Vendredi 24 mars 2006

Patience dans l'Azur. Le début de la saga Parole est reportée à demain, actualité locale oblige.

Faut-il que le pouvoir (ou l’euphorie du succès) soit grisant au point que des élus responsables, jusque là d’une scrupuleuse honnêteté,  imaginent voter un budget pour s’offrir, ainsi qu’à tous les conseillers municipaux et leur conjoint de la Communauté de Communes, et aux frais du contribuable, le repas d’inauguration de la nouvelle salle à Brûlon le 15 juillet ?
A-t-on obligatoirement l’esprit tordu lorsque l’on s’en émeut ? Les élus du peuple seraient-ils devenus un peuple élu ?

Cette idée est totalement dissonante avec les usages. Lorsque Fabien Lorne nous convie au congrès cantonal des maires et adjoints, la règle qui va de soi est de payer son écot pour le repas.

Nous, maires et adjoints, avons cependant des avantages : des indemnités qui compensent des frais financiers, mais aussi l’absence familiale (laquelle est aussi vraie pour les conseillers qui ne perçoivent rien), des invitations à des spectacles, à des manifestations sportives, très exceptionnellement un bon repas. Mais ces avantages réels ne sauraient motiver un engagement et surtout ce n’est pas nous qui nous les accordons.

 

Tout le monde peut avoir une idée saugrenue, malheureuse : et moi combien de fois !!! Ceux qui n'ont pas d'idée ne risquent pas ce genre de situation !

Le groupe, la démocratie sont là pour fermement, mais amicalement,  nous remettre dans le droit chemin. Il n’y a aucun mal à ça.
Lors d’une réunion en commission salle, en réunion d’adjoints, en conseil municipal, nous avons été trois à dire spontanément la même chose. Un petit sondage aveugle auprès de ceux que j’aime le plus ne fait que conforter ce point de vue. Nous avons dit ce que nous pensions d’une inauguration en première et deuxième classe.

Toute la population est concernée : c’est elle qui va payer. C’est en son nom,  mais à quoi bon s’en rappeler, que j’avais orienté les premiers dossiers de financement autour des besoins non satisfaits en matière de cohésion sociale.

La cohésion sociale ! Pour moi, c’est quand tout le monde est avec tout le monde, que personne ne se sent au-dessus de personne ! 

Mais on peut aussi avoir un tout autre avis.

 « Et nous, qui sommes-nous

pour parler
grandes gueules ouvertes
à tous les vents mauvais
qui nous emportent
de ça, de là
pareils à la feuille morte ? »

 

  

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 23 mars 2006
A partir de demain, et en fonction de l'humeur, du temps, de l'avancement des travaux, un haletant feuilleton : l'histoire de Parole, revue de poésie en sarthe, par quelqu'un qui en a vécu une partie, celle des années 80. 
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 22 mars 2006
Retour dans le début de la nuit de l'AG du Syndicat d'Initiative Vègre et Champagne, en écoutant Raphael, un chanteur qu'une personne éponyme a laissé dans le lecteur CD. Dis moi qui tu écoutes, je te dirai qui tu es : "Ce que j'en ai les larmes aux yeux que nos mains ne tiennent plus ensemble, moi aussi je tremble un peu, ce que je n' vais plus attendre" Une bonne réunion, où il y a eu des échanges, et toujours ce sentiment qu'on peut faire beaucoup mieux, c'est à dire, être plus près des prestataires, des habitants du territoire, des clients. C'est l'occasion de bien cadrer la mission au moment où l'emploi se pérennise. Cette année, on va mettre également l'accent sur le site internet. Mais il y a tous les échanges sur les synergies qui sont effectivement une vraie difficulté, un peu à cause des organisations administrative, mais aussi du fait que ces entités sont coiffées d'instances politiques (ex : cdt sarthe= cg sarthe, CRT Pays de Loire= conseil régional ) C'est compliqué, mais il faut en parler. Ca ne fera peut-être pas avancer tout de suite, mais une petite idée fait toujours son chemin et un jour, qui sait ? Le pays avait commencé (il y avait eu des réunions) et il a finalement renoncé à une mise en réseau plus intégrée des OTSI de la vallée de la sarthe. En ce qui me concerne, je pense avoir atteint mon niveau d'incompétence. Mon seul mérite aura été d'avoir contribué, avec quelques uns, à pérenniser ce syndicat d'initiative. L'an prochain, il y aura des élections de bureau : je souhaite vivement, comme je l'ai déjà dit plusieurs fois, que des professionnels du tourisme s'y investissent, et donnent le la d'un développement touristique indispensable à notre économie locale
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 21 mars 2006

" Pas plus tard que l’an dernier et ici même, je m’écriais, du ton prophétique qui m’a fait surnommer dans mon quartier Polaramus : " Dans dix ans, tous les romans seront policiers ! " Par cette formule à l’emporte-pièce, j’entendais que, depuis quelque temps, les frontières séparant le roman noir et la littérature blanche s’estompent, se fendillent, se fluidifient, s’effritent, s’amenuisent, bref disparaissent." Ainsi parlait Michel Lebrun, (un nom d’emprunt entre Leblanc d’Arsène Lupin, et le noir d’un David Goodis) dans sa préface à l’année du polar 87, publiée chez Ramsay.

 

Je ne connaissais pas Michel Lebrun, aujourd’hui décédé, mais le personnage gagne à être connu. Bibliothèque  Michel Lebrun, c’est le nom que porte la bibliothèque de Loué, située au centre culturel. Elle sera entre autres un centre de ressources de la littérature policière : car il s’agit bien de littérature. J’ai lu des romans policiers par période. Je ne suis pas spécialiste et mes goûts sont plutôt classiques et américians : Hammet, Chandler, Goodis, Carter Brown, et aussi, qu’on connaît peut-être moins, l’extraordinaire Chester Himes, avec ses deux policiers noirs Cercueil et Fossoyeur, dont j’ai oublié les prénoms.Et plus récemment, Patricia Cornwell. Mais il y a aussi les français, avec toute le série du poulpe, et bien d’autres ….

En devisant, Pascale, la correspondante de presse dont vous lirez le compte rendu de cette inauguration dans Ouest-France, dit que cela donne envie de lire Michel Lebrun. C’est sûr et ça donne aussi envie d’aller à cette bibliothèque, agréable, professionnalisée autour d’une bibliothécaire de métier soutenue par une équipe de 13 bénévoles. Alors, lâchons un peu l’ordinateur et bouquinons !

 

Cette inauguration à Loué a été aussi l’occasion d’échanger avec Christine, déçue par mon volte face concernant la collaboration Brûlon-Loué pour l’Europa jazz. (Elle y comptait !)  Pour éviter ces désagréments, il faut qu’on remonte d’un cran la réflexion sur les pistes de coopération culturelle entre Loué et Brûlon et surtout qu’on partage d’abord et avant tout entre élus au sein des conseils municipaux. Ce travail de fond n'est-il pas un préalable ?    

 

 

  

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 20 mars 2006

BILAN 2005

 

 

 

 

 

 

 

ANIMATIONS 2005 

JOURNEE D’ANIMATION

 Une journée d’excursions a été organisée en collaboration avec l’office de Tourisme de Sablé. Initialement prévue le 06 juillet, elle a été reportée au 20 juillet faute de participants trop peu nombreux. Nous avons du nous résoudre à l’annuler car le même constat a été établi.

Le programme était le suivant : dans la matinée, visite commentée de Brûlon et du Musée Claude Chappe, déjeuner au restaurant « La Boule d’Or » de Brûlon, après midi, visite commentée du Musée « A l’Homme Volant » à Sablé sur Sarthe.

Une nouvelle collaboration est envisagée pour la saison 2006.

 

 PROGRAMME DE LA JOURNEE DU 09AOÛT 2005

Nombre de participants : 42

POILLE SUR VEGRE :

 Visite commentée du Château de Verdelles par l’association du Patrimoine d’Asnières sur Vègre

 Visite commentée de l’église de Poillé par Mme LAMBERT, Présidente de l’association du Patrimoine de Poillé

 CHANTENAY VILLEDIEU :

 Déjeuner au Restaurant « Le Chemin de Fer »

 En début d’après midi, visite commentée de la Chapelle de Villedieu par Gérard BOUVET (Circuit des églises romanes en champagne mancelle)

 SAINT CHRISTOPHE EN CHAMPAGNE :

 Visite commentée de l’église de Saint Christophe en Champagne.

 BRÛLON

 Visite commentée du Château de l’Enclos.

 Verre de l’amitié offert par le Si dans le parc du Château

COMMENTAIRES :

Ils étaient sarthois pour la plupart, une américaine et une anglaise se sont jointes au groupe (elles résident dans le canton de Brûlon en été).

Dans ce programme, figurait la visite du château de Verdelles à Poillé, cette visite a attiré un public nouveau.  Notamment grâce à la programmation du Festival Charnie Champagne qui avait eu lieu quelques semaines auparavant. L'un des concerts s'est déroulé dans ce château et plusieurs festivaliers, pas habitués à ces journées d’animations, se sont joints au groupe pour visiter les lieux et sont restés la journée.

J'ai constaté qu'un groupe d'une quinzaine de personnes se connaissait et qu'elles se retrouvaient, régulièrement, lors des JPO organisées par mes collègues.

La journée s'est très bien déroulée dans une bonne ambiance!

 

 CARNAVAL DE BRÛLON :

 Cette manifestation a été organisée en collaboration avec l’animatrice sportive de Brûlon, Anne Laure MOREAU.

Ce carnaval a eu lieu le 05 Mars 2005 sous un ciel clément. Environ 250 à 300 personnes constituaient le cortège qui déambulait dans les rues de Brûlon. Un groupe de Percussions « 200% Percu » animait l’avant du défilé tandis qu’à l’arrière, une fanfare locale composée de parents d’élèves et de véritables musiciens s’était formée. Ces derniers animaient l’arrière du défilé. C’est dans une ambiance bon enfant que les enfants ont accompagné le « Bonhomme Carnaval » sur le bûcher qui avait été installé sur la motte féodale de Brûlon. Un concours de déguisements « faits maison » était organisé et les gagnants se  sont fait remettre des entrées dans divers sites de la Vallée de la Sarthe.

L’édition 2006 a eu lieu le 11 mars dernier.

 

 EXPOSITION « Au cœur de l’Afrique Noire » du 15 au 23 octobre 2005

 

 

 Cette exposition nous a été prêtée par la société « Créa Diffusion ». Il s’agissait d’une exposition pédagogique comprenant une vingtaine de panneaux explicatifs sur la civilisation, les paysages, la culture, l’habitat, l’Histoire de l’Afrique. De nombreux objets d’artisanat étaient en vente au profit de tribus Massaï et de villageois de Madagascar.

 

 Près de 350 personnes sont venus la visiter entre le 15 et le 23 octobre dernier. Elle a eu lieu au Prieuré de Brûlon. Nous avons reçu quelques classes et un groupe de résidents de la maison de retraite de Brûlon.

 

 TRIAT BRÛLON

 Le Triat a été organisé, pour la deuxième année consécutive, en collaboration avec le Centre de Plein Air et Bertrand AGESNE, animateur sportif de la communauté de communes. Il a eu lieu le 18 Juin. Ce week-end étant chargé en animations, le succès n’a pas été au rendez vous puisque seulement une vingtaine de personne ont participé.

 

 COLLABORATION DU SI

 FESTIVAL CHARNIE CHAMPAGNE

 Depuis 3 ans, le syndicat d’initiative gère la billetterie du Festival Charnie Champagne, deux spectacles avaient lieu dans le canton, un à Poillé sur Vègre et un autre à Chantenay Villedieu.

Le concert « Hommage à Bechet » organisé au Château de Verdelle a connu un beau succès et de nombreuses demandes à ce sujet ont été faites au SI.  Ce partenariat nous a permis de faire progresser nos demandes à l’accueil en juillet ( + 85%).

 

 CIRCUIT DES EGLISES ROMANES

 En Juillet et en Août, l’association du Patrimoine, le Syndicat d’Initiative et le groupe de bénévoles fondateurs des circuits des églises Romanes de la Champagne Mancelle se sont associés afin d’organiser plusieurs demies - journées de visites d’églises (3 en juillet et 3 en Août).

Les participants, étaient accompagnés par Christophe LEMAITRE et Gérard BOUVET, en juillet, ils étaient 19, et on comptait 25 visiteurs en Août.

VISITES COMMENTEES DU MUSEE CLAUDE CHAPPE

Florence se charge des visites commentées du musée. 333 personnes y sont venues en 2005.

Plus de 2000 personnes sont attendues en septembre prochain dans le cadre des journées de découverte du canton organisées par les Aînés Ruraux.

 

TICKETS SPORTS

Les permanences d’inscriptions se sont déroulées comme chaque année au syndicat d’initiative. Elles permettent de conserver un flux régulier de demandes (physiques et téléphoniques) au SI.

 

VENTE DES CARTES DE PÊCHE
Suite à la fermeture du commerce « Gerbault » à Brûlon, l’association « Le Pêcheur Brûlonnais » était à la recherche d’un nouveau point de vente pour ses cartes de pêche. Le SI s’est proposé de leur rendre ce service. En 2005, cette nouvelle activité nous a permis un accueil régulier en basse saison. (plus d’une soixantaine de cartes ont été vendues)

D’autre part, la municipalité de Brûlon nous a également confié la vente des cartes de pêche du plan d’eau communal. 82 cartes ont été vendues en 2005.

 

REPRESENTATION DU SI

SALON DES OTSI DE LA SARTHE

Organisation avec L’UDOTSI (Union Départementale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiatives) de La Sarthe

Pour la première fois, le salon des OTSI de la Sarthe s’est déroulé sur l’Aire d’Autoroute de la Ferté Bernard (dans le sens Paris Province) le week end de Pâques. L’évènement a été très bien relayé par « Autoroute FM » et notre partenaire : Cofiroute .Nous avons pu constater une très forte fréquentation durant le Week-End. Nous étions présent le vendredi. Il y a 3 OTSI (secteur Sarthe) en Vallée de la Sarthe, nous étions présents chacun notre tour afin de promouvoir le pays.

 Le salon 2006 aura lieu les 14 et 15 avril prochain.

 VIE DU SYNDICAT D’INITIATIVE

EDITION DU NOUVEAU DEPLIANT

N’ayant plus de support de communication, il était nécessaire pour le SI d’éditer un nouveau dépliant. Nous avons choisi de changer le format, de supprimer les textes, d’ajouter la liste des prestataires touristiques du canton. 2000 exemplaires ont été distribués, une réédition avec mise à jour  sera effectuée d’ici fin avril.

 

REUNIONS

Nous étions présents aux réunions organisées par l’UDOTSI, les salariés permanents des OTSI, le CDT, la vallée de la Sarthe...

 

FORMATION

Proposée par l’Union Départementale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative Formation « Bulletin de paye » en Janvier

Organisée à la CCI du Mans,
Bilan de compétence effectué entre décembre 2005 et février 2006.

 

 Bilan saison 2005 :

 

Demandes (physiques, téléphoniques, prospects) au SI

En 2005, les statistiques (nombres de demandes à l’accueil, au téléphone et prospects) ont été relevées sur l’année entière :

 

 

 

 

 

 

 

janv

Fév

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Sept

Oct

Nov

dec

total

 

 

Nombre de demandes

 

 

 

39

 

 

 

109

 

 

 

81

 

 

 

186

 

 

 

131

 

 

 

150

 

 

 

403

 

 

 

153

 

 

 

41

 

 

 

130

 

 

 

22

 

 

 

62

 

 

1507

 

 

 

 

 

 

 COMMENTAIRES :

 Ø      Activités en hausse en basse saison :(janvier à Avril) 

 - vente de cartes de pêche

       - inscriptions tickets sports

 

 Ø      Mai / juin : baisses des demandes :  
-22% en Mai (demandes françaises)

          Demandes étrangères multipliées par 2

 

 Explications :            En 2004, beaucoup de demandes concernaient le Triat Brûlon.

  Baisse générale constatée aussi dans les OTSI de la sarthe

 Ø      Juillet : augmentation des demandes à l’accueil: + 28%

                                   Des demandes téléphoniques : +45%

                                   (Prospects équivalents à 2004)

 

 Explications :  bonne programmation du festival Charnie Champagne (concert complet du 09/07), beaucoup de touristes la première semaine de juillet, ensuite plus calme pendant deux semaines et reprise fin du mois. Commerces ouverts.

 Ø      Août : baisse des demandes françaises: -33%

                      Etrangères: divisée par 2

  Demandes prospects équivalentes

Explications : le centre de Brûlon a été désert tout le mois, les commerces étaient fermés, la mairie était fermée...

 Près de 40% des demandes concernaient « vie pratique »  c'est-à-dire des renseignements d’ordre pratiques (horaires des transports, plan, infos locales), autant pour « que voir » (patrimoine, musée...) moins de demandes concernant la randonnée (bonne saison à la base !)..

 Ø      Septembre : Baisse des demandes par rapport à 2004  mais comparable à 2003

 

 Explications : Le SI a été fermé deux semaines (congés annuels) et en 2004, nous avions bénéficié d’un événementiel (championnat VTT des pompiers)  fort d’où un nombre important de demandes.

 

par Syndicat d'initiative (Florence) publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 19 mars 2006

L'assemblée générale du syndicat d'initiative Vègre et Champagne a lieu lundi 20 mars 2006 à 20 heures à la salle des fêtes de Fontenay sur vègre.
Pour ceux qui ne pourraient s'y rendre, ils trouveront sur le blog, lundi soir, à l'heure de  l'AG, le bilan moral 2005.

  

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 18 mars 2006

Demain sera envoyée la première newsletter du blog. Des réflexions plus personnelles, des confidences sur les projets ! Vous pouvez encore vous abonner.

En ces jours où la saison de pêche revient (vous pouvez acheter vos cartes au syndicat d'initiative, place Albert Liebault, à Brûlon), un petit haïku, dédié à " l'armée pacifique des pêcheurs à la ligne" !

Pêcheurs au soleil
les cannes à pêche dorment
à l'air libre du vent

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 16 mars 2006

Depuis quelque temps, il se réveillait plusieurs fois par nuit en sursaut. Il était tout tremblant de sueur comme s’il avait fait un cauchemar. Mais il était incapable de se le remémorer. Son cerveau était vide, il était juste agité de ce tremblement nerveux. Il arrivait à se rendormir sans difficulté. Ce qui l’agitait restait dans l’inconscient. Au matin, il avait un goût désagréable dans la bouche, comme au temps où il fumait. Il travaillait chez lui, pour un organisme qui s’appelait « The London Business True Information e.Report ». C’était une agence de notation de la fiabilité des informations économiques. Dans le premier quart du 21ème siècle, la contrefaçon des produits manufacturés avait migré vers un autre genre de fraude : la création et la diffusion d’informations totalement erronées, à but mafieux. Si les années 2000 avaient vu naître un commerce florissant de fausses montres suisses, de pièces automobiles, de sacs de luxe entièrement contrefaits de qualité ridicule, les années suivantes, grâce à Internet et au e.business, avaient connu les fausses bourses virtuelles, des chaînes d’information entièrement bidons, des agences de presse douteuses. Sa société s’était lancée dans la qualification de ces informations. Son marché était le domaine économique. Un réseau de correspondants dans le monde entier recherchait, lisait et notait chaque information du domaine économique selon les critères : fiable, à vérifier, douteux. Ce réseau de correspondants qui chassait les news sur le Web dans toutes les langues était doublé d’un autre réseau de compétences présentes sur les différentes places financières du monde et dans tous les centres de décision stratégique. On pouvait selon l’enjeu de la qualification de l’information faire appel à eux pour vérifier physiquement la véracité d’une news publiée sur le net. Ces agences étaient devenues indispensables pour en permanence mesurer l’écart entre le réel et le virtuel .Même s’il y avait eu déjà plusieurs scandales :  tel correspondant inféodé à un groupe pétrolier avait diffusé des informations fantaisistes sur la succession d’un Emir omnipotent, une réplique absolument sans défaut du site de cotation du London Stock Exchange où des transactions énormes sur des actions factices se faisant en temps réel avait été découvert sur un serveur sécurisé des Bermudes, son agence était considérée comme l’une des plus fiables du monde car elle s’appliquait à elle-même les règles qu’elle exigeait de ses collaborateurs. The London Business True Information e-Report avait été fondée en 1998 par d’anciens responsables des syndicats des Lloyd’s et intervenants sur les marchés boursiers. Anciens yuppies, qui avaient eu 20 ans à l’époque punk des sex pistols et du music machine, ils avaient une totale maîtrise de la matière économique et surtout, ils étaient sans illusion. Aussi rien de ce qui pouvait relever de l’univers trouble de la manipulation ne les surprenait. Revenus de tout, ils s’attendaient à tout. Leur correspondant insomniaque était entré par hasard dans la société à la suite d’une annonce, qu’il avait lue, curieusement non sur le Web, mais dans un magazine. Il aimait encore les livres, la presse écrite. Il se rappelait de l’imprimerie de son grand-père, l’odeur de l’encre, du papier, le bruit des rotatives. Le Labeur. Pour le moment il regardait trois informations qu’il avait collectées sur son tableur. Et c’est là qu’il commença à comprendre pourquoi il se réveillait la nuit. Il était en train de vouloir les corréler. Cette pratique était strictement interdite. The LBTI-e Report était la seule agence à qualifier les informations. Ses concurrentes, dont la célèbre agence de Washington, ne qualifiaient que les sources, certes sur une échelle beaucoup plus large, à l’instar des agences de notation financière comme Standard and poor's. Mais la règle était simple : pour qualifier une information, comparez cette information à d’autres de strictement même nature. Comparez les sources, la forme, le vocabulaire utilisé. Mais jamais, au grand jamais, ne montez  de modèle logique pour mesurer la cohérence d’informations qui pourraient avoir un lien de cause à effet entre elles. Car il suffirait que votre lien soit erroné pour que votre modèle s’effondre comme il arrive à la grille de Sudoku (ce nouveau jeu qui faisait fureur) des joueurs inexpérimentés. Quand le modèle logique est par terre, alors toutes les informations deviennent douteuses, tout est à reprendre et c’est du temps perdu. Rien à faire, son esprit voulait corréler. On aurait dit qu’il avait pris le dessus sur sa prudence professionnelle. Ces trois informations, les voici : 
1-les bourses du Moyen-Orient s’effondrent 

2-Téhéran s’apprête à ouvrir une bourse de pétrole en Euros.
3-Les USA qui annoncent un record de leur déficit courant ont fait savoir que ne serait plus publié l’indice M3, qui est l’indicateur le plus fiable, pour connaître le nombre de dollars en circulation sur la planète
Il ne savait comment qualifier chaque information. Le fait qu’il les considérait toutes les trois à la fois l’handicapait au point d’abolir son discernement. Il se disait que si toutes les trois étaient vraies, il y aurait une apocalypse financière et que le monde connaîtrait dans plusieurs registres (économique, financier, politique, sécurité, militaire) une crise d’une ampleur  inégalée. Mais aucune ne lui paraissait, à part peut-être la première, et encore, réellement digne de foi. Il soupira. Il nota les trois informations « à vérifier ». A 65 ans, il lui restait environ encore 10 ans à faire avant la retraite. Il pensait au village de son enfance, à l’imprimerie de son grand-père, puis de son père. Il se rappela les dimanches au bord de l’eau. Saurait-il encore monter une ligne ? Il en avait marre de son job, même s’il était bien payé. Il pensa à un  dessin humoristique où on voyait des chiens qui tapaient sur un clavier en rigolant. L’un disait à l’autre : ce qui est bien avec Internet, c’est qu’on ne voit pas qu’on est des chiens ! Il essaierait de prendre sa retraite plus tôt : il faut avoir de bons yeux pour monter une ligne. En éteignant l’ordinateur, une pensée le traversa : la vie ne serait-elle qu’un songe au milieu des mensonges ? 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 14 mars 2006

Il y a peu, le blog avait publié un article sur les dangers du marketing politique, la posture qu’on veut prendre avant les élections et qui se dégonfle comme une baudruche, une fois le scrutin passé, quand on revient à la vraie vie. En critiquant la théorie de la rupture qu’affichèrent un moment N Sarkozy et F Fillon, je voulais souligner, notamment en ce qui concerne ce dernier, qu’on n’est jamais aussi bon que lorsqu’on est soi-même, et que cette idée de rupture en complète contradiction non seulement avec son image, mais aussi avec ce qu’il est, s’avèrerait impuissante à l’action. L’article concluait par : mais alors que faire ?

(Article : Marketing politique : risques et illusions de la logique de rupture de MM Sarkozy et Fillon du 19 février 2006) 
Et on en était resté « de d’là ». Je reprends la réflexion à cet endroit et vais essayer de la poursuivre à la lumière, en ombre chinoise, du contexte actuel du C.P.E .

Le Premier Ministre s’est piégé tout seul et il piège avec lui sa majorité. Il ne peut (et ne doit) pas reculer car ce serait un déni de démocratie : la loi a été votée, et même avec une procédure inadaptée aux enjeux, elle a été ratifiée par la représentation nationale. Les responsables étudiants, qui se forment vite, et les leaders syndicaux le savent. Leur action, en mobilisant massivement contre le C.P.E, crée une caisse de résonance où l’élargissement de la contestation à une supposée politique de régression sociale du gouvernement est payante dans l’opinion surtout quand on l’associe à un mode de gouvernance : l’autisme d’Etat. Autour du Premier Ministre, gouvernement et godillots de l’UMP se resserrent, crispés, affichant cohésion et distillant bruits de couloir en attendant phrases assassines. Le dénouement de la crise est évidemment incertain : loi vidant le C.P.E de son contenu, initiatives complémentaires, détournement de l’opinion ? Qui vivra verra. Mais si, et c’est mon cas, on ne veut pas prêter à M De Villepin un quelconque machiavélisme dans le résultat qu’il est en train d’obtenir, on peut cependant remarquer qu’aurait-il chercher à l’atteindre, il ne pouvait mieux s’y prendre.
Tous les ingrédients sont réunis :

-Il n’y a pas de vision cible. On marche vers le changement. On modifie au fil de l’eau la réglementation du travail. Ce contrat, pour qu’il ait du sens, devrait faire partie d’un dispositif beaucoup plus large dont les objectifs seraient annoncés, sur du moyen/long terme, pas simplement en vue d’une échéance présidentielle.

-Ce contrat, qui vise des objectifs à court terme,  ne chiffre même pas son ambition  de création d’emplois. Sa logique repose sur une phrase répétitive : depuis 25 ans, on a tout fait, pourquoi ne pas essayer autre chose ?


-Ce contrat s’adresse à une seule catégorie de la population : la jeunesse. La jeunesse a une sorte de conscience de classe (sans jeu de mots pour les lycéens) au sens classe d’âge. La société de consommation leur fournit les modèles, les codes, les moyens de communiquer entre eux. Principe de base : ne rien faire sans eux.


-Le Premier Ministre a avancé seul, pour aller vite, sans consultation suffisante en tout cas du terrain.

 

 Le Premier Ministre ne peut plus reculer, ses amis lui reprocheront d’avoir avancé et de les avoir mis dans cette situation. (ah, les amis !!!)

Et c’est là qu’on boucle sur la réflexion liminaire au sujet du marketing politique des candidats à la présidentielle. La différenciation ne se fera pas sur les contenus des politiques, sur les programmes, car il y a pour chaque candidat un minimum d’obligations auxquelles il devra répondre et qu’il devra se donner comme objectif :

 

 -La réduction de la dette de l’Etat pour se doter d'une marge de manœuvre (ce  thème ne devrait pas être un objectif, c’est un moyen : mais compte tenu de l’ampleur du déficit, cela devient impérativement un objectif intermédiaire)
-La transformation de notre moteur social (je préfère moteur à modèle), pour le rendre viable, solidaire, facteur d’intégration, de développement, d’enrichissement (dans toutes ses dimensions) personnel et du coup booster de l’économie.
-Le retour de la France à l’Europe, tenir à nouveau un rôle important, en ne jouant pas perso, mais en portant au contraire très haut la dynamique de l’Esprit Européeen.

Mais si la différence ne se fait pas sur le contenu, sur quoi se fait-elle ?  Elle se fait sur la manière. La grande différence entre la réforme des retraites et le C.P.E,, sur la manière car les enjeux n'ont rien à voir, c'est que F Fillon a beaucoup consulté, qu’il y a eu énormément d’informations données, les cas spécifiques (carrières longues, commencées jeunes) prises en compte, rachat des années, dispositif évolutif, rendez-vous pour évaluations. Bien sûr, F Fillon avait précisé que lors de ces rencontres, il ne négociait  pas et que c’est le parlement qui déciderait. Il y a eu et c’est normal des manifestations puissantes, hostiles au gouvernement, mais il n’est pas sûr que certains  manifestants n’admettaient pas au fond d’eux mêmes que l’intérêt général (sauver les retraites par répartition !) prévaudrait sans doute sur leur cas personnel, tout en essayant d’obtenir pour eux un petit « plus » ! Ils en avaient compris l’enjeu, qui était réel, ce qui n’est évidemment pas le cas du CPE, où l’enjeu n’est absolument pas partagé. 

Les candidats à la charge suprême devront être réalistes : ils devront dessiner la cible pour la France et expliquer aux Français et en particulier à la jeunesse, (celle des facs, celle des banlieues, celle de la campagne, car il y a malheureusement plusieurs jeunesses) comment on va l’atteindre. Comment on va passer d’aujourd’hui à demain. Il faudra continuellement garder le contact avec la réalité, être dans la France comme un poisson dans l’eau, tout le temps coller au terrain. Il faudra s’appuyer sur les institutions qui favorisent cette démarche grâce à la décentralisaton à condition que nos élus ne nous fassent pas le coup de cette nouvelle forme de cohabitation  où quand l’état dépense 1 euro, pour contrer la mesure, la région en dépense également un ! Bref, il faudra associer, ce qui ne veut pas dire chercher un consensus mou, mais comprendre la complexité de la transformation et quels en sont les obstacles pour les lever progressivement. La tâche est immense, mais elle n’est pas insurmontable. 

 

Qui annoncera la couleur sur la manière gagnera !

 D’ici là, Monsieur le Premier Ministre, ne perdez pas confiance et dites à tous ceux qui prétendent la France ingouvernable qu’elle ne manque pas de prétendants à vouloir la gouverner !       

 

 

       

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 13 mars 2006

Les dames de l’association culturelle Vègre et champagne qui se sont donné du mal pour concevoir et mettre en œuvre la semaine de poésie du 4 au 11 mars ont été justement récompensées de leurs efforts. La soirée poésie au relais de Poillé sur Vègre de samedi fut un moment rare d’écoute, de spontanéité  et d’échanges, toutes générations confondues. En apparence, l’idée paraît très simple : convier sans règle aucune tout un chacun à venir lire, dire, chanter, écouter de la poésie, quel que soit son âge, ses goûts, son expérience. L’association a créé l’occasion et les conditions de l’auberge espagnole, et chacun est venu avec ce qui lui tient le plus à cœur. Mais dans ce type de proposition, la réussite ne tient qu’à un fil, l’esprit qui s’installe ou pas entre les participants. Samedi soir, les muses veillaient sur le relais de Poillé et ce fut une parenthèse magique dans notre quotidien. Il y eut des poèmes choisis et dits par les enfants, (Eluard, mais aussi Paul Vincensini), d’autres lus par leur institutrice,  des poèmes que Monique avait fait découvrir aux élèves pendant sa tournée des classes du cantons, et puis une belle interprétation d’un texte de Gaston Couté. Et encore, sans ordre préétabli, François qui nous fit entendre l’ode au pain de Pablo Neruda en espagnol, une comptine avec les enfants et un sonnet de Shakespeare en anglais par Marie, le beau son de la langue tchèque ou slovaque par Christine. Et aussi les poèmes de la jeune Aurélie et des textes issus d'ateliers d'écriture qu'elle anime, par Cécile. J’ai lu trois de mes poèmes, assez anciens. Le dernier texte était de Boris Vian. Pendant le pot, quelqu’un a parlé de culture joyeuse et Baptiste, du haut de ses jeunes années, nous chanta « fais comme l’oiseau », tout un programme à l’orée du printemps !  

P.S : Les trois correspondants de presse locaux (Ouest-France, Le Maine et les nouvelles étaient là) qui soutiennent les initiatives culturelles ! Lisons la presse locale !    

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Recherche