Samedi 13 mai 2006

Voilà l'annonce que vous lirez si vous vous rendez à l'adresse du site du prix du blog citoyen. On tente notre chance ? 

"Grâce aux blogs et à leur facilité d'emploi, on assiste à une éclosion de l'expression sur le Web, particulièrement dans le champ de la vie locale.

Nous avons créé le Prix du blog citoyen pour mettre en valeur les meilleures expériences et les bonnes pratiques de ces blogs d'expression citoyenne et locale.

Le prix sera décerné, le 1er juin 2006 à l'Echangeur d'Alençon, lors des 1ères Rencontres nationales du blog citoyen"

 L'adresse : http://www.prix-blog-citoyen.com/ 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 12 mai 2006

Youpi ! C'est parti !
Ce soir 20 heures, c'était la première réunion du projet plan d'eau de notre bonne ville de Brûlon !
Les personnes motivées des associations ont répondu à l'invitation du Maire et se sont impliquées en fonction de leurs compétences. Le projet a été présenté, un document synthétique a été remis.Y a du taf ! Mais chacun s'est positionné dans les différents groupes constitués. Les leaders de chaque groupe sont Julien G (VTT), Catherine (aménagement existant), Daniel (bâtiment centre de loisir), quelqu'un à contacter pour le parcours santé, Julien C avec animateur canoë pour aménagements thématiques canoë, Skate Park (en son absence, mais à l'unanimité, Hugo et sa bande). Tout le monde s'est réparti dans les différents  groupes qui auront dans un premier temps à exprimer le besoin, puis à proposer des réponses à ce besoin à l'intérieur du cadre budgétaire. On va organiser le suivi via le comité de pilotage (analogie comité Vtt). Les groupes travaillent et on se retrouve le jeudi 29 juin à 20 heures, si possible à la base !

Merci à tous ! 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 11 mai 2006

 

Don't worry about "The Brûlon Telegraph", it will really be coming ...as soon as possible ! I'm late and i take time ! I''ve just realized that i will never be yet a young man (do you remember...)and so i have to work hard to make my english back to me. Let me work and hope to be able to write something  for you, in this so cool language.

Keep high,

Yours faithfully  
Bernard

(Ps : Private message for Michael : can you keep an eye on my so clumsy items ?)

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 11 mai 2006

11/05 : Réunion d'adjoints

11/05 à 20 heures : réunion sur le projet d'aménagement du plan d'eau (avec les associations partie prenante) -Constitution d'un comité de pilotage

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mercredi 10 mai 2006

Pardon pour les droits d'auteur. Mais la poésie peut (doit) circuler sous le manteau. Tant que ne sont pas lésés les droits des poètes. Ainsi, ce beau poème de Pierre Reverdy, notre voisin de Solesmes, un des plus brillants qui fut dans la première et quelque moitié du siècle que nous avons laissé derrière nous. Toutes les poésies luttent contre l’esclavage et l’un des poètes à qui je dois beaucoup  (Pierre Tilman) a titré un jour : « L’esclavage n’a pas été aboli ». (Post-scriptum : je suis toujours à la recherche d'un numéro de la revue Nord-Sud  que Reverdy avait créée avec Vicente Huidobro dans les si belles années créatives de ce jeune  20ième siècle)  

 

Tard dans la vie Je suis dur
Je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j'ai passé
J'ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place ou la foudre a frappé trop souvent
Un coeur ou chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement

(Pierre Reverdy)

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 9 mai 2006

J’aime pas les anniversaires, mais j’aime ben les lampions ! Si j’aime retenir les dates, toutes les dates, celles des grands comme celles des petits événements, c’est que derrière les anniversaires,  on entend couler « la cataracte du temps ». Un an, deux ans, cinq ans, dix ans, vingt ans, cinquante, cent, mille, deux mille, 10 000 , 100 000, 1 million de secondes, de minutes, de jours, d’heures, d’années, de siècles. Nous ne traversons pas le temps, il nous habite, il nous tisse ce costume à la mode fait de pensées fragiles, de moments inoubliables, de coquetteries, de souvenirs, de photos d’écoles, puis il nous pose là, sans prévenir, sur le bord d’une route où nous voyons passer des danseurs, un œillet à la boutonnière, qui évoquent entre eux le bon vieux temps devant les rires étouffés des enfants. Ephémères ? Nous sommes des éphémères ? C’est pourquoi nous avons beaucoup d’admiration pour ceux qui, dans un espace de temps assez court (que représente une cinquantaine d'années pour la houle de l'histoire?), ont eu l’intuition, le génie et la force de faire surgir une idée, de la protéger contre la violence des vents mauvais en automne, la maintenir en vie malgré les obstacles et qui surent trouver assez d’amis, même après qu’eux-mêmess fussent morts,  pour que l’on n’enterrât point cette idée avec eux. Cette idée, c’est l’Europe dont nous connaissons mal l’histoire. Nous l’avons peu apprise à l’école : c’est une histoire récente. On nous explique à la télé, à la radio, dans les journaux (n’oubliez pas de lire l’excellente presse locale " Ouest-France, Le Maine Libre et l’hebdo les nouvelles", autant pour les infos générales que pour les locales, grâce à la qualité de nos correspondants locaux), que le 9 mai 1950, Robert Schuman avait proposé la création  d’une fédération européenne fondée sur l’unification économique. Mais cette action avait été précédée de beaucoup d’autres réflexions dans l’histoire de notre civilisation, et pour en parler en n’oubliant personne, il faudrait être beaucoup plus savant que moi. Mais nous le savons : l’Europe est vieille comme le monde et comme le monde, elle a du mal à dépasser ses contradictions. Que lui souhaiter en ce jour anniversaire ? Une seule chose, à mon avis, c’est d’exister ! Exister en tant que réalité politique car c’est la seule existence qui vaille pour les pays ou les territoires qui veulent se penser ensemble (conscience de soi) et agir. La critique aujourd’hui galvaudée des « hommes politiques » est l’exaspération en creux du désir de politique. Il y a un besoin de comprendre et d’être acteur, pas de subir. Loin de traduire la désaffection à l’égard de la res publica,  le peuple dans sa vindicte parfois expéditive cherche d’autres motifs pour reprendre la main. Cette réalité politique de l’Europe a été niée, par le passé, pour dire selon le gré du vent soit qu’elle était un préalable à tout (postulat rédhibitoire), soit qu’elle serait inatteignable (enterrement de première classe). Or, la réalité est beaucoup plus simple : les commissaires ont fait du bon  travail en avançant sur le plan technique tout en déminant le terrain politique. L’être détermine la conscience. Les choses étant, on les pense, on y apporte de l’intelligence, du sens. Mais le pas de plus qui permet de franchir une étape, de commencer à se penser comme espace de citoyenneté où le libre échange, la sécurité, la solidarité, et surtout l’action dans le monde au-delà des frontières, nécessitent que l’Esprit s’appuie sur une communauté d’hommes et de femmes décidant ensemble leur avenir, ce petit pas de géant,c’est la construction de la gouvernance politique. C’est cela que l’on souhaite à L’Europe, de construire sa gouvernance. Et oublions le récent échec de la Constitution Européenne  : il n'est qu'un avatar dont les raisons  compréhensibles et honorables n’ont rien à voir avec le projet politique dont l’Europe a besoin pour exister et porter chez elle comme dans le monde des valeurs de paix, de respect, d’humanisme et de solidarité.

Comme Beethoven aurait dit, au moment de sa mort : «  Muss es sein, Muss es sein ? »(sera-ce, sera-ce ?)    

  

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 8 mai 2006

Où sommes-nous ?
dans le troisième millénaire 
et qu’avons nous appris 
de ces années passés à nous tuer 
puis à comprendre
puis nous tuer ? 
La montagne imposante 
et sa toison d’alpages 
puis sa forêt et son museau de brume 
sous le soleil en vacances 
et le chemin paresseux 
qui redescendra vers les hommes et 
moi au carrefour des chemins 
le monde s’écrit tous les jours 
dans les horloges de la main 
et la vie s’endort chaque soir 
sans être sûre de rien 
et nous comme des enfants 
un peu vieux peut-être 

sans en savoir beaucoup plus que nos ancêtres 
on se met à rêver 
c’est une histoire sans fin
jusqu’au bout de nous-mêmes.

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 7 mai 2006

La nuit on se parle sans se dire un mot 
sans se dire les mots qui blessent 
quand on parle trop haut 
La nuit sans rien comprendre 
à ce que nous sommes 
nous respirons de tout notre être 
en cela nous ressemblons à la création 
et l’air 
si fidèle et si bleu 
nous est salutaire 
La nuit  tout est humain ou pourrait l’être 
nous faisons un bout du chemin
elle nous regarde paraît inquiète
et nous sauve au moins jusqu’au lendemain

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Samedi 6 mai 2006

Comme la nuit est belle
 

avec nous  

devant  le miroir d’étoiles  

dans l’humilité

aurons-nous compris quelque chose  
dans le silence assourdissant du temps ?

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Vendredi 5 mai 2006

Il fait encore nuit. De la radio dans la cuisine jaillit la rumeur du monde. Marie-Laure fait la vaisselle. Les chats ont dormi dehors sauf la mère, si maigre, endormie sur le lit. Dimanche le ministre me disait qu'à Shangai en 10 ans les chinois ont construit un quartier des affaires grand comme 40 fois la Défense. Amina a-t-elle été lapidée, au final, demande le mail de Pascale. Les chats sont rentrés. Le plus gros est monté sur l'écran, cherchant à attraper le curseur volant de la souris. Je vais bientôt partir dans le flot de la nuit noire. Dans la voiture, la radio persiste et signe, je pense aux miens, en roulant vers la gare sud. Le ciel se lève, je recolle à l'agitation normale. Raccord. La vie continue.

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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