Vendredi 17 février 2006

Si on se fie à Winston Churchill, il existe trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques. Voilà trois mois que le blog existe, on pourrait en faire un premier bilan.
Moral d'abord : passée la première surprise des proches, des amis, des  collègues élus, le blog ne semble plus être un problème. Autre constat,  c’est chronophage, avec tout ce que ça implique. La petite lucarne de poète qui brille la nuit  dans la mansarde du Web paie un prix. Il faut donc s’organiser. C’est déjà assez difficile quand on est élu de concilier vie de famille, vie professionnelle et vie citoyenne. Si vous rajoutez par-dessus ça la poésie ou une autre passion, ça devient très compliqué !  L’orientation du site qui est très « poésie » est aussi une conséquence d’un manque de disponibilité, je souhaiterais plus d’articles sur la vie politique locale, mais il faut trouver le ton sur les sujets pour les rendre intéressants, au-delà de ce que vous pouvez trouver dans la presse locale, que je vous invite par ailleurs à lire !
Autre élément, c’est quelque chose d’extrêmement puissant, dont on ne maîtrise pas forcément toutes les conséquences. a fortiori, quand on a délibérément choisi de publier sous son nom. Prudence, donc ! Il y a eu quelques commentaires, dont certains ont été très émouvants pour moi et agréables, (puissance de Google !), parfois simplement la signature d’un autre site, et aussi des mails d'encouragement, ou de remarques, voire de conseils.  
Maintenant les gros mensonges, selon Winston :
Le blog a été créé le 14 novembre. Depuis sa création jusqu’au 10 février inclus, 702 visiteurs uniques sont passés et auraient vu 3259 pages au total. La journée record étant pour l’instant le 18 janvier 2006, avec 26 visiteurs et 265 pages vues. Le nombre de visiteurs était de 86 en novembre, de 128 en décembre, de 345 en janvier. Au 10 février, il était de 143, avec une prévision de 400. 5 personnes se sont abonnées.
La « publicité » que j’ai faite jusqu’à présent est assez limitée : quelques mails ont été envoyés pour  faire connaître le blog, mais avec une utilisation filtrée du carnet d’adresses. Une info auprès de la maison de la poésie de Nantes dont le président est Daniel Biga, poète que je mentionne abondamment, un commentaire posté sur un site toulonnais dont j’aurai l’occasion de parler, ainsi que sur le blog de François Fillon. C’est à peu près tout.
C’est intéressant de comprendre comment ça fonctionne, en utilisant peu de moyens.

 

 

Voilà. Le blog continue pour l’instant, je renouvelle l’offre de publier vos articles notamment sur le thème de la politique locale, mais à votre guise, c’est plus plaisant qu’un simple commentaire, vous aurez plus de possibilités de développer votre point de vue.
Bye !

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 10 février 2006

Commentaire posté sur le blog de François Fillon (un bon blog, quelles que soient nos idées politiques) où il était question de Fontenay sur Vègre et, via les commentaires, accessoirement de l'organisation territoriale, administrative et politique de la France.

"Fontenay sur vègre
295 habitants
Superficie : 1146 ha

15 exploitations agricoles, 2 entreprises (1 maçon, 1 transporteur),1 restaurant bar qui renaît,2 gîtes constituent le tissu économique local de Fontenay sur Vègre.
Fontenay sur Vègre est un village connu pour la richesse de son patrimoine. Site préhistorique, avec la découverte, lors du remembrement, d’un « bel exemple étroitement groupé d’outils sur éclats et bifaces en amande  datant du paléolithique moyen (soit d’une centaine de millénaires)" ; site historique : Fontenay recèle un superbe manoir du XIV ème siècle, un lavoir restauré, un plan d’eau et la vègre bien sûr, où l’on peut faire du canoë.

Les associations y sont actives et dynamiques : comité des fêtes et club des aînés ruraux .
La commune de Fontenay adhère au sivos regroupant les 4 communes d’Asnières sur vègre, Avoise, Poillé sur vègre et Fontenay.
Le sivos accueille notamment 34 élèves de la commune Fontenay qui elle-même abrite la grande section de maternelle avec 24 élèves, dont 10 de Fontenay.

Parmi les réalisations qui comptent, il faut souligner :
-le projet qui tenait le plus à cœur de Catherine Girault, la réhabilitation d’un commerce de bar restaurant et de produits de première nécessité avec location au commerçant (ce commerce était fermé depuis trois ans !)
- les travaux à l’école pour la mise aux normes de l’électricité et du chauffage, pose de fenêtres à double vitrage pour l’isolation thermique et phonique
- les travaux de voirie communale et enfouissement des réseaux (Edf, téléphone..)

Fontenay regarde l’avenir en réfléchissant actuellement sur une opportunité d’achat de terrain pour un lotissement, et en projetant la sécurisation de la sortie de la mairie et de l’école.."
Ces quelques lignes sont extraites du bulletin municipal de Brûlon qui a voulu faire mieux connaître les communes de la communauté de communes aux Brûlonnais.

Concernant notre organisation politique et administrative territoriale, la question très complexe qui est posée est, selon moi, la suivante : comment concilier, et la logique de pôles, les concentrations budgétaires minimum, la cohérence des actions, avec la proximité, l'humanité des relations entre la République et les citoyens, l'exception justifiée à la règle. Les débats sur la décentralisation (comment garantir l'égalité de traitement entre les habitants des régions), comment faire pour que l'état comprenne nos spécificités régionales, ceux sur l'Europe (quelle part de souveraineté j'accepte d'abandonner? )réflexion de même nature que celle des communes qui transfèrent, par exemple la compétence voirie, à la communauté de communes, sont traversés par cette question centrale.Qu'on le veuille ou non, et quel que soit le nombre de niveaux, de structures, plus ou moins cohérentes qu'on pourrait mettre en place, c'est le citoyen lambda qui est au centre, et qui avec sa toute petite voix, veut qu'on le considère et veut qu'on l'entende.
Il me semble qu'il y a encore un petit peu de boulot ! Mais ne nous décourageons pas : les échanges devraient nous permettre d'avancer !

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 9 février 2006

Que de sujets à traiter  pour  " a poor lonesome blogger"   Allez, c'est reparti, arrêtons de pleurnicher ! La vie est belle nous disait ce magnifique acteur italien, dans une des plus belles "caricatures" d'une des pires sombres tragédies du 20ème siècle. Nous sommes vivants, et tant qu'il y a de la vie, il  ya de l'espoir. Restons debout et lucide. Responsables. Les sujets dont traite le modeste élu de campagne sont bien loin de l'ordre du jour  des conciles plus prestigieux. Nos petites préoccupations, apparemment sans enjeu, ne pèsent pas sur le cours du monde, et pourtant ? C'est dans les gestes de la vie quotidienne que se dessinent les épopées,  c'est dans notre démocratie pas savante, laborieuse, mais humaine, qu'un modèle d'équilibre des forces s'éprouve. Et en ces temps de trouble, en attendant  mieux, cherchons ce point d’équilibre, qui n’est pas encore la paix, mais qui évite la guerre.  

 

A venir : 
Local : le fonctionnement de la nouvelle salle, travaux des particuliers dans le périmètre protégé et petite cité de caractère, les subventions , le budget, le syndicat d’initiative, la politique culturelle, que faire avec Loué ? et tout le toutim … 

 

Et des articles sur la politique nationale (notamment sur la stratégie de rupture de la tendance N Sarkozy et F Fillon) voir article du 19 février 2006.
Et plus que jamais l’Europe…

 Vos contributions seraient les bienvenues : au-delà des commentaires, pour ceux celles qui voudraient développer un point de vue, bienvenue, avec les règles non écrites, mais implicites du blog : respect, tolérance, liberté.
(Vous pouvez m’adresser par mail vos articles)

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 7 février 2006

Quelques news (actualités locales non confidentielles, mais à ne prendre ni pour argent totalement comptant, ni pour résultats définitivement acquis, simplement quelque chose qui avance, « some work in progress »)

 « L’étude comporte cinq parties :

 

 

 

            -les attentes des clientèles et positionnement
            -le programme d’aménagement

            -le schéma d’organisation
            -l’estimation des coûts d’aménagement
            -le fonctionnement  
 

 

En ce qui concerne le premier point (Attentes des clientèles et positionnement), l’étude segmente la clientèle locale, la clientèle groupes hébergés, et la clientèle en camping.
L’étude des différents besoins de ces clientèles a conduit le comité de pilotage (élus de Brûlon, cabinet MLV, Vallée de la Sarthe ) à miser sur le développement de l’activité du centre de loisirs et développer des équipements adaptés aux thématiques les plus pertinentes : le canoë kayak et le vtt.

 Le positionnement retenu : Brûlon détente, Brûlon active, une base de loisirs à géométrie variable :

-un espace de quiétude pour la famille, éloigné des turpitudes de la ville, dans un environnement naturel préservé
-un espace privilégié pour la pratique de deux activités de loisirs marquées : le VTT et le canoë


Le programme d’aménagement prévoit trois espaces bien différenciés :
-Détente : partie nord, ce sera l’espace calme (plage, pique-nique, minigolf, aire de jeux, le snack-bar du septentrion.

-Loisirs : un centre actif de la base où sera développé le positionnement VTT et canoë

-Pêche, partie est : confort et quiétude pour les pêcheurs 


C’est là que se situe la majeure partie de l’investissement.

La partie nord (la plage) conserve son emplacement actuel, bénéficie d’un apport de sable et d’un élément ludique au cœur de la zone de baignade surveillée.

La turbidité de l’eau sera traitée par une méthode originale.

L’espace Fred Chouvier reçoit également de profondes modifications avec la destruction de l’algeco actuel, la création d’une structure modulable couvrable/découvrable (100 mètres carrés) et dalle de 200 mètres carrés, l’aménagement d’une cuisine équipée, la construction d’un nouveau local d’accueil/bureau.

Des aménagements spécifiques thématiques sont proposés par le consultant : Un parcours VTT Enfants, un circuit d’interprétation VTT, le réaménagement de l’accès à l’eau, des aménagements sur rivière.

Ces aménagements ont un coût d’environ 200 000 euros HT (avant les subventions qui pourraient monter à 80 %)

En ce qui concerne le fonctionnement, l’étude identifie que la base de loisirs, composée de ses différents pôles d’activité (le septentrion, camping, centre Fred Chouvier) disposera de périodes différentes pour les besoins des clientèles cibles :

A titre d’exemple, toute l’année  la pêche, l’été,  la baignade surveillée, l’accueil et le point d’info tourisme, l’avant et après saison estivale, selon les périodes, le snack, le tennis, les activités du centre Fred Chouvier.

Un sous-chapitre est consacré à l’animation et les produits touristiques.

Plein d’idées : l’organisation d’un programme de loisirs, le rôle du local d’accueil, la mise en place d’une annexe à l’office de tourisme sur le site, la mise en place d’événements, la vente de produits élargis sur la base des thématiques VTT et Canoë, des produits Familles, des séminaires à la journée…. 
L’étude consacre un volet au personnel et au mode de gestion, ainsi qu’à la politique de prix, à l’action commerciale, et conclut par l’étude des équilibres économiques et financiers. "


Et oui, chers amis, dans ce bas monde, même nos rêves ont un prix ! Je vous passe fastidieuses prévisions, et tourmenteuses simulations. Il semblerait, qu’au final, le déficit structurel de la base de loisirs, après investissement, serait moindre que celui d’aujourd’hui. Nous ne gagnons pas d’argent, mais cela coûte moins à la commune, avec un vrai service dont la population sera la première bénéficiaire.

Que demande le peuple ? Si c’est vous, exprimez-vous !

 Lorsque les beaux jours arrivent, il est toujours possible de faire quelque chose à Brûlon.

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 6 février 2006
On ne change pas. Tous ces instants, ces moments, ces situations choisis, construits, subis, tous ces mondes en apparence différents que séparent de minces miroirs, nous les traversons avec passion et avec détachement. Tout ce vécu s'abîme dans le sillage de nos jours, englouti dans le fracas assourdissant du temps qui coule comme une cataracte.Le blog éphémère n'y échappera pas, lui aussi passera par dessus bord : demain ? dans un mois ? dans un an ? Perdu au fin fond du web, il n'en restera peut-être plus qu'une trace, comme celle dont je fus moi aussi le témoin, beaucoup plus jeune, et dont Daniel Biga avait fait le titre d'un livre : Kilroy was here !  
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 3 février 2006

Conseil du 19 janvier 2006

Intervention Laurent Cohin, architecte des petites cités de caractère.

 

Intervention intéressante, avec un débat de bonne tenue, malgré des points de vue radicalement différents en ce qui concerne notamment l’utilisation de matériaux modernes dans le périmètre protégé. Jean-Louis, conseiller municipal , qui est un des salariés « historiques » de FPEE, usine de fabrication de fermetures PVC,  a défendu avec talent la qualité de ces nouveaux produits. La discussion, très professionnelle entre l’architecte du patrimoine et le technicien d’industrie montre qu’il y a un espace pour l’échange et l’enrichissement réciproque. Comment décliner ça au quotidien ? J’ai plusieurs idées, mais il faut arriver à les inscrire dans une perspective politique et une attitude envers les citoyens et les artisans locaux claire. Il faut aussi qu’elles soient réalistes dans la gestion au quotidien. Je me suis donné pour objectif de les formaliser et de les faire valider pour fin février.

 

Compétence transport : voir  article  « Conseil municipal du 14 décembre »

 

Au final, la compétence transport n’a pas été réécrite par la communauté de communes.

Une fois qu’une compétence a été prise par la communauté de communes, les communes doivent soit la voter en l’état, soit la refuser. Le risque de refus était réel lors de sa première présentation, ce qui aurait été extrêmement mal perçue par les autres communes, car c’est Brûlon qui en a le moins besoin pour amener ses habitants à la salle « multifonctions » (on lui cherche un nom, si vous avez des idées…) Or l’espace multifonctions est un investissement communautaire. Le débat a eu lieu : le conseil a fait confiance à la commission de la communauté de communes pour exercer cette compétence avec discernement.

 

(A suivre ..)

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 23 janvier 2006

Ce matin lundi 23 janvier 2006, jour le plus triste de l’année, rapportait France-Inter, selon un chercheur anglais, TGV 7h59, direction Paris. Ce matin, la France est fatiguée, à part quelques jeunes, un écouteur dans les oreilles, pas de pc portable ou de dossier ouvert,  beaucoup ont la tête en arrière, les yeux fermés, ils somnolent au seuil de la nouvelle semaine. Que se passe-t-il dans leur tête, dans cet espace qui ne dure que 55 minutes exactement où l’on voit défiler, mais à toute vitesse, la copie du paysage, autour de Chartres, la Beauce , où les rêves s’étirent comme un banc de brume, jusqu’à devenir le fil du baladeur MP3, la boucle brune de la jeune femme qui passe en titubant dans ce bateau ivre émergeant de l’atlantique.

La France est fatiguée jusqu’au fond des yeux, et pourtant elle (beauce) bosse. A quoi l’amuse- t-on ? TGV 7h59, j’ai sauté dedans quand j’ai vu que le 8h 19 avait 30 minutes de retard. Je valide le journal municipal « Le Petit Brûlonnais » année 2005 pour l’imprimeur, je lis un peu des "fils de la Médina ", de Naguib Mahfouz, je ferme les yeux, je pense à Gorelli, et son TGV Poème « Plus l’homme va vite, moins il a de temps pour savoir où il va »

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 22 janvier 2006

Le style, c’est l’homme !

 

 

Enfin, c’est au maire de s’exprimer. Le public est venu pour cela. Le Maire est à l’aise, à l’oral, avec ou sans micro, mais dans les grandes occasions, et de plus en plus, ses interventions sont préparées  à l’avance. Nous en connaissons une partie, la majorité du fond, mais pas tout, et pas le style. Il y donc toujours un effet de surprise, même pour nous.

Il y a un souci d’exhaustivité dans le propos. Ne rien oublier, citer chacun, les Brûlonnais dans leur ensemble, et tel ou tel qui nous a marqués cette année, en bonheur, ou malheur hélas ! Son équipe, ses collègues,  ses plus proches collaborateurs (trices) et aussi les représentants des institutions et des services avec lesquels la Mairie travaille.

Et puis, retour sur quelques faits de l’année 2005. Grandes actions, mais aussi petites misères, petits ennuis, petite leçon de civisme au passage.

 

Pour l’an que ven, les projets sont connus, mais ils sont réaffirmés. C’est la mairie qui sera au centre de nos préoccupations 2006, mais il y a aussi à travailler sur la station d’épuration, et sur le réaménagement du plan d’eau.

Au moment des vœux,  nous étions en concours d’architecte concernant la mairie. Le choix est imminent. Au moment où j’écris, le conseil municipal a donné son avis et la décision revient au maire.

 

Le conseil municipal propose de choisir le cabinet Rousseau, qui présente un projet respectueux du bâtiment et conforme aux orientations du cahier des charges. Des amendemenst pourront être proposés, si capacité à faire technique et financière, afin d’encore mieux restituer la monumentalité originelle du bâtiment.

 

 

« Le style, c’est l’homme », disait Buffon. Avare de citations littéraires, Daniel cite ses exemples, ses maîtres, l’anecdote qui lui a fait comprendre quelque chose. Il aime bien utiliser des phrases où se  répètent des verbes d’action, traduisant la progression d’une démarche par la complémentarité des approches. « Ecouter, étudier, expliquer, fédérer, réaliser, gagner ». Ou juste choisir un mot, le prendre d’une main, et le regarder comme ça  lui faire dire son jus, ce que ce mot évoque pour lui, dans sa fonction d’élu et aussi dans sa vie.

 

Chacun de nous a ses mots préférés. Chaque mot est un message personnel pour celui qui l’entend. Les mots ne disent pas la même chose à chacun d’entre nous- ils ne résonnent pas exactement de la même façon- et pourtant c’est par eux  que nous communiquons. Ce sont les mêmes mots qu’on utilise en poésie, et pour les discours, et pour les rapports de police, ou les contrats d’assurance. C’est le job des poètes de rendre ces mots plus purs, d’en faire entendre à tous la fréquence exacte,  le juste sens derrière les sens.  

 

Utilisant physiquement le même support, la poésie est aux autres usages de la langue ce que le haut-débit est au minitel.

 

 

Les mots qui reviennent le plus souvent dans les discours du maire : engagement, cohésion, rassembler, pédagogie, solidarité, amitié. Ces mots incarnent des valeurs : le style, c’est l’homme !

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Samedi 21 janvier 2006

Exposition du 20 janvier au 4 mars 2006 Agape (Agape(s) à la médiathèque Louis Aragon, au Mans

(Textes des poètes de Donner à voir, avec les oeuvres de R Blaquière, Yves Boulay, MT Mékhali, J Picard, G Quaglia.)

Vernissage mardi 24 janvier à 18h30 (Les textes seront mis en voix avec la complicité du comédien Patrice Connard)

J'aurai quelques exemplaires à vous proposer, où  figure le poème publié sur le blog le 17 novembre 2005.

Mais c'est beaucoup mieux en livre.

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 17 janvier 2006

Je ne me rappelle plus à quel moment est intervenu le député ! Typiquement, je n’imagine pas un journaliste commencer son article par cette entame !

 

C’est ça la liberté d’expression. Pourquoi les médias ne disent jamais que dans tout ce qu’ils racontent, ils en savent à peine plus que nous ?  Pourquoi ne faut-il jamais parler de ses doutes, de ses peurs ? Pourquoi vouloir toujours être parfait, alors que c’est l’erreur qui nous fait progresser ? D’ici quelque temps, les nanomédias (l’expression individuelle de masse, avec textes, photos, images et sons) auront envahi la planète.

Chaque personne sera devenue un(e) éditorialiste. Chaque personne aura le droit d’intervenir dans la gouvernance du monde. Il y a dans cette gouvernance encore quelques problèmes à régler, mais je suis assez fondamentalement optimiste envers mes soeurs et mes frères de l’humanité. Cela sera !

 

Marc Joulaud est le seul à avoir parlé de l‘Europe : c’est tout ce que je veux retenir. Jeune et intelligent, il en parle à chaque occasion. Pendant le pot, il m’a confié : On en a parlé pendant deux mois et on a entendu n’importe quoi ! Maintenant, on n’en parle plus ! »

Nous sommes d’accord sur le fait que ce sera un des enjeux de la future campagne présidentielle.

 

 

Et cette fois-ci, promis juré : Monsieur le maire, c’est à vous !

(La suite au prochain numéro !)

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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