Dimanche 28 janvier 2007

Patience, bientôt du nouveau sur l'actualité municipale brûlonnaise et commentaires sur le reste du monde ! 


Lundi 29 janvier : réunion d'adjoints 


Mardi 30 janvier  : Commission finances (la première pour la préparation du budget)

 

Jeudi 1er février : Conseil municipal

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Samedi 30 décembre 2006

Tout le monde sait qu’il y a une poésie des gares et certains encore plus.
Je voudrais vous parler d’un livre simple et d’une urgence. D’une urgence de 30 ans.

Avant d’entamer d’autres livres que l’amour filial a choisis avec tant de justesse pour Noël ! Danke sehr !  Je vous dirai ces livres aussi un peu plus tard. 

Jacques Reda est un poète. Le livre que je lis de lui s’intitule « Les Ruines de Paris ». C’est une nouvelle édition de 2002 dans la jolie collection NRF de Gallimard, d’un ouvrage publié en 1977 qui était son premier recueil en prose.

Savez-vous ce que c’est que la poésie en prose ?
Pour moi, ça démarre avec Baudelaire : Petits poèmes en prose ! C’est quelque chose de très urbain, mais qu’on pourrait aujourd’hui appliquer à toute forme d’inspiration. C’est très proche du blues, on entend (dixit J Reda), la basse ambulante qui en jazz se balade sur les portées et soutient toujours le tempo qu’il soit gai ou qu’il soit triste.

Jacques Reda s’est beaucoup promené (dérivé ?) sur son solex dans Paris et plus si affinités. Il observe, il rêve, il s’illumine, il tremble, il s’aventure, il s’indigne, il compatit, il reste discret, universel et quotidien, totalement seul et solidaire : C‘est un poète, un vrai !

Il y a longtemps que je n’ai pas lu d’un  seul trait un recueil de poésie. C’est un peu comme avaler une boite de chocolat. Mais là, je sens qu’il y a  comme un enjeu à  finir la phrase, le poème, le livre. Notre monde change, nous habitons ses ruines et ces ruines disparaissent. Il y a un monde entre le siècle dernier (Sauriez vous encore fêter l’an 2000 ?) et celui d’aujourd’hui. Dans la fuite du temps, si nous regardons en arrière, nous voyons s‘écraser le 20ème siècle sur le 19ème (la guerre de 14, celle de 39, la guerre froide, l’économie matérielle) et quand nous regardons devant, le temps semble s'emballer (mondialisation versus guerre mondiale, conflits localisés avec retentissement planétaire, guerre chaude du terrorisme, économie virtuelle.)
 

Ca file, ça file, ça file à toute allure, à toute berzingue. Reda prend de vieux trains avec des compartiments usés, il voit défiler les sillons du champ bien labouré, l’herbe des talus, des ponts de fer, des usines de briques. Il est remué par dessus tout par les redoutes, les forts désaffectés, les fours à chaux, les vestiges industriels et ferroviaires qui ne servent plus à rien, qui portent des dates à leurs frontons et qui vont s’enfonçant dans le sol vers un futur passé indéfini.
 « Il n’y a plus  au-delà vers un brasier obscur de branches, que les rails qui se ramassent et se détendent au loin comme un coup de fouet. C’est là que le train apparaîtra sans doute à l’heure exacte, et l’on pourrait trouver étrange que le train n’arrive jamais. Sur le temps cependant sont endormis tellement de paix et de silence, qu’il est bien plus étrange encore de voir surgir le train. »
 

Jacques REDA

Les Ruines de Paris

Nrf Poésie/Gallimard

ISBN : 2-07-032737-X         

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 24 décembre 2006

Alors que la dernière année du mandat municipal s’approche à pas de loup, un regard dans le rétroviseur permettrait de mesurer le chemin parcouru et constater les nombreuses réalisations ou services mis en place pour la population brûlonnaise. Chaque conseiller municipal peut, modestement, mais légitimement, revendiquer sa part dans ce résultat obtenu. Mais ce n’est pas l’heure du bilan, il faut attendre l’année prochaine. Ce n’est d’ailleurs pas à moi de le faire, mais je ferai entendre ma voix avec un regard amical, critique  et un peu décalé.

 

 

 

Pour achever ce mandat, nous sommes confrontés à deux dossiers « phares » sur lesquels nous sommes, me semble-t-il, en difficulté. Il s’agit du projet de requalification du plan d’eau et de celui de réhabilitation et aménagement de la mairie.

La cause des difficultés est différente d’un dossier à l’autre, mais tous deux sont à mener au cours d’une année au contexte lourd en raison d’autres sujets (station d’épuration, évolution de la démographie scolaire, manque d’expérience sur le coût de fonctionnement de la salle,  ambition du club de foot). A cela s’ajoute un climat d’incertitude politique quant aux résultats des élections présidentielles et législatives, lesquels  pourraient changer un certain nombre d’orientations dont il serait très audacieux de mesurer aujourd’hui l’impact sur les dossiers.

Pour la requalification du plan d’eau, il y a deux principales difficultés :


-la première est due paradoxalement à l’abondance de fonds publics sollicités qui complexifie l’articulation des dossiers de subvention et qui joue aussi un rôle pervers sur la maîtrise de l’enveloppe (qu’on a vue glisser de 280.000 à 340.000)

-la deuxième est l’originalité du projet qui cherche à faire un aménagement d’ensemble, alors que nous n’avons pas de maîtrise d’œuvre globale ( en dehors de l’espace collectif, nous sommes la maîtrise d’œuvre pour l’implantation des aménagements)

Pour la mairie, c’est différent :

Lors du concours d’architecte, un cabinet a été retenu. Le projet réunissait le meilleur du fonctionnel dans l’enveloppe allouée.

 

 

 

Pour préparer les appels d’offres, le cabinet s’appuie sur les services d’un économiste qui a une parfaite connaissance du marché, qui dispose de bases de données actualisées en permanence et de modèles prévisionnels.
Le professionnalisme de l’économiste doit permettre de procéder aux appels d’offres dans les coûts du marché. Or, il s’est avéré qu’il y a eu un vrai « plantage » lors du premier appel d’offres.
On recommence donc, mais allons-nous  pouvoir rester dans l’enveloppe initiale (en gros 1.000 000 euros) et si on doit dépasser, en avons-nous la capacité financière ?

Ainsi l’horizon pourrait paraître s’assombrir, surtout si on s’interroge sur les résultats que pourrait donner le prochain appel d’offres sur l’espace collectif du plan d’eau (réponse en janvier).

 

 

C’est dans la difficulté qu’on voit les équipes, si elles existent et si elles sont capables de se dépasser. Il est nécessaire pour les responsables de prendre de la hauteur, de supporter la pression des délais, d’anticiper sur des hypothèses pour rester serein et ne pas avoir à décider face au mur. C’est bien sûr plus facile à dire qu’à faire, mais il faut commencer par en être conscient. C’est dans ces conditions que le conseil municipal pourra apporter toute l’aide, la sagesse et le soutien qu’attendent alors de lui les responsables.
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 22 décembre 2006

Quand les anges descendent sur la terre
on les distingue à leurs ailes qu'ils dissimulent derrière de larges épaules

ou repliées sous des robes de laine élancées

 

Ils parlent peu, mais ils sourient, énigmatiques,

quand leurs mots sonnent comme de la musique
 

 

S'ils connaissent la maladresse dans les choses de la vie

ils savent surtout combien sont lourd

certains objets que nous cachons au fond des chagrins

 

Leur force c'est la légèreté

qu'ils communiquent à tout ce qu'ils touchent
comme est légère
la vague de cristal qui fait tourner la terre

Les anges sont parmi nous
silhouettes transparentes approchant les ombres des hommes

Ils nous voient nous jetant
aveugles
contre des murs de sang

Ils nous voient buvant des barils de pétrole

Ils nous voient parlant pour ne rien dire

Les anges ne pleurent pas la vie
ne se lamentent pas
ne jugent pas

Ils laissent souvent leur part à de plus transparents qu'eux

Parfois nous sommes des anges quelques instants
à faire tourner la terre sous nos pieds
à brûler des ailes naissantes
pour éteindre des incendies criminels

 

Mais nous n'avons pas ce don d'éternité
notre étoffe s'épuise sous l'effet de serre

Reste le souvenir d'un oxygène si pur
et d'un souffle léger
comme un baiser sur la bouche

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 12 décembre 2006

L’AG s’est bien passée. Election d’un bureau surprise, entièrement renouvelé au niveau des postes clés. Des idées, des projets, des engagements. La presse locale, totalement présente (Jean, Myriam et Gisèle) vous donne les détails dans Ouest-France, Le Maine Libre et les Nouvelles, avec photos  (vous pouvez acheter les trois!).
Mais ils ne parleront pas de l'excellent punch qui nous fut offert à la fin de la réunion pour fêter le nouveau bureau qui a le vent (de la route du rhum) en poupe !
 
Jeudi 14 décembre, à  20 h,  la commission pour la requalification du plan d’eau se réunit pour finaliser la réflexion et définir le plan de mise en œuvre. La nouvelle équipe de la base de loisirs est un atout de plus pour la réussite de ce projet ambitieux, difficile, mais prometteur.

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 11 décembre 2006

Comparaison (Comparaison n’est pas raison !) :

 

Le PS veut augmenter le budget européen, y compris par l’emprunt, faire décider d’un SMIC européen. Il souhaite également revoir le pacte de stabilité zone euro, installer une agence de l’armement (France, GB, Allemagne). Il n’est pas très clair vis-à-vis de la Turquie qui soit relève de l’examen des candidatures actuelles, soit relève des partenariats stratégiques des rives sud de la méditerranée (question à poser !) Sur ce point l’UMP est plus claire : elle souhaite réorienter les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union en négociations  sur un partenariat stratégique.

Sur la répartition des fonds structurels, il y a entre les deux partis une divergence de taille : le PS opte pour la  mise en place d’un plan d’investissements massifs envers les 10 nouveaux entrés et les futurs entrants afin d’atténuer le dumping instauré par ces pays, et ce à l’instar de ce qui a été fait en son temps pour la Grèce , l’Espagne, le Portugal. A l’UMP, on dit plutôt : plus d’attribution de fonds structurels aux pays qui pratiquent le dumping social, fiscal ou environnemental !
Il y a une critique commune vis-à-vis de la Banque Centrale Européenne, dont les statuts (PS) doivent être révisés tandis que l’UMP propose que sa politique monétaire soit plus équilibrée entre la lutte contre l’inflation et le soutien de la croissance et de l’emploi.

 

Le Ps réclame une harmonisation par le haut des droits sociaux et une directive sur les services publics. Il souhaite également plus de protectionnisme (tarif extérieur commun), une harmonisation des fiscalités. Enfin il souhaite revenir sur le traité constitutionnel le débarrassant de tout ce qui n’était pas du domaine purement institutionnel, pour, après négociation, le  soumettre au peuple Français par référendum.
L’UMP ne parle pas (en tout cas dans le document synthétique que nous utilisons) de protectionnisme. En revanche, elle fait appel à la jeunesse pour qu’elle se saisisse de l’Europe en allant passer un semestre de scolarité dans un pays de l’union au cours de sa formation.

 

Sur le fonctionnement de l’Europe, l’UMP souhaite un accord institutionnel, persuadée que les Français n’ont pas dit non à la constitution, mais à une certaine Europe. (Et peut-être pour certains cadres du parti, les Français auraient dit « non » à J Chirac ?)


Commentaires :

 

Sur l’augmentation du budget de l’Europe, il faut être clair : cette augmentation proviendra d’une augmentation globale de la contribution de ses états membres. Donc globalement une diminution des marges de manœuvre des Etats. Après, il faut déterminer à 25, bientôt 27, la part de chacun : qui paye plus, qui paye moins ?

Revoir le pacte de stabilité (pour les pays les plus riches !) : c’est peu solidaire des pays entrants.
Pour l’harmonisation sociale, il me semble que les efforts faits en Grèce, Espagne et Portugal ont marché. La conjoncture le peut-elle aujourd’hui ? En tout état de cause, ça veut dire que nous aurons encore à souffrir pour que les investissements faits chez nos voisins portent leurs fruits, les rendent plus consommateurs des biens et services que nous produisons et moins « faussement concurrentiels » de part leurs faibles coûts sociaux.

La critique de la Banque Centrale Européenne me paraît très hypocrite. Cette institution indépendante a une mission : lutter contre l’inflation, c'est-à-dire contre la hausse des prix, facteur de baisse de pouvoir d’achat d’une part, mais aussi d’incertitudes pour les entreprises  quant à  l’évolution des coûts. Bien sûr cette « nouvelle dame de fer », un peu  doctrinale, s’accommode mal des petits arrangements politiques des uns et des autres qui s’assoient volontiers le temps d’un mandat sur une aussi peu exaltante réalité que la fixation des taux directeurs. Mais je resterais prudent sur le sujet et serais plus « Européen » en acceptant cette règle du jeu économique qu’en son temps, seul Jacques Delors avait eu le courage et le talent de « cuisiner » à la française.

Conclusion provisoire : un peu déçu par les propositions des deux préférés de la presse ! L’Europe ne semble pas être un vrai sujet. On a un peu la trouille depuis le référendum. (Sacrés Français !). Alors vite, on oublie et sur ce sujet on cherche notre miel ailleurs, chez Bayrou ?  

À suivre !  

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 11 décembre 2006

Mardi 12 décembre 18 H AG Base de loisirs (Mairie-Prieuré)

Jeudi 14 décembre 20 h (Salle du conseil de la Mairie nouvellement installée au Prieuré) : Point sur l’avancement des projets de la requalification du plan d’eau

Jeudi 21 décembre matin : permanence de L Cohin (architecte des petites cités de caractère)

Samedi 6 janvier (fin d'après-midi) : voeux du maire.

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 10 décembre 2006

Deuxième volet de l’exercice de comparaison des propositions UMP et PS autour du deuxième domaine : le cadre européen. (CF articles précédents de novembre)

« Complémentaire au domaine 1 (le cadre institutionnel de la France ) parce que nombre de décisions sont prises à cet échelon, il faut bien que la France contribue à faire avancer le cadre de fonctionnement de l’Europe, sur le plan des institutions, en se positionnant aussi sur le rôle qu’elle entend faire jouer à l’Europe pour l’Europe et pour le monde. (Cadre de fonctionnement et rôle sont étroitement liés)

C’est également,  au moins en lien très fort avec ce domaine que se posent les questions de politique étrangère et de défense. »

Les documents utilisés pour la comparaison sont pour le Parti Socialiste son programme et pour l’UMP la présentation par F Fillon à la presse des principales propositions du projet UMP.

Un article prochain reprendra mes commentaires et il sera intéressant d’intégrer à la réflexion les propos récents de S Royal ou N Sarkozy qui complètent, illustrent  ou éventuellement se démarquent des programmes. Il sera alors temps également, sur ce point très important, à mon sens, d’examiner la vision d’autres candidats (comme F Bayrou par exemple, européen convaincu)   

Le programme du parti socialiste :

Le PS évoque l’Europe dans la première partie : réussir le plein emploi dans le développement durable et plus précisément dans le chapitre « relancer la croissance par l’investissement et le pouvoir d’achat » 

L’Europe mobilisée  

 Nous souhaitons renforcer le pilotage économique de la zone euro et travaillerons à la mise en place d’un véritable gouvernement économique, avec un objectif d’emploi, de croissance et d’innovation.

Nous voulons donner à l’Europe la capacité d’investir dans l’avenir en augmentant fortement le budget européen, particulièrement la part du budget de la recherche, et en décidant le lancement d’un emprunt européen avec la Banque européenne.

Nous proposerons d’instituer un salaire minimum dans chaque pays européen pour lutter contre le dumping social.

Le PS évoque à nouveau l’Europe dans la partie IV :
 

 

FAIRE REUSSIR LA FRANCE EN EUROPE ET DANS LE MONDE

La France a un rôle majeur à jouer dans le monde mais aujourd’hui son influence régresse. La droite mène une politique confuse qui oscille d’une position à l’autre. Elle n’a pas non plus convaincu en Europe. Nous vivons dans un monde qui connaît d’importantes évolutions : l’émergence de grandes puissances politiques et économiques en Asie avec la Chine et l’Inde, la nouvelle donne en Amérique Latine, l’enfoncement dans la crise de beaucoup de pays africains, les conflits présents et à venir pour l’énergie, les menaces sérieuses sur les équilibres écologiques, l’existence d’un terrorisme mondial, les contradictions aiguës de l’hyper puissance américaine, la réalité d’une Europe composée de 25, bientôt 27...  

 

 

I Relancer l’Europe

A Redéfinir son projet et ses frontières

L’Europe est aujourd’hui en panne. Le cours libéral imprimé à la construction européenne a obscurci le projet d’une intégration solidaire. Ses institutions ne sont pas adaptées à une Union à 25 Etats membres. Elle ne dispose pas d’un budget à hauteur de ses ambitions. Elle souffre d’un déficit démocratique et social. Pour autant, l’Union Européenne demeure un outil majeur pour maîtriser notre avenir. Sa construction aujourd’hui passe par des coopérations renforcées, dans de nombreux domaines qui évitent une conception figée autour d’un « noyau dur » :
-Pour les questions économiques et sociales, l’harmonisation fiscale, la convergence des politiques budgétaires, nous devons partir de la zone euro. Nous souhaitons que les critères du pacte de stabilité et de croissance soient revus.
-Pour la politique de défense, avec l’installation d’une agence de l’armement, le triangle France/Allemagne/Grande-Bretagne peut être moteur, avec tous ceux qui le veulent.
Mais, la crédibilité même de l‘Europe exige une clarification et une définition de ses frontières. L’élargissement doit dans un premier temps se limiter à l’examen des candidatures actuelles dans le respect des critères exigés, qu’ils soient démocratiques, économiques ou sociaux. Au-delà des frontières de l’Union, peut être proposé un partenariat stratégique aux Etats voisins, et notamment aux pays de la rive Sud de la Méditerranée.

 

 

B Relancer la dynamique européenne

Un Président de gauche aura en 2007 à proposer un plan de relance européenne qui s’articulera autour des principes suivants :

 

-Une augmentation du budget européen pour accroître la part consacrée à la recherche et à l’innovation, (qui ne doit pas faire partie des dépenses prises en compte par les critères de Maastricht), pour développer les infrastructures de transport, respectueuses de l’environnement, pour une politique industrielle promouvant des pôles et des secteurs compétitifs, pour mettre en place un plan d’investissements massifs envers les 10 nouveaux entrés et les futurs entrants afin d’atténuer le dumping instauré par ces pays, et ce à l’instar de ce qui a été fait en son temps pour la Grèce , l’Espagne, le Portugal.

-Une priorité pour le plein emploi qui doit inspirer les politiques de la zone euro mais aussi de la Banque Centrale Européenne, dont les statuts devront être révisés.

- Un Traité social, pour harmoniser par le haut les droits sociaux dans l’Union et une directive cadre sur les services d’intérêt général garantissant le développement des services publics en Europe. Nous proposerons à nos partenaires d’adopter des critères de convergence sociale. Nous oeuvrerons au développement de la démocratie sociale en Europe et favoriserons le rôle et l’expression des forces syndicales au niveau européen.

-Une meilleure protection de l’Union dans une concurrence commerciale désormais mondiale en établissant des règles sociales et environnementales applicables aux produits importés – ce qui suppose un débat sur les règles de l’OMC - et en unifiant la représentation de l’Union Européenne dans les institutions financières internationales. Il faut mettre en oeuvre des instruments capables de mieux protéger l’industrie européenne et son

avenir notamment contre les délocalisations extra-européennes. Cette exigence appelle un renforcement du tarif extérieur commun. Enfin, nous devons être à l’origine d’un projet fiscal fondé au départ sur la détermination de règles d’harmonisation entre les pays de la zone euro, qui ouvrira la voie à un impôt européen.


C Elaborer un nouveau Traité constitutionnel

L’Europe élargie ne pourra demain décider de façon efficace et peser dans le monde qu’avec d’autres institutions que celles du Traité de Nice. Nous refuserons une ratification du Traité Constitutionnel Européen tel qu’il a été rejeté le 29 mai, même s’il est accompagné d’un nouveau préambule. Nous proposerons l’élaboration d’un Traité strictement institutionnel qui organisera efficacement les pouvoirs, avec un Parlement Européen exerçant ses pleines responsabilités législatives et budgétaires, un Président de la Commission élu par le Parlement, un Conseil Européen, avec à sa tête un Président de l’Europe. Une fois renégocié, un tel traité sera soumis au peuple par référendum.

 

 

Le projet UMP 

Notre 2ème engagement : c'est de retrouver l’Europe pour la relancer.

Elle est actuellement en panne. Il est de notre devoir historique de remettre du sens et de l'efficacité à l'aventure européenne.

Mettre du sens, c'est d'abord faire en sorte que l'Union arrête de jouer contre elle-même. C’est pourquoi nous demandons la suspension de l’attribution des fonds structurels aux pays qui pratiquent le dumping social, fiscal ou environnemental. Et nous souhaitons que l’Europe fonctionne sur le principe de la préférence communautaire et que sa politique monétaire soit plus équilibrée entre la lutte contre l’inflation et le soutien de la croissance et de l’emploi.

Mettre du sens, c'est aussi, pour nous, inviter la jeunesse française à se saisir de la cause européenne. Nous voulons que chaque jeune puisse effectuer un semestre de scolarité dans un autre pays de l’Union. Et nous proposerons à nos partenaires la création du « Pass culture européen ».

Mettre du sens, c'est également rappeler qu'il n'y aura pas d'Europe charnelle sans identité, c'est à dire sans frontières, et sans institutions efficaces. Dans cet esprit, l'UMP se prononce en faveur d'une réorientation des négociations engagées pour l’adhésion de la Turquie en négociations pour un partenariat stratégique. Quant au statu quo institutionnel, il ne sera pas longtemps tenable à 27 Etats. Il faut un accord pour permettre à l’Union de fonctionner ; un accord reprenant les avancées du projet de Constitution qui n’ont pas été contestées pendant la campagne référendaire. 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 3 décembre 2006

Alors que l’Espace Multifonctions de Brûlon accueillait samedi soir la prestigieuse organisation de l’élection de Miss Sarthe, nous sommes allés voir les amis de la Commedia dell Sarthe qui jouaient leur première d’une adaptation des Misérables de Victor Hugo. 

Dans le petit théâtre de la maison d’Auvers où brûlent de grosses bûches dans la cheminée, éclairage aux bougies, assis pratiquement à la table des Thénardier, nous assistons, impuissants, à la maltraitance de Cosette. Arrive Jean Valjean, silencieux, qui observe et intervient pour protéger l’enfant. Misère contre misère. Ceux qui luttent, ceux qui profitent ou qui essaient de profiter. C’est qu’il a  donné de sa personne à la France , le père Thénardier, sergent de Napoléon (Wagram, Austerlitz et même Waterloo), ça donne des droits, mais sur qui ?  Il faut bien que quelqu’un paye à la fin, pourquoi serions nous aussi pauvres que les pauvres, nous qui travaillons et payons nos charges ?  La commedia a ceci de bien à elle de restituer ces ambiances de « familles » en faisant jouer les enfants (remarquable petite Cosette, en face de Jean Valjean (Dédé) et de la Thénardier (Lulu).

Catherine, récitante, Caroline (la Gazette) et Gérard aux photos noir et blanc projetées sur le mur préparent et installent l’ambiance. Où l’on revoit à Paname, le guet-apens où paraît être tombé Jean Valjean, sous l’œil « en vrille » de Javert, inquiétant personnage, trouble et pervers.
Gavroche, qui pourrait parler des « keufs » comme des « cognes » , lucide et sans espoir en dehors des barricades, fait le tour de la situation, avec l’impatience de sa jeunesse.
Quand Jean Valjean, après s’être brûlé volontairement au fer rouge, lance : vous êtes des misérables, comment prendre cette invective ? Le dictionnaire donne deux sens au mot : un synonyme de miséreux qui excite la pitié, privé des ressources indispensables à la vie et un autre sens, scélérat, homme de rien. Les hommes que cette misère mène au fond du trou de l’humanité peuvent-ils être rachetés ? Les Thénardier  pourraient-ils être réhabilités (responsables, mais pas coupables). Victor Hugo nous parle-t-il d’une misère si loin de la nôtre ? En France ? Dans le monde ? 
A chacun sa vérité : après avoir applaudi les acteurs (un excellent Thénardier), la jeune relève de la troupe, la costumière, en buvant le coup de cidre, on n’apporte pas de réponse. Si ce monde est plein de paillettes, il sécrète aussi des Cosettes, des Thénardiers, des Jean Valjeans, des Gavroches et des Javerts jouant leur rôle tout simplement.  

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 23 novembre 2006

En monocoque classe 3, Dangerous When Wet (Aurélia Ditton) pointait son étrave, à 19,9 milles de la ligne, Denis Douillez sur son mono classe 2 (AOI Solidarité dentaire internationale) à 26,6 milles, puis Arnaud Dhallenne (TAT Express) à 32,5 milles , suivi dans la même classe 1 mono par Bruno Reibel sur Ville de Dinard à 59,5 milles  et enfin, en classe 40, François Angoulvant fermait la marche sur Fermiers de Loué Sarthe à 63,7 milles. Ils franchiront tous la ligne avant sa fermeture et seront donc classés sur cette 8ème édition de la Route du rhum.

"Super nouvelle ! Bravo François, quelle belle victoire pour ton projet, pour le bateau et tous ceux, élèves, profs, architecte naval, qui ont été les artisans de cette incroyable aventure ! Nous sommes très fiers de toi !"
Amicalement,  

 

Bernard Gueit

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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