Jeudi 18 mai 2006

Nous avons reçu l’information suivante concernant la publication de la thèse que Mme Tillard a soutenue sur «  La Poésie contemporaine dans la Sarthe de 1985 à 2000 » 

 

Ce sujet, dont je fus un modeste acteur et dont j’ai commencé, vu de l’intérieur, à raconter sur le blog les péripéties, est éminemment politique. Comme tout ce qui concerne les pratiques culturelles vues sous l’angle de la création ou de la diffusion dans le Département, Communautés de Communes et Communes. Comme pour l’eau qui est la première préoccupation du désert, on est en plein milieu de la politique, mais on s’en fout !

 

Voici donc l’annonce pour cette thèse universitaire :   

 

 

« L’étude que nous proposons ici et qui couvre les années 1985-2000, cherche à répondre à la question suivante : y a-t-il une spécificité de la Sarthe en matière de poésie. Nous analysons tout d’abord les pratiques culturelles au sein de ce département, en enquêtant sur la place qu’occupe la poésie dans les librairies, les bibliothèques, en nous intéressant à la politique des subventions accordées par les institutions.

            Au terme s’une enquête menée auprès d’un certain nombre de libraires, de bibliothèques municipales, au Mans, mais également dans les villes petites et moyennes de la Sarthe ( La Ferté Bernard , Mamers, Saint-Calais, Savigné l’Evêque) de municipalités, du Conseil Général, ou de la Maison de la Poésie de Nantes, nous devons conclure que ce département ne diffère pas, à cet égard, de la moyenne nationale : tant dans les bibliothèques que dans les librairies, la place accordée à la poésie ne représente qu’une part très réduite des investissements et des activités.

            Puis nous observons l’existence et les pratiques des associations poétiques, notamment « Donner à voir » qui occupe une position dominante, « Parole » et le »cercle littéraire de la médiathèque du Mans » qui n’ont eu qu’une existence plus précaire. Nous pouvons en conclure que malgré l’énergie déployée par les associations leur influence ne dépasse  guère un cercle restreint du public, et ne déborde pas sur l’ensemble du département.

            Nous avons étudié en second lieu la poésie qui s’écrit dans la Sarthe , entre 1985 et 2000.

            Nous avons procédé pour cela à l’étude critique des poètes les plus représentatifs des différents courants existant dans la Sarthe  : la poésie néo-classique, représentée par Daniel Etoc, Edith Jacqueneaux, ou Catherine paysan ; la poésie lyrique, inspirée, en partie, par l’école de Rochefort, incarnée par Georges Jean ou Dagadès, , ainsi que par l‘association « Donner à voir » qui fédère de nombreuses individualités, unies par la volonté d’une poésie accessible à tous : la poésie engagée du groupe « Parole » qui a joué un rôle important jusqu’en 1987 ; et enfin le « cercle littéraire de la Médiathèque du Mans » , davantage tourné vers une avant-garde héritière de « Tel Quel » et de la revue « TXT », et dominé par la stature de Christian Prigent.

            Nous avons pu constater, malgré cette grande diversité des réalisations comme des personnalités, la prééminence de la poésie lyrique : toute autre forme d’expression, qu’il s’agisse du groupe « Parole » ou du « Cercle littéraire de la médiathèque du Mans » se trouve souvent taxée de parisianisme et peine à trouver son public. A l’issue de notre période, seule « Donner à voir » reste en scène, ainsi que quelques individualités isolées, telles qu’Yves Mazagre.

            Il n’y a donc pas à proprement parler de poésie « sarthoise », mais des pratiques issues de l’histoire littéraire régionale, et inspirées par la volonté de se démarquer de l’influence parisienne. »

Cet ouvrage peut être commandé sur Internet :

WWW.anrtheses.com.fr

Rubrique : thèse à la carte

Discipline : Littérature et Civilisation Françaises/Littérature du 20ème siècle
ISBN : 2-7295-6110-2

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 16 mai 2006

Dimanche matin, comme sans doute beaucoup d’autres français (es), j’étais posté devant l’écran de télé pour connaître, selon le titre du  journal l’Equipe, le choix de Raymond.

Sans être un fana de foot, la mondialisation m’intéresse et au moment où on bascule dans le sprint final, comme l’a indiqué le sélectionneur, il était important de connaître ses choix et leurs motivations. Las ! Outre le fait que les caméras cadraient mal les écrans où apparaissait la photo des joueurs, Raymond ne lut mêmes pas la liste (à part celles des trois gardiens et le nom du titulaire) et ne fit aucun commentaire. Au final, ce n’est que lorsque l’animateur de téléfoot a repris la main qu’on a capté la liste des 23. Pas de commentaires, pas d’échanges avec les journalistes présents à la conférence de presse.

Depuis, nous avons appris à la radio qu’il aurait réservé l’exclusivité de ses commentaires à un autre média. C’est quand même gonflé, non ? Vendre à l’un l’image et à l’autre le son ? L’équipe de France, ce n’est pas l’équipe SFR, ni l’équipe TF1. Les bleus portent un maillot ? Qui a quelque chose à voir avec l’emblème national ? L’équipe de France, c’est quand même un peu du service public ? (un peu quand même, comme aurait dit Coluche) Décidément, la vente à la découpe (du monde) a fait des émules.

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?  

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 15 mai 2006

On n’est jamais trop prévoyant. Aussi, afin d’éviter d’être pris au dépourvu au cas où nous remporterions le premier prix du concours du meilleur blog citoyen, je préfère en avoir déjà écrit le discours de réception., alors même que nous ne savons pas si nous serons autorisés à concourir. Peu importe ce qui arrivera, pour ce qui nous concerne, c’est comme si nous y étions, c’est comme si vous y étiez. Voici donc. Nous sommes le 1 er juin 2006 à l’échangeur autoroutier d’Alençon. 

« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, nous sommes totalement surpris par cette récompense à laquelle nous n’avions jamais songé auparavant. Pardonnez notre émotion et puisque vous nous demandez de dire quelques mots, soyez indulgent pour notre maladresse, mais sachez qu’à défaut d’avoir préparé quelque chose, c’est avec notre cœur que nous allons parler. Tout d’abord, merci aux organisateurs (L’Échangeur Basse-Normandie, Adverbe et la ville d’Alençon) pour avoir songé à mettre à l’honneur cette nouvelle forme d’expression de la citoyenneté. Merci en passant  à M Alain Lambert, ancien ministre du budget, dont le blog m’avait convaincu qu’on pouvait parler joyeusement de choses sérieuses. Le hasard veut que ce journal d’un élu de campagne ait 6 mois jours pour jour (il faudra ajuster cela le 1er juin, le blog ayant commencé le 14 novembre). 6 mois, ce n’est rien, et pourtant c’est beaucoup de travail, de doute, de penchant à renoncer. La question qui taraude tout être humain et quoi qu’il fasse, c‘est toujours « A quoi ça sert ? ». En effet, qu’est-ce qui pousse quelqu’un, alors que rien ne l’y oblige, à s’adonner à une certaine discipline, à vouloir mettre en forme quelque chose, si ce n’est quotidiennement, en tout cas, plusieurs fois par semaine,dans quel but, pour quel intérêt, dans quel espoir ?  Ce lieu d’expression, techniquement universel, est-il  réellement le nouveau forum, la nouvelle agora ? S’emplit-il des cris des marchands, des pêcheurs qui apportent leurs poissons ruisselants, des femmes devant les étals, des aèdes, et  des passants qui s’interpellent  sous le soleil ? Quelque tribun montera-t-il sur un tonneau, d’où il voit la mer, pour en appeler à la conscience, à la révolte, ou à la raison ?
Depuis 6 mois,
10 230 pages vues au total , 2 826 visiteurs uniques, et très peu de commentaires. Alors pourquoi continuer ? Ne sommes nous pas seulement des commentateurs du commentaire, tout n’a-t-il pas déjà été dit, disséqué, analysé, qu’avons-nous à dire de plus, nous qui ne sommes ni des éditorialistes, ni des sociologues, qui ne sommes pas payés pour penser, à quoi ça sert, vous dis-je d’en rajouter, impertinents verbeux de propos banals,  de quoi  nous mêlons-nous ? Pourquoi s’entêter ?  Précisément pour ça. On peut toujours se poser la question du « à quoi ça sert de souffler sur des brindilles. » A quoi ça sert d’écrire de la poésie ? A quoi ça sert de s’engager dans les associations ? A quoi ça sert de s’engager dans la vie publique et citoyenne, d’être conseiller municipal ? Et à quoi ça sert de vivre, de faire l’amour, de trinquer avec des amis, de chanter à la fin des repas ? Dans un petit (par le format) livre édité par Parole en 1983 intitulé « Ca brûle fort entre l’homme et son ombre », André Benedetto avait écrit le poème pour un marcheur, sur cette homme qui avait marché pendant 2 mois et demi dans la ville d’Avignon, à quoi ça sert, un poème, à quoi ça sert un homme qui marche dans la rue ? Les 6 mois du blog auront eu au moins un mérite. Ils ont vérifié qu’écrire c’est agir ! Il faut du temps pour le comprendre. Il est très facile de se moquer de quelqu’un qui écrit et de le faire passer pour un beau parleur, somme toute inefficace à  l’action. On ignore cette forme de résistance. Ecrire ce n’est pas comme penser dans son coin. On écrit toujours pour quelqu’un. Prenons y garde ! Le bruit de l’orage précède la foudre. Et cet orage qui gronde, dans ce nouveau forum, il ne se prépare pas dans un ou dans le blog, il se construit dans l’ensemble du mouvement que constitue la nouvelle place des échanges électroniques. Nous sommes ici réunis à l’échangeur d’Alençon  dans ce lieu symbolique des autoroutes de l’information. Je viens d’un village, qui a vu naître dans les années 60 (1700) à quelques dizaines de mètres où mon blog s’écrit laborieusement, l’homme sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui. Il s’agit de Claude Chappe, inventeur du télégraphe aérien, reconnu par ses pairs spécialistes des technologies de l’information comme le grand-père d’Internet. Son invention qui accompagna l’époque de trouble et de lumière que fut la grande révolution servit d’abord la République. Les technologies ont évolué, la communication est devenue techniquement plus accessible et plus banalisée. Sommes-nous devenus cependant de meilleurs citoyens ? Plus avisés ? Plus tolérants devant la multiplicité des avis, des points de vue, des opinions diverses ? Plus lucides ? La démocratie y gagnera-t-elle quelque chose ? Nous sommes acteurs et spectateurs de cette mode nouvelle que nous faisons et dont nous avons à préserver la liberté. Cette liberté est déjà convoitée par des esprits mercantiles comme le furent en leur temps les radios dites libres, qui ne le restèrent pas longtemps !  

 

En attendant profitons-en, réjouissons-nous de cette belle manifestation sympathique, ouverte et joyeuse : que les blogs continuent d’émettre sur leurs fréquences persos les idées des uns et des autres !  Nous vous remercions !   

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback trackback (1)    recommander
Dimanche 14 mai 2006

18/05 : Permanence de L cohin Architecte conseil des petites cités de caractère

18/05 : réunion d'adjoints

31/05 : conseil municipal

20 juin : journée zppaup (avec architecte des bâtiments de France et architectes en charge de la Zppaup)

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 13 mai 2006

Voilà l'annonce que vous lirez si vous vous rendez à l'adresse du site du prix du blog citoyen. On tente notre chance ? 

"Grâce aux blogs et à leur facilité d'emploi, on assiste à une éclosion de l'expression sur le Web, particulièrement dans le champ de la vie locale.

Nous avons créé le Prix du blog citoyen pour mettre en valeur les meilleures expériences et les bonnes pratiques de ces blogs d'expression citoyenne et locale.

Le prix sera décerné, le 1er juin 2006 à l'Echangeur d'Alençon, lors des 1ères Rencontres nationales du blog citoyen"

 L'adresse : http://www.prix-blog-citoyen.com/ 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback trackbacks (4)    recommander
Vendredi 12 mai 2006

Youpi ! C'est parti !
Ce soir 20 heures, c'était la première réunion du projet plan d'eau de notre bonne ville de Brûlon !
Les personnes motivées des associations ont répondu à l'invitation du Maire et se sont impliquées en fonction de leurs compétences. Le projet a été présenté, un document synthétique a été remis.Y a du taf ! Mais chacun s'est positionné dans les différents groupes constitués. Les leaders de chaque groupe sont Julien G (VTT), Catherine (aménagement existant), Daniel (bâtiment centre de loisir), quelqu'un à contacter pour le parcours santé, Julien C avec animateur canoë pour aménagements thématiques canoë, Skate Park (en son absence, mais à l'unanimité, Hugo et sa bande). Tout le monde s'est réparti dans les différents  groupes qui auront dans un premier temps à exprimer le besoin, puis à proposer des réponses à ce besoin à l'intérieur du cadre budgétaire. On va organiser le suivi via le comité de pilotage (analogie comité Vtt). Les groupes travaillent et on se retrouve le jeudi 29 juin à 20 heures, si possible à la base !

Merci à tous ! 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 11 mai 2006

 

Don't worry about "The Brûlon Telegraph", it will really be coming ...as soon as possible ! I'm late and i take time ! I''ve just realized that i will never be yet a young man (do you remember...)and so i have to work hard to make my english back to me. Let me work and hope to be able to write something  for you, in this so cool language.

Keep high,

Yours faithfully  
Bernard

(Ps : Private message for Michael : can you keep an eye on my so clumsy items ?)

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 11 mai 2006

11/05 : Réunion d'adjoints

11/05 à 20 heures : réunion sur le projet d'aménagement du plan d'eau (avec les associations partie prenante) -Constitution d'un comité de pilotage

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 10 mai 2006

Pardon pour les droits d'auteur. Mais la poésie peut (doit) circuler sous le manteau. Tant que ne sont pas lésés les droits des poètes. Ainsi, ce beau poème de Pierre Reverdy, notre voisin de Solesmes, un des plus brillants qui fut dans la première et quelque moitié du siècle que nous avons laissé derrière nous. Toutes les poésies luttent contre l’esclavage et l’un des poètes à qui je dois beaucoup  (Pierre Tilman) a titré un jour : « L’esclavage n’a pas été aboli ». (Post-scriptum : je suis toujours à la recherche d'un numéro de la revue Nord-Sud  que Reverdy avait créée avec Vicente Huidobro dans les si belles années créatives de ce jeune  20ième siècle)  

 

Tard dans la vie Je suis dur
Je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j'ai passé
J'ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place ou la foudre a frappé trop souvent
Un coeur ou chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement

(Pierre Reverdy)

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 9 mai 2006

J’aime pas les anniversaires, mais j’aime ben les lampions ! Si j’aime retenir les dates, toutes les dates, celles des grands comme celles des petits événements, c’est que derrière les anniversaires,  on entend couler « la cataracte du temps ». Un an, deux ans, cinq ans, dix ans, vingt ans, cinquante, cent, mille, deux mille, 10 000 , 100 000, 1 million de secondes, de minutes, de jours, d’heures, d’années, de siècles. Nous ne traversons pas le temps, il nous habite, il nous tisse ce costume à la mode fait de pensées fragiles, de moments inoubliables, de coquetteries, de souvenirs, de photos d’écoles, puis il nous pose là, sans prévenir, sur le bord d’une route où nous voyons passer des danseurs, un œillet à la boutonnière, qui évoquent entre eux le bon vieux temps devant les rires étouffés des enfants. Ephémères ? Nous sommes des éphémères ? C’est pourquoi nous avons beaucoup d’admiration pour ceux qui, dans un espace de temps assez court (que représente une cinquantaine d'années pour la houle de l'histoire?), ont eu l’intuition, le génie et la force de faire surgir une idée, de la protéger contre la violence des vents mauvais en automne, la maintenir en vie malgré les obstacles et qui surent trouver assez d’amis, même après qu’eux-mêmess fussent morts,  pour que l’on n’enterrât point cette idée avec eux. Cette idée, c’est l’Europe dont nous connaissons mal l’histoire. Nous l’avons peu apprise à l’école : c’est une histoire récente. On nous explique à la télé, à la radio, dans les journaux (n’oubliez pas de lire l’excellente presse locale " Ouest-France, Le Maine Libre et l’hebdo les nouvelles", autant pour les infos générales que pour les locales, grâce à la qualité de nos correspondants locaux), que le 9 mai 1950, Robert Schuman avait proposé la création  d’une fédération européenne fondée sur l’unification économique. Mais cette action avait été précédée de beaucoup d’autres réflexions dans l’histoire de notre civilisation, et pour en parler en n’oubliant personne, il faudrait être beaucoup plus savant que moi. Mais nous le savons : l’Europe est vieille comme le monde et comme le monde, elle a du mal à dépasser ses contradictions. Que lui souhaiter en ce jour anniversaire ? Une seule chose, à mon avis, c’est d’exister ! Exister en tant que réalité politique car c’est la seule existence qui vaille pour les pays ou les territoires qui veulent se penser ensemble (conscience de soi) et agir. La critique aujourd’hui galvaudée des « hommes politiques » est l’exaspération en creux du désir de politique. Il y a un besoin de comprendre et d’être acteur, pas de subir. Loin de traduire la désaffection à l’égard de la res publica,  le peuple dans sa vindicte parfois expéditive cherche d’autres motifs pour reprendre la main. Cette réalité politique de l’Europe a été niée, par le passé, pour dire selon le gré du vent soit qu’elle était un préalable à tout (postulat rédhibitoire), soit qu’elle serait inatteignable (enterrement de première classe). Or, la réalité est beaucoup plus simple : les commissaires ont fait du bon  travail en avançant sur le plan technique tout en déminant le terrain politique. L’être détermine la conscience. Les choses étant, on les pense, on y apporte de l’intelligence, du sens. Mais le pas de plus qui permet de franchir une étape, de commencer à se penser comme espace de citoyenneté où le libre échange, la sécurité, la solidarité, et surtout l’action dans le monde au-delà des frontières, nécessitent que l’Esprit s’appuie sur une communauté d’hommes et de femmes décidant ensemble leur avenir, ce petit pas de géant,c’est la construction de la gouvernance politique. C’est cela que l’on souhaite à L’Europe, de construire sa gouvernance. Et oublions le récent échec de la Constitution Européenne  : il n'est qu'un avatar dont les raisons  compréhensibles et honorables n’ont rien à voir avec le projet politique dont l’Europe a besoin pour exister et porter chez elle comme dans le monde des valeurs de paix, de respect, d’humanisme et de solidarité.

Comme Beethoven aurait dit, au moment de sa mort : «  Muss es sein, Muss es sein ? »(sera-ce, sera-ce ?)    

  

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus