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Domaine 5 : supprimer les inégalités
C’est le domaine de l’aboutissement du projet. Des trois mots qui forment la devise de
On y retrouvera ce qui concerne le domaine de la santé, mais aussi celui de l’épanouissement personnel, de la réussite de la formation (scolaire, professionnelle), de la culture, du sport, de la vie associative, de la liberté de pensée, de la sécurité, de la justice.
Toujours, à partir des mêmes documents (Cf : articles précédents), les propositions de l’UMP d’abord, puis du PS enfin l’UDF. (ordre sans hiérarchie). Il s’agit donc bien des propositions des partis qui soutiennent les candidats, plus que de celles des candidats eux-mêmes. Au fil de la campagne, ici ou là, chacun d’eux a voulu apporter son grain de sel, de sagesse ou de folie. Même si c’est intéressant à recenser, ces petits attrape-tout ne peuvent pas véritablement éclairer un choix qui se fait sur une philosophie qui inspire le projet plus que sur un catalogue de mesures que le ou la présidente (heureusement) n’aura pas le pouvoir d’imposer seul.
Les propositions de l’UMP (présentées par F Fillon)
Extrait du 1 er engagement (sur 10), quelques lignes sur la culture :
Dans cette mondialisation trop uniforme,
Notre 5ème engagement : c'est la société du respect et de l'égalité des chances.
La France des ghettos, des injures, des cocktails molotov et des racismes en tous genres n'est pas la nôtre. L'UMP se veut le parti de
Depuis 2002, la délinquance a baissé de 8,8% alors qu’elle avait augmenté de 14,5% entre 1997 et 2001. Plus d’un million de victimes ont été épargnées et nous le devons largement à Nicolas Sarkozy. N'en déplaise à la gauche, entre elle et nous, ce n'est ni la même volonté, ni le même bilan.
Les efforts doivent être poursuivis et cela passe notamment par toute une série de mesures en faveur de la justice.
Nous voulons permettre à la justice de notre pays de retrouver la confiance des Français. Cela nécessite une véritable politique pénale au niveau national, des peines planchers pour les multirécidivistes, une réforme de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs, un meilleur accompagnement des victimes, une meilleure organisation de l'instruction sur les affaires difficiles, un renforcement des droits de la défense. Cela exige aussi que les moyens soient augmentés et que les conditions de travail des magistrats améliorés. Mais il faut aussi, parallèlement, réformer la carte judiciaire et spécialiser les magistrats pour une justice plus simple, plus accessible, mais aussi plus responsable. Plusieurs de nos mesures vont dans ce sens.
Si nous réclamons l'intransigeance vis à vis de la violence, nous voulons aussi donner de l'espérance à tous ceux qui se sentent en marge du progrès national. L'UMP se veut le parti de tous les Français, où qu'ils vivent, quelles que soient l'origine ou la couleur de peau. Nous n'acceptons pas l'idée de voir certains jeunes se défier de leur propre pays. Nous voulons leur tendre la main car il y chez eux de l'énergie et des rêves qui peuvent faire grandir
Pr
Dans chacun de ces quartiers, nous proposons de désigner un responsable de haut niveau, chargé de diriger la réhabilitation du quartier. Tous les crédits, de tous les ministères, lui seront délégués.
Un plan d'urgence sur l'éducation prioritaire devrait être engagé. Dans les établissements les plus sensibles, le nombre d'élèves devrait être réduit de moitié. Pour établir l'égalité des ambitions, les 5% des meilleurs élèves de chaque établissement auront un droit systématique d’accès en classes préparatoires. Cette mesure sera valable pour tous les établissements et constitue un puissant levier de diffusion de l’égalité des chances.
Nous sommes convaincus que cette société du respect ne demande qu'à s'imposer sur le terrain et dans les cœurs. C'est pourquoi nous voulons valoriser le bénévolat en créant un livret d’épargne civique par lequel tous ceux qui donnent du temps pour les autres accumuleraient des droits, et nous suggérons la mise en place d'un service civique.
Notre 7ème engagement : c'est faire de l'Education un devoir de réussite.
Dans la compétition internationale,
Nous voulons une Ecole recentrée sur ses priorités fondamentales car trop d'enfants passent de classe en classe sans savoir réellement lire, écrire et compter, et trop d'élèves sortent du système scolaire sans aucune qualification.
Nous voulons une Ecole qui cherche à valoriser les compétences et aptitudes de chacun, et non pas une Ecole faussement égalitaire. Nous voulons une Ecole qui prend ses responsabilités sur le terrain et pas une Ecole sur-administrée et sous-évaluée. C'est pourquoi nous nous prononçons en faveur de la liberté pédagogique et en faveur d'une autonomie accrue des établissements scolaires, cette autonomie exigeant en retour une évaluation rigoureuse et indépendante.
Nous voulons une Ecole qui épaule les parents, et, dans cette perspective, nous préconisons l'instauration d'études dirigées en fin de journée pour toutes les familles qui le souhaitent.
Nous voulons enfin une Ecole sans ghettos et c'est pourquoi nous proposons d'assurer la mixité sociale et l'excellence pour tous en lançant un plan d'urgence en faveur des établissements les plus difficiles et en supprimant, par étapes, la carte scolaire afin que les familles puissent choisir l'avenir de leurs enfants. Dès la rentrée scolaire 2007, chaque établissement pourra accueillir entre 10 et 20% d’enfants en dehors du secteur, une proportion que nous élèverons progressivement. A l’inverse, chaque établissement devra respecter un équilibre dans la composition sociale et géographique des élèves.
Notre 8ème engagement est stratégique : nous voulons gagner la bataille mondiale de l’intelligence.
Ici, la réforme de notre système universitaire est incontournable. Depuis deux décennies, personne n'a osé ou pu aller au bout de cette réforme. Nous allons là faire car c'est un enjeu national.
Avant la fin de l'été
Faire en sorte que notre jeunesse doit être l'une des mieux formées du monde et que les idées qui feront le XXIème siècle surgissent dans nos universités et nos laboratoires : voilà notre ambition !
Notre 9ème engagement met l'accent sur deux vertus pour préserver notre protection sociale : celle de la justice et de la responsabilité.
Nous récusons la société du chacun pour soi, c'est pourquoi il faut responsabiliser et moderniser notre système social sous peine de le voir s’effondrer.
Nous voulons lutter contre les fraudes et les abus qui représentent entre 10 et 15% des dépenses d’assurance-maladie, des montants équivalents au déficit de ce régime ! Quant aux fraudes à la prime pour l’emploi, elles représentent 10% du montant total de cette prime. Nous n'acceptons pas un tel gaspillage et nous agirons en conséquence.
Pour sortir de la logique émolliente de l'assistanat, nous défendons l'idée que tout allocataire d’un minimum social doit avoir une activité adaptée à sa situation que cela passe par une formation ou une activité d’intérêt général.
La réforme de
Sur notre politique de santé, nous recommandons plusieurs actions dont celles liée à la recherche dans les sciences du vivant dont nous voulons faire une priorité nationale, celle liée à la politique de prévention dont nous proposons de tripler les moyens, celle liée à la gestion des hôpitaux qui doivent avoir des instruments de souplesse pour se réorganiser et améliorer leurs conditions d’accueil et leur fonctionnement.
Parce que rien d'efficace ni de durable ne pourra se faire en l'absence de confiance des professionnels, nous voulons conforter la mission des médecins généralistes comme pivot de la politique de santé, notamment en alignant leur rémunération sur celle des spécialistes. Et nous donnerons des espaces de liberté tarifaire aux médecins libéraux qui prennent des engagements à l’égard de leurs patients et des pouvoirs publics.
Nous le savons, sous une apparence d’égalité, le financement de notre système de santé n’est pas équitable. Nous pensons que l’instauration d’une franchise de quelques euros sur chaque consommation de soins serait plus juste et plus responsabilisante. Elle ne serait pas remboursable. Mais son montant total annuel serait plafonné. Elle se substituerait aux multiples forfaits mis en place au cours des dernières années. Le système serait plus juste que le système actuel car la part de la dépense qui pèse sur l’usager n’augmenterait pas avec la gravité de la maladie de l’assuré. Pour des raisons évidentes d’équité et de santé publique, certains patients, comme les enfants ou les personnes titulaires du minimum vieillesse, seraient exonérés ou bénéficieraient d’une franchise réduite.
Enfin, nous voulons relever le défi de la dépendance à travers l'instauration d'une cinquième branche de la sécurité sociale cogérée par la sécurité sociale et les conseils généraux.
Notre 10ème engagement est de faire de chaque famille un foyer de sécurité et de liberté.
Pour l'UMP, la famille est une priorité. Ses formes contemporaines doivent être abordées sans nostalgie et sans préjugés, mais avec le souci absolu de créer des repères moraux, affectifs et juridiques.
Avec ce projet nous voulons aider et responsabiliser les familles dans l’exercice de l’autorité parentale. Nous voulons les sécuriser, et ici, la question du logement est primordiale. Aujourd’hui, la propriété est un privilège pour certains. Nous voulons en faire un droit pour tous. C’est possible en faisant du crédit hypothécaire le crédit de droit commun en matière immobilière. Dans les zones où la tension sur les prix est particulièrement vive et où il est quasiment impossible de devenir propriétaire sans une mise de fond initiale, nous créerons un prêt foncier à taux zéro permettant de différer dans le temps le remboursement de l’emprunt correspondant au terrain. Par ailleurs, les intérêts versés au titre des emprunts contractés pour l’acquisition de la résidence principale ouvriront droit à une réduction ou à un crédit d’impôt.
Pour les familles dont les deux parents travaillent, l'éducation des enfants est centrale. Dans cet esprit, je l'ai dit, nous créerons des études dirigées dans tous les établissements scolaires après les cours et nous entendons donner un coup d‘accélérateur sur les modalités de garde des enfants.
Face au problème grandissant de la dépendance nous proposons d'instaurer un congé de solidarité familiale rémunéré permettant à un proche de se consacrer pendant quelques temps à l’accompagnement d’une personne très âgée en fin de vie.
Pour faire tomber les discriminations subies par les couples homosexuels nous proposons de créer le contrat d’union. Il sera signé en mairie. Il garantira aux couples homosexuels qui le souhaitent l’égalité des droits successoraux, sociaux et fiscaux ainsi que l’égalité des devoirs. Toutefois, il n’ouvrira pas droit à la filiation et à l’adoption.
Enfin, mesure forte de notre projet, nous supprimerons les droits de donations et de successions pour tous les patrimoines petits et moyens.
Demain…la suite avec les propositions du Parti Socialiste….
Il nous reste un peu plus de 15 jours pour aborder le domaine 5(« Supprimer les inégalités » article du 01/09/06) et essayer de faire ressortir les caractéristiques du projet de chacun des trois candidats (Bayrou, Royal, Sarkozy) proposant globalement des solutions crédibles. (Attention, certaines de leurs propositions peuvent être mieux développées par d’autres candidats, mais il me semble qu’eux seuls garantissent un minimum de réalisme et de cohérence du programme)
A ce jour, rien n’est joué, y compris un remake avec variantes, du sinistre scénario 2002.
Nous avons encore le temps de réfléchir.
Quel lien, tout ça avec le « Journal d’un élu de campagne » ? Quel lien avec la politique locale ?
Notre maire a pris position publiquement pour le candidat Nicolas Sarkozy. (C’est courageux, je ne sais pas si à Brûlon ses prédécesseurs ont une fois indiqué leur choix lors d’une présidentielle? Si vous savez, merci de votre contribution à l’écriture de l’histoire locale!)
Qu’on le veuille ou non, les élus locaux, quand ils ne sont pas engagés dans un parti politique, sont sous l’influence des ténors de proximité qui débloquent les dossiers, qui conseillent et qui leur simplifient la vie. Si en plus ces ténors ont un réel talent politique, comme c’est indiscutablement le cas de François Fillon qu’on ne serait pas fâché de voir premier ministre, alors un premier magistrat arbitrera assez naturellement en faveur de l’intérêt de sa commune.
Un adjoint n’a pas forcément le même sens des responsabilités. Ainsi, je n’ai pas encore décidé. Comme, semble-t-il, un certain nombre de français. Dans l’absolu, (et ce fut tout le débat autour de la proportionnelle), il ne faudrait pas mélanger l’intérêt local et l’intérêt national (qui emporte également l’intérêt international, dont européen). Ce pourrait être une réflexion pour la VIème république, mais il y a la « realpolitik » et les responsables ont raison de ne pas l’ignorer. Cette « realpolitik » est imposée par notre système et concerne aussi bien la gauche que la droite.
En même temps, nous n’avons à nous que notre liberté, le temps d’un vote (1 citoyen, 1 voix), on appelle ça la démocratie et cela ne se monnaye pas. Alors, Nicolas, Ségolène, ou François ? Réponse dans quelque temps….
Avant d’attaquer le dernier domaine (domaine 5 : supprimer les inégalités, cf article du 01/09/06) quelques remarques sur les propositions de François Bayrou.
On y voit l’affirmation de beaucoup de principes, intéressants, dans l’air du temps, qui forcent généralement l’adhésion.
On voit moins bien la façon dont ils pourront être mis en œuvre. A la décharge de M Bayrou, ses analyses et propositions pêchent par honnêteté. Par exemple, nous savons bien que les deux candidats actuellement en tête des sondages (attention, rien n’est joué !) font comme si leur volonté suffira à s’affranchir de règles que leur impose l’appartenance à l’ensemble européen.
F Bayrou, plus honnêtement, invoque un besoin d’évolutions d’institutions « hors d’atteinte », mais où
D’un point de vue plus politique, F Bayrou aura besoin d’une majorité pour appliquer son programme. De quel côté pencherait son hypothétique majorité ? Selon que le bateau penche à bâbord ou à tribord, les arbitrages ne seront pas les mêmes pour dégager les ressources permettant d’appliquer son programme, qui en prendrait un coup, puisqu’en principe, le programme des candidats prévoit et les mesures et les moyens de les financer (on ne rit pas !)
Bref, on n’y croit pas trop à ce candidat pourtant sympathique qui aimerait rassembler tout le monde depuis ce centre où
Toujours sur le domaine 4 des moteurs économique et social (cf. : articles précédents), une synthèse des principales propositions de F Bayrou et de l’UDF.
Les centristes veulent une activité universelle pour que les personnes privées d’emploi ne soient pas seulement dépendantes de minima sociaux, mais retrouvent une dignité. Ces activités seraient dans le secteur non marchand des collectivités et des associations.
Le développement durable étant la seule voie permettant de concilier les besoins du présent avec ceux du futur, le projet UDF propose une série d’orientations dont un ministre de l’écologie politique, un plan national écologique (recherche, normes de construction), un plan agriculture écologique, la lutte contre les nuisances sonores, la fiscalité écologique, la transparence sur le nucléaire, un renforcement du droit des consommateurs.
F Bayrou pense que
Dans le domaine social, F Bayrou souhaite que le débat se modernise et propose trois mesures complémentaires :
-le débat permanent au sein du Conseil Economique et Social
-la reconnaissance du fait syndical avec l’assouplissement et l’actualisation des règles de représentativité, l’octroi d’un financement public transparent, l’organisation d’élections professionnelles à date régulière et selon des modalités plus incitatives.
-Un partage clair entre Loi et contrat : la loi cadre est votée par le parlement et est adaptée dans le contrat par les partenaires sociaux et ceci dans tous aspects fondamentaux de la vie professionnelle.
Les centristes estiment que c’était une erreur d’imposer les trente cinq heures tout en admettant que beaucoup de salariés y ont trouvé leur compte dans l’aménagement de leur temps de travail.
Ils proposent qu’un nouveau régime des heures supplémentaires permette à chacun dans l’entreprise de répondre librement à ses attentes. L’UDF propose une augmentation de la prime par heure supplémentaire, pour toutes les entreprises quelle que soit leur taille : 35%, mais qu’elle soit défalquée des charges sociales, pour neutraliser le coût de cette prime pour l’entreprise.
D’autre part, ils envisagent de transférer des charges pesant sur le travail vers
Pour le entreprises, la mesure phare est le « small business act » destinée à simplifier les contraintes législatives, administratives, à protéger les petites entreprises fiscalement et à leur réserver une part des marchés publics auxquels elles n’ont souvent pas accès
François Bayrou, contre les discriminations semble pour le CV anonyme.
Pour les régimes sociaux, en ce qui concerne la branche maladie, F Bayrou indique qu’on ne pourra pas et baisser les impôts et résorber le déficit. En ce qui concerne la retraite, il dit qu’il faut achever la réforme (dont l’extinction des régimes spéciaux).
D'autres idées sont avancées comme la régionalisation de la santé pour lutter contre la médecine à deux vitesses.
Commentaires à suivre ….
Pouvait-il tomber (hélas !) un meilleur cas d’école pour tous nos candidats à la présidence de
D’abord, c’est très complexe, le citoyen de base (dont votre serviteur) n’y comprend rien. Donc, il est bon pour la manipulation. (La politique est-elle réservée aux élites, aux sachants ?)
Comme nombre d’entre nous, j’apprehendais naïvement Airbus comme une industrie de pointe, vitrine de la technologie, fleuron de la coopération européenne, avec un doux mélange de fonds publics et privés, menant un combat romantique contre le méchant boeing américain, sous les yeux de
Des patrons voyous ? (Non, simple hasard, si les actions furent vendues au moment où le retard de l’A380 ne pouvait plus longtemps être caché), un problème de gouvernance ? Un conglomérat, où
Des salariés qui vont trinquer, des sous-traitants qui vont devoir se regrouper et licencier (sec, pour eux…).De l’argent public investi sur les différents sites passé par pertes et profits.
Il y en a pour tout le monde : pour Sarkozy (les patrons voyous), pour Royal (les fonds publics, la réindustrialisation.), pour Besancenot, Buffet et Laguiller (les profits que gagnent les uns contre les emplois que perdent les autres), les partisans du libéralisme contre l’actionnariat inefficient public, les Lepénistes fustigeant multinationales et Europe, bref tout le monde pourrait jouer sa carte.
Mais derrière les promesses, (les je vous l’avais bien dit), derrière les statistiques, il y a des gens qui vivent. Et qui vont devoir vivre avec tout ce que nous savons (le fleuron de l’industrie…) et les annonces qui ne sont pas que des chiffres, qui deviennent des têtes (overheads), notre tête.
Allez sur le site internet d’Airbus et téléchargez le speech de Louis Gallois à propos de power eight. Cela reste très complexe, mais ça informe.
Louis Gallois explique comme un chirurgien d’où vient le mal. Avec beaucoup de courage, il s’adresse à la famille (y compris à celle qui l’a mis aux commandes). Après avoir souligné ce que coûte à la compétitivité d’Airbus la faiblesse du dollar, il épingle trois causes au problème d’Airbus :
1-Coûts trop élevés (Structure industrielle, organisation pas assez efficace)
2-On fait trop en interne (nous n’obtenons pas les meilleurs coûts de fournisseurs externes mis en concurrence, nous n’avons pas un réseau de partenaires forts, et nous ne pouvons pas faire d’échange de technologie, de système d’information, nous ne nouons pas d’accord sur du long terme, et ne partageons pas le capital risque, les coûts, etc.. )
3-Nous ne sommes pas une compagnie industrielle suffisamment intégrée. Notre organisation industrielle est la même qu’il y a dix ans, au temps du GIA. Cela génère une hiérarchie parallèle, un manque de synergie. Et ce qui est ma préoccupation majeure (celle de de Louis Gallois), les conflits nationaux qui sont un poison pour le futur d’Airbus.
Alors que tous nos candidats se précipitent au chevet du malade, qu’ont-ils fait ou qu’auraient-ils fait quand il était encore temps ?
Au moment où l’équipe de France réalise un remarquable parcours dans le tournoi des VI nations augurant d’une belle coupe du monde , il est temps de faire, après bien d’autres, l’éloge de ce jeu de « voyous joué par des gentlemen ».
Avant d’être un sport, le rugby est un jeu qui met aux prises 30 joueurs sur un terrain presque aussi grand qu’un terrain de football, au cours de deux périodes de 40 minutes. Il fait appel à des qualités de force, d’adresse, de courage, de solidarité, d’intelligence et de lucidité.
Les 15 joueurs d’une équipe sont complémentaires .On distingue deux grandes familles : les avants (les « bourriques » comme on les appelle affectueusement) qui jouent les touches, les mêlées et les lignes arrière, la cavalerie, chargée d’attaquer. Le lien entre avants et arrières se fait par la charnière, la paire de demis, qui oriente le jeu.
Sur le papier, c’est aussi simple qu’un échiquier !
Le jeu a beaucoup changé depuis que nous allions avec le grand-père au mythique stade Mayol soutenir les « rouge et noir » du Rugby Club Toulonnais. A l’époque, les règles n’étaient pas les mêmes, l’essai ne valait que trois points. La touche était accordée, quelle que soit l’aire de jeu depuis laquelle le coup de pied avait été envoyé, il était interdit de faire l’ascenseur lors des touches. Le jeu, au début des années soixante, n’était pas aussi moderne.
Voir un pilier en position de trois-quarts aile relevait de l’incongruité. Il y avait les fondamentaux : les avants fixent, secouent leurs adversaires en mêlée, et les demis écartent le jeu au large. Il y avait quelques figures simples comme l’ouverture directe sur l’arrière pour le drop, le troisième ligne aile se détachant de la mêlée, le demi donnant un coup de pied retourné ou encore l’arrière venant s’intercaler entre les trois-quarts. Et puis quelques inventions géniales comme la passe croisée des frères Boniface, l’un feintant une course dans un axe, puis donnant dans son dos le ballon à son frère qui prenait une course divergente, laissant l’équipe adverse encore sous le leurre de la première direction.
Mais à la fin des années soixante, comme si le rugby accompagnait l’évolution sociale, on vit un nouveau style avec des avants plus mobiles, une condition physique plus affûtée. Aujourd’hui après la période un peu pénible de l’évolution constante des règles, le jeu s’est stabilisé. Et il a gagné en ampleur, en style, en puissance, et en lecture.
L’après-midi au stade était quelque chose d’agréable, accompagnés par le doux soleil d’automne ou la pâle lumière de janvier. Toutes les grandes équipes défilaient, Dax et Albaladejo, le Stade Montois et les Boniface, Béziers ave Danos ou Agen avec P Lacroix. Mais aussi le Racing de Paris avec Jacky Bouquet et Chalons sur Saône, le dernier des poules qui, avec le vétéran Michel Vannier, avait battu le premier, le redoutable SU Agen de Zani, Sitjar et Razat.
A cette époque le speaker n’hésitait pas à la mi-temps à encourager tous les « amis sportifs » à consommer du Ricard et fumer des Gitanes, tant il était acquis que ces produits étaient la vraie distinction du sportif, du moment qu’ils étaient partagés entre amis. Le soir, selon que l’équipe avait gagné ou perdu, l’ambiance pour la semaine était donnée.
Plus tard, quand une partie de l’équipe toulonnaise s’en alla à Nice avec Herrero puis revint au bercail, les après matches captivèrent le port. Les joueurs, après la cérémonie officielle, se répandaient dans les bars innombrables de la darse et on buvait avec eux jusqu’à des heures indues, on parlait du rugby, mais aussi du monde, de la ville et de la vie.
Parce que le rugby est un jeu, il nous conservait la capacité de juger l’univers des adultes avec une âme d’enfant. Il nous apporte encore aujourd'hui, malgré le business et l’argent roi, un peu de cette fraîcheur et de joie dans le jeu.
En 1984, le groupe de poésie Parole, au Mans, publia un livre intitulé « au beau milieu du monde ». Y participèrent les auteurs andré benedetto francis combes christian gorelli bernard gueit yvon le men jean-yves lesage gérard noiret serge pey.
En guise de préface, on pouvait lire : « Ce livre montre une poésie qui trouve sa matière dans les réalités de son époque, et cherche à s’adresser à l’ensemble de la population dans
Les poètes qui se retrouvent ici ont chacun à sa façon cette perspective. Ils ont déjà collaboré, dans des actions poétiques comme « le Carrefour de poésie actuelle » en mars 1984 au Mans, où ces poèmes ont été dits, mis en scène et en musique, et ce livre a paru.
christian gorelli, bernard gueit »
J’avais donné un (assez) long poème fait de 11 paragraphes autonomes sans ponctuation. Son titre, sans aucune recherche d’originalité, était « Bagnole ».
Sous les vertèbres de la lune la banlieue des anneaux satellise des hommes troncs aux îles mécaniques les yeux rouges des phares louvoient en lisière de paysage apeuré contre les vitres Partir ceinture bouclée dans l’engrenage des hommes au contact de la nuit Partir dans la buée aux lèvres des lampadaires et la neige furieuse à la marée infirme sur le périphérique Plutôt que de dormir debout malheur contre épaule
Au beau milieu du monde
édité par « parole » au mans
I.S.S.N 0248 4757
Si dans les domaines économique et social (mon domaine 4-voir articles précédents), on compare les propositions des deux partis, le ton semble être plus à l’offensive côté UMP et plus à la défensive côté PS.
Les amis de Sarkozy constatent la mondialisation et répondent « Chiche ! », tout en voulant se préserver de l’invasion des produits non « écologiquement corrects ». Le camp Royal veut freiner les délocalisations, les anticiper avec l’Agence de Réindustrialisation, les moraliser.
Les « libéraux » veulent orienter l’épargne des Français vers les entreprises françaises et multinationales (sous-entendu : s’inst