Samedi 4 mars 2006

 

 

Dans le cadre de la semaine nationale dédiée à la Poésie, du 6 au 11 mars, l’association propose des rencontres poétiques.

 

 

Animations scolaires

 

Les écoles de la Communauté de Communes de Brûlon accueilleront tout au long de la semaine, des diseurs, lecteurs, fabricants de poésie…

 

Lire, dire, chanter des poésies choisies par l’intervenant mais également créées par les enfants eux-mêmes… porter leurs poèmes d’une école à l’autre… à travers le canton… jouer avec les mots et leurs couleurs…

 

 

Animation tout public

 

Le samedi 11 mars à 18 h au Relais à Poillé sur Vègre…

 

Venez partager un moment entre parenthèses, cordialement, librement…

 

Vous écrivez… vous chantez… vous aimez lire ou dire la poésie…vous aimez entendre les mots des autres, d’hier ou d’aujourd’hui… acteurs ou auditeurs, vous êtes les bienvenus…

 

 

Pour tout renseignement : Secrétariat de l’Association 06 85 61 40 09

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 3 mars 2006

Compte-rendu personnel

 

Mesures de prévention destinées à lutter contre une épizootie de grippe aviaire

 

Echanges sur le mode de diffusion aux habitants de ces mesures de prévention transmises par le Préfet : on opte pour un communiqué de presse (cantonal) et l’affichage dans les panneaux habituels à la mairie.

 

Citoyens, et travaux, et p’tites cités

J’ai présenté au maire et au 1er adjoint mes premières réflexions sur l’assouplissement de règles et les mesures d’accompagnement  aux travaux effectués par les habitants dans le périmètre protégé (500 mètres autour du site classé de la motte féodale).

En gros, il s’agirait surtout de définir un « cœur » protégé plus restreint, mais qui ait du « sens », au point de vue historique, et d’ouvrir à certaines conditions, à l’intérieur du périmètre des 500 mètres, mais en dehors de ce cœur, la possibilité d’utiliser des matériaux modernes.

Ces premières réflexions pourront servir de base à la discussion lors d’un prochain conseil municipal.

 

Avenir du musée Claude Chappe

Pourquoi ne pas profiter de l’opportunité du projet mairie, pour s’interroger sur la place du musée Claude Chappe ? N’aurions-nous pas intérêt à le rendre plus visible, plus central, en le déplaçant vers la mairie ? Voire en disposant une partie de sa collection dans un lieu accessible (salle des mariages ?). Le plus célèbre des enfants de Brûlon ne mérite-t-il pas une place d’honneur dans la maison commune ?

Un échange avec le sous-préfet qui aime bien notre musée et un représentant du service culturel du conseil général a eu lieu pour débroussailler le sujet. Peut-être une aide de l’état, si on s’y prend assez vite ? Le sous-préfet nous conseille de prendre un consultant pour une (petite) mission de réflexion sur la mise en valeur du musée. A suivre.

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 28 février 2006

D’abord, mille excuses, si au Café du commerce, nous avons mélangé le gaz et l’électricité ! Les lecteurs auront lu, bien sûr GDF/Suez et non EDF/Suez ! (Corrigé depuis)

 

Un Post-scriptum pour préciser ma pensée suite à ce texte un peu confus : tous les points de vue qu’on entend sur le sujet étaient prévisibles car exprimés depuis le référentiel idéologique de chacun. On conteste ou on adhère à ces points de vue par rapport à ces référentiels. De ce fait, les positions sont figées et on ne renouvelle pas le débat, mais on le reproduit.

 

 

 

Les majorités qui se font élire sur la base des référentiels idéologiques doivent ensuite gouverner par rapport à la réalité, mais elles ne peuvent malheureusement se faire comprendre que par rapport aux référentiels. L’exemple des commentaires politiques sur cette affaire le montre : chacun s’est positionné exactement à l’endroit où on l’attendait.

 

 

 

Si on oublie les référentiels, la France , l’Europe, nationalisation, privatisation, et qu’on n’en fait pas une affaire d’Etat, on peut penser que c’est bon pour les deux entreprises GDF et Suez, puisqu’elles se sont choisies et sans doute bon pour les personnels, si les deux compagnies s’engagent à gérer la fusion intelligemment du point de vue des organisations, des métiers, des sites et en concertation avec leurs partenaires sociaux.

 

 

 

Si GDF était déjà privatisé, cette réflexion aurait peut-être prévalu. Mais les deux entreprises ont bien du mal à faire entendre leur voix, tant les porte-paroles des référentiels crient « au loup ! »

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 28 février 2006

  

GDF/Suez, Suez/GDF, voilà un sujet à propos duquel, il est difficile d’avoir un avis, sans passer par le prisme des idéologies. Pour un CDB (citoyen de base) ou un BS (blogueur simple), le décryptage de l’information est complexe, mais comme on ne lui demande pas son avis, pourquoi se tourmenterait-il à en donner un ? On fait avec ce qu’on a et voilà : apparemment, deux lignes de fracture. L’une oppose nationalisation et privatisation, l’autre esprit européen et patriotisme économique. Au bout d’un certain temps, en majeur, je ne laisserais qu’une seule ligne, celle qui sépare le monde hexagonal et le monde.  

Si l’on écoute les  points de vue (le point de vue est ce qu’on voit depuis l’endroit où on est placé : depuis la plaine, on voit la montagne, depuis la montagne, on voit la plaine et pour voir la plaine et la montagne, il faut de la hauteur de vue, ou beaucoup d’empathie),   que nous dit-on ? 

S’opposent  d’une part en négatif privatisation (abandon de l’intérêt national, remise en cause des statuts et acquis sociaux, cadeau au privé, copinage avec actionnaires, mépris des engagements précédents inscrits dans la loi concernant la participation de l’état au capital de GDF, désengagement du service public) et nationalisation (retour au passé, responsabilité de l’état dans un domaine où il est notoirement incompétent, glaciation des évolutions sociales indispensables) et d’autre part esprit européen (libre échange, la loi du marché, l’abandon de la souveraineté nationale, la technocratie) et le patriotisme économique (ce qui est bon pour la France est bon pour l’Europe (et sûrement pas l’inverse) , droit sur mes ergots, tout sauf les italiens, cocorico, cocorico, cocorico !) 

Et la même chose en positif  d’une part pour la privatisation (désengager l’état, favoriser un projet industriel où les entreprises se sont choisies, évoluer en regardant l’avenir) et la nationalisation (garantir un vrai service public, garantir les emplois, un bon niveau de salaire favorable à la croissance, définir une vraie politique énergétique bonne pour les consommateurs, les salariés et la France ) et d’autre part esprit européen (encourager la création de vrais champions européens, indépendants des états, capables de lutter sur le plan mondial) et le patriotisme économique ( la construction réfléchie d’ensembles industriels nationaux volontaires préfigure la configuration d’ensembles européens de dimension mondiale)

 Et avec ça, mon gars, débrouille-toi ! Honnêtement, sauf à passer par le prisme idéologique, je ne sais pas faire. Bien sûr, je comprends qu’au fond les partisans de la nationalisation et du patriotisme économique miment d’appartenir au même camp et que ceux qui prônent la privatisation paraissent plus proches des européens. Mais on peut dire aussi que ceux qui  privatisent jusqu’à la minorité de blocage sont des  patriotes hexagonaux, et que les nationalistes veulent l’Europe des travailleurs ! Demain, j’irai voter pour un ou une qui voudra accéder à la charge suprême. Il ou elle nous dira sans doute son avis sur ce sujet : cela fera partie des critères de choix.

Comment appelle-t-on une démocratie où les décisions ne peuvent pas être comprises par ceux qui en vivront les conséquences au quotidien ?      

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 28 février 2006
Le mois de mars arrive : le mois de fous et des poètes ! Le printemps des poètes a pris pour thème, cette année, le chant des villes. A partir du 1er mars, tous les jours, un poème sur ce thème, récent ou ancien, fait maison, sans sucre ajouté. Et aussi des news sur ce qu'organise l'asso Vègre et Champagne  pendant la semaine de poésie ! (interventions dans les écoles et lecture publique du 11mars au relais de Poillé-sur- Vègre).
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 27 février 2006

Il existe, paraît-il, à Bécherel (Ille et Vilaine) un Festival Européen de Latin et Grec ancien. Parmi les nombreuses manifestations, (théâtre, danse, conférences, expositions), j’ai noté celles-ci :
9h 45 : Lecture de textes et introduction-résumé sur les Amours dans l’Antiquité. Par Albert Foulon (Université de Rennes II).
Dr. Jukka Ammondt (Jyväskylä) : « Nunc hic aut nunquam », Elvis Presley en latin par un professeur finlandais venu du froid.

Lorsque j’étais en seconde l’année 66/67, notre professeur de latin était un joyeux luron. Encore étudiant (il préparait son agrégation de grammaire), il ne loupait ni un jeu de mots, ni une pitretie ! Il s’appelait, si je me rappelle bien, M Nizery. Il voulait nous apprendre le latin comme une langue vivante. Aussi n’hésitait-il pas, pour nous faire mieux apprécier quelque ablatif absolu ou datif d’attribution, à traduire des chansons paillardes ou autres textes universellement connus. Cette démarche pédagogique fonctionne : la preuve, je m’en souviens encore ! Et vous, saurez-vous retrouver de cette célèbre chanson de carabin le français original, et repérer cet absolu ablatif, et le fameux datif d’attribution ?

  

 

Puellae camarenses
se dicunt virgines (bis)
sed cum veniunt in lectum
malunt tenere phallum
quam fascem (bis)

Orchibus pendentibus
camarensis abbas (bis)
in quibus cum sedet
imno in culo habet
illas (bis)

Puella camarensis
ubi virginitas ? (bis)
tam in mari mersa
venustius cum nauta
fluctuat (bis)

Festival Européen de Latin et de Grec ancien

 Du 10 au 12 mars 2006
"CyberEspace des Cultures de l'Europe"
15, rue Alexandre Jehanin.
35190 Bécherel. Tél : 06 24 58 78 64. 02 99 66 86 78 ou 84. 
Email : antebiel@claranet.fr
Site Elizabeth Antébi , rédactrice en chef: www.antebiel.com

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 26 février 2006

Comme chaque année, à pareille époque, nous préparons le budget du syndicat d’initiative. En 2006, l’enjeu est encore plus important car l’aide de l’Etat liée à l’emploi jeune se terminera le 14 juillet. Il nous faut donc organiser la suite, en particulier pérenniser l’emploi. Les axes que nous allons proposer tournent autour d’une réduction du temps consacré au syndicat d’initiative proprement dit, soit 20 heures par semaine en moyenne sur l’année. Un complément d’activité pourrait être proposé au (à la ) titulaire du poste : une fonction d’accueil, pour la commune d’une part, et éventuellement pour la communauté de communes d’autre part. Mais tout ceci reste à négocier et une réunion tripartite, Si, Mairie de Brûlon, et COM COM Vègre et Champagne se tiendra le 7 mars.
Comme je le répète régulièrement depuis plusieurs années que j’exerce la fonction de président du syndicat d’initiative Vègre et Champagne, le tourisme est une activité économique. Il ne faut pas voir seulement les retombées de l’activité directe (hôtels, restaurants, gîtes, campings, lieux touristiques…), il faut mesurer ce que ces activités directes engendrent en tant que besoins : il faut bien acheter les matières premières pour préparer des menus, il faut bien faire des travaux dans les lieux d’accueil,  il faut bien communiquer. Nos atouts touristique (patrimoine, nature, gastronomie, accueil) ne peuvent pas être délocalisés. C’est une activité génératrice d’emploi. La compétence économique appartient à la Communauté de Communes : c’est un devoir pour elle que de prendre en compte la dimension du développement touristique, dont le syndicat d’initiative est une composante essentielle.
J’ai pris un peu par hasard ou plutôt par défaut, cette responsabilité, j’y ai pris goût. Voilà cinq ans qu’on se bat, bénévolement, chaque année pour défendre le syndicat d’initiative, qui ne peut être financé que par la collectivité (le budget des adhésions, s’il a augmenté, ne peut à lui seul financer un emploi). Aujourd’hui, nous voulons construire, et inscrire la réalité du syndicat d’initiative dans le paysage local : serons-nous entendus ? Nous y croyons !     

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 23 février 2006

Dans un livre publié en 1999, Ignacio Ramonet (Attac, Le Monde Diplomatique) dénonce les manipulations dont sont victimes les citoyens sous le double effet de la logique de l’information devenue « marchandise » et de l’avènement du multimédia qui réalise la convergence des médias textes, sons et images vers un seul support numérique échangeable à la vitesse de la lumière. A l’appui de nombreux exemples (les faux charniers de Roumanie lors de la chute des Ceaucescu, les interviews bidons de Fidel Castro par PPDA, les reportages arrangés où de vrais gendarmes jouent les faux bandits, les images rendues télégéniques), mais aussi la façon dont sont exploités (ou créés ?)les événements mondiaux (la chute du mur de Berlin, la première guerre du golf, l’affaire Lewinsky-Clinton, la mort de Diana,), il s’attache à montrer comment les empires médiatiques de plus en plus en plus concentrés autour de la TV , la téléphonie, l’Internet organisent le grand mensonge mondial. (Winston Churchill n’aurait plus de mot ! Cf : article précédent.). En particulier, en observant la télévision, qui n’est pas là pour informer, mais pour divertir, et qui décide de l’actualité du moment,  Ignacio Ramonet pointe que la règle du direct, du live, de l’instantané, de la connectivité, de l’image en temps réel empêche toute prise de recul, toute réflexion, et abuse nos sens, en les privant du correctif nécessaire de la raison. On vous l’a montré donc, c’est vrai. Vous avez vu le témoin (il n’est pas journaliste) parler à la télé, donc c’est vrai. Les images, insensées, suffisent à dire la vérité. Mais le plus dur, c’est lorsqu’il confie : « Nous demandions à nos parents, à propos des crimes nazis, qu’avez-vous fait ? et ils nous répondaient : nous ne savions pas. Nos enfants nous demanderont : lors du génocide du Rwanda, qu’avez-vous fait ? Nous répondrons : nous nous occupions de Stéphanie de Monaco. » (Brrrr !)

Ce livre nous interpelle, nous autres, internautes par mode ( ?), curiosité ( ?), blogueurs par plaisir (écrire ?), ou par vanité (se montrer ? être visible ?). Dans un des premiers articles du blog publié le 10 décembre 2005 (réunion d’adjoints du 8), j’avais évoqué ces questions. J’ai écrit qu’Internet apportait cette instantanéité (« C’est romantique, Internet, un simple clic, et c’est en ligne » cite Ignacio Ramonet de la bouche d’un personnage peu sympathique). Avec Internet, tout citoyen peut être à la tête d’un média mondial. On en voit le danger : si les lecteurs sont amenés à prendre le blog pour autre chose que ce qu’il est, à savoir un moyen qu’a une personne d’exprimer des idées, d’échanger (commentaires autorisés), de donner éventuellement de l’information, mais en en précisant le contexte subjectif (c’est mon journal d’élu de campagne), alors il y a manipulation.
Mais ce n’est pas le média qui manipule, c’est l’homme ! C’est le contraire de mon projet.

 

 

 

 

Ignacio Ramonet

 

 

La tyrannie de la communication

 

 

Editions Galilée
ISBN : 2-7186-0512-X

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mercredi 22 février 2006

Présents :
Mr GUEIT, Mr LEMAÎTRE, Mr COUDREUSE, Mme CHABAUD, Mme RICORDEAU, Mr NOURRY, Mr et Mme GUILLOU, Mr et Mme GAY, Mme NAY.

 

Excusés:
Mr LORNE, Association des Petites Cités de Caractère, association du Patrimoine d’Asnières, Mme TROUSSET, Mr LENOIR, Mr de VANSSAY

 

Florence NAY et Christophe LEMAITRE présentent le bilan moral et le budget de l’année 2005. Bernard GUEIT et Daniel COUDREUSE retracent un historique de l’association des petites cités de caractères en sarthe. La première réunion ayant eu lieu à Brûlon en  1995. Ils expliquent ce qu’est ce label et quels en sont les avantages et inconvénients pour les brûlonnais. L’obtention de ce label implique la mise en place d’une ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager) à Brûlon. Cette dernière vient en complément du PLU (Plan Local d’Urbanisme) et redéfinie la zone de protection du patrimoine.

 

En 2006, de gros travaux d’aménagement et de rénovation sont prévus à la Mairie de Brûlon. Pendant ces quelques mois, les bureaux de la Mairie seront « délocalisés » au Prieuré .

 

Il est envisageable d’installer le musée dans la future mairie. L’idée d’une exposition permanente agencée comme dans le hall des archives départementales est intéressante. Mr COUDREUSE annonce qu’il sera certainement possible d’obtenir des aides pour moderniser le musée (achat de vitrines, création de panneaux, acquisition de matériel...)D’autre part, l’association du patrimoine réfléchit à la restauration de la plaque en marbre du 1 rue Claude CHAPPE et de la vierge du XIVè  qui se trouve dans l’église.

 

Mr NOURRY présente le programme des journées des Aînés ruraux qui se dérouleront du 04 au 18 septembre prochain. La visite de Brûlon et du musée en fait partie. Ces visites commentées seront facturées 1, 50 euros par personne. L’association recherche dès maintenant des brûlonnais intéressés par l’histoire de leur village pour l’aider à faire découvrir Brûlon à ces 2000 visiteurs.

 

par Florence (SI) publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 19 février 2006

Il est probable qu’en ces temps de préparation des élections présidentielles, chacune des écuries des présidentiables va vouloir affirmer sa différence, en particulier sa volonté de changement. Le marketing politique qui sous-tend les campagnes de publicité électorale (par pitié, plus de ces clips niais et ringards de la désastreuse campagne de 2002) conseille au candidat de se « démarquer » au maximum de ses rivaux de la même marque et d’aller piétiner les plates-bandes de la concurrence. Par exemple (mais il ne s’agit que d’un exemple), l’équipe Sarkozy/Fillon doit à tout prix montrer qu’elle n’a plus rien à voir avec le tandem Villepin/Chirac tout en allant chasser sur les territoires de l’extrême droite comme il conviendra aux candidats socialistes de se radicaliser les uns par rapport aux autres, tout en allant piocher, qui à l’extrême gauche, qui du côté du centre-gauche, l’idéal étant bien sûr-sacrée gageure-de parvenir à faire les deux à la fois !

Tous les candidats sont soumis à cette tyrannie de l’identification dans la vitrine politique qui les fait ressembler à des produits qu’on lance sur le marché électoral (cf : la difficulté qu’a le centre à percer dans le paysage médiatico-politique). La grande cérémonie démocratique de l’élection du Président de la République au suffrage universel -j’entends encore la voix majestueuse de De Gaulle à la télé : « Si la mort ou la maladie interrompaient mon septennat avant son terme, le Président de la République serait élu au suffrage universel »-est précédée d’un battage publicitaire souvent peu lisible et peu convaincant. Qu’on ne s’y trompe pas : je trouverais très injuste qu’on fasse ce reproche aux seuls politiques qui sont noyés dans cet univers médiatique dont ils jouent bien sûr, mais dont ils sont malheureusement et beaucoup plus souvent qu’à leur tour les victimes. Mais soyons lucide et prenons, avec humour et modestie, mais à notre compte, le bel adage latin : « castigat ridendo mores : il corrige les mœurs en riant ».

En prenant l’exemple de MM Sarkozy/Fillon qui ont fait le choix marketing, sans doute bien étudié, de la rupture, examinons quels en sont les risques pour eux.

Premier risque : celui de la crédibilité. Le mot « rupture » appartient à un vocabulaire plutôt révolutionnaire. Il évoque le changement radical, sans concession, tournant résolument et violemment le dos à un passé honni, pour faire confiance à un avenir radieux. Si l’image de Nicolas Sarkozy peut paraître encore s’accommoder d’une posture de rupture (son caractère bouillant et bouillonnant, son art de la provocation maîtrisée, son langage moins policé (un comble !), celle de son conseiller politique François Fillon est à contre-emploi. F Fillon n’est pas un révolutionnaire ou alors il cache bien son jeu. Pour ceux qui le connaissent ou qui l’ont approché-ils sont nombreux dans notre secteur-c’est un homme de conviction, mais aussi de persuasion et de pédagogie. La méthode Fillon, c’est une concertation très large et c’est un compromis politique permettant d’avancer aussi loin que possible, sans aller à la faute, compte tenu de la situation objective et de la maturité des esprits. En plus, se garder la possibilité de pousser éventuellement plus loin, ou d’ajuster, après observation des résultats de la mise en œuvre. (Notion de rendez-vous, par exemple, dans le dossier des retraites). Accroché à l’ancien ministre des affaires sociales, la pancarte « rupture » ternit en retour son action dans le gouvernement précédent. Car alors quoi ? Il n’a pas eu le courage d’aller plus loin ? MM Chirac et Villepin l’en auraient empêché ? Ou alors, animé d’un pur cynisme, il n’aurait sauvé la retraite par répartition que pour mieux ensuite du passé faire table rase et, qui sait, remettre définitivement en cause la gestion de nos retraites ? Et, on voit surgir, à travers ce discours de panique, le deuxième risque : la peur !

Les Français veulent du changement, les Français ont peur du changement. La stratégie de rupture ne dépasse pas cette contradiction. Elle n’attise que le deuxième moment de la phrase et peut pousser les électeurs dans les bras de ceux qui vont afficher à droite un conservatisme social et à gauche jureront : « pas touche aux avantages sociaux ! »

Malgré ces écueils, imaginons que le tandem se retrouve au pouvoir (Nicolas à l’Elysée, François à Matignon). Les Français veulent de la rupture, les Français veulent du changement. (Ça ne veut pas dire qu’ils aient moins peur du changement). Alors il faut bien la mettre en œuvre cette rupture : dans quels domaines ? Celui de la politique étrangère ? Certes non ! Celui de la politique monétaire ? Ce n’est plus de la compétence de l’Etat. Celui du choix du taux de TVA ? Il faut décider à 25 et  à l’unanimité (petits farceurs de Français qui ont dit non à la constitution européenne). La politique agricole ? No comment. La politique économique ? Essayons, mais quelles sont les marges de manœuvre ? Il y a une législation européenne, il y a la mondialisation, les institutions de régulation du commerce, bref nous nous rendons compte que nous ne sommes pas seuls. On ne peut donc décréter la rupture alors que la politique de la France devra en permanence composer avec ses partenaires, avec une réglementation que nous avons acceptée, avec un libéralisme que M Sarkozy appelle de ses vœux, mais qui induit de fait, un certain retrait de l’Etat, et aussi du politique.

Alors que va-t-il rester pour illustrer cette rupture ? Le domaine social : mais c’est précisément là que le changement, nécessaire, est le plus difficile à mener, où il faut faire preuve de pédagogie, en se rappelant que si la rue ne gouverne pas, on ne gouverne pas contre la rue !

Prise dans la tenaille entre les contraintes du contexte mondial et la cristallisation de la résistance sur le « modèle social », la stratégie de rupture deviendrait alors « visiblement ce qu’elle était essentiellement », un leurre de marketing électoral, impuissant à l’action !

 

Mais alors que faire ?

(D’abord, peut-être vos réactions, et…la suite au prochain numéro !)

 

par castigat ridendo mores publié dans : journal d'un élu de campagne
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