Lundi 19 juin 2006

20 JUIN jOURNEE ZPPAUP

20 JUIN 18H30 FETE DE LA MUSIQUE (Programme détaillé au Syndicat d'initiative : 02 43 95 05 10)

22 JUIN 16 HEURES COMMISSION TRAVAUX "Esquisse pour les travaux Avenue de la Libération"

22 JUIN CONSEIL MUNICIPAL

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 juin 2006

Hier matin, dans la douceur de juin, nous avions le plaisir d’être invités au vernissage de l’exposition de l’atelier peinture animé par Joëlle. C’est toujours un moment agréable, harmonieux, quand l’été s’annonce avec ses longues et belles journées de lumière chaude et ses promesses de soirées bavardes entre amis. Le cadre du prieuré se prête à merveille à cette manifestation où les 83 élèves de l’atelier montrent l’étonnant résultat de leur travail de l’année. Le passage dans les salles pour admirer, puis le moment amical d’échange dans la cour  (ambiance de pré-vacances) font partie des meilleurs moments de la vie de l’élu de campagne. Beaucoup de maires présents des deux communautés de commune Vègre et Champagne et Pays de Loué et l’impression soudaine que tout est possible autour du développement des pratiques culturelles. Le maire fait un discours décontracté, avec plaisanteries et anecdotes. Il en profite pour présenter Sophie David artiste et artisan verrier installée à Brûlon qui propose d’animer des ateliers de fabrication de vitrail, si des personnes sont intéressées. A midi, les cloches de l’église toute proche sonnent consciencieusement, l’air est léger,  les tenues d’été sourient, le cidre taquine le cassis avec ses bulles, l’une d’entre elles remonte en surface un titre d’Henry Miller : « Peindre, c’est aimer à nouveau ! »

 

 

 

Exposition visible au prieuré de Brûlon les 17, 18, 24, 25 juin et 1er-2 juillet

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 10 juin 2006

Ça  y est ! En même temps que la Coupe du monde de foot, la campagne électorale des présidentielles est lancée. Même si la liste des candidats n’est pas totalement arrêtée, même si les partis n’ont pas encore indiqué quel chevalier ou gente dame portera leurs couleurs, les médias ont donné le top. Nous avions eu quelques galops d’essai (interviews de candidats à la candidature), de candidats qui se sont auto investis, mais les uns et les autres ne s’étaient pas encore vraiment jaugés de façon à identifier qui était pour chacun son  principal concurrent. Dès lors que l’image des vainqueurs potentiels se dessine (on n’est que deux au deuxième tour) la scène s’installe, les projecteurs se tournent, les premiers rôles  entrent en lice tandis que les figurants, maquilleuses, costumières, techniciens restent au second plan ou dans les coulisses. C’est une élection très importante, tant il y a un consensus pour considérer qu’une page doit se tourner. Majorité et opposition reconnaissent des institutions à bout de souffle, un rôle de contrôle par le parlement insuffisant, une crise de confiance, une exigence de justice, un besoin de sécurité. Les Français ont-ils encore envie d’une France qui prétende jouer les premiers rôles toujours et partout comme si on devait éternellement vivre sur cet héritage Gaullien, issu de la deuxième guerre mondiale ? Les français n’attendent –t-ils pas autre chose : des actions plus proches de leur vie quotidienne, faite pour beaucoup d’entre eux de soucis : soucis de travail, de fin de mois, d’enfants en difficultés, d’absence de perspectives. Peuvent-ils encore accepter sans ecoeurement et sans dégoût les licenciements d’un côté, les magouilles de l’autre ? L’argent doit-il servir à autre chose dans les entreprises qu’à investir dans l’outil de production, dans la qualité, la compétitivité, l’innovation et puis ensuite prioritairement à rémunérer et récompenser ses salariés, et enfin, mais quand même un peu après à rémunérer ceux qui amènent de l’argent dans l’entreprise, les actionnaires ?  N’y-a-t-il pas besoin de renforcer les secteurs de l’économie sociale ? Jusqu’où doit-on aller dans les déréglementations ? Tous les secteurs de la vie sociale doivent-ils être considérés comme des espaces mercantiles ? (ce qui ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas obéir à des logiques de bonne gestion ). Quel rôle la France veut-elle jouer en Europe ? Comment rattraper, positivement, ce qui fut une avertissement donné par le peuple, hélas, contre son propre intérêt, le non à la constitution européenne ? De quelle rupture parle Sarkozy, membre influent du gouvernement et chef de la majorité ? Les propositions du parti socialiste sont-elles comme l’a affirmé MAM face au compagnon de Ségolène, sans imagination, et marquées par un esprit de restauration, le mot retour étant cité maintes fois, disait-elle ? Si Nicolas est président, François Fillon sera-t-il premier ministre ? Après Vaira Vike-Freiberga, présidente de la lettonie, d’ Ellen Johnson-Sirleaf présidente du Liberia, de Michelle Bachelet, présidente du Chili, Ségolène Royal sera-t-elle la première femme présidente de la France ?  (Il y a quelques années, Jacques Chirac avait prédit : la prochaine présidente sera Martine Aubry ! )Echapperons-nous à un second tour catastrophe Le Pen-José Bové ? Quelle place sera faite au débat d’idées dans cette campagne ? Qu’est-ce que chaque candidat proposera pour réduire la dette ?

 

 

 

Il n’est pas d’usage qu’un élu local fasse part de ses propres idées politiques. Sans doute par crainte que cela ait des conséquences pour lui : on ne politise pas les élections municipales car, en fait, la synergie d’une équipe tient à bien d’autres choses, malheureusement rarement réunies. En fait, ce qui est vrai d’un conseil municipal, l’est aussi du pays. A partir du moment où les gens en place ont vraiment envie d’agir dans l’intérêt public national, la couleur est sans importance. L’idéologie disparaît devant les choix pratiques. Ce que les maires des banlieues étaient capables de faire ensemble lors de la crise de novembre témoigne suffisamment que face au péril, la république se rassemble. Sur le blog, nous essaierons d’analyser et de discuter des propositions et des arguments qui nous sont donnés par les candidats et ceux qui les soutiennent, sans parti pris, mais en essayant d’aller au fond. Cela n’a pas grande conséquence, cela n’influencera pas le vote, ce sera une contribution au débat auquel vous êtes bien sûr cordialement invités. 

 

 

 

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 8 juin 2006

Lorsqu’on parle trop, on finit par bavarder. Le bavard qui s’écoute n’écoute pas assez les autres. Un peu de silence fait du bien. On a parlé en son temps du règne du spectacle, de l’image, reflet inversé de la réalité (comme dans un miroir) qui, même partielle, éclatée, fragment,  veut se faire passer pour la totalité, illusion concrète, domination absolue  du mensonge sur la vérité. Le son (quand vous lisez, entendez-vous les mots qui claquent comme vos chaussures, marchant dans  une rue déserte) contribue aussi à faire tourner sur elle-même cette grande toupie illusoire : le bla-bla, les mots creux, la cosse vide des idées…Il faut plus de recul : plus de réflexion (réfléchir sans être le reflet).  Pas à pas, je voudrais écrire le journal de ce petit  élu des grandes campagnes. La modestie de la situation est formidable : l’angle de vue est panoramique. Mais la difficulté est entière : on parle souvent plus haut que soi, ce n’est pas satisfaisant. Mieux vaudrait se taire et pourtant, on s’est décidé aussi à parler !  Aujourd’hui, plus que jamais, se pose la question du sens de ce que nous faisons ? Parler pour ne rien dire ? Ne rien dire pour écouter ? Ecouter pour comprendre ? Comprendre pour proposer ? Parler !

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 30 mai 2006

Quelques mots en cachette : dimanche soir, en allant à Etival chercher, retour d'Allemagne, fille et copine de, dans la voiture, sur les ondes de France Culture, je reconnaîs la voix Cévenole, chaude et lumineuse,de Francis Combes, éditeur au Temps des Cerises, interrogé à propos de Maiakovski. Cela nous concerne tous : "La barque de l'amour se brise contre la vie courante.." Entre vingt et ving cinq minutes de bonheur !

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 27 mai 2006

Crains, un jour, qu’un train ne t’émeuve plus ! (G Apollinaire)

 

 

L’enquête publique pour le TGV-Ouest débutera en Sarthe le premier juin. Elle fait suite aux études menées par la SNCF   (Réseau Ferré de France) dans les années 90,  à la période de concertation de 2003, et s’inscrit dans la planification du projet. Comme tout grand projet concernant l’aménagement du territoire, ce sujet a cristallisé des passions, a suscité des engagements très forts et très sincères de certains opposants, a suscité inquiétudes, parfois amertume chez les élus. Le paradoxe est que c’est un sujet éminemment local (impact communal) de par ses conséquences visibles bonnes ou surtout mauvaises et  c’est également un sujet national. Entre les deux tous les échelons de notre organisation politique sont concernés (plus particulièrement département et région)

 

La notion d’intérêt général se dissout un peu dans toutes ces strates. Et pour les élus qui cumulent les mandats, on voit bien là le paradoxe : peut-on défendre au plus proche de son territoire une position et tenir un autre discours à Nantes, ou à Paris ? Les élus ténors de la Sarthe avaient adopté une position commune, consistant à mettre en avant, sans refuser ouvertement le TGV (avons-nous oublié avec quel emphase, il fut accueilli au Mans en 1983 ?) d‘autres priorités, dont une meilleure interconnexion du réseau Ouest en région parisienne. D’autre part, le Conseil Général et la Ville   se préoccupent du maintien de la desserte du Mans, en raison du projet de contournement. Dès l’arrivée du TGV au Mans, le projet de contournement était inscrit et des terrains avaient été gelés. Le gain de temps obtenu d’ailleurs entre Paris et Rennes se fait pour une bonne partie par l’absence d’arrêt au Mans.

 

Mais aujourd’hui le projet est bien là ! Les associations et en particulier l’une d’entre elles qui fédérait les initiatives, repartiront au combat en utilisant les mêmes arguments : face à une destruction de paysages, à la détresse qu’on va créer, il y a une alternative consistant à rénover la ligne et à mettre en place un TGV utilisant une technologie spéciale (le pendulaire) qui permet de rouler très vite, y compris sur des courbes à « faible » rayon. En quelque sorte le pendulaire serait au réseau ferré classique ce qu’est l’adsl au fil de cuivre. On ne modifie pas fondamentalement l’infrastructure, on fait des aménagements. Ca coûte moins cher et tout le monde est content.

 

Je ne suis pas assez au fait de cette technologie pour pouvoir affirmer qu’elle est effectivement la solution, mais je pense qu’elle a du être étudiée sérieusement. Si elle est effectivement une solution  possible, pourquoi n’a-t-elle pas déjà été mise en œuvre sur les autres lignes ?  Et pour ceux qui disent : « Oui, mais il faut faire travailler les copains » on doit bien aussi avoir des copains dans le pendulaire ? Alors si on admet que le pendulaire n’est pas la solution, que nous reste-t-il ?

 

Pour moi, c’est le dilemme entre le cœur et la raison : mon cœur pense à ces beaux paysages, aux villages dont les noms évoquent la rivière, à ces imposants corps de ferme, au calme de la campagne, aux étendues d’herbage ou de culture, aux chemins VTT ou de simple promenade. Et je me dis, non le TGV ne passera pas.

 

Mais ce type d’attitude m’inquiète. Ne serait-elle pas que le signe d’un rejet de la modernité, d’un refuge dans des valeurs traditionnelles qui n’existent pas en réalité, sauf dans le souvenir ? Lors de l’inauguration de l’énorme citerne Vitogaz, le directeur de cette société déclara dans son discours  qu’il aimait les plates formes portuaires, les camions qui roulent sur les autoroutes. Discours provocateur que j’avais admiré car à une certaine époque, pour avoir voulu faire rentrer les mots de la technologie dans la poésie, nous fûmes, Gorelli et moi, considérés comme tout, sauf des poètes.

 

 Dans l’assistance, les éleveurs de volailles de Loué qui avaient souhaité la construction de cette citerne qui sécurise l’approvisionnement des poulaillers en gaz de chauffage n’avaient pas paru choqués des paroles de l’orateur.

 

Nous sommes dans un monde industriel, et particulièrement  à la campagne ! Nous avons besoin des sorties d’autoroute. Nous avons également besoin de l’Adsl . Nous utilisons déjà le TGV car nous vivons de plus en plus éloignés les uns des autres. Que cela soit sur le plan professionnel ( combien d’allers-retours le Mans/Paris par jour ?)  ou personnel, nous voyageons et nous voyagerons de plus en plus. Faut-il s’en plaindre ? Sans TGV, le siège des Mutuelles du Mans serait peut-être parti à Paris ! Sans TGV, le quartier Novaxis ne se serait pas développé. Les bretons, comme tous les français ne peuvent rester en dehors de ces aménagements qui réduisent les distances.

 

Voilà pourquoi, je suis resté, tout en étant à l’écoute, à l’écart du combat contre le TGV.

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 26 mai 2006

Les décisionnaires ont la responsabilité de se rendre compte de la résonance que peuvent engendrer certains de leurs choix. Il existe une loi  permettant au chef de l’Etat d’amnistier individuellement une personne qui aurait rendu de grands services à la France  .On peut commencer par s’interroger sur la pertinence de cette loi pour ne pas faire retomber sur le seul chef de l’Etat toutes les critiques, comme c’est la mode aujourd’hui, y compris chez ceux qui pourraient faire leur l’adage de la paille et de la poutre. Une fois de plus, il est grand temps que les parlementaires s’interrogent sur leur rôle réel dans ce pays. Cependant, dans le contexte actuel où un sentiment de déliquescence de la République  s’installe dans l’opinion avec tous les risques qu’on connaît, où la crise de confiance (quel euphémisme !) se creuse, faut-il agiter le chiffon rouge ? Le sentiment se propageant qu’il y a deux poids et deux mesures, qu’on expulse les enfants scolarisés des sans-papiers pendant qu’on amnistie les copains, qu’une entreprise pourrait  licencier alors que ses dirigeants engagés dans une lutte sans merci pour la conquête du pouvoir  finissent dans un jeu de billards à n bandes par éclabousser notre démocratie, engendre une vague scélérate à l’effet destructeur. Bien sûr, posément, on peut prendre chaque fait séparément et tranquillement démontrer qu’il n’y a aucun lien entre tout ça et qu’il faut bien se garder de faire l’amalgame. D’autre part, même s’il y avait, allez on le concède, quelques cas isolés de dysfonctionnements, on ne peut en déduire que la justice ne fonctionne pas dans ce pays. Mais au final, c’est un peu court pour restaurer cette fameuse confiance. Quand le mal est fait, il faut alors des actes très sérieux et à forte portée symbolique pour que le peuple consente à de nouveau apprécier ses représentants. La démocratie en aura-t-elle la force ?         

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 24 mai 2006

Ecoute écoute bien ceci !  

 

Dans l’ombre de tes pas 
la trace du ciel dans ton regard 
cet éclat de vie dans les yeux

 on s’est croisé des millions de fois 
 
des millions de voix 
ici 
sans se voir vraiment sans se voir

on s’est battu 
ensemble 
dans les parfums 
la raideur de la nuit 
bleue comme la mer

 et ton rire en cascade
 
derrière la mort 

nous étions seuls 
cet inconnu qui s’avoue en nous 
le soleil est si chaud dans nos veines 
cet air doux à l’automne 
nos vêtements de brume 
nos moments de lassitude 

écoute écoute bien ceci toi qui dors dorée adorée 
un jour nous partirons 
comme des étoiles  filantes
contraires  sorties de l’atmosphère 
Nous ne reviendrons pas 
plus de nouvelles 
le temps sera celui que vous voudrez 
mais de l’autre côté 

voici venu le temps
venu le temps  venu 
de la grande échappée.

 

 

 

 

 

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 23 mai 2006

Une porte se referme sur les vivants  Le monde se tient la tête  Ce sont des lieux où l’on comprend le monde et où le monde nous comprend  L’eau qui coule sans effort avec persévérance comme si elle attendait quelque chose qui lui sera donnée après le temps  Nous ne sommes peut-être que des esprits en reconnaissance 

 

 

Tous les chemins sont les mêmes

 

Ils nous mènent à nous-mêmes

 

Ces endroits hors du monde
et si proches


ces lieux appartiennent au monde
en sont le centre provisoire et éphémère

le temps d’une goutte
d’un instant
où la rivière se lovant sur elle-même
réfléchit où son courant l’emmène

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 20 mai 2006

Jeudi en fin d'après-midi la commission municipale s'est réunie pour étudier le projet de courrier aux parents dont les enfants fréquentent la cantine scolaire. Ce courrier est une proposition (aucune obligation) d'opter pour le prélèvement mensuel des frais de cantine scolaire. Les parents n'ont plus à se déplacer pour régler, moins de risque d'oubli, une facilité de gestion pour l'administration et pour les familles. Beaucoup de communes ont déjà ou sont en train d'opter pour ce service moderne. Ce projet de courrier sera soumis à l’approbation du conseil municipal lors de sa réunion ordinaire du 31 mai. 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus