Mardi 1 mai 2007

Pour la première fois de sa vie civique,  Marianne peut saisir la chance de partager la salle d'honneur de nos 36.000 mairies avec le visage d'une autre femme. Pendant 5 ans, la jolie Marianne à qui le fantasme des hommes avait prêté les traits de Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Laetitia Casta, mais jamais les mains gercées des ouvrières de l'agroalimentaire comme Nicole, Babette ou Fanfan, va trouver avec qui papoter. Car les femmes papotent, vous savez, quand les hommes ne disent jamais du mal de leurs rivaux voisins. La France est une moitié de démocratie. Les ministres de la condition féminine (la condition féminine fut traitée comme un problème), les lois sur la parité, les journées de la femme traduisent assez dans le ridicule à quel point notre société est arriérée sur la place que doivent occuper les femmes. Ne soyons pas naïfs : même quand la loi existe, la coutume, l'usage et, quand il n'y a plus d'autre argument, la culture justifient des comportements, somme toute illégaux, non punis et non punissables. Inutile de faire appel aux statistiques, regardons autour de nous : combien de femmes occupent, en Sarthe, des postes dans les Comités Exécutifs de Direction de nos entreprises ? Combien de femmes exercent la fonction de Maires dans nos grandes agglomérations ? (Préfecture, sous-préfectures ?). Enfin dans nos 40 cantons, nous avons 10 femmes (25%) conseillère générale.  La Sarthe n'a pas à rougir vis-à-vis d'autres départements, au contraire son ouverture d'esprit traditionnelle (les Saboliens firent le bon choix de  Raphaël Elysé) l'autorise à être l'avant-garde dont la France a besoin.

Mais cette France de 2007, où en est-elle vraiment ?  

Sur le plan politique que voyons-nous ? N'accablons pas cette malheureuse UMP que rallient, dans un sauve-qui-peut pathétique, des députés UDF plus inquiets de leur sort dans leur circonscription que de celui de la France , elle en a l'habitude. Que penser d'autres ralliements, de ceux qui changent de monture entre les deux tours ? La voilà la rupture dont on nous avait parlé et que j'avais raillée gentiment sur ce blog ? Le voilà, l'après Chirac, ce père honni, à qui on voulut tant faire la leçon, dont on ne chercherait qu'à conserver l'art d'embrouiller les affaires politiques intérieures quitte à en oublier son talent sur les rives extérieures ? Qui à grands coups de trompettes annonce les temps nouveaux ? Ceux qui participèrent au gouvernement Juppé qui "vira les pétasses". Qui appelait sous Chirac au renouveau de la vie politique ? Ceux qui accueillent à bras ouverts des députés qui se ruent vers une majorité garante d'une réélection, autrement plus importante à leurs yeux que l'intérêt de la France et accessoirement des attentes des millions d'électeurs qui ont fait confiance à leur chef de file. Est-ce avec de telles mentalités que le rôle du parlement va être redoré ? Quand tout semble concentré entre les mains d'un homme dont le premier ministre ne sera qu'un exécutant,  quelle est la promesse de démocratie ? Où est le changement ? Où est la modernité ? Dans un pays de mecs, qu'est-ce que le slogan « Ensemble » signifie ?

 

 

Bien sûr, ce non-partage des pouvoirs entre les hommes et les femmes est transversal à la classe politique. Et malgré mon coeur et ma raison de gauche, j'aurais volontiers jadis voté pour une femme de droite comme Simone Veil, si elle avait été candidate, car je pensais à cette époque qu'elle représentait plus la modernité que son concurrent de gauche, tout badigeonné de l'orthodoxie socialiste et même oint du du sacrement de la gauche unitaire.

Mais cette chance n'a pas été offerte à Marianne. L'histoire est ainsi. Mais ce que nous n'avons pas pu faire avec une femme de droite, les mêmes (le peuple) pouvons le faire avec une femme de gauche. Aujourd'hui, les choses bougent : le Medef en remplaçant avantageusement l'archaïque baron Seillères par la pragmatique Laurence Parisot se modernise. La région Poitou-Charente, en ayant préféré Ségolène Royal au bon monsieur Raffarin, a aussi secoué les habitudes des pouvoirs. Faut-il encore chercher midi à 14 heures ?

 

 

 

Que pouvons-nous espérer de Nicolas Sarkozy sur un changement en profondeur des moeurs politiques au-delà de la loi ?

 

 

Rien !

 

 

 

 

 

Que pouvons-nous espérer sur le même thème de Ségolène Royal ?

 

 

Tout !

 

 

 

 

 

Que Marianne et la France gagnent !     

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mercredi 25 avril 2007

Outre le plaisir savouré à l’avance de retrouver des gens qu’on ne voit pas souvent et qu’on apprécie, les "rural tour" de l’Europa jazz sont une occasion de nous réjouir de la sensibilité musicale contemporaine.

Petite formation de poche, mobile, grands musiciens, le trio Daniel Mille (accordéon) , Eric Seva (saxophones), Eric Longsworth (violoncelle)  joue pour nous dans la proximité d’une terrasse de café ou d’un trottoir de Barcelone. Et c’est toute la nostalgie qui passe dans ces accords mineurs, cette beauté triste des grandes villes quand les soleils s’effondrent, ces pas de danse à peine esquissés, la valse des regrets, et le vent du soir qui disperse parmi les éclats de rire des verres qui s’entrechoquent, et les notes et les pleurs, puis la mer se retire.  Alors c’est un film qui vient, des hommes sont là qui fument des cigarettes, on a vu ce film, on en connaît des bouts, on les associe à Paris, peut-être rue Saint-Séverin, un ciné noir et blanc. Puis l’écran disparaît : à nouveau c’est la vie qui explose, il faut prendre des forces au souffle du saxo, au tempo du violoncelle et au rythme qu’on appuie avec les pieds, les mains, le corps sur le piano du pauvre, la musique fraternise entre des continents, des ambiances, des couleurs : « La musique est un cri qui vient de l’intérieur ! »    

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 19 avril 2007
Après une campagne longue, le travail d’analyse des propositions des partis soutenant les candidats le plus en situation, voici l’heure du choix.
Nos trois candidats Bayrou, Royal et Sarkozy ne sont pas dans la même situation.
Nicolas Sarkozy, avec la prise en main de l’UMP, en rassemblant autour de lui une équipe qui a fait un travail énorme de programme législatif, donne l’impression d’être le plus prêt pour gouverner et entamer les réformes. François Bayrou, qui a fait de l’UDF le parti du candidat, s’appuie sur un programme humaniste bourré de bonnes intentions et pose, comme condition de réussite de son projet, l’indispensable coopération entre personnalités d’envergure appartenant aujourd’hui à des partis différents. Cette convergence possible et souhaitable n’est pas à ce jour construite. Ségolène Royal est la plus originale car, après avoir fait le hold-up de l’investiture au nez et à la barbe de son compagnon secrétaire du parti, doit tout à la fois ancrer ses fondamentaux sur le programme du PS, s’affranchir des caciques pour débattre, et renvoyer des propositions dans le dos de son cher et tendre à ses aficionados.
Ainsi chaque candidat ne bénéficie pas de la même colonne vertébrale pour mener campagne.
Ce que cela reflète en terme de maturité, d’appui et de préparation à gouverner peut être un critère de choix. Et pour ce critère, c’est Sarkozy qui l’emporte.
 
Nous avons passé du temps à examiner les programmes. Nous avons compris que bon nombre des mesures ne sont pas aussi automatiquement applicables qu’annoncé. Sans chercher bien loin, l’Europe, les régions et les départements, à qui bon nombre de compétences de l’Etat sont transférées peuvent être un accélérateur ou un frein. Ce qui compte, ce n’est pas le catalogue de mesures, c’est la philosophie qui inspire le projet. Celle de Nicolas Sarkozy est clairement à droite, sans complexe, optimiste, à l’image d’un républicain américain. Celle de Ségolène Royal porte une part de compassion, la recherche d’une justice cherchant à protéger les plus faibles, une obligation de moyens en faveur de plus d’égalité, proche de l’esprit d’une travailliste anglaise. Celle de François Bayrou est la plus généreuse, la plus idéaliste dans les mots, la plus confiante dans les hommes au-delà de leur appartenance à des ensembles idéologiques réducteurs, dans la peau d’un chrétien-démocrate allemand ou italien.
Pour ce critère, pour l’Idéal, ce sera Bayrou.
 
Enfin, il y a les hommes et les femmes. Ce qu’ils disent. Ce que nous croyons qu’ils sont. En décidant que le Président de la République serait élu au suffrage universel, De Gaulle n’imaginait pas ce qui précède aujourd’hui ce suffrage. Rappelons nous seulement que la motion de censure votée par le parlement lui fut opposée et qu’il dut, après dissolution de l’assemblée nationale, organiser le référendum (taxé de plébiscite), puis des élections législatives. Le projet d’une VIème République, que beaucoup ont appelé de leurs vœux, fait partie du débat. Mais la constitution organise désormais tous les cinq ans la rencontre d’une personne et du peuple français. Une question nous taraude :    
 Finalement, ces trois mousquetaires méritants sont-ils crédibles pour administrer bon an mal an la potion magique (au goût d’huile de foie de morue) dont la France a besoin ?
François Bayrou ne peut renier son appartenance à la famille de droite. Les ex-icônes de son parti (Simone Veil, Valéry Giscard d’Estaing) ont pris la poudre d’escampette en faveur de son rival préféré. C’est le prix à payer d’avoir infléchi l’UDF à sa seule ambition. Cela dit, sa vision est une vision d’avenir et pourrait définir une mouvance stable en France de Démocratie Sociale opposée aux Nationalistes Républicains. Il n’empêche que ses orientations (sauf sur l’Europe où il est de nos trois mousquetaires le plus fervent partisan) sont plutôt à droite. François Bayrou partage avec l’Ump le diagnostic du patient, mais considère que le moral des français est un facteur de guérison plus efficient que les médicaments. Il se distingue de Sarkozy moins par ce qu’il va faire, mais avec qui et comment il va le faire. Il y a plusieurs mois, j’avais écrit : ce qui comptera, c’est le style, c’est la manière. On y est. Quel style, quelle manière ? Même si elle est beaucoup moins préparée et ficelée que celle du camp Sarkozy, on sait que la politique de Bayrou est sur le fond proche de celle de l’UMP, avec quelques innovations. Sa singularité ne repose que sur le credo d’un rassemblement possible parce que nécessaire. La France politique est-elle mûre ?
Sur ce critère, Bayrou en ballottage !
 
Nicolas Sarkozy et ses compagnons représentent tout, sauf du neuf. Si leur expérience est un atout, leur responsabilité dans la situation actuelle pose problème. 1000 ou 1200 (ça dépend des jours) milliards d’euros de dette, c’est un bilan partagé avec la gauche, mais ce doit être un bilan assumé. L’échec du référendum européen (il est absurde de ne pas vouloir faire prendre aux Français leur responsabilité dans leur avenir) est un échec de la pédagogie politique, partagé, mais qui doit être assumé. Le constat de la HALDE (Haute autorité de lutte contre la discrimination et pour l’égalité) présidée par L Schweitzer, ancien PDG de Renault, met en évidence la discrimination en matière d’emploi liée à l’origine de celui qui cherche du travail. Un autre rapport constate l’inégalité au regard de l’accès aux soins. Jacques Chirac est-il le seul responsable de la promesse non tenue de la réduction de la fracture sociale, s’il est vrai que son programme fut au moins partielement écrit par Nicolas Sarkozy et François Fillon ? Enfin, si une bonne part des propositions de l’UMP sont intéressantes et que globalement leurs orientations vont dans le bon sens (eh oui, il va falloir se bouger, le travail c’est la santé !), il y a la personnalité de Sarkozy qui trouble. Bien sûr, il ne s’agit que de celle que les médias nous renvoient. Mais curieusement, le candidat (et avant lui, le ministre de l’intérieur) n’a jamais cherché à la modifier. Il persiste et signe. Quand Elkabbach lui dit : « Des fois, il faut faire gaffe », on a l’impression qu’il ne comprend pas. Et il ne comprend pas parce qu’il n’écoute pas. Alors la politique, sans crier gare, revient. Et on comprend ce qui a pu l’éloigner d’un Chirac et dans une moindre mesure d’un Villepin. Sarkozy n’a pas le pouvoir du verbe, il a le verbe du pouvoir. Les mots précèdent les maux. La bavure, sur la dalle d’Argenteuil, doit être assumée en tant que telle. On ne lui reproche pas d’être humain et indigné, vis-à-vis de la douleur d’une mère. Mais on ne peut donner comme consigne aux forces de l’ordre de « nettoyer la racaille au karcher ». Ce langage déplacé a mis les forces de l’ordre dont la mission est de prévenir, contenir, maîtriser, protéger y compris par la force, dans une situation où elles deviennent la cible. C’est une faute sanctionnable qui lui aurait valu dans un autre contexte d’être « appelé à d’autres fonctions ». L’erreur est humaine et Nicolas Sarkozy découvrait la misère de la violence. Or, il ne veut rien changer à son discours. Non pas parce qu’il pense avoir raison, mais parce qu’il craint de perdre un peu de son crédit ou de son aura auprès de ceux dont il pense aujourd’hui avoir besoin. En durcissant un discours dont le fond est erroné, il creuse un écart entre le pays qu’il met en scène à travers sa communication et le pays réel qui le regarde à la télévision. Pouvons-nous lui remettre autant de pouvoir ?
François Fillon, Oui ! Nicolas Sarkozy, Non !
 
Ségolène Royal est la plus neuve des trois. La moins habile, nous fait-on croire. La moins préparée. La moins expérimentée. Celle qui doit encore faire ses preuves. C’est elle qui porte le plus d’aventure et d’interrogation. Celle qui a encore le plus de pages à écrire (ou à publier), la cohérence du « ce qu’il y a à faire » à conjuguer avec le possible du « avec qui le faire ». Elle est dans une logique où elle doit « violer » son parti comme l’ont fait tous les grands présidents (De Gaulle, F Mitterrand), où elle doit faire ce que font toutes les femmes en situation de compétition avec des hommes, x% et le reste en plus pour être considérée comme presque à leur égal. Elle a des idées, elle est en phase avec une grande partie de la population : elle doit apprendre la pédagogie dans la capacité à travailler le matériau des débats participatifs en terme d’attentes pour présenter des solutions crédibles à mettre en œuvre avec les mêmes relais. Elle aura à construire une majorité. Une bonne part de ses ennemis appartient à son parti. Ce fut le sort de Simone Veil et d’Edith Cresson qui, toutes les deux, la trouvent courageuse. L’absence de soutien dans son propre camp (que disent les présidents de Région, pourtant majoritairement à gauche ?), ne doit pas occulter le fait que l’Ump est le royaume du déchirement. L’unité de façade nous fera-t-il oublier l’entente cordiale Sarkozy-Villepin, Chirac-Balladur ? La lutte autour du poste de Premier Ministre dont la fonction, sans modification de la constitution, pourrait muter de maître d’œuvre vers animateur, laissera des traces. Et le premier ministre se satisfera-t-il, même par beau temps avec son président, d’un rôle d’exécutant de l’exécutif ?
 
Ainsi Ségolène Royal, qui propose sur le fond autre chose que ce que nous avons connu ces cinq dernières années et rêve sur la forme d’autres pratiques de la politique, paraît être la mieux placée pour incarner ce changement, cette rupture sans violence, dans la modernité, dont la France a besoin.

C’est mon choix ! A chacun de faire le sien !  
   
 
  
 
 
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 16 avril 2007

Lundi 16/04/07 20h00  Prieuré

 

Réunion Maire-adjoints

 

 

Mardi 17/04/07 à 14h30 Le Grand Lucé

 

AG des petites cités de caractère de la Sarthe

 

 

Jeudi 19/04/07 matin Brûlon

 

         Permanence de L Cohin, architecte conseil des pcc

 

        

 

Jeudi 19 avril à 19 h30

 

Conseil municipal

 

 

Dimanche 22/04/07

 

         Election présidentielle

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Samedi 14 avril 2007
Les propositions ne sont pas exhaustives, mais cependant assez nombreuses !!!
L’enseignement supérieur et la recherche renforcés 
 Nous engagerons une profonde rénovation de l’Université, qui conduira sur 5 ans à porter la dépense par étudiant au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Nous améliorerons la situation étudiante par un meilleur encadrement et une meilleure orientationà la fin du lycée et dans le premier cycle, l’allocation d’autonomie sous condition de ressources et selon les besoins, l’amélioration du logement étudiant, un meilleur accueil des étudiants étrangers et le statut des doctorants. Tout bachelier issu d’une filière technologique ou professionnelle doit pouvoir être admis dans une formation supérieure courte s’il en fait la demande. Nous donnerons à l’université de nouveaux moyens pour mieux garantir aux étudiants un égal accès à la connaissance, au diplôme, à la recherche, notamment par une autonomie de gestion des établissements dans le cadre d’un budget national. Nous favoriserons les coopérations et plus généralement le rapprochement entre grandes écoles et Universités ainsi que les voies qui y mènent. Nous ferons progresser de 10 % chaque année, pendant la législature, le budget de la Recherche avec une programmation pluriannuelle d’emplois scientifiques qui tienne compte des départs à la retraite et accorde une chance réelle aux jeunes chercheurs. Nous améliorerons les conditions de travail des enseignants chercheurs et des chercheurs ainsi que le système d’évaluation.
Les services publics confortés
 Nous continuerons de nous battre pour l’adoption d’une directive cadre européenne sur les services d’intérêt général qui permettra de faire reconnaître un droit spécifique des services publics. Nous définirons, après un large débat national, dans une loi-cadre, les missions de service public ainsi que les obligations qui en découlent et son périmètre. Dans l’attente de cette loi-cadre, nous assurerons la présence des services publics dans les zones rurales.Nous encouragerons le développement de « Services publics unifiés » regroupant tous les services, prestations, procédures etc. qui répondent aux besoins du citoyen là où cela est nécessaire. L’accès universel à l’internet de haut débit sera garanti. La modernisation des services publics s’appuiera sur les standards ouverts et les logiciels libres. Des schémas régionaux de services publics seront élaborés par les Conseils régionaux, en concertation avec les autres collectivités locales, les organisations syndicales, les associations d’usagers pour dégager une vision cohérente de l’aménagement du territoire.
…. Les biens publics essentiels en matière d’environnement, en particulier l’eau, ne doivent pas être soumis aux seules lois du marché, au plan national et mondial. C’est pourquoi nous affirmons la nécessité de nouvelles régulations publiques, en mettant l’accent sur la nécessité
d’économiser les ressources, et sur l’harmonisation du prix et de la qualité sur le territoire. Nous donnerons aux élus locaux la possibilité de choisir entre la gestion publique et la gestion privée.
Par exemple, les Conseils généraux et régionaux auront le droit d’attribuer des aides financières ou techniques pour le retour en régie. Nous instaurerons une tarification sociale de l’eau, comportant un droit incompressible d’accès à l’eau et des tarifs différenciés suivant les usages. Des dispositions législatives amélioreront les exigences du cahier des charges en termes de transparence et de prix.
Partager le savoir
 
Favoriser la réussite
Nous créerons un service public, accessible aux enfants dès le plus jeune âge. Associé à
l’Ecole maternelle, il offrira aux jeunes enfants, un encadrement pédagogique, médical et
culturel, dont les plus pauvres sont privés. .Nous rendrons obligatoire la scolarisation dès l’âge de 3 ans, afin de donner à tous, les mêmes chances de réussir leur parcours scolaire. Nous favoriserons l’accompagnement de tous les élèves pour prendre en compte leur diversité par des pédagogies différenciées. Nous renforcerons les dispositifs d’accompagnement scolaire qui permettent d’acquérir les notions de base, dans les premières années de l’Ecole primaire. Nous investirons dans les technologies éducatives pour personnaliser l’enseignement.
.Nous développerons toutes les formes d’aide gratuite pour lutter contre la marchandisation de l’école (études encadrées, assistances personnalisées, etc.) en réalisant l’avénement d’une société éducative partagée grâce à la participation de tous les partenaires de l’école : collectivités locales et associations d’éducation populaire. Pour assurer l’épanouissement personnel de l’enfant, nous développerons les initiatives dans le domaine culturel et dans celui des activités d’éducation physique et sportive..Nous ferons évoluer le collège afin qu’il ne soit plus le lieu du tri social : en instaurant une meilleure transition entre l’école élémentaire et le collège, en proposant aux élèves un véritable choix d’orientation.Nous reverrons le fonctionnement général des Zones d’Education Prioritaires en renforçant les moyens financiers, en diminuant le nombre d’élèves par classe, en formant spécialement les enseignants des ZEP, en leur offrant des perspectives d’évolution de carrière, en leur donnant les moyens de rester davantage dans les établissements (aménagement deslocaux).
.Nous prendrons en compte la mixité sociale dans les dotations accordées aux écoles privées sous contrat. Nous supprimerons la participation financière obligatoire des communes pour les élèves scolarisés dans un établissement privé situé hors de la commune de résidence.
.Nous ferons en sorte que chaque lycée, ouvre à au moins 5% de ses élèves, la possibilité
d’entrer dans les classes préparatoires aux grandes écoles ; et inversement nous implanterons des classes préparatoires aux grandes écoles dans les établissements sensibles.  Nous veillerons à ce que la carte scolaire permette la mixité sociale.
Préparer la vie professionnelle
Nous abolirons l’apprentissage à 14 ans et le travail de nuit à 15 ans..Nous développerons l’apprentissage sous statut scolaire afin d’améliorer la formation générale de ces filières.
Nous organiserons au sein de l’Education nationale une voie des métiers, du CAP aux
formations supérieures. Le but sera de rendre lisibles et fluides les parcours de qualification
professionnelle, d’en élargir le recrutement et de créer les passerelles facilitant le passage entre les voies d’enseignement, les niveaux de formation et le monde de l’entreprise.
Apprendre à chaque enfant l’étendue de ses droits et de ses devoirs
Nous associerons efficacement les familles à la réussite de leur enfant, en développant
les relations entre l’école et les parents. Nous supprimerons le « contrat de responsabilité
parentale », imposé par la droite, qui culpabilise les familles les plus défavorisées sans leur
permettre de restaurer le lien d’autorité et de confiance avec leur enfant. Nous mettrons en
place un dispositif d’information et d’aide aux parents et nous reviendrons à la législation
antérieure qui donne au juge la possibilité de mise sous tutelle des allocations familiales.
. Nous amplifierons les moyens de lutte contre la violence à l’Ecole. Nous sanctionnerons les auteurs d’incivilités ou d’infractions de toute nature commises à l’Ecole. Nous devons combiner plusieurs formes d’action : l’application effective des règles, la mise en place de dispositifs pour lutter contre l’échec scolaire, une présence plus forte des adultes dans les établissements, l’aide aux parents, la généralisation des partenariats locaux avec les autres administrations, le tutorat, l’accroissement du nombre de « classes relais » et la construction d’internats scolaires.
 
Améliorer le fonctionnement de l’Education nationale
Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des
enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les
missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société. Nous proposons de revoir les conditions d’accès aux métiers d’enseignant en rétablissant le pré-recrutement, et en améliorant la formation initiale des enseignants (IUFM)
 
Assurer la sécurité
Nous engagerons une mobilisation générale, intense, permanente, pour combattre l’insécurité
en profondeur. Nous mettrons en place une stratégie nationale de lutte contre la violence autour de priorités d’action concrètes :  Nous mettrons fin aux inégalités face à l’insécurité en rétablissant une sécurité publique de proximité avec une implantation pérenne de la police dans tous les quartiers, dotés de capacités judiciaires pour lutter contre les trafics et l’économie souterraine. Nous offrirons aux policiers et gendarmes qui resteront un certain temps dans les territoires les plus difficiles, une rémunération et des perspectives de carrières valorisantes.
Nous restaurerons la confiance des victimes envers la police et la justice pour briser la loi du silence. Le dépôt de plainte sera simplifié et encouragé quels que soient les conséquences sur les statistiques, la protection et l’information des victimes sera assurée tout au long de la procédure. Le service rendu au niveau local par la police et la gendarmerie sera régulièrement évalué. . Nous voulons mieux prévenir et mieux punir la délinquance et la violence juvénile. Il
faut éviter que des enfants exposés à un milieu destructeur, à des difficultés familiales ou
éducatives basculent dans la délinquance. Outre les mesures de lutte contre les violences
scolaires, les cellules de veilles éducatives, destinées à prendre en charge ces enfants, seront
généralisées. La prévention précoce de la violence fera l’objet d’un plan gouvernemental
ambitieux. Chaque acte de délinquance doit recevoir une réponse adaptée et proportionnée de
la part des adultes. Les mesures éducatives et les sanctions prononcées à l’encore de mineurs
seront réellement appliquées. Nous mettrons en place, pour les jeunes délinquants, des
alternatives à la prison, par le développement de centres d’éducation et des chantiers
d’apprentissage et d’insertion pour éviter la récidive. Nous adopterons un plan de lutte contre les violences conjugales et familiales et pour la protection de l’enfance et de l’adolescence en danger. Nous renforcerons les politiques partenariales de sécurité entre les services de l’Etat, les collectivités locales, les associations et tous les acteurs concernés. Dans ce cadre, nous
oeuvrerons à rétablir une relation républicaine et pacifiée entre jeunes et police.
 Nous améliorerons la coordination entre la police, la gendarmerie et l’institution judiciaire. Nous réduirons les délais entre l’infraction, la sanction et son exécution. Alors que l’inflation carcérale et des conditions de détention criminogènes entretiennent la spirale de la criminalité, nous relancerons les sanctions par le travail d’intérêt général.
La solidarité entre les Français.
Un logement pour chacun
Pénurie de logements, explosion des loyers, spéculation immobilière : la crise du logement
atteint une gravité sans précédent. Chacun doit avoir accès à un logement. Le parc privé
comme le parc social devront être mis à contribution.  Nous mobiliserons le foncier disponible de l’Etat et nous généraliserons, avec les Régions, les agences foncières régionales pour dégager suffisamment de terrains à construire. Nous réaliserons 120 000 logements sociaux par an bien intégrés dans les villes et nous ferons disparaître l’habitat indigne. Nous relancerons une véritable accession à la propriété. Nous imposerons aux programmes immobiliers privés de consacrer un quart des opérations à la production de logements sociaux sur les territoires déficitaires en logements de cette nature.  Nous plafonnerons à 25 % maximum la part du budget des ménages modestes consacrée au logement dans le parc social et le parc privé conventionné (« bouclier logement »), nous lutterons contre les augmentations excessives des loyers, nous revaloriserons les A.P.L., pour ceux qui en ont le plus besoin, nous doublerons le nombre de résidences étudiantes et nous triplerons les sanctions contre les communes qui ne respecteront pas les obligations de mixité sociale.  Nous créerons une garantie mutualisée des risques locatifs qui permettra au bailleur de louer sans risque et au locataire de ne pas subir de discriminations, nous réorienterons les aides fiscales de l’Etat en direction des classes populaires et des classes moyennes. Chaque aide aura une contrepartie sociale (suppression du de Robien).  Nous contrôlerons les ventes à la découpe, en renforçant les protections des locataires et en réglementant l’activité des marchands de bien.  Nous demanderons, dès le début de la législature, au Conseil Economique et Social, depréparer un rapport sur la mise en oeuvre du droit opposable au logement. Nous proposerons un calendrier et une méthode fondée sur la concertation.  Nous revaloriserons annuellement les APL. Nous garantirons l’affectation, par l’Etat, du Livret A au financement du logement. La plus-value foncière résultant d’un plan d’urbanisme devra aussi bénéficier à la commune.
Les soins pour tous
a) La santé
. Nous reviendrons sur les mesures antisociales prises en 2005. Dans le cadre d’un parcours de santé renouvelé, nous ferons évoluer les modes de rémunération des soins primaires pour sortir progressivement du primat du paiement à l’acte. Un dispositif législatif visant à réformer la pratique des dépassements d’honoraires sera proposé. Nous développerons l’évaluation régulière des pratiques, la formation continue pour l’ensemble des professions de santé, en relation avec une réforme du cycle universitaire. Nous mettrons en oeuvre une carte de santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par un médecin généraliste référent avec accès à une prévention et des soins adaptés.  Nous redonnerons une priorité à l’hôpital ce qui implique de dégager davantage de moyens financiers. La tarification de l’hôpital public devra mieux prendre en compte les spécificités et les obligations de service public. Un plan de relance de la chirurgie publique sera conduit pour garantir dans chaque territoire de santé au moins un pôle de chirurgie.  Nous ouvrirons 500 maisons de santé pour tous, appuyées sur les hôpitaux locaux, où chacun pourra trouver un accueil coordonné et une meilleure prise en charge. Ce plan s’inscrira dans une politique globale de meilleure répartition des professionnels de la santé –
notamment les médecins- dans les territoires. Des dispositions financières et fiscales incitatives, en partenariat avec les collectivités territoriales et les caisses d’assurance maladie, seront offertes pour attirer les jeunes médecins dans les zones déficitaires. Nous rétablirons l’accès à l’aide médicale d’Etat.
. Nous associerons de manière plus cohérente l’Etat, les partenaires sociaux, les organismes
complémentaires et professions de santé dans la gestion de l’assurance maladie décidée et
contrôlée par le Parlement dans le cadre de la loi de finance de sécurité sociale.  Nous saisirons le Parlement d’un projet de loi « Vincent Humbert » sur l’assistance médicalisée pour mourir dans la dignité ; cette loi aura pour objet de permettre aux médecins dans des conditions strictes du respect de la volonté de leur patient et d’accompagnement, d’apporter une aide active aux personnes en phase terminale de maladie incurable ou placée dans un état de dépendance qu’elles estiment incompatible avec leur dignité. Pour garantir la permanence d’accès dans les zones rurales, nous aménagerons avec la médecine libérale l’offre de soins dans les territoires.
b )La prévention
Nous lancerons un grand plan de prévention des maladies graves. Pour le cancer, nous
généraliserons la détection précoce. Pour le SIDA, nous relancerons une politique de
prévention ciblée très active et nous créerons une fondation nationale associant financement
public et privé. En ce qui concerne l’obésité, nous mettrons en oeuvre un programme
d’information alimentaire dès l’école. Un plan de santé mentale sera proposé au Parlement.
Notre priorité sera de développer les services de psychiatrie et de pédo-psychiatrie, d’investir
dans la prévention et de lutter contre l’exclusion des personnes souffrant de troubles
psychiques. .Nous organiserons une politique de soins spécifiques à l’égard des personnes dépendantes de la drogue et de toutes les addictions. En ce qui concerne le cannabis, face aux risques liés à une consommation largement répandue, nous ouvrirons un débat pour proposer une régulation publique, et une révision de la loi de 1970. .Nous renforcerons les moyens de la santé scolaire, de l’école primaire à l’université. Nous confierons à la médecine du travail une vraie mission de service public en faisant de la lutte contre les accidents du travail une priorité de santé publique et en garantissant son indépendance.
La lutte contre la pauvreté
La pauvreté touche, depuis quelques années en France, non seulement les sans emplois, mais
aussi les salariés dont la rémunération, insuffisante, en fait des travailleurs pauvres,
majoritairement des femmes. Un million environ d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté
constitue un scandale inacceptable. .Nous engagerons un plan pour lutter contre les pauvreté des enfants, c'est-à-dire pour leur offrir un accès gratuit aux soins, aux besoins de première nécessité, et veiller au respect de l’obligation scolaire. Nous améliorerons la complémentarité temporaire des revenus du travail et des prestations sociales. Nous simplifierons les aides en intégrant les minima sociaux comme le RMI et les diverses allocations au sein d’un Revenu de Solidarité Active (RSA), pour qu’en ans plus une famille ne vive sous le seuil de pauvreté.
.Nous mettrons en oeuvre un plan pour l’augmentation des logements d’urgence..Nous instaurerons un service universel bancaire de base.
La Justice rénovée
.Nous augmenterons le budget de la justice : notre pays se situe au 23ème rang sur 40 en
Europe, pour son budget de la justice. Nous ferons passer le budget de la justice française dans les premiers rangs. .Nous rendrons la justice accessible à tous en faisant en sorte que chaque justiciable puisse bénéficier des services d’un avocat, garanti par un service public de la défense. Nous renforcerons les maisons de la justice et du droit et le réseau d’information et d’aide aux
victimes. Nous limiterons les coûts financiers inutiles pour élargir l’accès à la justice civile et au droit. Nous moderniserons le fonctionnement de la justice civile, de la justice prud’homale, de la justice commerciale et de la justice administrative. Nous organiserons une justice respectueuse des libertés. Les procédures pénales d’exception seront limitées ; une réforme de la procédure pénale sera engagée pour renforcer les droits de la défense et mieux garantir la présomption d’innocence. Le juge des libertés et de la détention bénéficiera d’un véritable statut. Le juge d’instruction travaillera en collégialité. Nous interdirons les poursuites sur dénonciation anonyme.
.Nous rendrons la justice responsable et indépendante. Les carrières des magistrats du
siège et de ceux du parquet pourront être séparées au bout de 10 ans d’exercice. Le parquet,
responsable de la mise en oeuvre de la politique pénale définie par le pouvoir politique, sera mis à l’abri des pressions, notamment par la suppression des instructions individuelles de nature à dévier le cours de la justice. La composition du Conseil Supérieur de la Magistrature sera modifiée pour garantir son pluralisme et un équilibre entre magistrats et non-magistrats. Ses attributions seront étendues. Il sera consulté sur les aspects essentiels du fonctionnement de la justice ainsi que sur les projets de réforme la concernant, et aucune nomination de magistrats ne pourra intervenir sans avis favorable. Nous améliorerons le système d’évaluation du service public de la justice en mettant en place un mécanisme permettant aux justiciables d’adresser au Conseil Supérieur de la Magistrature des plaintes visant le comportement d’un magistrat.
Nous présenterons une nouvelle loi pénitentiaire qui donnera davantage de moyens pour
lutter contre la surpopulation carcérale, pour améliorer la qualité des soins, pour favoriser
l’effectivité des petites peines en milieu ouvert, pour permettre la réinsertion à la sortie de
prison. La prison doit impérativement être un lieu de respect des droits et de la dignité de la
personne.
La place des femmes dans notre société
Avec l’adoption de la loi sur la parité, nous nous sommes engagés à faire en sorte que les
femmes soient traitées à l’égal des hommes dans tous les champs de la vie : professionnel,
familial et politique. Cet objectif n’est toujours pas atteint. Il faut donc accélérer la marche.
Dans la famille, chaque enfant doit pouvoir accéder à un mode de garde pour permettre aux
parents qui travaillent de retrouver leur activité. Dans l’entreprise, les inégalités persistantes de salaires, à qualification égale, entre les hommes et les femmes seront combattues d’abord par l’application ferme de la loi. Les victimes de la violation de ce principe doivent être conseillées et aidées pour pouvoir engager une action en responsabilité contre l’employeur, avec le soutien des inspecteurs du travail. .Au sein du couple, la lutte contre les violences faites aux femmes doit faire l’objet d’une grande loi inspirée du dispositif espagnol qui prévoit un arsenal de mesures de prévention, de durcissement des peines, d’aide à la réinsertion, de coordination judiciaire, de protection des victimes et d’aide sociale..Au sein de nos institutions. Le non-respect de la parité par les partis politiques, doit faire l’objet d’une réelle dissuasion. A cet effet, les dotations publiques aux formations politiques contrevenantes seront supprimées.
Des politiques spécifiques pour restaurer l’Egalité républicaine
.Dans l’entreprise. Nous favoriserons l’insertion professionnelle des publics discriminés en
cherchant, avec les partenaires sociaux, à développer le recours au CV anonyme. Nous mettrons en place un bilan de l’égalité dans les grandes entreprises privées et publiques comme dans les administrations, qui dresse des statistiques en fonction du domicile des salariés.
.Dans les institutions. Nous renforcerons le pouvoir d’action et de sanction de la Haute
Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) en encourageant
la constitution de comités locaux de lutte contre les discriminations. .Dans le couple. Nous améliorerons le PACS en matière d’inscription à l’état civil, de régime des biens, de droits de succession, de droit au logement, de droits sociaux. Le mariage et l’adoption seront ouverts aux couples de même sexe. .Pour le Handicap. Nous ferons de l’intégration scolaire une priorité : la règle doit être l’intégration en milieu ordinaire, les structures spécialisées l’exception, lorsque le handicap ne la rend réellement pas possible. Nous agirons pour que les personnes handicapées puissent exercer tous leurs droits de citoyens comme, le droit aux transports en commun, aux loisirs, qu’ils bénéficient tous du droit du travail, de tous les services publics, de la culture, du sport. Nous revaloriserons les allocations et compensations pour que les personnes handicapées puissent vivre décemment sans surcoût lié au handicap. Enfin, chaque loi votée devra prendre en compte le handicap, ce qui fera l’objet d’une réforme constitutionnelle.
.Pour la lutte contre la prostitution et le proxénétisme. Au rang de la lutte contre toutes
les formes d’exploitation commerciale de la personne humaine en général et des plus faibles en particulier, nous considérons que la prostitution et son organisation à travers des réseaux
mafieux doivent être sévèrement combattues en mettant en cause, notamment, la responsabilité des clients.
La culture
Nous veillerons à ce que le financement de la création soit préservé et adapté au numérique
et à l’internet. Les auteurs et les créateurs doivent être rémunérés pour leur travail. De nouvelles sources de financement seront recherchées en mettant à contribution les principaux
bénéficiaires de la création (Fournisseurs d’accès internet, opérateurs de téléphonie, fabricants
de logiciels et de matériels).  Nous veillerons au renforcement des moyens budgétaires afin qu’ils retrouvent les plus hauts niveaux connus sous la gauche depuis 1981. . Nous favoriserons et développerons l’emploi culturel, car c’est en investissant dans l’immatériel, l’innovation et la création que nous créerons les emplois de demain dans un secteur où se dérouleront les grandes batailles politiques et économiques à venir. Nous consoliderons le régime des intermittents du spectacle au sein du régime générale d’assurance-chômage et établirons une loi de programme sur le spectacle vivant . Nous favoriserons l’accès de tous à la culture, notamment par les réseaux numériques, par une présence de médiathèques sur l’ensemble du territoire, en priorité dans les zones les moins favorisées. Nous relancerons l’éducation artistique à l’école, du primaire à l’université.  Nous renforcerons les mouvements d’éducation populaire.
. La multiplication des chaînes de télévision, l’émergence d’une société de l’image ont un
impact grandissant sur les citoyens, particulièrement les plus jeunes. Il faut donc construire une véritable éducation à l’image, dispensée dans le cadre scolaire, permettant de construire un esprit critique face à l’image. Nous assurerons un soutien financier aux projets culturels émergents dans les environnements urbains les moins favorisés (microcrédits) ainsi qu’aux lieux de proximité. La capacité d’accueillir des cultures qui reflètent la diversité des origines au sein de la société française, est un enjeu majeur de cohésion sociale. Nous reconnaîtrons les identités culturelles régionales, comme prévu par la Charte du Conseil de l’Europe sur les langues régionales. Nous proposerons une politique culturelle européenne qui puisse bénéficier, sur cinq ans, d’un pourcentage significatif du budget de l’Union Européenne.  Nous relancerons la politique culturelle scientifique et technique de la France, au niveau international.
Le Sport pour tous
Nul ne doit être empêché de faire du sport en raison de son origine sociale, de son âge ou de
son lieu d’habitation. L’enjeu que représente la pratique sportive dans nos sociétés contemporaines est considérable car elle est un formidable outil de cohésion et d’intégration
sociale. Source d’épanouissement individuel et vecteur de valeurs collectives, le sport a vocation depuis l’origine, à rassembler : il peut -et doit- être une école de la vie en groupe, favorisant l’épanouissement des idéaux de respect, de tolérance, de générosité et de dépassement de soi.
C’est aussi un facteur important de la santé publique, par exemple face au phénomène
préoccupant de l’obésité des enfants ou des dangers des maladies cardio-vasculaires.
. Nous encouragerons particulièrement le mouvement associatif sportif pour le rôle qu’il joue dans l’épanouissement des individus et de la vie sociale. Le Conseil national du développement du sport devra favoriser l’équité entre tous les territoires en élaborant un véritable contrat de plan sportif entre l’Etat, les collectivités territoriales, les fédérations sportives et le Comité National Olympique et Sportif Français pour diffuser la pratique du sport dans toutes les catégories de la population, aussi bien en milieu rural qu’urbain. Nous renforcerons le service public du sport en augmentant sensiblement les moyens budgétaires consacrés au sport et soutiendrons notamment le développement du sport féminin et du sport pour les personnes en situation de handicap. La place du sport scolaire et universitaire sera revalorisée pour promouvoir chez les jeunes le goût de la pratique sportive et les valeurs du sport. Nous procurerons aux sportifs de haut niveau les moyens de défendre au mieux les couleurs de la France, dans les compétitions internationales, avec une attention particulière pour leur formation en vue de leur reconversion.
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 9 avril 2007

Domaine 5 : supprimer les inégalités

 

 

C’est le domaine de l’aboutissement du projet. Des trois mots qui forment la devise de la France , celui d’égalité est le plus mensonger.

On y retrouvera ce qui concerne le domaine de la santé, mais aussi celui de l’épanouissement personnel,  de la réussite de la formation (scolaire,  professionnelle), de la culture, du sport, de la vie associative, de la liberté de pensée, de la sécurité, de la justice.

 

Toujours, à partir des mêmes documents (Cf : articles précédents), les propositions de l’UMP d’abord,  puis du PS enfin l’UDF. (ordre sans hiérarchie). Il s’agit donc bien des propositions des partis qui soutiennent les candidats, plus que de celles des candidats eux-mêmes. Au fil de la campagne, ici ou là, chacun d’eux a voulu apporter son grain de sel, de sagesse ou de folie. Même si c’est intéressant à recenser, ces petits attrape-tout ne peuvent pas véritablement éclairer un choix qui se fait sur une philosophie qui inspire le projet plus que sur un catalogue de mesures que le ou la présidente (heureusement) n’aura pas le pouvoir d’imposer seul.    

Les propositions de l’UMP (présentées par F Fillon)

 

Extrait du 1 er engagement (sur 10), quelques lignes sur la culture :

 


Dans cette mondialisation trop uniforme, la France doit être l'acteur de la diversité culturelle. Nous proposons de mettre en ligne gratuitement le patrimoine culturel français tombé dans le domaine public ou financé par fonds publics, et nous entendons élargir la carte de nos implantations culturelles à l'étranger.


 

Notre 5ème engagement : c'est la société du respect et de l'égalité des chances.

La France des ghettos, des injures, des cocktails molotov et des racismes en tous genres n'est pas la nôtre. L'UMP se veut le parti de la République pleine et entière, celle ci exigeant de l'autorité, mais aussi un élan de fraternité vis à vis de ceux qui se sentent exclus de la communauté nationale.

Depuis 2002, la délinquance a baissé de 8,8% alors qu’elle avait augmenté de 14,5% entre 1997 et 2001. Plus d’un million de victimes ont été épargnées et nous le devons largement à Nicolas Sarkozy. N'en déplaise à la gauche, entre elle et nous, ce n'est ni la même volonté, ni le même bilan.

Les efforts doivent être poursuivis et cela passe notamment par toute une série de mesures en faveur de la justice.

Nous voulons permettre à la justice de notre pays de retrouver la confiance des Français. Cela nécessite une véritable politique pénale au niveau national, des peines planchers pour les multirécidivistes, une réforme de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs, un meilleur accompagnement des victimes, une meilleure organisation de l'instruction sur les affaires difficiles, un renforcement des droits de la défense. Cela exige aussi que les moyens soient augmentés et que les conditions de travail des magistrats améliorés. Mais il faut aussi, parallèlement, réformer la carte judiciaire et spécialiser les magistrats pour une justice plus simple, plus accessible, mais aussi plus responsable. Plusieurs de nos mesures vont dans ce sens.

Si nous réclamons l'intransigeance vis à vis de la violence, nous voulons aussi donner de l'espérance à tous ceux qui se sentent en marge du progrès national. L'UMP se veut le parti de tous les Français, où qu'ils vivent, quelles que soient l'origine ou la couleur de peau. Nous n'acceptons pas l'idée de voir certains jeunes se défier de leur propre pays. Nous voulons leur tendre la main car il y chez eux de l'énergie et des rêves qui peuvent faire grandir la France.

Pr
ès de 5 millions de nos concitoyens vivent dans des quartiers dits difficiles. En 15 ans le nombre de quartiers sensibles est passé de 100 à 751.


Dans chacun de ces quartiers, nous proposons de désigner un responsable de haut niveau, chargé de diriger la réhabilitation du quartier. Tous les crédits, de tous les ministères, lui seront délégués.

Un plan d'urgence sur l'éducation prioritaire devrait être engagé. Dans les établissements les plus sensibles, le nombre d'élèves devrait être réduit de moitié. Pour établir l'égalité des ambitions, les 5% des meilleurs élèves de chaque établissement auront un droit systématique d’accès en classes préparatoires. Cette mesure sera valable pour tous les établissements et constitue un puissant levier de diffusion de l’égalité des chances.

Nous sommes convaincus que cette société du respect ne demande qu'à s'imposer sur le terrain et dans les cœurs. C'est pourquoi nous voulons valoriser le bénévolat en créant un livret d’épargne civique par lequel tous ceux qui donnent du temps pour les autres accumuleraient des droits, et nous suggérons la mise en place d'un service civique.
Notre 7ème engagement : c'est faire de l'Education un devoir de réussite.

Dans la compétition internationale, la France doit être la terre de la formation maximale et de l'innovation, car face aux pays émergents, nous n'allons pas nous battre sur les salaires mais sur notre intelligence, notre adaptabilité et notre créativité.

Nous voulons une Ecole recentrée sur ses priorités fondamentales car trop d'enfants passent de classe en classe sans savoir réellement lire, écrire et compter, et trop d'élèves sortent du système scolaire sans aucune qualification.

Nous voulons une Ecole qui cherche à valoriser les compétences et aptitudes de chacun, et non pas une Ecole faussement égalitaire. Nous voulons une Ecole qui prend ses responsabilités sur le terrain et pas une Ecole sur-administrée et sous-évaluée. C'est pourquoi nous nous prononçons en faveur de la liberté pédagogique et en faveur d'une autonomie accrue des établissements scolaires, cette autonomie exigeant en retour une évaluation rigoureuse et indépendante.

Nous voulons une Ecole qui épaule les parents, et, dans cette perspective, nous préconisons l'instauration d'études dirigées en fin de journée pour toutes les familles qui le souhaitent.

Nous voulons enfin une Ecole sans ghettos et c'est pourquoi nous proposons d'assurer la mixité sociale et l'excellence pour tous en lançant un plan d'urgence en faveur des établissements les plus difficiles et en supprimant, par étapes, la carte scolaire afin que les familles puissent choisir l'avenir de leurs enfants. Dès la rentrée scolaire 2007, chaque établissement pourra accueillir entre 10 et 20% d’enfants en dehors du secteur, une proportion que nous élèverons progressivement. A l’inverse, chaque établissement devra respecter un équilibre dans la composition sociale et géographique des élèves.

Notre 8ème engagement est stratégique : nous voulons gagner la bataille mondiale de l’intelligence.

Ici, la réforme de notre système universitaire est incontournable. Depuis deux décennies, personne n'a osé ou pu aller au bout de cette réforme. Nous allons là faire car c'est un enjeu national.

Avant la fin de l'été 2007, l'UMP s'engage à ce qu'une loi ait changé la gouvernance des universités en leur conférant un statut d'autonomie qui leur permettra de fixer leur stratégie, de diversifier leurs ressources, de recruter leurs enseignants et leurs chercheurs, de nouer des contrats de partenariat avec les acteurs économiques. Parallèlement, nous voulons replacer nos universités au centre de l'effort de recherche et donner des perspectives à nos jeunes chercheurs qui se verront proposer des vrais contrats de recherche d'une durée minimale de cinq ans. Nous voulons par ailleurs renforcer le système des bourses et créer un compte individuel d'épargne formation pour permettre à chaque Français, qui n'en a pas eu la chance, d'entamer une formation supérieure et qualifiante.

Faire en sorte que notre jeunesse doit être l'une des mieux formées du monde et que les idées qui feront le XXIème siècle surgissent dans nos universités et nos laboratoires : voilà notre ambition !

Notre 9ème engagement met l'accent sur deux vertus pour préserver notre protection sociale : celle de la justice et de la responsabilité.

Nous récusons la société du chacun pour soi, c'est pourquoi il faut responsabiliser et moderniser notre système social sous peine de le voir s’effondrer.

Nous voulons lutter contre les fraudes et les abus qui représentent entre 10 et 15% des dépenses d’assurance-maladie, des montants équivalents au déficit de ce régime ! Quant aux fraudes à la prime pour l’emploi, elles représentent 10% du montant total de cette prime. Nous n'acceptons pas un tel gaspillage et nous agirons en conséquence.

Pour sortir de la logique émolliente de l'assistanat, nous défendons l'idée que tout allocataire d’un minimum social doit avoir une activité adaptée à sa situation que cela passe par une formation ou une activité d’intérêt général.

La réforme de 2003 a constitué une avancée décisive pour la préservation de notre régime de retraite. Reste les régimes spéciaux qui ne peuvent rester en l'état sous peine d'iniquité. Par démagogie électorale la gauche ne dit rien sur ce sujet. La loi sur les retraites a prévu un « rendez-vous » en 2008. Nous agirons à ce moment là !

Sur notre politique de santé, nous recommandons plusieurs actions dont celles liée à la recherche dans les sciences du vivant dont nous voulons faire une priorité nationale, celle liée à la politique de prévention dont nous proposons de tripler les moyens, celle liée à la gestion des hôpitaux qui doivent avoir des instruments de souplesse pour se réorganiser et améliorer leurs conditions d’accueil et leur fonctionnement.

Parce que rien d'efficace ni de durable ne pourra se faire en l'absence de confiance des professionnels, nous voulons conforter la mission des médecins généralistes comme pivot de la politique de santé, notamment en alignant leur rémunération sur celle des spécialistes. Et nous donnerons des espaces de liberté tarifaire aux médecins libéraux qui prennent des engagements à l’égard de leurs patients et des pouvoirs publics.

Nous le savons, sous une apparence d’égalité, le financement de notre système de santé n’est pas équitable. Nous pensons que l’instauration d’une franchise de quelques euros sur chaque consommation de soins serait plus juste et plus responsabilisante. Elle ne serait pas remboursable. Mais son montant total annuel serait plafonné. Elle se substituerait aux multiples forfaits mis en place au cours des dernières années. Le système serait plus juste que le système actuel car la part de la dépense qui pèse sur l’usager n’augmenterait pas avec la gravité de la maladie de l’assuré. Pour des raisons évidentes d’équité et de santé publique, certains patients, comme les enfants ou les personnes titulaires du minimum vieillesse, seraient exonérés ou bénéficieraient d’une franchise réduite.

Enfin, nous voulons relever le défi de la dépendance à travers l'instauration d'une cinquième branche de la sécurité sociale cogérée par la sécurité sociale et les conseils généraux.

Notre 10ème engagement est de faire de chaque famille un foyer de sécurité et de liberté.

Pour l'UMP, la famille est une priorité. Ses formes contemporaines doivent être abordées sans nostalgie et sans préjugés, mais avec le souci absolu de créer des repères moraux, affectifs et juridiques.

Avec ce projet nous voulons aider et responsabiliser les familles dans l’exercice de l’autorité parentale. Nous voulons les sécuriser, et ici, la question du logement est primordiale. Aujourd’hui, la propriété est un privilège pour certains. Nous voulons en faire un droit pour tous. C’est possible en faisant du crédit hypothécaire le crédit de droit commun en matière immobilière. Dans les zones où la tension sur les prix est particulièrement vive et où il est quasiment impossible de devenir propriétaire sans une mise de fond initiale, nous créerons un prêt foncier à taux zéro permettant de différer dans le temps le remboursement de l’emprunt correspondant au terrain. Par ailleurs, les intérêts versés au titre des emprunts contractés pour l’acquisition de la résidence principale ouvriront droit à une réduction ou à un crédit d’impôt.

Pour les familles dont les deux parents travaillent, l'éducation des enfants est centrale. Dans cet esprit, je l'ai dit, nous créerons des études dirigées dans tous les établissements scolaires après les cours et nous entendons donner un coup d‘accélérateur sur les modalités de garde des enfants.

Face au problème grandissant de la dépendance nous proposons d'instaurer un congé de solidarité familiale rémunéré permettant à un proche de se consacrer pendant quelques temps à l’accompagnement d’une personne très âgée en fin de vie.

Pour faire tomber les discriminations subies par les couples homosexuels nous proposons de créer le contrat d’union. Il sera signé en mairie. Il garantira aux couples homosexuels qui le souhaitent l’égalité des droits successoraux, sociaux et fiscaux ainsi que l’égalité des devoirs. Toutefois, il n’ouvrira pas droit à la filiation et à l’adoption.

Enfin, mesure forte de notre projet, nous supprimerons les droits de donations et de successions pour tous les patrimoines petits et moyens.

 

 

Demain…la suite avec les propositions du Parti Socialiste….

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mercredi 4 avril 2007

Il nous reste un peu plus de 15 jours pour aborder le domaine 5(« Supprimer les inégalités » article du 01/09/06) et essayer de faire ressortir les caractéristiques du projet de chacun des trois candidats (Bayrou, Royal, Sarkozy)  proposant globalement des solutions crédibles. (Attention, certaines de leurs propositions  peuvent être mieux développées par d’autres candidats, mais il me semble qu’eux seuls garantissent un minimum de réalisme et de cohérence du programme)

 

 

A ce jour, rien n’est joué, y compris un remake avec variantes, du sinistre scénario 2002.
Nous avons encore le temps de réfléchir.

Quel lien, tout ça avec le « Journal d’un élu de campagne » ? Quel lien avec la politique locale ?

Notre maire a pris position publiquement pour le candidat Nicolas Sarkozy. (C’est courageux, je ne sais pas si à Brûlon ses prédécesseurs ont une fois  indiqué leur choix lors d’une présidentielle? Si vous savez, merci de votre contribution à l’écriture de l’histoire locale!)

 

 

Qu’on le veuille ou non, les élus locaux, quand ils ne sont pas engagés dans un parti politique, sont sous l’influence des ténors de proximité qui débloquent les dossiers, qui conseillent et qui leur simplifient la vie. Si en plus ces ténors ont un réel talent politique, comme c’est indiscutablement le cas de François Fillon qu’on ne serait pas fâché de voir premier ministre, alors un premier magistrat arbitrera assez naturellement en faveur de l’intérêt de sa commune.

Un adjoint n’a pas forcément le même sens des responsabilités. Ainsi, je n’ai pas encore décidé. Comme, semble-t-il, un certain nombre de français. Dans l’absolu, (et ce fut tout le débat autour de la proportionnelle),  il ne faudrait pas mélanger l’intérêt local et l’intérêt national (qui emporte également l’intérêt international, dont européen). Ce pourrait être une réflexion pour la VIème république, mais il y a la « realpolitik » et les responsables ont raison de ne pas l’ignorer. Cette « realpolitik » est imposée par notre système et concerne aussi bien la gauche que la droite.

En même temps, nous n’avons à nous que notre liberté, le temps d’un vote (1 citoyen, 1 voix), on appelle ça la démocratie et cela ne se monnaye pas. Alors, Nicolas, Ségolène, ou François ? Réponse dans quelque temps….

  

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Samedi 31 mars 2007

Avant d’attaquer le dernier domaine (domaine 5 : supprimer les inégalités, cf article du 01/09/06) quelques remarques sur les propositions de François Bayrou.

On y voit l’affirmation de beaucoup de principes, intéressants, dans l’air du temps, qui forcent généralement l’adhésion.

 

 

 

On voit moins bien la façon dont ils pourront être mis en œuvre.  A la décharge de M Bayrou,  ses analyses et propositions pêchent par honnêteté. Par exemple, nous savons bien que les deux candidats actuellement en tête des sondages (attention, rien n’est joué !) font comme si leur volonté suffira à s’affranchir de règles que leur impose l’appartenance à l’ensemble européen.

F Bayrou, plus honnêtement, invoque un besoin d’évolutions d’institutions « hors d’atteinte », mais où la France pourrait jouer un rôle.

 

 

 

D’un point de vue plus politique,  F Bayrou aura besoin d’une majorité pour appliquer son programme. De quel côté pencherait son hypothétique majorité ? Selon que le bateau penche à bâbord ou à tribord, les arbitrages ne seront pas les mêmes pour dégager les ressources permettant d’appliquer son programme, qui en prendrait un coup, puisqu’en principe, le programme des candidats prévoit et les mesures et les moyens de les financer (on ne rit pas !)

Bref, on n’y croit pas trop à ce candidat pourtant sympathique qui aimerait rassembler tout le monde depuis ce centre où la France aime tellement être gouvernée, mais seulement après la bagarre.  

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Samedi 10 mars 2007

Toujours sur le domaine 4 des moteurs économique et social (cf. : articles précédents), une synthèse des principales propositions de F Bayrou et de l’UDF.

 

Les centristes veulent une activité unive