Mercredi 5 avril 2006

Un petit mot pour remercier les musiciens et les organisateurs (Petit plus) de la si belle soirée de jazz et d’amitié qu’ils nous ont offerte hier soir à Saint-Symphorien  (j’y reviendrai car les mots me manquent, il faudra que je prenne mon élan). Côté emploi du temps, l’élu de campagne a des difficultés : il y a actuellement une très forte sollicitation du boulot dans un contexte politique (hé oui, dans les entreprises, il y a aussi de la politique) assez hard.

Je n’ai pas pu, de ce fait, assister mardi en fin d’après midi à la réunion sur l’avant projet sommaire de la Mairie.  Nous en parlons demain en réunion d’adjoints. J’ai eu un écho de cette réunion, je suis intéressé par d’autres réflexions. La discussion doit avoir lieu. Plus on se dit les choses, plus on avance et plus on est sûr de moins de se tromper ! Le conseil validera l’avant projet définitif mais les étapes intermédiaires sont hyper-importantes car c’est là que les décisions se préparent. (Merci donc aux conseillers qui ont pu être présents) : une décision bien préparée et concertée est forcément meilleure et c’est une décision quasiment acceptée (Tout rapport avec les événements actuels ne serait que pure coïncidence)

Je suis l’actualité : comme vous, je suis très troublé par ce qui se passe. Quand on a fait vœu de lucidité (sans pour autant être une lumière !), mieux vaut rester humble et méditer sur ce proverbe arabe : « Si ce que  tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais toi ! »  

      

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 3 avril 2006

Au risque de passer pour un ravi (accent tonique sur le ra), celui qui dans la crèche provençale dit « O que le monde est beau, O comme le monde est joli », une sorte d’idiot du village, je vais développer dans ce court texte et dans l’extraordinaire contexte politique toutes les raisons d’espérer.

Et d’abord qu’est-ce espérer ? Y-a-t-il un plus fort espoir de demain qui ne soit  Demain ?  Plus simplement, sommes-nous capables de construire quelque chose qui nous donne de la perspective ? Pouvons-nous avoir des  désirs, des passions au-delà de l’instant ?

Halte là, Papy ! La jeunesse n’a pas le même temps que celui des aînés. La jeunesse ne peut physiquement partager la même expérience que ses parents. Elle se lance sur la vague, et pour l’instant, elle a compris en peu de temps beaucoup de choses en prenant l’exemple d’où il vient. D’abord, il paraît qu’elle ne s’intéresse pas à la politique. C’est un peu loupé ! Et dans ce bouillonnement, il y a  les contre, il y a les pour, il y a  ceux qui s’interrogent, bref, voilà notre jeune société civile traversée par les débats et qui prend le virus de l’attitude citoyenne, avec tout à apprendre et tout à nous apprendre. Ensuite, notre belle jeunesse a découvert les institutions et leur fonctionnement. Qui de nos chers lycéens manifestants connaissait le conseil constitutionnel ? A quoi il sert ? Qui savait, vraiment, s’il était possible ou non au parlement de revenir sur une loi avant qu’elle ne passe l’épreuve de la constitution et de la promulgation ? La jeunesse a vécu une magnifique leçon d’éducation civique. Elle  aura aussi compris sans doute le décalage entre l’esprit, la lettre et l’épée de la loi. Pour des raisons qui s’imposent, et que les gouvernants feignent d’ignorer, la jeunesse aime la justice. Elle a, à tort ou raison, indiqué qu’elle ressentait comme injuste une loi qui ne s’appliquait  qu’à elle. Dans une véritable démocratie, un tyran intelligent aurait compris. Dans un pays vieux, les sondages commandés ne reflètent pas la situation. On est très mal entré dans la crise, on ne sait pas en sortir. Et, pourtant, jeunes gens, ne vous laissez pas abuser par vos aînés, moi le ravi ringard qui vous soutient sur le fond, laissez-moi aussi vous dire que bloquer l’éducation du savoir est la pire des choses. « Laisse-le peuple dans l’ignorance, il t’obéira : instruis-le, il te répondra ! »  N’allez pas contre votre propre éducation, pensez aux écoliers d’Afrique qui font des dizaines de kilomètres à pied pour apprendre, n’oubliez pas ce sur quoi est fondé notre pacte scolaire républicain : l’école est gratuite, laïque et obligatoire. N’oubliez jamais ce dernier point : obligatoire ! Seule, une question de vie ou de mort pourrait temporairement nous faire déroger à cette obligation. Et alors maintenant : entrez dans la discussion. Allez jusqu’au bout de votre pensée, ne vous laissez pas impressionner. Participez à la démocratie. Inspirez la future loi. Restez solidaire et vivant. Et vigilant. Vous devez sortir de la crise en ayant prouvé qu’il faut compter sur vous : jeunes gens et on pense beaucoup aux filles, vous êtes l’avenir de ce pays : ne nous décevez pas !     

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Samedi 1 avril 2006

Le numéro 10 de la revue Parole, à la couverture bleue, portait à la boutonnière une citation d’Eluard : 
Si l’homme doit mourir avant d’avoir son heure
Il faut que les poètes meurent les premiers .

C’était le trentième anniversaire de sa mort. Parole en ce premier trimestre de 1982, et dans la première année de la gauche au pouvoir, s’en souvenait. Autour de Gorelli, les poètes invités, Venus Khoury Ghata née au Liban, chroniqueuse littéraire, Francis Combes, à l’époque animateur de la revue Europe, Marcel Tavé, qui devait prendre la Direction du tout nouveau Palais des congrès et de la culture du Mans, Amina Saïd (Tunis) et Jean-Luc Champeaux (Sarthe). Ce souci, chez le fondateur de la revue P A R O L E,  de mélanger les voix des poètes issus d’horizons et de pays différents était déjà très présent et devait avoir une influence importante sur nos futurs travaux. Il y avait aussi cette exigence de lucidité dans le domaine de la vie quotidienne, du social, qui parfois s’échouait dans une poésie « militante », mais qui pouvait aussi, dans la dénonciation, vous déchirer le cœur.

Ainsi, ce poème (extrait d’extrait) de Francis Combes chanté écrit à partir d’un fait divers réel : la mort de froid et de faim, de Serge K, jeune chômeur, dans un hangar, près des usines Peugeot. (est-il écrit en prologue). Serge K est recroquevillé au fond de son hangar.

 

« Ô ce soir
il me faudrait garder
au moins un œil ouvert
mais il fait bien trop froid
et ma poitrine à ciel ouvert
est une cage
où s’épuise le vent
Les gaz d’échappement
ont envahi la rue
On ne peut plus respirer
laissez-moi m’en aller
hors de portée
des tueurs et des martons pilons
laissez moi oublier
l’ordre congélateur
et les hommes sans cœur
aux cerveaux asphyxiés
par les végétations
Un dernier biberon
bourré de neuroleptiques
c’est l’anesthésie
l’euthanasie du nouveau-né
La mort chemine en moi
compréhensive
comme une taupe
la mort
est une drogue douce
Je me tasse un peu plus
dans l’odeur du moteur
sous la caisse du camion
J’ai faim j’ai froid j’ai peur
et ne vous entends plus….."

La suite au prochain numéro

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 31 mars 2006

Mercredi soir, vote à l'unanimité du conseil municipal (tous présents) des comptes administratifs 2005 et des budgets (principal et annexes) de la commune de Brûlon.Les taux des quatres taxes (Foncier bâti, Foncier non bâti, Taxe d'habitation, Taxe professionnelle) restent inchangés.Bonne ambiance lors de la pause casse-croûte. Rentré assez tôt pour jeter un coup d'oeil sur le score de Lyon-Milan AC et voir la fin du reportage sur la Sicile. "J'aimerais tant voir Syracuse...", cette ville grecque qui a le même âge que Marseille dont on a fêté, il y  a quelque temps, les 2500 ans. Une provision de ciel bleu.   

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 30 mars 2006

La revue Parole qui se voulait trimestrielle avait déjà publié 8 numéros lorsqu’elle accueillit pour la première fois un de mes poèmes. Dès le départ, elle s’était rangée du côté d’une poésie vivante, en prise avec le réel et les questions actuelles. Utilisant un beau papier épais, cartonné, de couleur, elle avait une ligne graphique très simple, avec une mise en page soignée. Le beau titre P A R O L E était inscrit en diagonale de la couverture de bas en haut. Parole était imprimée sur les presses de Quick-Compo D.Poulard Imprimeur au Mans.

Subissant l’inflation des années 80 et aussi une évolution dans l’amélioration de sa présentation, son prix était de 5 francs pour le numéro 8 et de 10 francs pour le numéro 12.

Christian Gorelli publiait des poèmes des membres de P A R O L E, les siens, mais surtout cherchait des contributions et des signatures d’autres poètes qui avaient également ce souci d’une poésie de chair et de sang et qui apportaient de par leur renommée un certain prestige à la revue. Dans le numéro cinq, il y avait par exemple un poème de Max-Pol Fouchet et des textes de Guillevic.

Ma première contribution parut dans le numéro 9, dont le thème était Avenir et le motif « Autour de Lionel Ray ». Sur la quatrième de couverture, étaient présentés les poètes. Lionel Ray, agrégé de lettres modernes, professeur en classe de Khâgne au lycée Chaptal, à Paris. Membre du comité de la revue Europe et de la revue Action poétique. Présenté par Aragon dans les Lettres Françaises en 1970 et 1971. Puis la liste de ses œuvres, dont « Le Corps obscur » (Gallimard 1981). Lionel Ray venait d’obtenir le prix Mallarmé.

Il y avait aussi Hélène Cadou, femme de René-Guy, Jean L’anselme, un des trop rares poètes humoristes (La poésie est une question de tripes, mais à la mode de quand ?), Béatrice Kad, Pierre Autin-Grenier, Daniel Lacotte, Rene Maltete (un autre poète de l’humour), et Dagades, poète Sarthois, dont il faudra que je reparle. J’étais présenté, juste comme Bernard Gueit, jeune poète du Mans. Je ne pensais pas que j’étais un jeune poète, mais que ma poésie était traversée des troubles et des élans de la jeunesse. Je ne sais pas si la poésie empêche de vieillir ou si c’est parce qu’on ne veut dire adieu à sa jeunesse qu’on devient  poète. A cette époque là, mon activité était discrète, pour ne pas dire secrète. Très peu de personnes savaient ce qui est toujours un grand secret pour celui qui écrit. Ainsi le blog, tout en étant public, parfois relève aussi du domaine du secret et se nourrit du silence entre les confidences. Les poètes écrivent des lettres d’amour. Qui se rend compte de l’effort que cela représente pour eux, dans ce passage « de la phrase au vers » (G Noiret), de porter cette incandescence du murmure de la nuit au grand soleil du jour ?  Je ressens la même chose aujourd’hui au début du blog, la même émotion lorsqu’on m’en parle, que dans les années 80 : « Alors, comme ça, vous êtes poète ? ». Quand on est résistant, on cache ses armes, on ne se montre pas au grand jour. Il m’a fallu du temps pour affirmer tranquillement cette différence radicale, ces ailes de géant qui vous empêchent de marcher comme tout le monde. Et pourtant cela n’a rien à voir avec la capacité de parler devant une foule, même hostile, cela m’est arrivé. S’engager dans l’écriture, c’est accepter définitivement de se couper du monde (de sa surface futile) pour mieux le comprendre. Mais le monde n’accepte pas qu’on se coupe de lui. Péché d’orgueil. Le poète est un scandale vivant, ça le dépasse, mais il ne sait jouer qu’avec le feu. Pour ceux qui parlent de retour sur investissement, il doit s’agir d’un investissement à très haut risque. Le poème qui portait bien son titre s’intitulait « J’ai Peur » Il faisait partie du recueil de poèmes que j’avais ramenés de Londres, sur un petit cahier à spirales et sous le titre peu imaginatif de « Poèmes de Londres ». Mais ce recueil était très important pour moi. Il avait réalisé la jonction entre les années de rêve (voir les articles dans la catégorie « journal intime : comment on devient poète) et celles où j’aurais voulu rêver. Il fut aussi le véhicule par lequel une partie du rêve, mais pas la moindre, allait devenir réalité. Dans quelque temps, une partie du programme de la Mansarde « L’Art change la vie » pourrait se réaliser.

 

 

 

La suite au prochain numéro

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Mercredi 29 mars 2006

Dans le film « Walk the line », il y a une scène très courte où June Carter (Reese Whitherpoon qui vient de recevoir l’oscar de la meilleure actrice pour ce film) offre à Johnny Cash un livre. Ce livre,  c’est Le Prophète de Khalil Gibran. Pour Noël, ma fille m’en a offert une très belle édition, illustrée par le peintre-illustrateur Michele Ferri.

Dans la préface, on peut y lire :

Khalil Gibran est né au Liban en 1883, fils d’un éleveur de moutons et petit fils par sa mère d’un prêtre chrétien maronite. A 12 ans, avec mère, frère et sœurs,  il s’embarqua pour Boston (USA). Etudes commencées à  Boston, poursuivies au Liban. Ensuite, il voyage, de Grèce en Italie, s’installe à Paris (Ce « coeur du monde »). Il retourne en Amérique en 1903 pour y voir mourir les membres de sa famille. C’est à ce moment là qu’il s’attaque à la version anglaise du Prophète qu’il avait commencé en arabe à l’âge de 15 ans. Il fut très célèbre de son vivant. Il s’est éteint le 10 avril 1931. Un an avant sa mort, il avait dit :  « Pourquoi ai-je écrit tous ces articles et tous ces récits ? J’étais né pour vivre et écrire un livre-un seul petit livre-, j’étais né pour vivre et souffrir et pour prononcer un seul mot vivant et ailé… »

 

Le Livre :

Al-Mustapha, après avoir attendu 12 ans dans la ville d’Orphalese le bateau qui le ramènerait à son île natale, le voit enfin arriver. Soudain, il est triste de partir. Et il se dit : « le jour du départ va-t-il nous rassembler ? »Et les prêtres et les prêtresses lui disent qu’ils l’aimaient, mais que leur amour dissimulé par le voile était resté muet. Et les anciens s’avancent pour lui dire : ne nous quitte pas ! Alors Almitra la voyante, celle qui la première l’avait deviné et cru en lui, lui demande «  A présent, révèle-nous à nous-mêmes et dis-nous ce qui t’a été montré de ce qui se trouve entre la vie et la mort. »

Et il répond :"Gens d’Orphalese, de quoi parler d’autre sinon de ce qui émeut à présent le tréfonds de vos âmes ? ".

 

Se déploie ensuite une magnifique méditation sur l’amour, le mariage, le travail, les enfants, le temps, les lois, …dans une langue poétique inspirée et empreinte d’humanité.

 

Khalil GIBRAN

Le Prophète

Illustrations Michele Ferri

Albin Michel

ISBN : 2 226 07197-0     

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Mardi 28 mars 2006

Le peuple élit ses députés. Les députés votent les lois. Ces lois s’appliquent au peuple qui élit les députés. Et on recommence. Qu’est-ce qui pourrait bien venir contrarier cette belle mécanique formelle ?

 Si le peuple n’est pas content, le président peut soit dissoudre le peuple, soit dissoudre l’assemblée. En France, il dissout l’assemblée. De ce fait les lois n’ont pas à être bonnes ou mauvaises : elles ont à être votées, et quand elles sont votées, elles doivent être appliquées.

Pour le CPE, on a demandé aux députés de voter à l’intérieur d’une loi un nouveau contrat qui « ne sortait pas des cartons de l’UMP » dixit le président du parti de la majorité. Ils l’ont voté, car la majorité est disciplinée. C’est comme ça qu’elle représente le peuple : en votant un texte qu’elle n’a pas inspiré, mais qui est proposé par quelqu’un qui ne tire pas son autorité des urnes et qu’on aimerait bien contester, mais c’est trop tôt. Il est vrai qu’avec le 49.3, ça abrège le débat. La démocratie n’est plus ce qu’elle était. Le peuple envoie des représentants à l’assemblée, mais ne leur délèguent pas un mandat « tout pouvoir ».  Quand on est élu, on doit exercer cette responsabilité en maintenant un lien vivant avec ses mandants pour écouter, comprendre, être pédagogue, préparer la réforme, organiser la transformation. Les députés doivent être très attentifs  à ce qu’on leur demande de voter et ne pas être otages de quelque gouvernement que ce soit.  Ils ne doivent  plus accepter quelque chose insuffisamment étudié et concerté. En étant plus avare de lois, mais plus avide d’échanges, plus exigeant en matière d’études  (au-delà des rapports d’experts, il y a des gens qui vivent derrière les statistiques), la représentation nationale redonnera tout son sens à un pouvoir législatif indépendant des ambitions personnelles, mais soucieux d’efficacité dans l’intérêt général.      

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Lundi 27 mars 2006

Over-blog.com nous a fait part d'un problème électrique majeur survenu chez leur hébergeur REDBUS.
Ils ont fait le choix de déménager les serveurs, ce qui a causé quelques désagréments dans l'administration des blogs, et sans doute, dans leur consultation. Ils nous prient de les en excuser.

 

 

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Dimanche 26 mars 2006

Savez-vous ce qu’est un skate park ? Si vous ne le savez pas, vous auriez du venir au conseil municipal de mercredi soir, où Hugo, Julien et Luc nous ont présenté ce projet. Un skate park est une aire aménagée avec différents modules (lanceur, tri-box, chinbox..) permettant de s’amuser avec tout ce qui roule sans moteur (VTT, Trottinette, BMX, Roller, Planche, etc.). Les jeunes avaient préparé leur dossier bien structuré et en ont fait une présentation convaincante. Ils ont fait les recherches de coûts et de sponsors. Où installer ce skate park ? Astucieusement, comme de vieux brisquards, ils ont présenté deux scénarii. Le premier, derrière la nouvelle salle, paraît moins adapté que celui près du plan d’eau où le skate park sera beaucoup plus visible. Il y a aussi un intérêt à regrouper les activités près du plan d’eau, dans la logique de la requalification que la commune a engagée. Le skate park sera situé en face des tennis, sur une surface de 600 mètres carrés (30mx20m).Le budget tourne autour de 20 000 euros. Il serait demandé à la commune une participation de 7000 euros. Bravo les jeunes !

Le camping sera vendu y compris avec le sanitaire qui devrait rester accessible aux usagers de la plage.

Petites cités de caractère : intéressant compte rendu de la réunion entre Marc Etienne (FPEE), le maire, l’architecte conseil des petites cités et Jean-Louis, conseiller faisant partie du personnel de l’usine. La fabrication FPEE est plus proche d’une fabrication artisanale qu’industrielle et il y a eu, avec l’accord des Bâtiments de France des rénovations avec des menuiseries en PVC. Ce qui compte, c’est surtout de faire du beau en respectant notamment les formes. A l’issue de cet entretien, il est convenu d’une visite de l’usine en y invitant l’architecte des Bâtiments de France.

J’ai présenté l’état des réflexions sur un assouplissement des règles pour la réalisation des travaux dans le périmètre protégé, mais dans le cadre actuel,  là où le maire a encore une marge de manœuvre, en attendant la ZPPAUP. Mais il semblerait que ce dernier sujet se débloque et l’ABF estime qu’on aura bien avancé cette année : le dénouement est donc proche qui permettrait, dans certaines conditions, de bénéficier d’une aide du conseil général pour des travaux (en visibilité publique)  Dans ce cas, mieux vaut attendre et intégrer, si on le souhaite, ces propositions directement dans la ZPPAUP.

 

 

 

Du fait que certaines communes quittent l’association des petites cités de caractère, (dont Malicorne), il faut redonner un petit bout de cotisation à l’association des petites cités. (400 euros). Ca passe, mais en traînant des pieds. (sauf erreur, 2 contre, 5 abstentions, et 8 pour)

La ZPPAUP va être un moment de vérité. Une rencontre pour faire le tour de la commune avec l’architecte des bâtiments de France et les architectes missionnés pour la ZPPAUP est programmée le 2 mai.

 

 

 

On a également parlé des tarifs de location de la salle, qui pour l’instant n’ont pas semblé créé de surprise de la part de leurs plus gros utilisateurs (les aînés). Reste à traiter la danse (attention au conflit de réservations de salle). Une proposition sera faite au professeur de danse pour un tarif forfaitaire annuel, moins coûteux que le tarif unitaire, eu égard à l’intérêt social de son activité (150 filles et quelques ( ?)  gars fréquentent son cours)

Nous avons parlé également de signalétique, avons comparé des devis pour le fleurissement, avons réfléchi à la mise en place d’une taxe de raccordement au réseau d’assainissement, avons fixé des prix de vente de deux terrains, avons approuvé le règlement intérieur d’hygiène et sécurité pour le personnel communal,  avons opté d’utiliser la moins-value des travaux de l’avenue de la libération pour effectuer les travaux du réseau d’assainissement chemin du rocher, nous sommes exprimés sur l’inauguration de la salle, avons chargé Albert d’acheter les poissons pour la pêche au plan d’eau, avons constaté qu’il n’était pas facile de réduire les factures d’électricité. A la question : que faire pour contenir ces dépenses ? On se dit « Eteindre la lumière et aller se coucher ! ». Il est près de minuit. Albert, dont c’est l’anniversaire, nous offre le champagne et les biscuits. A la tienne, Albert !       

 

 

 

  

 

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Samedi 25 mars 2006

Je n’en suis pas absolument certain, mais il me semble bien avoir rencontré pour la première fois Christian Gorelli dans le sous-sol de la place des Comtes du Maine au Mans. Il y avait une galerie commerciale, un peu en jachère, laissant des espaces libres.Dans ce lieu étrange, Gorellli avait organisé un après-midi d’expression où des musiciens venaient jouer. L’opération artistique était aussi militante. Les gains, ventes diverses, ou droits d’entrée (y-en-avait-il ?), adhésions, étaient destinés à soutenir la revue Parole. Nous étions sans doute autour de septembre 81. La revue Parole « Parole et questions actuelles » était la seule revue uniquement consacrée à la poésie en Sarthe. Gorelli était arrivé au Mans en 72, de son Marseille natal. Militant culturel  et politique (il exerça dans le département avant que je ne le connaisse d’importantes responsabilités au sein du parti communiste français), il avait animé des groupes de théâtre, avant de fonder avec des jeunes gens qui le suivaient la revue Parole.

Je n’ai pratiquement pas connu Philippe Rosier, j’ai eu quelquefois l’occasion de m’entretenir avec Bruno Houx. Cherchant d’autres voies, leur présence dans la revue commençait à s’estomper. J’arrivais de Londres. A partir de 79, j’ai commencé à faire plus attention aux manuscrits. Je les conservai. J’avais donc des textes à montrer. J’avais trouvé Gorelli sympa. Et puis il était marseillais, ce qui était sans doute un élément de rapprochement, même s’il me semble (je pense à ça en écrivant) que c’est vraiment l’échange que nous avons eu sur le sens que nous donnions à « Pourquoi écrire de la poésie ? » qui créa ce sentiment de proximité.  Mis en confiance, je lui avais dit : j’écris pour devenir meilleur (plus conscient). Il me dit que lui aussi, il écrivait pour devenir meilleur. Nous avons échangé nos adresses, je lui ai envoyé des textes.Ainsi commença, dans un sous-sol d’une place au centre du Mans, une aventure qui dura plusieurs années et qui se déroula dans différentes villes et villages de France et pour Gorelli aussi à l’étranger : histoire de la revue, puis comme on a dit du « groupe Parole ».

 

 La suite au prochain numéro

 

 

 

 

     

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