Samedi 11 février 2006
Ils crèvent les yeux des cigognes
Ils naviguent à travers les ruines
Ils dorent les clés de l'avenir
Ils se suicident à poings fermés
Ils s'éteignent de mille feux
Ils chevauchent la solitude
Ils cultivent l'amour en fleurs
Ils auraient su traduire les fleuves
Ils ne se parlent pas d'homme à homme
Ils portent les armes de la croix
Ils poursuivent un mal nécessaire
Le feu dévore leurs certitudes
par Bernard Gueit publié dans : poème
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Vendredi 10 février 2006

Commentaire posté sur le blog de François Fillon (un bon blog, quelles que soient nos idées politiques) où il était question de Fontenay sur Vègre et, via les commentaires, accessoirement de l'organisation territoriale, administrative et politique de la France.

"Fontenay sur vègre
295 habitants
Superficie : 1146 ha

15 exploitations agricoles, 2 entreprises (1 maçon, 1 transporteur),1 restaurant bar qui renaît,2 gîtes constituent le tissu économique local de Fontenay sur Vègre.
Fontenay sur Vègre est un village connu pour la richesse de son patrimoine. Site préhistorique, avec la découverte, lors du remembrement, d’un « bel exemple étroitement groupé d’outils sur éclats et bifaces en amande  datant du paléolithique moyen (soit d’une centaine de millénaires)" ; site historique : Fontenay recèle un superbe manoir du XIV ème siècle, un lavoir restauré, un plan d’eau et la vègre bien sûr, où l’on peut faire du canoë.

Les associations y sont actives et dynamiques : comité des fêtes et club des aînés ruraux .
La commune de Fontenay adhère au sivos regroupant les 4 communes d’Asnières sur vègre, Avoise, Poillé sur vègre et Fontenay.
Le sivos accueille notamment 34 élèves de la commune Fontenay qui elle-même abrite la grande section de maternelle avec 24 élèves, dont 10 de Fontenay.

Parmi les réalisations qui comptent, il faut souligner :
-le projet qui tenait le plus à cœur de Catherine Girault, la réhabilitation d’un commerce de bar restaurant et de produits de première nécessité avec location au commerçant (ce commerce était fermé depuis trois ans !)
- les travaux à l’école pour la mise aux normes de l’électricité et du chauffage, pose de fenêtres à double vitrage pour l’isolation thermique et phonique
- les travaux de voirie communale et enfouissement des réseaux (Edf, téléphone..)

Fontenay regarde l’avenir en réfléchissant actuellement sur une opportunité d’achat de terrain pour un lotissement, et en projetant la sécurisation de la sortie de la mairie et de l’école.."
Ces quelques lignes sont extraites du bulletin municipal de Brûlon qui a voulu faire mieux connaître les communes de la communauté de communes aux Brûlonnais.

Concernant notre organisation politique et administrative territoriale, la question très complexe qui est posée est, selon moi, la suivante : comment concilier, et la logique de pôles, les concentrations budgétaires minimum, la cohérence des actions, avec la proximité, l'humanité des relations entre la République et les citoyens, l'exception justifiée à la règle. Les débats sur la décentralisation (comment garantir l'égalité de traitement entre les habitants des régions), comment faire pour que l'état comprenne nos spécificités régionales, ceux sur l'Europe (quelle part de souveraineté j'accepte d'abandonner? )réflexion de même nature que celle des communes qui transfèrent, par exemple la compétence voirie, à la communauté de communes, sont traversés par cette question centrale.Qu'on le veuille ou non, et quel que soit le nombre de niveaux, de structures, plus ou moins cohérentes qu'on pourrait mettre en place, c'est le citoyen lambda qui est au centre, et qui avec sa toute petite voix, veut qu'on le considère et veut qu'on l'entende.
Il me semble qu'il y a encore un petit peu de boulot ! Mais ne nous décourageons pas : les échanges devraient nous permettre d'avancer !

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 10 février 2006

Ils se souviennent des rivières
comme d’une blessure de guerre
Ils nagent dans les rues désertes
Ils pleurent sur les cascades
Ils prélèvent le silence
Ils sculptent le chant des rebelles
Font la guerre des cerise en
Mai
Ils cumulent l’or et l’argent
Ils éteignent le feu des abeilles
Ils vivent comme des éphémères
un été de bœing 707
Ils se vendent au temps qui passe

par Bernard Gueit publié dans : poème
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Jeudi 9 février 2006

 

 J’ai aimé le chant brûlant du thé dans ma gorge
et les grands magasins
J’ai aimé le coeur lent du désert
et le corps à corps des villes haletantes  
tous ces instants que j’ai aimés
sauf le dernier sauf de me taire
j’aimais celui qui m’avait dit
embrassons-nous dans la lumière
jusqu’à aimer ce qui n’est pas possible
dans ce qui est possible
ce qui n’est pas permis
jusqu’à aimer le voile
quand il était la mise en scène de nos regards
ce théâtre de noir et de rouge
de l’ancienne corrida
l’instant où la mort meurt
entre les deux yeux
même avec bravoure
oui, je l’ai aimé
jusqu’à aimer l’ombre
avant qu’elle ne soit un linceul
j’aimais le sable parce qu’il est simple et beau
le bruit des étoiles sur leur chemin de ronde
le désastre du soir
et son peu d’espérance
j’aimais mon silence à cet âge
j’aimais ne pas dire j’aimais
ne rien vouloir devenir
que soi
le ciel rôde
si l’on parle tard dans la nuit
les voix frissonnent dans la tiédeur de l’air
les parfums s’accordent comme des violons
j’aimais le mystère des chats
eux seuls me comprennent
et la tendre cruauté des tigres

 la lente dérive des heures et des hommes dans les villes battues par la mer
les fleurs le miel et la lumière dorée
j’aurais voulu me perdre dans la lumière
au pays de la connaissance et de la poésie
quand on parlait des inventions des découvertes 
quand on calculait le monde
à la somme des regards
la multiplication des êtres
la soustraction du mal
la division des pouvoirs 
l’égalité devant la vie 
La nuit m’envahit de son spleen 
il me faut vivre jusqu’à demain 
demain sera le fête des morts 
je danserai pour eux qui murmurent à l’oreille
Inclinez vous devant la vie 
l’orgueil de vivre 
cette légitime fierté 
car c’est aux vivants qu’il faut rendre le premier hommage
si vous êtes de ce monde 
alors tout est possible
je ne suis rien 
de rien 
de rien
qu’un monument de sable 
et de désir 
emmurée dans la prison de mon cœur
un homme y dort tout éveillé 
je lui parle comme à un trésor
Celui qui m’embrassait dans la lumière 

 

Enferme-t-on le soleil dans un puits ?

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : poème
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Jeudi 9 février 2006

Que de sujets à traiter  pour  " a poor lonesome blogger"   Allez, c'est reparti, arrêtons de pleurnicher ! La vie est belle nous disait ce magnifique acteur italien, dans une des plus belles "caricatures" d'une des pires sombres tragédies du 20ème siècle. Nous sommes vivants, et tant qu'il y a de la vie, il  ya de l'espoir. Restons debout et lucide. Responsables. Les sujets dont traite le modeste élu de campagne sont bien loin de l'ordre du jour  des conciles plus prestigieux. Nos petites préoccupations, apparemment sans enjeu, ne pèsent pas sur le cours du monde, et pourtant ? C'est dans les gestes de la vie quotidienne que se dessinent les épopées,  c'est dans notre démocratie pas savante, laborieuse, mais humaine, qu'un modèle d'équilibre des forces s'éprouve. Et en ces temps de trouble, en attendant  mieux, cherchons ce point d’équilibre, qui n’est pas encore la paix, mais qui évite la guerre.  

 

A venir : 
Local : le fonctionnement de la nouvelle salle, travaux des particuliers dans le périmètre protégé et petite cité de caractère, les subventions , le budget, le syndicat d’initiative, la politique culturelle, que faire avec Loué ? et tout le toutim … 

 

Et des articles sur la politique nationale (notamment sur la stratégie de rupture de la tendance N Sarkozy et F Fillon) voir article du 19 février 2006.
Et plus que jamais l’Europe…

 Vos contributions seraient les bienvenues : au-delà des commentaires, pour ceux celles qui voudraient développer un point de vue, bienvenue, avec les règles non écrites, mais implicites du blog : respect, tolérance, liberté.
(Vous pouvez m’adresser par mail vos articles)

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 7 février 2006

Quelques news (actualités locales non confidentielles, mais à ne prendre ni pour argent totalement comptant, ni pour résultats définitivement acquis, simplement quelque chose qui avance, « some work in progress »)

 « L’étude comporte cinq parties :

 

 

 

            -les attentes des clientèles et positionnement
            -le programme d’aménagement

            -le schéma d’organisation
            -l’estimation des coûts d’aménagement
            -le fonctionnement  
 

 

En ce qui concerne le premier point (Attentes des clientèles et positionnement), l’étude segmente la clientèle locale, la clientèle groupes hébergés, et la clientèle en camping.
L’étude des différents besoins de ces clientèles a conduit le comité de pilotage (élus de Brûlon, cabinet MLV, Vallée de la Sarthe ) à miser sur le développement de l’activité du centre de loisirs et développer des équipements adaptés aux thématiques les plus pertinentes : le canoë kayak et le vtt.

 Le positionnement retenu : Brûlon détente, Brûlon active, une base de loisirs à géométrie variable :

-un espace de quiétude pour la famille, éloigné des turpitudes de la ville, dans un environnement naturel préservé
-un espace privilégié pour la pratique de deux activités de loisirs marquées : le VTT et le canoë


Le programme d’aménagement prévoit trois espaces bien différenciés :
-Détente : partie nord, ce sera l’espace calme (plage, pique-nique, minigolf, aire de jeux, le snack-bar du septentrion.

-Loisirs : un centre actif de la base où sera développé le positionnement VTT et canoë

-Pêche, partie est : confort et quiétude pour les pêcheurs 


C’est là que se situe la majeure partie de l’investissement.

La partie nord (la plage) conserve son emplacement actuel, bénéficie d’un apport de sable et d’un élément ludique au cœur de la zone de baignade surveillée.

La turbidité de l’eau sera traitée par une méthode originale.

L’espace Fred Chouvier reçoit également de profondes modifications avec la destruction de l’algeco actuel, la création d’une structure modulable couvrable/découvrable (100 mètres carrés) et dalle de 200 mètres carrés, l’aménagement d’une cuisine équipée, la construction d’un nouveau local d’accueil/bureau.

Des aménagements spécifiques thématiques sont proposés par le consultant : Un parcours VTT Enfants, un circuit d’interprétation VTT, le réaménagement de l’accès à l’eau, des aménagements sur rivière.

Ces aménagements ont un coût d’environ 200 000 euros HT (avant les subventions qui pourraient monter à 80 %)

En ce qui concerne le fonctionnement, l’étude identifie que la base de loisirs, composée de ses différents pôles d’activité (le septentrion, camping, centre Fred Chouvier) disposera de périodes différentes pour les besoins des clientèles cibles :

A titre d’exemple, toute l’année  la pêche, l’été,  la baignade surveillée, l’accueil et le point d’info tourisme, l’avant et après saison estivale, selon les périodes, le snack, le tennis, les activités du centre Fred Chouvier.

Un sous-chapitre est consacré à l’animation et les produits touristiques.

Plein d’idées : l’organisation d’un programme de loisirs, le rôle du local d’accueil, la mise en place d’une annexe à l’office de tourisme sur le site, la mise en place d’événements, la vente de produits élargis sur la base des thématiques VTT et Canoë, des produits Familles, des séminaires à la journée…. 
L’étude consacre un volet au personnel et au mode de gestion, ainsi qu’à la politique de prix, à l’action commerciale, et conclut par l’étude des équilibres économiques et financiers. "


Et oui, chers amis, dans ce bas monde, même nos rêves ont un prix ! Je vous passe fastidieuses prévisions, et tourmenteuses simulations. Il semblerait, qu’au final, le déficit structurel de la base de loisirs, après investissement, serait moindre que celui d’aujourd’hui. Nous ne gagnons pas d’argent, mais cela coûte moins à la commune, avec un vrai service dont la population sera la première bénéficiaire.

Que demande le peuple ? Si c’est vous, exprimez-vous !

 Lorsque les beaux jours arrivent, il est toujours possible de faire quelque chose à Brûlon.

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 6 février 2006
On ne change pas. Tous ces instants, ces moments, ces situations choisis, construits, subis, tous ces mondes en apparence différents que séparent de minces miroirs, nous les traversons avec passion et avec détachement. Tout ce vécu s'abîme dans le sillage de nos jours, englouti dans le fracas assourdissant du temps qui coule comme une cataracte.Le blog éphémère n'y échappera pas, lui aussi passera par dessus bord : demain ? dans un mois ? dans un an ? Perdu au fin fond du web, il n'en restera peut-être plus qu'une trace, comme celle dont je fus moi aussi le témoin, beaucoup plus jeune, et dont Daniel Biga avait fait le titre d'un livre : Kilroy was here !  
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 3 février 2006

Conseil du 19 janvier 2006

Intervention Laurent Cohin, architecte des petites cités de caractère.

 

Intervention intéressante, avec un débat de bonne tenue, malgré des points de vue radicalement différents en ce qui concerne notamment l’utilisation de matériaux modernes dans le périmètre protégé. Jean-Louis, conseiller municipal , qui est un des salariés « historiques » de FPEE, usine de fabrication de fermetures PVC,  a défendu avec talent la qualité de ces nouveaux produits. La discussion, très professionnelle entre l’architecte du patrimoine et le technicien d’industrie montre qu’il y a un espace pour l’échange et l’enrichissement réciproque. Comment décliner ça au quotidien ? J’ai plusieurs idées, mais il faut arriver à les inscrire dans une perspective politique et une attitude envers les citoyens et les artisans locaux claire. Il faut aussi qu’elles soient réalistes dans la gestion au quotidien. Je me suis donné pour objectif de les formaliser et de les faire valider pour fin février.

 

Compétence transport : voir  article  « Conseil municipal du 14 décembre »

 

Au final, la compétence transport n’a pas été réécrite par la communauté de communes.

Une fois qu’une compétence a été prise par la communauté de communes, les communes doivent soit la voter en l’état, soit la refuser. Le risque de refus était réel lors de sa première présentation, ce qui aurait été extrêmement mal perçue par les autres communes, car c’est Brûlon qui en a le moins besoin pour amener ses habitants à la salle « multifonctions » (on lui cherche un nom, si vous avez des idées…) Or l’espace multifonctions est un investissement communautaire. Le débat a eu lieu : le conseil a fait confiance à la commission de la communauté de communes pour exercer cette compétence avec discernement.

 

(A suivre ..)

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 3 février 2006
Ils anoblissent les pouvoirs
Ils se recueillent devant la force
Ils retiennent des cris intérieurs
Ils colonisent leurs poumons
Comme ils se ressemblent
Une autoroute traverse leurs voix
La pluie dévaste leurs trottoirs
Ils se taisent devant les horreurs
Ils échangent leurs corps à la nuit
Ils plantent leurs croyances dans le ciel
Ils s'applaudissent comme des poupées
Ils ne savent pas qui ils sont
par Bernard Gueit publié dans : poème
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Jeudi 2 février 2006
Ils approchent les mystères du jour
Leur âme est un dessin d'enfant
Leur coeur une machine à frissons
Ils viellissent à l'intérieur des pierres
On les renvoie méchamment à leurs rêves
Ils obéissent à l'heure interne
Ils écrivent le bruit de leur être
Ils peignent avec des cheveux blonds
Leur maison dort sous les ramages
On greffe leurs veines sur les saisons
L'été reconnaîtra les siens
le désordre, le calme, la lumière
par Bernard Gueit publié dans : poème
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