront demander au Parlement de se prononcer sur un problème et soumettre au référendum la suppression d’un texte existant. Les citoyens pourront également saisir le Conseil constitutionnel par la voie de l’exception. »

En ce qui concerne le PS

Après une victoire de la gauche lors des élections présidentielles et législatives, nous organiserons dans les six mois un référendum, mis en oeuvre par l’article 11 de la Constitution, pour soumettre aux Français un ensemble de réformes démocratiques.

I Une nouvelle république
A Une République parlementaire 
Le Président de la République sera responsable. Le statut pénal du chef de l’Etat sera réformé. En cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat, le Président de la République pourra être destitué à l’initiative de l’Assemblée Nationale.
Il ne présidera plus le Conseil supérieur de la magistrature et ne nommera plus les
membres du Conseil constitutionnel. Le quinquennat ne sera renouvelable qu’une seule fois.
Le Premier Ministre sera lié par un contrat de majorité. Il sollicitera la confiance, avant d’engager son action. Il présentera, au début de chaque session parlementaire, un programme de travail donnant lieu à débat. Il importe que les instances dirigeantes du pays respectent, dans leur composition, la parité et la diversité. 
La souveraineté du Parlement sera établie par une co-maîtrise de l’ordre du jour avec le gouvernement, suppression du vote bloqué et de l’article 49-3, stricte limitation de l’article 38 sur les ordonnances et des recours à la procédure d’urgence (art.45), augmentation du nombre de commissions parlementaires permanentes, reconnaissance de la fonction d’évaluation de la loi, vrai statut pour l’opposition. Dans cet esprit, sera instauré le mandat unique pour les parlementaires ainsi que la limitation renforcée du cumul des fonctions (Présidents de gouvernements communaux ou de syndicats) et du cumul d’activités professionnelles. Pour les ministres, le cumul avec une fonction exécutive locale sera interdit. Un statut de l’élu sera mis en place pour permettre un véritable renouvellement de la classe politique, en permettant notamment aux salariés du secteur privé d’accéder à des mandats électifs.
L’Assemblée Nationale sera rendue plus représentative par l’introduction d’une dose de proportionnelle et l’élection au suffrage universel direct de députés représentant les Français de l’étranger. Environ un député sur cinq devrait être élu à la proportionnelle sur des listes nationales, complémentaires des candidatures par circonscriptions. Celles-ci seront redécoupées pour représenter plus équitablement les territoires.
Cette réforme d’ampleur s’appliquera dès les élections législatives de 2012. Le Sénat entrera dans l’ère de l’alternance par l’extension du mode de scrutin proportionnel départemental à partir de 3 sièges et la modification du collège sénatorial. Son droit de veto en matière constitutionnelle sera supprimé.
Le Parlement sera mieux associé à l’élaboration de la politique étrangère et de défense ainsi qu’à la conduite des négociations commerciales internationales et au contrôle des institutions financières internationales. Les projets de directive feront l’objet d’une évaluation par une commission parlementaire permanente relative à l’Union européenne qui sera transmise à l’ensemble des parlementaires avant leur approbation par le gouvernement et préalablement à leur transposition en droit interne. Le Conseil constitutionnel verra sa composition modifiée. Ses membres seront désignés à la majorité des deux tiers par le Parlement. 

B Une démocratie plus directe
Nous favoriserons la loi d’initiative citoyenne au terme d’une procédure de dépôt d’une pétition signée par un million de signatures dans 30 départements au moins.

Nous reconnaîtrons la prise en compte séparée des bulletins blancs.

Nous ouvrirons le droit pour les citoyens de saisir le Conseil constitutionnel.

Nous reconnaîtrons le droit de vote pour les scrutins locaux aux résidents étrangers en situation régulière, et résidant depuis 5 ans dans notre pays.

Nous procèderons à la rénovation du Conseil économique et social, pour faire de cette instance, une troisième chambre effective, en rénovant sa composition, en la consultant fréquemment et en intégrant ses recommandations dans le débat national. Les Conseils d’expertise de l’État seront placés sous son autorité.

Nous consulterons les Français sur l’opportunité de rendre le vote obligatoire.  

II Un nouvel âge de la décentralisation  

A Démocratiser
Nous donnerons aux élus les moyens de se consacrer pleinement à leurs fonctions : la limitation du cumul des mandats exécutifs dans le temps à trois et du cumul des fonctions ainsi que la mise en place concomitante d’un statut de l’élu.

Nous modifierons le mode de scrutin des Conseils généraux pour le rendre plus représentatif des territoires.

Nous favoriserons également la participation électorale des citoyens par le regroupement des élections locales le même jour, l’harmonisation de la durée des mandats à 5 ans et des modes de scrutin, le renouvellement des conseils généraux aura lieu le même jour.

En ce qui concerne l’élection des représentants des communautés urbaines et communautés d’agglomérations, nous proposons leur élection au suffrage universel direct. Nous identifierons les représentants des autres intercommunalités sur la liste des municipales.  

B Simplifier  

Nous clarifierons les compétences des différentes collectivités territoriales dans le sens de la garantie de leur autonomie financière et la justice dans la répartition des moyens.

Nous refonderons les relations entre l’Etat et les collectivités locales en organisant des transferts de compétences intégralement compensées, en rapprochant les trois fonctions publiques, en nouant un contrat entre l’Etat et les territoires, à travers une Conférence nationale territoriale.  


La suite : d’abord digérer ça ! (et ensuite commentaires !) 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 16 novembre 2006

Entre le battement de cils des papillons

Et le pas des soldats dans la ville
 

Ce début de civilisation qui se noie

En nous

Ces premiers mots inscrits sur les palissades

Loin avant le port avant la gare

Avant la ruelle familière

Si le temps s’écarte un peu des sentiers battus

Il y a un continent de chansons et de chambres 

Dans les rues que regarde la mer

Dans son miroir

Où l’on rentre chez soi

Ces premiers mots inscrits

Sur de blanches palissades

Ces premiers signes de la langue maternelle

Entre les tanks qui rugissent

Et les cris du concert des nations

Quand le soleil tombe sur la ville

Quand tout semble arrêté

Dans un midi funeste

Un laurier rose qui guette

Le battement de cils d’un papillon

Un continent de chansons et de rues

De maisons et de chambres

Où l’on entend l’amour à pas de loup

Descendre

Du ciel

Soupirer dans l’attente

Se sauver en plein jour

Effraction de la nuit du mirage et du songe

C’est la terre ou ce n’est pas encore elle

Les mots qui s’envolent aux fenêtres

Comme des drapeaux

 

Et ces frères qui portent sur leurs épaules

La mort de l’un d’entre eux

Ci- la peur qui s’installe dans les téléviseurs

Ah ! Une ronde de chansons et de pleurs

Entre le cil des papillons et le vol bleu de l’hirondelle

Quand on rentre chez soi loin du port

Des odeurs familières

En offrant les lettres

Et les blessures qu’on a reçues

A la tête

En apportant un continent de rues

De balcons et de chambres

de jardins

Pour s’écouter

Et entendre  la parade de la mer

La parole rejoint les murs

Des lettres qu’ils ont reçues

Des blessures à leur tête

Les papillons le laurier rose

Où l’on rentre chez soi

Loin des sentiers battus

C’est ma terre et ce n’est pas encore elle

Loin du port de la gare de la petite ruelle

Des chambres où descend  l’amour

Du ciel à pas de loup

Des jardins où l’on s’assemble

Pour boire l’air frais du soir à grandes goulées

Et ces frères qui portent sur leur visage la mort de l’un d’entre eux

Civilisation qui se noie

Et les mots qui éclaboussent  les murs

De chansons de rues de palabres de maisons en plein jour

Où les fontaines s’assemblent pour pleurer dans le noir

Leur soleil déchiré

Entre le cil des papillons  l’aéroport bombardé

De la chaîne des vivants des blessés et des morts

Et des cris du concert des nations

Derrière les mots qui écrasent  les murs

Il  y a un continent de chansons

Où les sirènes entament leurs prières sans fin

Les cercueils fendent la foule le poing levé

Quand on rentre chez soi

Les yeux exténués

Du soleil blanc dans la ruelle

Des cafés pleins à craquer

Et le rythme qui appelle

Les tambours sur la peau de l’été

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mercredi 15 novembre 2006

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par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 14 novembre 2006

Que de raisons d'espérer ! La campagne présidentielle entre véritables opposants se prépare. Dès lors que sera dépassée la période "Protège moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge !", on pourrait bien avoir une vraie campagne d'idées, de philosophie, d'approches différentes qui, riches chacune de leur originalité, tireraient vers le haut le débat et dans la foulée, quel que soit le résultat, les françaises et les français pour se retrousser les manches face au challenge qui les attend.  

Il y a beaucoup d'idées qui bouillonnent chez Sarko, Ségolène, ou Bayrou. Mais aussi chez les verts, chez les altermondialistes, et en plus  il y a un mouvement fort de la société pour interpeller ses responsables sur la vie quotidienne.

Tout ça est, au fond, de bon augure, puisque c'est l'Alpha et l'Omega de la politique : elle vient du peuple et y retourne. C'est cette fluidité, qu'autorisa un temps la démocratie directe, que nous avons perdue. L'Omega est loin de l'Alpha, les circuits longs rendent la démocratie atone. 

Cette élection présidentielle est la chance d'un nouvel élan : le contraire de 2002. Saisissons notre chance !

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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