Dimanche 25 février 2007

Au moment où l’équipe de France réalise un remarquable parcours dans le tournoi des VI nations augurant d’une belle coupe du monde , il est temps de faire, après bien d’autres, l’éloge de ce jeu de « voyous  joué par des gentlemen ». 

 

Avant d’être un sport, le rugby est un jeu qui met aux prises 30 joueurs sur un terrain presque aussi grand  qu’un terrain de football, au cours de deux périodes de 40 minutes. Il fait appel à des qualités de force, d’adresse, de courage, de solidarité, d’intelligence et de lucidité. 

 

Les 15 joueurs d’une équipe sont complémentaires .On distingue deux grandes familles : les avants (les « bourriques » comme on les appelle affectueusement) qui jouent les touches, les mêlées et les lignes arrière, la cavalerie, chargée d’attaquer. Le lien entre avants et arrières se fait par la charnière, la paire de demis, qui oriente le jeu.

Sur le papier, c’est aussi simple qu’un échiquier !  

 

Le jeu a beaucoup changé depuis que nous allions avec le grand-père au mythique stade Mayol soutenir les « rouge et noir » du Rugby Club Toulonnais. A l’époque, les règles n’étaient pas les mêmes, l’essai ne valait que trois points. La touche était accordée, quelle que soit l’aire de jeu depuis laquelle le coup de pied avait été envoyé, il était interdit de faire l’ascenseur lors des touches. Le jeu, au début des années soixante, n’était pas aussi moderne.

Voir un pilier en position de trois-quarts aile relevait de l’incongruité. Il y avait les fondamentaux : les avants fixent, secouent leurs adversaires en mêlée, et les demis écartent le jeu au large. Il y avait quelques figures simples comme l’ouverture directe sur l’arrière pour le drop, le troisième ligne aile se détachant de la mêlée, le demi donnant un coup de pied retourné ou encore l’arrière venant s’intercaler entre les trois-quarts. Et puis quelques inventions géniales comme la passe croisée des frères Boniface, l’un feintant une course dans un axe, puis donnant dans son dos le ballon à son frère qui prenait une course divergente, laissant l’équipe adverse encore sous le leurre de la première direction.

Mais à la fin des années soixante, comme si le rugby accompagnait l’évolution sociale, on vit un nouveau style avec des avants plus mobiles, une condition physique plus affûtée. Aujourd’hui après la période un peu pénible de l’évolution constante des règles, le jeu s’est stabilisé. Et il a gagné en ampleur, en style, en puissance, et en lecture. 

 

L’après-midi au stade était quelque chose d’agréable, accompagnés par le doux soleil d’automne ou la pâle lumière de janvier. Toutes les grandes équipes défilaient, Dax et Albaladejo, le Stade Montois et les Boniface, Béziers ave Danos ou Agen avec P Lacroix. Mais aussi le Racing de Paris avec Jacky Bouquet  et Chalons sur Saône, le dernier des poules qui, avec le vétéran Michel Vannier, avait battu le premier, le redoutable SU Agen de Zani, Sitjar et Razat.

A cette époque le speaker n’hésitait pas à la mi-temps à encourager tous les « amis sportifs » à consommer du Ricard et fumer des Gitanes, tant il était acquis que ces produits étaient la vraie distinction du sportif, du moment qu’ils étaient partagés entre amis. Le soir, selon que l’équipe avait gagné ou perdu, l’ambiance pour la semaine était donnée.

Plus tard, quand une partie de l’équipe toulonnaise s’en alla à Nice avec Herrero puis revint au bercail, les après matches captivèrent le port.  Les joueurs, après la cérémonie officielle, se répandaient dans les bars innombrables de la darse et on buvait  avec eux jusqu’à des heures indues, on parlait du rugby, mais aussi du monde, de la ville et de la vie.

Parce que le rugby est un jeu, il nous conservait la capacité de juger l’univers des adultes avec une âme d’enfant. Il nous apporte encore aujourd'hui, malgré le business et l’argent roi, un peu de cette fraîcheur et de joie dans le jeu.

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 23 février 2007

En 1984, le groupe de poésie Parole, au Mans, publia un livre intitulé  « au beau milieu du monde ». Y participèrent les auteurs andré benedetto francis combes christian gorelli bernard gueit yvon le men jean-yves lesage gérard noiret serge pey.

 

En guise de préface, on pouvait lire : « Ce livre montre une poésie qui trouve sa matière dans les réalités de son époque, et cherche à s’adresser à l’ensemble de la population dans la France des années quatre-vingts en mutation.

Les poètes qui se retrouvent ici ont chacun à sa façon cette perspective. Ils ont déjà collaboré, dans des actions poétiques comme « le Carrefour de poésie actuelle » en mars 1984 au Mans, où ces poèmes ont été dits, mis en scène et en musique, et ce livre a paru.

 

christian gorelli, bernard gueit »  

J’avais donné un (assez) long poème fait de 11 paragraphes autonomes sans ponctuation. Son titre, sans aucune recherche d’originalité, était « Bagnole ».

    

Sous les vertèbres de la lune la banlieue des anneaux satellise des hommes troncs aux îles mécaniques les yeux rouges des phares louvoient en lisière de paysage apeuré contre les vitres Partir ceinture bouclée dans l’engrenage des hommes au contact de la nuit Partir dans la buée aux lèvres des lampadaires et la neige furieuse à la marée infirme sur le périphérique Plutôt que de dormir debout malheur contre épaule

 

 

 

Au beau milieu du monde
édité par « parole » au mans

I.S.S.N 0248 4757

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 20 février 2007

Si dans les domaines économique et social (mon domaine 4-voir articles précédents), on compare les propositions des deux partis, le ton semble être plus à l’offensive côté UMP et plus à la défensive côté PS.

Les amis de Sarkozy constatent la mondialisation et répondent  « Chiche ! », tout en voulant se préserver de l’invasion des produits non « écologiquement corrects ». Le camp Royal veut  freiner les délocalisations, les anticiper avec l’Agence de Réindustrialisation, les moraliser.

 

Les « libéraux » veulent orienter l’épargne des Français vers les entreprises françaises et multinationales (sous-entendu : s’installant sur notre territoire)

Les « socialistes » encourageront avec de l’argent public l’initiative privée dans les jeunes entreprises innovantes.

 

L’Etat, pour les supporters de Ségolène Royal, jouera son rôle d’actionnaire pour favoriser l’emploi et le développement industriel. Des efforts seront faits, via les collectivités locales, pour que les ressources essentielles comme l’eau, ne soient pas soumises à la seule loi du marché.  

 

Et Sarko et Ségo semblent d’accord (au moins dans les grandes lignes) sur l’efficacité des pôles de compétitivité (associant universités, recherche, entreprises) et permettant de mieux cibler la dépense publique dans le domaine du développement.

 

Grand écart sur le pouvoir d’achat : Pour les Sarkozystes un  credo bien ancré  «  Si tu veux gagner plus, mon vieux, t’as qu’à bosser plus !» (et on explique la mécanique d’exonération de charges sociales).  Pour les Ségolistes, le faiblesse du pouvoir d’achat actuel (la vie chère) est une  agression  dont est victime le peuple de France. Il faut donc rétablir « l’ordre juste » et par la négociation rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée entre le capital et le travail, encourager la progression des bas salaires.

Mais les sarkozystes veulent aussi s’attaquer au secteur de la grande distribution (les fameuses marges arrière et l’excès de concentration) comme à l’accès à la propriété qui doit être facilitée.

Les socialistes veulent modérer l’augmentation mécanique du coût du carburant à la pompe en modulant la TIPP.  

 

Côté service public, il y a ceux (UMP) qui annoncent clairement que les fonctionnaires partant à la retraite ne seront pas remplacés (1 sur 2 selon le candidat Nicola Sarkozy) tandis qu’au PS, on annonce qu’on encouragera le développement de « Services Publics Unifiés » et qu’on élaborera des schémas régionaux de service public.

 

Côté fiscalité, le PS veut aller vers un impôt citoyen fusionnant à terme impôt sur le revenu et CSG, prélevé à la source. Les réductions accordés aux hauts revenus et le bouclier fiscal seront supprimés.

Le camp sortant souhaite limiter la fiscalité sur le travail, qu’il assimile assez vite à la fiscalité sur les entreprises, mais il faut lui reconnaître l’idée la plus originale de cette campagne, qu’on pourrait attribuer à Jacques Chirac : le transfert progressif de la fiscalité sur le travail à la fiscalité sur la pollution.

 

 

Un avis : en surface avantage UMP, c’est clair, on sait où on va, on veut bouger, prendre son destin en main (avec un gros bémol concernant toutes les décisions qui vont nécessiter au moins l’accord de nos partenaires européens). Au PS on a du mal à trouver les mots, on ne peut pas s’appuyer sur l’énergie des plus faibles, les pauvres, ceux qui souffrent, pour témoigner d’une France en mouvement,  alors on serre dans ses bras une France plus réelle, loin des sunlights de TF1 et qu’il va falloir pourtant ramener en pleine lumière. Au final, les solutions seront les mêmes, (il va falloir se bouger !) mais elles ne profiteront pas aux mêmes. Entre passion du pouvoir et pouvoir de compassion…nous avons encore du temps pour choisir !

 

     

 

 Et bientôt : BAYROU en embuscade !

 

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 17 février 2007

Présidentielles : suite des travaux d’analyse des propositions des candidats (ou plus exactement des partis qui les ont désignés)


Domaine 4 : le cadre du développement

C’est le domaine opérationnel par excellence. C’est celui qui va le plus toucher et bousculer la société française dans les domaines économique et social.

C’est le cadre où doivent coopérer le moteur économique (celui de l’initiative industrielle et commerciale) et le moteur social (celui de l’initiative sociale)

 

 

 

Cela touche le domaine de la liberté d’entreprendre, de l’innovation technologique, de l’investissement dans les outils de production, du développement durable, et aussi du partage des richesses produites, des droits et des devoirs sociaux dont la législation du travail et la protection sociale, de la juste rétribution selon la contribution.

 On y rattachera au titre du développement durable les infrastructures de fond comme les transports, le logement, les grands équipements. On se penchera sur l’avenir des retraites et des autres systèmes sociaux.

Toujours les mêmes documents pour l’instant (voir articles précédents), qu’il faudra enrichir des propositions plus personnelles des candidats. Mais, ces documents permettent de voir la tendance et en quoi les candidats se distinguent. (On commence par Sarkozy et Royal, puis viendra Bayrou et peut-être d’autres…) 
 

Les orientations de l’ UMP (Candidat Nicolas Sarkozy)

Le 1er engagement - qui est au cœur de tous nos principaux défis – est de faire de la France un acteur actif d'une autre mondialisation et non un spectateur craintif.

Les Français doivent prendre conscience que cette mondialisation n'est ni une option, ni un mal absolu, ni d'ailleurs un éden, mais un chalenge pour notre pays et pour l'idée qu'il se fait de la dignité humaine.

Parce que la question du dumping environnemental nous est apparue essentielle, nous militons en faveur d'une organisation mondiale de l’environnement dotée de pouvoirs de contraintes et nous demanderons à nos partenaires européens la mise en place d'une taxe sur le carbone importé. Elle s’appliquera aux biens importés de pays qui n’appliquent pas de normes environnementales dans le domaine agricole ou industriel.

Parce que notre politique économique ne doit pas subir la mondialisation mais la conduire, notre territoire doit être à la fois attractif aux investissements étrangers mais également offensif dans la maîtrise de ses intérêts. L’épargne des Français doit ici être investie en actions d’entreprises françaises et multinationales.
 

 

 

Notre 4ème engagement, qui a fait dans nos rangs l'objet d'une large réflexion, c'est l'appel à une révolution écologique.

L'écologie est une question de survie. L'UMP a décidé d'être à la hauteur de cet enjeu vital. Sous l'impulsion de Jacques Chirac, la France – en constitutionnalisant sa charte de l'environnement - a été le premier pays du monde à fixer une liste de principes fondateurs en la matière. Nous disposons par ailleurs d'un atout avec notre politique nucléaire dont nous devons renouveler le parc et assurer la transparence vis à vis de nos concitoyens.

Nous proposons maintenant un plan national, impliquant tous les Français et tous les secteurs de l’économie.


La lutte contre le changement climatique constitue, à l'évidence, l’enjeu le plus urgent.

Que proposons-nous ?

Premièrement : le transfert progressif de la fiscalité portant sur le travail à la fiscalité sur la pollution.

Deuxièmement : la création d’un crédit d’impôt environnement au profit des ménages, des entreprises et de tous les autres organismes qui investissent dans la recherche et dans des équipements permettant de réduire la consommation énergétique et de favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables. Pour les ménages, ce crédit d’impôt, complété par des prêts à un taux zéro, visera notamment l’isolation des habitations et l’acquisition d’équipements fonctionnant aux énergies renouvelables.

Troisièmement : l'incitation aux comportements vertueux par une détaxation de certaines énergies (biocarburants par exemple), la création d’une pastille bleue donnant aux véhicules propres certains avantages significatifs (voies réservées, baisse des tarifs de péage, stationnement gratuit…), et une tarification de l’eau, de l’électricité et de l’enlèvement des déchets fortement favorable aux attitudes économes.

Quatrièmement : un sérieux effort de recherche dans le domaine de l’écologie, au niveau national et européen.

Cinquièmement : une politique d’achats publics systématiquement éco-responsable.

Voilà quelques-unes des dispositions que nous avançons afin d'être à la hauteur du défi écologique.  

 

 Notre 6ème engagement, c'est la valorisation du travail

Notre objectif, c'est le plein emploi. C'est un espoir possible dès lors que s'impose l'éloge du travail et du mérite et que nous sommes décidés à agir fortement et différemment.

Quelles sont nos propositions ?

Pour augmenter notre compétitivité et le pouvoir d'achat des français, nous voulons offrir aux salariés du privé comme aux fonctionnaires le droit et le pouvoir de travailler plus pour gagner plus. Toute heure supplémentaire et toute RTT convertie en temps de travail seront exonérées de charges sociales et d’impôt sur le revenu car nous voulons créer un choc immédiat en faveur des revenus du travail.

Pour donner plus de fluidité au marché de l'emploi, nous proposons de mettre en place un nouveau contrat de travail à durée indéterminée qui sera plus souple pour les entreprises, car la période d'essai sera plus longue, et plus sécurisant pour les salariés car leurs droits augmenteront avec le temps.

Pour assurer la sécurité et la motivation des demandeurs d'emploi, nous suggérons de fusionner l'ANPE et l'UNEDIC et nous proposons surtout "l'assurance salaire et retour à l'emploi" qui permettra au chômeur de conserver l’essentiel de sa rémunération sous la condition de respecter des exigences de formation et les offres d'emploi correspondantes. Ce dispositif original fera l'objet d'une négociation approfondie avec les partenaires sociaux.

Pour marquer la différence entre les revenus du travail et ceux de l'assistance, les aides locales (cantines, transport, logement…) seraient attribuées sous condition de ressources et non sous condition de statut car la famille qui se lève tôt le matin pour aller "bosser" ne doit pas avoir le sentiment d'être lésée par celle qui, cumulant les aides et allocations, n'en ressent plus la nécessité.

Pour booster nos PME qui constituent le vivier de nos emplois, nous proposons d'expérimenter pendant deux ans une suspension des seuils qui actuellement dissuade bien des entreprises de s'agrandir et nous suggérons de leur réserver une partie des marchés publics.

Toutes ces mesures pour revaloriser le travail nécessitent une véritable réconciliation des Français avec leurs entreprises. Pour nous, l’association du capital et du travail n’a pas pris une ride, et c'est pourquoi nous voulons créer un dispositif incitatif pour les entreprises de moins de 50 salariés pour qu’elles mettent en place, elles aussi, un régime de participation. Celle ci constitue un partage du profit au même titre que les dividendes. Il n’est donc pas normal que, contrairement à eux, elle soit bloquée. Nous supprimerons donc la condition de blocage de la participation et procéderons à un déblocage progressif du capital des Français actuellement stérilisé. Cela représente près de 25 milliards d’euros mobilisables en faveur du pouvoir d’achat.

Au nom de l'éthique et de la confiance économique, nous proposons d'encadrer les conditions dans lesquelles les dirigeants d’entreprises peuvent bénéficier de « retraites chapeau » ou de « golden parachutes ». Quant à l’attribution de stock options, elle devra être couplée à l’ouverture de plans d’actionnariat au bénéfice des salariés.

L'UMP, mesdames et messieurs, veut la société du plein emploi, et il l'entend là stimuler à travers une stratégie de croissance fondée :

- sur une fiscalité maîtrisée, pesant moins sur le travail, mais également, à moyen terme, pesant moins sur les entreprises ( notamment à travers la suppression de l'imposition forfaitaire annuelle et la réforme de la taxe professionnelle ) ;

- sur un investissement public réenclenché et mieux ciblé, à l'exemple des pôles de compétitivité ;

- sur un Etat modernisé, maîtrisant ses dépenses et rationalisant le remplacement des fonctionnaires partant à la retraite, les économies dégagées devant être affectées, pour partie, à la réduction des déficits ;

- et enfin sur une action en faveur du pouvoir d'achat. Il faut agir sur le coût du logement en poursuivant l'effort actuel de construction, en modulant les aides au logement en fonction des loyers réellement versés par les ménages et en engageant une large politique d’accès à la propriété. Il faut également agir sur le prix des biens de consommation en poursuivant la réduction des marges arrière et la déconcentration du secteur de la grande distribution.

Quant à la question des salaires nous préconisons deux actions principales :

 celle, je l'ai dit, sur les heures supplémentaires. Je rappelle que quatre heures de travail supplémentaires, rémunérées 10% de plus et exonérées de charges sociales et fiscales, c’est 15% de salaire net en plus immédiatement ;

 celle de l'élargissement de la grille des rémunérations, notamment en réservant les allègements de charges aux branches qui actualisent la grille de leurs salaires. 

 

 

La proposition du parti socialiste : candidate Ségolène Royal

 

 

 

I Relancer la croissance par l’investissement et le pouvoir d’achat

La France souffre à la fois d’une politique salariale trop restrictive, d’un investissement insuffisant, conjugués à une forte dégradation de notre compétitivité et à un niveau d’endettement public préoccupant. Nous voulons réhabiliter la volonté politique pour rétablir la confiance, retrouver la croissance et réduire nos déficits.

 

 

A L’innovation encouragée

 

Nous mettrons en oeuvre une politique industrielle articulant étroitement programmes sectoriels et action territoriale. Nous favoriserons le développement de Pôles d’innovation et de recherche associant les universités, les centres de recherche, les entreprises et les régions.

. Nous développerons les participations publiques dans le capital des jeunes entreprises innovantes avec la création d’un fonds public de participation (capital risque) en relation avec les collectivités locales (régions, agglomérations …), en s’appuyant notamment sur la Caisse des Dépôts et Consignations. Pour faciliter la recherche dans les entreprises de taille moyenne, nous aiderons à la création de fondations et nous modifierons le crédit d’impôt recherche pour en diversifier les bénéficiaires. Nous mettrons en place des mécanismes spécifiques pour accompagner la croissance des petites et moyennes entreprises et pour les entreprises innovantes en difficulté transitoire. Nous soutiendrons le micro-crédit.

Nous modifierons le taux d’impôt sur les sociétés selon l’équilibre choisi par les entreprises entre l’investissement productif d’une part et la redistribution des dividendes d’autre part (sous toutes ses formes, notamment celle du rachat d’actions). Nous instaurerons une aide fiscale concernant les modalités d’amortissement pour stimuler les investissements.

Face aux délocalisations, nous mettrons en place une Agence Nationale de Réindustrialisation. Elle pourra agir préventivement par des aides ciblées. Elle organisera la

reconversion des sites et participera à la préservation de nos métiers et savoir faire. Elle pénalisera le comportement des « patrons voyous ». Les restructurations et cessations d’activités devront comprendre un volet économique territorial et une contribution à la réindustrialisation des sites touchés. L’Etat jouera pleinement son rôle d’actionnaire pour favoriser l’emploi et le développement industriel. Un projet de loi sera soumis au Parlement afin d’obliger les entreprises qui délocaliseraient hors de France à rembourser les aides publiques qu’elles auraient perçues.

B Le pouvoir d’achat stimulé

.Nous augmenterons le pouvoir d’achat par la négociation sociale, notamment par la mise en place d’une Conférence nationale annuelle tripartite qui aura pour objectif de débattre des orientations et des propositions en termes de politique salariale pour rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée entre le travail et le capital et rénover les grilles de classification. En cas de carence ou d’échec de la Conférence la loi pourra fixer une nouvelle méthode de négociation.

 

 

.Nous porterons le SMIC au moins à 1500 Euros bruts le plus tôt possible dans la législature.

. Nous ferons progresser le pouvoir d’achat dans la fonction publique.

. La politique d’exonération des cotisations sociales sera révisée notamment pour favoriser la progression des bas salaires.

. Pour accroître les revenus les plus modestes et rendre notre fiscalité plus redistributive et plus transparente, nous irons dans la direction d’un impôt citoyen sur le revenu en harmonisant les bases fiscales de l’impôt sur le revenu, qui seront élargies, avec celles de la CSG. La première étape de cette réforme consistera à simplifier l’assiette de l’impôt sur le revenu par la suppression des niches fiscales inefficaces et à rendre la CSG progressive, notamment par l’intégration de la prime pour l’emploi. Sur la base de ce rapprochement et après concertation avec les partenaires sociaux, nous fusionnerons ces deux impôts pour construire un impôt citoyen, transparent, progressif et prélevé à la source sur l’ensemble des revenus. Nous reviendrons sur les réductions d’impôt accordées depuis 2002 aux hauts revenus, et nous supprimerons le bouclier fiscal.

. Lorsque le prix du pétrole atteint des seuils insupportables pour les ménages, l’Etat pourra mettre en place la Taxe intérieure des Produits Pétroliers « flottante » afin de ne pas réduire le pouvoir d’achat des citoyens.

C La recherche renforcée

 

Nous ferons progresser de 10 % chaque année, pendant la législature, le budget de la

Recherche avec une programmation pluriannuelle d’emplois scientifiques qui tienne compte des départs à la retraite et accorde une chance réelle aux jeunes chercheurs. Nous améliorerons les conditions de travail des enseignants chercheurs et des chercheurs ainsi que le système d’évaluation

 

D Les services publics confortés

Les services publics jouent évidemment un rôle essentiel pour favoriser l’égalité entre les citoyens et l’accès de tous aux biens publics fondamentaux. Ils sont également un facteur clef pour l’attractivité de notre pays et permettent de mener de grandes politiques de solidarité sociale, territoriale, environnementale.

 

 

. Nous continuerons de nous battre pour l’adoption d’une directive cadre européenne sur les services d’intérêt général qui permettra de faire reconnaître un droit spécifique des services publics.

. Nous définirons, après un large débat national, dans une loi-cadre, les missions de service public ainsi que les obligations qui en découlent et son périmètre. Dans l’attente de cette loi-cadre, nous assurerons la présence des services publics dans les zones rurales.

.Nous encouragerons le développement de « Services publics unifiés » regroupant tous les services, prestations, procédures etc. qui répondent aux besoins du citoyen là où cela est nécessaire. L’accès universel à l’internet de haut débit sera garanti. La modernisation des services publics s’appuiera sur les standards ouverts et les logiciels libres. Des schémas régionaux de services publics seront élaborés par les Conseils régionaux, en concertation avec les autres collectivités locales, les organisations syndicales, les associations d’usagers pour dégager une vision cohérente de l’aménagement du territoire.

. Nous réintroduirons le contrôle public à 100 % d’EDF et mettrons en place un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF –dont nous refusons la privatisation-. Nous refuserons les coupures de courant pour les plus démunis. Nous demanderons un nouveau débat européen avant toute mise en concurrence de l’électricité pour les particuliers ; nous réclamerons une évaluation préalable des hausses importantes pratiquées par la mise enconcurrence pour les entreprises.

. Pour renforcer le rôle de l’Etat dans la détermination de la stratégie des entreprises, nous créerons, à partir de la Caisse des Dépôts et Consignations, un pôle financier public.

. Les biens publics essentiels en matière d’environnement, en particulier l’eau, ne doivent pas être soumis aux seules lois du marché, au plan national et mondial. C’est pourquoi nous affirmons la nécessité de nouvelles régulations publiques, en mettant l’accent sur la nécessité d’économiser les ressources, et sur l’harmonisation du prix et de la qualité sur le territoire. Nous donnerons aux élus locaux la possibilité de choisir entre la gestion publique et la gestion privée.

Par exemple, les Conseils généraux et régionaux auront le droit d’attribuer des aides financières ou techniques pour le retour en régie.

. Nous instaurerons une tarification sociale de l’eau, comportant un droit incompressible d’accès à l’eau et des tarifs différenciés suivant les usages. Des dispositions législatives amélioreront les exigences du cahier des charges en termes de transparence et de prix.

 

 Commentaires à suivre sur ces propositions….

 

 

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 15 février 2007

Alors il vient
sous le sabot lent des collines 

sa torpeur mauve 
ses cailloux hérissés de soleil  

 

Il vient 
sa voix rocailleuse 
sa misère insolente 
son regard épais comme le vin 
ses épines joyeuses 
et ses mots d'autrefois

ses nuits trop mûres 
et ses pins 
comme des soldats brûlés  

 

Alors il vient à moi 
comme une pastèque aux dents roses
dans la poussière de Juillet 
obstinément le même 
dans la mémoire brûlante 
l'air acide aux oreilles
les mêmes parfums renversants 
ruelles d'odeurs initiatiques
la même religion sans Dieu  

 

tu viens à moi plutôt 
comme ce grand frère que j'avais oublié  

 

et tu marches 
accroché à ton ombre 
soumise à un pays neuf 
les arbres se taisent 
ils t'ont vu naître 
ils te rendent visite tous les soirs 

 

Indéfiniment le chemin 
t'emmène à l'enfance de l'eau 
tu brûles les écorces 
la pluie va comme un saule pleureur 
grandes flaques sur le coeur

et tu marches 
des rivières dans les poches 
des poissons à ta bouche 
des galets dans la voix  

 

et tu chantes 
des cigales pleins les bras 
pour des éclats de nuit 
le gouffre du mistral 
pour des étoiles filantes

et tu marches 
les pieds nus dans la mer 
jusqu'au mât des collines 

 

et je marche 
parmi les ronces de la joie
avec ma femme ma fille 
le frisson aux joues des papillons 
la lumière blonde et bleue  

 

nous marchons sur l'escalier du rire 
le bonheur épinglé comme un pin's sur le coeur 
seuls au milieu des hommes

et les foules se donnent rendez-vous sur la route 
mêlons nos pas aux langues aux regards aux mélanges 
marchons d'un pas léger  

 

la PAIX soit avec vous ! 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 14 février 2007

La campagne s’anime un peu ! Ségolène, tranquille, au rythme du sphinx, assène ses 100 propositions, pour une part issues du programme du parti socialiste, pour l’autre des débats participatifs. On dit que sur l’exemple de François Mitterrand (le sphinx), elle cherche à rassembler son camp au premier tour (c’est sûr que c’est mieux joué que Jospin déclarant : « Mon programme n’est pas socialiste »)

 Ce qui est formidable, c’est que Sego n’est pas plus socialiste que Sarko est libéral. Aucun des deux n’appliquera le programme pour lequel leurs électeurs auront été censés les élire. Pis, pendant la campagne ils auront eu tout le loisir de s’affranchir de la manière la plus floue (si, si, je vous l‘avais dit dans le discours de Valenciennes ou de Châteauroux) du programme du parti, en apportant leur grain de sel ou de ciboulette qui, il est vrai, change toute la saveur d’un plat. Mais le parti, c'est-à-dire une bonne part du parlement à qui chaque candidat promet de rendre sa raison d’être, suivra-t-il le Président ?

 

Grâce à leurs discours, seulement deux doivent émerger, c’est à dire affirmer leurs différences au premier tour. Le branding, la marque les oblige à parler plus haut qu’eux. Du coup, ils semblent différents de ce qu’ils seront, plus emphatiques. J’ose espérer qu’ils apparaissent moins bons aujourd’hui que demain lorsque la charge suprême les aura transcendés et rendus plus libres. Et je les plains, cet homme et cette femme politique qui, encore jeunes, ont décidé de se sacrifier, je les plains et je les admire car ils savent déjà, et ils en tremblent de peur, qu’ils devront tout donner à la France quand ils ignorent en quoi la France leur en sera reconnaissante. A eux, dans la tension où ils vivent aujourd’hui, j’adresse un message de zénitude républicaine et de confiance dans l’avenir.

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 12 février 2007

Honnêtement, et à mon grand regret, et avant que d’entrer dans les analyses et les comparaisons des propositions des candidats sur le domaine 4, (le cadre du développement, domaine opérationnel par excellence) force est de constater, dans les moyens envisagés, la faiblesse de la volonté sur la réduction de la dette. Or, si la dette n’est pas réduite, comment pourra-t-on sérieusement maîtriser notre destin et non pas le subir ?

On envisage une révision générale des politiques publiques : dans quel domaine ? Est-ce que cela veut dire une diminution de la présence du service public, par exemple dans les zones rurales ?

Quelques fonctionnaires ne seront pas remplacés ? Oui, mais combien ? Dans quelle administration ?

La croissance durable va créer des emplois et plus que nos voisins ? Oui, mais ce n’est qu’un espoir.

On va transférer sur l’Europe une partie de la compétence  défense ? Il faudra bien transférer les ressources.

 

Si les candidats préfèrent pour des raisons tactiques ne pas annoncer aujourd’hui les mesures qu’ils ont bien l’intention de prendre demain, carton jaune, les électeurs sont majeurs!

S’ils ont l’intention de gouverner sans s’atteler à ce problème majeur, alors carton rouge ! (Ils nous emmènent dans le mur !)

 

Si la France peut supporter la vérité, alors sur la réduction de la dette, il faudrait vraiment lui dire autre chose ! (à mon humble avis !)

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 11 février 2007

Lundi 19/02/07 14h30  Prieuré  

Réunion préalable de démarrage du chantier de rénovation de la Mairie

Mercredi 21/02/07 à 20 heures Prieuré  

 Réunion comité de jumelage « Brûlon-Tattershall » à la mairie (Organisation d’un voyage, élection du bureau)

Mardi 26/02/07  à 18h 30 Prieuré (salle du conseil municipal)

 Réunion groupe de travail requalification plan d’eau
(Résultat de l’étude paysagée, lancement des premiers travaux)        

Jeudi 1/03/07à 18 h Loué Centre Culturel Courmesnil

 Réunion du Gal leader+ de la Vallée de la Sarthe

 

 

 

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 10 février 2007

Présidentielles : suite de la méthode - Cf article du 01/09/2006 dans la catégorie  Election présidentielle :

 « Domaine 3 : la maîtrise de la dette

Pas d’argent, pas d’action ! Il est impossible de continuer à hypothéquer l’avenir des générations montantes et futures en disant : « Après nous le déluge ! »

Cela doit toucher les recettes et les dépenses ! Pas de secret : pour se remettre à flot, il faut augmenter les recettes et diminuer les dépenses ! Pas facile ! "

 

 

 

Après avoir étudié les deux premiers domaines (le cadre institutionnel de la France et le cadre européen), voici le troisième domaine appartenant à la catégorie des « moyens ». C’est assez intéressant et édifiant de comparer les propositions d’action des candidats en les rapprochant des marges de manœuvre qu’ils se donnent et qu’ils subissent. 

(les documents utilisés ont toujours la même origine : voir articles précédents) 

 La proposition UMP

Parce que l'Etat doit être la vitrine de la France qui se rénove et se mobilise, il faut gérer nos finances publiques de façon responsable. Le contrat de législature fixera l’objectif de ramener en cinq ans le poids de la dette publique sous la barre des 60% du PIB. Si nous voulons par ailleurs pouvoir réduire d’au moins un point l’écart entre notre taux de prélèvements obligatoires et la moyenne des autres pays de l’Union (qui est aujourd’hui de quatre points), cela implique de limiter la progression des dépenses publiques à 1,5%, en volume, sur l’ensemble de la législature. Pour y parvenir, une révision générale des politiques publiques est indispensable.

Un pacte de progrès avec les fonctionnaires doit être noué. Pour nous, ils devraient être moins nombreux mais mieux payés. Ceux qui voudront travailler plus pour gagner davantage pourront le faire, ce qui permettra d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers, notamment aux heures qui correspondent aux besoins des familles. La fonction publique sera organisée par métiers plutôt que par corps, afin de permettre une vraie mobilité de carrière. La loi créera une obligation de service minimum garanti en cas de grève. Enfin, pour placer les pouvoirs publics et l’administration dans l'obligation d'agir, nous rendrons opposables devant la justice un certain nombre de droits, comme le droit à une solution de garde de son enfant ou le droit de tout enfant handicapé d’être scolarisé dans l’école de son quartier.

 La proposition PS

 

  

Notre projet est construit autour de valeurs qui peuvent rassembler les Français. Il répond à l’urgence sociale avec les mesures qu’il faudra prendre dès 2007 et s’inscrira dans la durée avec les réformes qu’il faudra mener sur plusieurs années.  Notre projet conjugue volonté et crédibilité. Il faut avoir l’honnêteté de regarder la réalité en face : la situation laissée par la droite qui a creusé la dette et multiplié les cadeaux fiscaux à ses clientèles électorales ne rendra pas la tâche facile.Néanmoins, les marges existent. D’abord la croissance durable qui dégagera des ressources nécessaires pour créer des emplois, réduire les déficits et garantir la protection sociale. Rien n’interdit en effet que la croissance soit plus rapide en France que chez nos partenaires de la zone Euro. Ce fut le cas entre 1997 et 2002. Ensuite, des moyens supplémentaires seront fournis par la modification de la structure des recettes : gestion plus rigoureuse des exonérations de cotisations sociale prenant en compte leur efficacité sur l’emploi, annulation de la baisse annoncée de l’impôt sur le revenu pour les plus favorisés et les multiples entorses à la progressivité de l’impôt, nous fournira des moyens supplémentaires. Dans le même temps, nous ferons en sorte que la dépense publique soit plus efficace et mieux contrôlée. Enfin, nous hiérarchiserons dans le temps nos priorités : en premier lieu les dépenses d’investissement pour entrer de plain pied dans l’économie de la connaissance et amorcer ainsi un cycle vertueux de création de richesses. Et, simultanément, nous prendrons en charge les questions structurelles de l’emploi, de la santé, des retraites. Il est des réformes coûteuses à court terme, mais qui sont aussi source d’équilibres financiers soutenables à moyen terme.  

 

 

 

 

La proposition UDF

UN ETAT REFORME

 La dette (plus de 2000 milliards d’euros si l’on y intègre les engagements de l’Etat sur  les retraites des fonctionnaires) handicape l’ensemble de l’économie française. Elle est une charge insupportable pour les futures générations. Sa réduction est donc un impératif moral. Elle requiert la mise en oeuvre de plusieurs leviers : constitutionnel d’abord afin d’interdire que le déficit budgétaire résulte des dépenses de fonctionnement. Organisationnel ensuite parce que la « réforme de l’Etat » ne se résume pas à sa seule invocation. Plusieurs pistes doivent être explorées afin d’améliorer les performances de l’administration française et de renforcer le service au public : faire de l’ENA une école de management des cadres ; faciliter la mobilité des fonctionnaires d’une administration à l’autre afin de permettre un redéploiement conforme aux priorités ; limiter le remplacement des personnels partant à la retraite ; diversifier les recrutements et encourager la formation permanente ; favoriser la performance sur la base de contrats d’objectifs négociés. Cette première orientation devra s’accompagner d’une réflexion plus large concernant certaines missions de l’Etat, notamment la défense. Ce budget, aujourd’hui « sanctuarisé », repose sur une doctrine, spécialement dans le domaine nucléaire, qui mérite d’être repensée dans un cadre européen et réajustée aux menaces nouvelles (terroristes notamment). Dans le domaine fiscal enfin, nous devons tendre à une meilleure égalité de tous devant l’impôt. La multiplication des niches et des dérogations, la survivance d’impôts archaïques (certains impôts locaux notamment) rend notre fiscalité illisible, complexe et injuste. Une remise à plat est indispensable.

 

 

 

 

 

 

Commentaires à suivre ....

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 8 février 2007

 

La différence d’approche entre le parti du centre et ses deux rivaux (UMP et PS) sur le thème de l’Europe pourrait se résumer, en caricaturant un peu, à ceci : pour les Socialistes, et Umpistes, l’Europe est d’abord une contrainte dont il faut bien s’accommoder et parfois une vache à lait qu’il faut traire jusqu’à la dernière goutte,  alors que pour F Bayrou et ses amis, c’est plus qu’un idéal, c’est une nécessité, autant dire un moyen.

 Entre ces deux visions, l’analyse pas à pas apporterait bien des nuances !

 Au PS, par exemple, on parle de gouvernement économique, semble-t-il, sur la zone euro, qui appliquerait la politique de la France Socialiste.  C’est une autre façon de « subir » l’Europe : rêver d’un fonctionnement qu’à son seul intérêt ou à ses seules idées. C’est un leurre total car autant déjà, sur le plan hexagonal, on a du mal à croire les promesses des politiques qui sont censés avoir une marge de manœuvre sur ce qu’ils nous promettent, plus encore au niveau Européen, nous savons qu’ils n’ont pas cette marge de manœuvre !

 Sur le plan budgétaire, je trouve François Bayrou discret. Il ne parle d’augmentation du budget européen qu’à propos de la politique agricole commune (ce n’est pas rien, même si la  part du budget de l’agriculture dans le budget général diminue) qui, selon lui, doit être fondée sur les prix, pas sur les aides et nécessitera une augmentation de la contribution des états membres. (Combien ?)Il prend une position très courageuse, à contre-courant (du Giscard, pur jus !) sur les OGM, qu’il ne voue pas, a priori, aux gémonies. Il développe également une vision sur cette nouvelle politique agricole (sécurité des approvisionnements, environnement, présence agricole sur les territoires) sans qu’on voie très bien comment cela peut se mettre en place.

 Autre thème très fort chez le candidat UDF : celui de l’immigration. La préférence communautaire, un peu d’ordre social chez nous avant d’accueillir toute la misère du monde ! (Ce thème est aussi développé par l’UMP qui parle d’approche internationale et d’agence mondiale de l’immigration)

 On n’accueille pas la misère : elle vous grimpe sur le cou, comme du lierre ! Quelle mère, dans n’importe quel pays du monde, hésitera à passer à travers les clôtures électriques, les murs, entre les soldats, si elle est persuadée, à tort ou à raison, que pour ses enfants, c’est la chance d’un meilleur avenir ? Mais on trouvera toujours des gens qui rêvent de passer un nœud au cou du vent.

 Forcément, il va falloir tout gérer en même temps :  l’assaut de plus en fort de l’immigration clandestine, les flux à l’intérieur de l’Union, les aides aux pays « origines de l’immigration », le refus des aides aux pays pratiquant le dumping social (ce sont parfois les mêmes), les besoins  d’immigration de la France (on a besoin de main d’œuvre !), et les conséquences sociales intérieures de tout ça ! Bon courage !

 Sur les institutions européennes,  pour faire simple, on « réécrit une texte cohérent » qui en fait est  la partie de la constitution « Giscard » limitées aux institutions.  La politique étrangère, comme la défense, apparaît comme une compétence de l’Europe, et pour relier cette politique de l’Europe à la démocratie française, F Bayrou propose un agenda de travail public, des institutions européennes et une association des parlements nationaux.

 Conclusion : l’Udf me paraît plus européenne que le parti socialiste et l'Ump, mais….

 

  

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Recherche