Samedi 29 décembre 2007

En l’absence de Lénine (voir article précédent), nous eûmes, me semble-t-il, une ultime réunion de la liste pour analyser la situation. (les témoins de ces péripéties peuvent contribuer à corriger ce qu’il ne faut prendre que comme une contribution sans prétention à la mémoire de l’histoire locale)
Guy devait-il s’accrocher au deuxième tour ? Quelle était la cause de sa défaite ? Guy payait peut-être la frustration des Brûlonnais vexés qu’il choisisse des postes plus prestigieux que « simple maire » ? Les élus communautaires lui reprochaient-ils ses méthodes ? Etaient-ils encore victimes du syndrome « Brûlon va tout récupérer au détriment des petites communes ? ». Les cousins saboliens se méfiaient-ils d’un pôle Loué-Brûlon, moins politiquement souple que celui dont ils ont finalement hérité ? Mais on eut beau refaire le match, le résultat resta inchangé ! Alors, quelque chose éclata au grand jour. Gilbert apporta froidement son analyse : « Brûlon doit peser fort sur la conduite des affaires de la Communauté de communes, car les élus Brûlonnais ont une expérience de la gestion de la zone industrielle, ont une maturité dans ce domaine que n’ont pas encore tous les collègues élus communautaires. Les gros projets (comme la salle des fêtes) doivent être portés par la Communauté de Communes car une grande partie des ressources qu’avait créées Brûlon ont été logiquement transférées, avec la compétence économique, à la Communauté de Communes. Or, pour briguer le mandat de président de communauté de communes, mieux vaut être maire de Brûlon. » Et Gilbert se tourna alors vers Daniel : « Auras-tu, si tu es maire, l’ambition d’être aussi président de la Communauté de Communes ? » Daniel s’était complètement concentré et projeté dans la fonction de maire dont il se faisait une très haute et très belle idée, la Communauté de Communes, c’était autre chose.

Alors, si Daniel ne briguait pas la Communauté de communes et qu’il fallait, pour qu’elle n’échappe pas à Brûlon, que le maire de Brûlon soit candidat, la conclusion allait de soi : Gilbert se devait d’être candidat au poste de maire de Brûlon.
En tout cas, c’est ainsi que les choses (toujours en l’absence de Lénine) nous furent présentées.

La suite au prochain numéro.

 
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Jeudi 27 décembre 2007

Le premier tour des élections municipales et des cantonales se déroula le dimanche 11 mars. La liste (les 15) à laquelle j’appartenais fut élue en bloc dès ce premier tour. C’était un excellent résultat, mais notre joie fut contrariée par la contre-performance de Guy, distancé par Fabien. (43, 6%  contre 40, 1%). Que s’était-il passé ? Guy était Maire de Brûlon, président de la Communauté de Communes, plutôt gagneur que perdant. Fabien était certes très honorablement connu mais sans expérience politique. Les deux candidats avaient, au premier tour, le soutien de la  majorité départementale. Avaient-ils ce soutien de façon totalement équitable ? Ou l’un d’entre eux était-il plus en faveur ? Dans ces élections, beaucoup plus contrôlées politiquement que celles des maires de communes rurales, mieux vaut être discipliné qu’électron libre. Malgré son habileté et sa baraka, Guy n’était pas dans le moule. Il subit l’échec avec cette résistance à la frustration qu’ont les grands commerciaux. (1% de part de marché, ça veut dire qu’on vous ferme la porte au nez 99 fois sur 100 : si vous vous arrêtez à la trentième porte, il faut changer de métier). Il se réfugia, entre les deux tours, dans la peinture. Mais cet échec modifiait la donne. Il y avait d’une part une liste municipale qu’il avait suscitée et, d’autre part, la perspective d’être battu aux élections cantonales qui empêcherait politiquement sa réélection à la Communauté de Communes.

Alors, que faire ? Comme aurait dit Lénine.
La suite au prochain numéro !           

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mercredi 26 décembre 2007
 

En 2001, le contexte était un peu compliqué. Guy, maire sortant et président de la Communauté de Communes se présentait au Conseil Général. Son argument, un peu en avance à l’époque, reposait sur le fait que les fonctions de Conseiller Général et de Président de la Communauté de Communes étaient proches au point de se confondre. De ce fait, il lui était difficile de briguer le mandat de maire de Brûlon. Ce choix était aussi lié à sa personnalité, plus enclin à prendre en main les leviers de l’action qu’à vivre la proximité immédiate des citoyens, malgré son attachement viscéral à Brûlon.

Mon soutien lui était entier, comme l’était depuis le départ mon soutien à Daniel.

Cependant, lors des différentes réunions préparatoires à l’élection (casting final de la liste, « promesse », i-e, « document programme » à l’intention des électeurs), ce n’était pas clair du tout. Un flou était entretenu, concernant la personne qui endosserait la fonction de premier magistrat.

Lors d’une réunion chez Guy, j’avais à la fin, en bon néophyte, posé la question essentielle : « Si nous l’emportons, qui sera le maire de Brûlon ? », Guy avait répliqué : « On mange la galette ! »
C’était une soirée où on n’y voyait plus très clair. Chez Daniel, nous avions mangé des rillettes et fait un peu de musique, mais nous ne se nous satisfaisions pas de cette situation.

Alors, la semaine suivante, chez Catherine, j’étais décidé à mettre les pieds dans le plat. Et à être positif. Plutôt que de s’ébrouer à chercher toutes les raisons pour lesquelles l’un moins que l’autre n’aurait pas la carrure, mieux valait mettre en avant les raisons qui me faisaient soutenir Daniel. Je ne me rappelle plus le détail de ce que j’ai pu avancer, mais en gros ce sont les mêmes raisons qui ont fait qu’il s’est très facilement affirmé comme le 40ème maire légitime de Brûlon. Aucun des arguments apportés par les sceptiques ne tient la route sept ans plus tard. Guy avait indiqué qu’il souhaitait que Daniel lui succède. Mais on sentait aussi, d’une façon très diffuse, une certaine défiance vis-à-vis de Guy. Pourtant, je pensais que son projet politique avait du sens et je n’imaginais pas que des brûlonnais responsables puissent, même secrètement, souhaiter sa chute. Mais ce sont les hommes (et les femmes) qui font la politique.

Au cours de cette réunion, on parla des adjoints. Je compris à travers les objections à ma candidature que des camps étaient constitués : on ne voulait plus de Guy et de ses préoccupations culturelles, ni de son projet de rapprochement avec Loué. J’aurais mieux accepté des ambitions portées par d’anciens conseillers qui auraient en bon droit fait valoir sur mes prétentions une expérience qui me faisait défaut. De curieuses alliances faillirent se nouer ! Au final, la personnalité de Daniel semblait se dégager. Je n’avais pas de visibilité sur un poste d’adjoint. ; Nous avions un peu avancé, semblait-il, mais sur la « promesse », il avait fallu un peu en rabattre, question patrimoine et culture ! En façade, l’unité semblait parfaite.
La suite nous rappela cette bonne vieille maxime des luttes politiques : « On n’est pas faible parce que divisé, on est divisé parce que faible ! »
La suite au prochain numéro : Malheur au vaincu !

 
 
 
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 18 décembre 2007
  Lorsque Daniel me fit un appel du pied pour rejoindre la liste à laquelle il appartenait pour les élections municipales de 2001, j’en fus naturellement flatté. Il y aurait beaucoup à écrire sur ce penchant masculin à se sentir important avec pas grand-chose, mais nous n’y pouvons rien. Pour la même raison que le léopard meurt avec ses taches, il y a quelque chose en nous de Tennessee.

Cependant, je réfléchissais. Et il me paraissait assez peu sérieux d’envisager une candidature sans projet ou, a minima, sans ligne directrice. Afin d’apporter une réponse un tant soit peu formalisée, j’ai rencontré Guy et Daniel pour leur exposer la vision que j’avais à l’époque d’une action culturelle en milieu rural. Car, il faut que je vous précise que c’est sur ce périmètre que j’étais censé apporter de la nouveauté.


J’avais une vision idéaliste (à quoi ça sert de se lancer dans l’action sans idéal ?) que j’avais posée sur le papier en vue de cet entretien. Il est, fidèlement, reproduit ci-après :    

Pour une politique, en milieu rural, de la culture qui a pour objectif à Brûlon :

1-       la qualité de la vie des habitants (enfants, adolescents, adultes actifs et retraités)

se traduisant par :

- des activités accessibles à tous

- des manifestations pour découvrir

- des spectacles pour se détendre

- des moments conviviaux pour bien vivre à Brûlon

           

2-       une amélioration méritée de la notoriété de Brûlon s’appuyant sur :

- la mise en valeur du patrimoine

- l’hébergement / organisation en pays Brûlonnais de manifestations reconnues

- une qualité de l’accueil 

Les clés du succès :
 

-          l’écoute des habitants

-          l’ouverture vers l’extérieur :

-          communes de la communauté Vègre et champagne et Communauté de Loué

-          partenariat

-          mise en réseau des entités organisatrices de manifestations culturelles en milieu rural
     


Je ne renie rien. Les choses furent plus dures que je ne l’avais imaginé. J’ai manqué aussi d’un soutien que je tenais alors pour acquis, celui de Guy, avec l’ouverture sur Loué qui me paraissait indispensable.Daniel et surtout Guy n’ont pas vu d’objection à cette orientation très sommaire et très solitaire.On parla aussi sérieusement de mon positionnement au sein de l’équipe municipale. Très franchement, je considérais que le temps nécessaire à ce que l’on attendait de moi méritait compensation financière. Il est évident pour toute personne élue au sein d’un conseil municipal qui prend à cœur sa mission, qu’elle ne pourra le faire qu’au détriment de sa vie familiale et/ou de sa vie professionnelle. Sans aller jusqu’à professionnaliser le « métier », il n’est pas anormal qu’une rétribution financière compense ces sacrifices. C’est donc, sans scrupule aucun, et aussi parce que je voulais peser sur les orientations que j’ai sollicité immédiatement un poste d’adjoint. Les choses n’étaient pas très claires concrètement, Mais il n’y avait pas d’objection, restaient à voir les modalités pratiques. On parla alors d’un possible quatrième adjoint.

C’est avec cette perspective que je me rendis en toute innocence aux réunions préparatoires à la finalisation de la liste, à l’écriture de la « promesse » et à bien d’autres choses pour lesquelles l’apparente bonhomie de nos quiets villages ne se laisse en rien dépasser par les villes retorses.

 

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 10 décembre 2007
Une invitation sympathique à une manifestation exceptionnelle, quoiqu’un peu grave, celle de l’inauguration de 4 rues du Mans qui portent les noms de 4 poètes disparus. L’invitation provient de la Ville du Mans : Jean-Claude Boulard, Maire, Géraud Guibert, PDG de Mancelière Logement, Michèle Lévy, Présidente de l’association « Donner à voir », les familles des poètes ont le plaisir de nous inviter le samedi 8 décembre 2007 à 11h à l’inauguration des rues Serge Brindeau, Dagadès, Moreau du Mans, Joël Sadeler.

4 poètes contemporains, tous nés en Sarthe, pour certains ayant vécu et œuvré depuis ce département, 4 poètes qui se connaissaient, tous décédés entre 1997 et 2002.
Il y a une émotion qui monte, car même s’ils ne sont pas tous morts en même temps, la cérémonie simple, amicale, les réunit dans un même hommage et une même complicité. Brusquement, on s’aperçoit qu’ils ne sont plus là et qu’ils n’auront plus rien à écrire pour nous surprendre, que leur œuvre, pour eux, est terminée.

Je n’ai pas fréquenté ces poètes, mais je les ai admirés de loin. Dagadès me paraissait le plus engagé dans l’indispensable exigence. On m’avait expliqué que ces poèmes dont la violence me secouait étaient issus de la guerre d’Algérie. Un point commun avec Franck Venaille. Le vocabulaire n’était pas le même, mais la douleur au ventre ne laissait aucun doute. Je me rappelle d’une discussion un peu houleuse au Palais des congrès du Mans, un jour de « Nouvelle poésie du Maine », entre Christian Gorelli et Dagadès à propos de Serge Pey qui avait préfacé un recueil du poète. Serge m’avait dit que lorsqu’il avait reçu le texte, il avait pensé qu’il s’agissait de poèmes écrits par une femme. C’est un très bel hommage : qui, mieux qu’une femme, peut exprimer, pour l’humanité, l’horreur de la guerre ? 

Je n’ai jamais eu l’occasion de parler directement à Serge Brindeau. Je l’avais aperçu lors d’un débat avec Gérard Noiret aux 24heures du livre au Mans, où Gérard dénonçait les maisons d’édition de poésie qui font du compte d’auteur, dont les éditions Saint-Germain des Prés.

Serge Brindeau se défendait, arguant à juste titre que jamais la revue « Poésie 1 » qu’il co-dirigea avec Jean Breton s’était laissée aller à ces honteuses pratiques.

L’image que j’avais de Serge Brindeau collait mal avec celle de l’auteur du pamphlet publié en 1964 « Poésie pour vivre – Manifeste de l’homme ordinaire » qui bouleversa un certain ordre établi et prépara la venue de la génération soixante-huitarde des Biga, Venaille, Tilman qui m’a tant marqué. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Les poètes, sous des abords extrêmement aimables, policés, portent des bombes dans le cœur qui font exploser les idées dominantes en donnant à voir quelques évidences bien de leur temps. C’est en cela qu’ils sont modernes :  le présent leur appartient.

J’ai un peu plus approché Joël Sadeler qui, gentiment, invitait la revue Parole à tenir un stand lors du congrès départemental du Parti Socialiste.

Et, puis nous avons eu l’occasion, plusieurs fois, de dire nos poèmes ensemble, chez Renault, dans des radios. Il me donnait l’impression de quelqu’un de très solide, de très terrien (je le revois, enfonçant des pieux à cette fête du PS), et ce sourire d’enfant…

Il y avait du Prévert, chez lui, et autre chose, du Sadeler…

Moreau du Mans, je trouvais le nom un peu ridicule, un peu « Carte de visite ». Je ne lui ai parlé qu’une fois, je crois bien au printemps de Durcet (?), assez peu de temps avant sa mort. Son allure, sa gentillesse avaient fait de lui un possible immédiat ami. Et c’est peut-être lui et sa hiératique silhouette noire dont j’aurais aimé comprendre le cheminement poétique qui me manque le plus aujourd’hui. 

  Les voix des poètes trouvèrent de très bons relais dans la famille ou les amis. Il y avait une écoute réelle, une vraie disponibilité du corps et de l'esprit tandis que la tempête soufflait sur la ville.

C'était beau, ça nous rend plus fort, Poésie pour vivre ...

Pour la photo, allez voir le blog d'Yves Barré :
http://ahoui.over-blog.com/

    

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 4 décembre 2007

La fin du mandat approche. Bientôt le journal d’un élu de campagne mettra un point final à ces confidences et réflexions d’un maire adjoint à la culture, aux associations et au tourisme d’une petite commune de la province du Maine.

Sept ans, c’est long (c’est le temps interminable entre la 6ème et la terminale) et c’est très court. Qu’en tirer comme enseignement ? Quelles satisfactions, quels regrets ? Les choses auraient-elles pu se passer différemment ? Quel bénéfice ceux qui restent pourraient tirer de ce bilan ? En quelques pages, sous forme de feuilleton, depuis la préparation de l’élection en 2001 jusqu’à aujourd’hui, retour personnel sur ces 7 années de vie municipale.

La suite  au prochain numéro ! 
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Mardi 4 décembre 2007

Assemblée générale du Syndicat d’initiative le 26 novembre. Florence absente pour cause de maladie, ouf, ça s’arrange. Peut-être la dernière Ag que je préside, peut-être pas. Pas de nouvelles d’un éventuel candidat pour reprendre la présidence. Totale inconnue quant aux participants. J’ai décidé que ce serait à Brûlon. J’arrive en retard ! (because, petit souci d’automobile). J’avais pensé écrire un discours et puis j’ai choisi au final de laisser maturer et de m’exprimer plus spontanément, même si j’ai un peu structuré dans ma tête.

A l’oral, en proximité, il vaut mieux avoir l’ensemble de la réflexion en ligne.

L’assemblée est sympathique, suffisante, autour de la table du conseil. La presse est là.

Le temps de reprendre mon souffle, sur le conseil amical de Jeannine, et puis c’est parti. Les mots viennent comme ils peuvent, mais en gros, il faut expliquer que cette AG est un peu exceptionnelle puisqu’elle survient à un tournant du mandat. Il y une harmonie des calendriers entre les élections municipales, puis communautaires et l’élection du bureau du Syndicat d’Initiative par les membres du conseil d’administration dont une part importante est désignée par les conseils municipaux, même si nos statuts prévoient que les professionnels du tourisme doivent y être majoritaires 

Puis j’explique les péripéties que nous avons vécues, la démission de la titulaire à mon arrivée en 2001 juste avant l’été, l’emploi jeune refusé à la communauté de communes, que j’avais défendu au nom de l’association devant le jury assez suffisant (sauf le sous-préfet) de la sous-préfecture de La Flèche, notre emplacement peu attractif à l’ex MCL, le déménagement, sur la place, les deux congés de maternité de Florence, la discussion ferme avec la communauté de communes, la recherche d’une solution à la fin de l’emploi jeune, enfin la pérennisation de l’emploi à 30 heurs, la maîtrise du budget., la future implantation à la mairie de Brûlon, rénovée, en un poste d’accueil global, avec un emplacement dédié Syndicat d’initiative. Voilà pour l’organisation.

 

Mais il y a tout le reste, pour lequel, nous avons suscité des attentes auxquelles nous avons insuffisamment répondues. Tout reste à faire, sur le plan de la mise en réseau des professionnels et des acteurs, d’une dynamique à insuffler, de la défense des intérêts économiques de la branche du tourisme auprès de la collectivité locale.

Ma thèse est que les professionnels doivent beaucoup plus s’impliquer dans les orientations et la conduite du Syndicat d’initiative car la collectivité n’a qu’une compétence d’organisation et parce qu’elle le veut bien de financement, mais pas la compétence technique ou commerciale. D’où le besoin de renouveler la gouvernance … et en premier le président.

Dans la foulée, j’annonce que je ne serai pas candidat à la prochaine élection municipale (des précisions, dans un autre article) et de ce fait, je perdrai ma qualité de délégué au tourisme et de la légitimité à présider les destinées du Syndicat d’Initiative. 

Les choses bougent, en début ou fin de mandat, et c’est un moment propice pour provoquer les changements. 

Jean, des tipis, accepte le poste en me demandant de l’épauler encore quelque temps. Le bureau se reconstitue autour de Jean, avec Christophe, Babette, Marylise, Marie-Antoinette, Christian et…moi.

Cette solution est satisfaisante et elle n’était pas gagnée ! J’avais craint devoir rester jusqu’à la fin du mandat et m’arrêter ensuite brusquement sans être sûr de la relève (moi qui sans doute, il y a encore peu d’années, donnait la leçon à ceux qui ne préparaient pas assez leur succession !!! C’est bien au pied du mur qu’on voit le maçon !) 

L’assemblée continue de façon très agréable, avec les questions des uns et des autres, il y a des demandes, il y a des compétences, il y a vraiment de quoi faire ! J’ai contribué avec l’équipe à construire un outil….à asseoir le syndicat, comme a dit Daniel : il faut maintenant qu’il marche debout !       

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 3 décembre 2007

BILAN MORAL 2006 / 2007

 
 

ANIMATIONS 2006 / 2007

 

JOURNEE D’ANIMATION 2006

 

Comme lors de la saison 2005, une journée d’excursions a été organisée en collaboration avec l’office de Tourisme de Sablé. A nouveau cette journée a du être annulée faute de participants.

Le programme était le suivant : dans la matinée, visite commentée de Brûlon et du Musée Claude Chappe, déjeuner au restaurant « La Boule d’Or » de Brûlon, après midi, visite commentée du Musée « A l’Homme Volant » à Sablé sur Sarthe.

 

De même, notre journée d’animation estivale n’a pas connu le succès des années précédentes, le nombre de participants n’étant pas suffisant, il a fallu se résoudre à l’annuler

 

JOURNEE D’ANIMATION 2007

 

La journée a eu lieu le 6 juillet dernier, une vingtaine de personnes s’étaient données rendez vous devant le syndicat d’Initiative. Au programme, la visite de l’exploitation « La Brauderie » (élevage de porcs), chez Mr et Mme VANNIER à Brûlon, déjeuner au restaurant de la Place chez Mr et Mme SAILLANT à Chevillé, Visite de l’entreprise CLAIRE INNOV par le directeur, Mr MARY, à Chantenay Villedieu et enfin, visite de l’élevage de chèvres et dégustation de fromages aux « Hauts Vernets » à Chantenay Villedieu.

Le groupe a profité d’une des rares journées ensoleillées de l’été pour cette balade estivale.

Ces personnes étaient sarthoises pour la plupart, plusieurs Brûlonnais étaient présents, des couples et enfants de Sillé le Guillaume, Mansigné, Monhoudou et Chateauneuf sur Sarthe composaient l’ensemble.

 
CARNAVAL DE BRÛLON :
 

Cette manifestation a été organisée en collaboration avec l’animatrice sportive de Brûlon, Anne Laure MOREAU.

Ce carnaval a eu lieu le 11 Mars 2006 sous un ciel clément. Environ 300 à 350 personnes constituaient le cortège qui déambulait dans les rues de Brûlon.

Le défilé était animé par le groupe « SLURP BB » composé de plusieurs musiciens. Le parcours a été modifié, nous avons choisi de l’organiser le samedi matin afin de faire participer les écoles.

De même, un partenariat s’est établi avec la maison de retraite. Lors des tickets sports, des activités intergénérationnelle de préparation au carnaval ont été organisés. Chaque classe a joué le jeu en se déguisant, le jury du concours de déguisement « faits maison » a eu du mal à départager les vainqueurs et des entrées pour le futuroscope et pour divers sites de la Vallée de la Sarthe ont été remis aux gagnants.

 

En 2007, le défilé a été organisé le 10 mars, dans les mêmes conditions que l’édition précédente. De nouveaux projets sont en cours d’élaboration pour 2008. Le défilé aura lieu le 9 février.

 
 
 

COLLABORATION DU SI

 
 
 

FESTIVAL CHARNIE CHAMPAGNE

 

En 2006, le SI a poursuivi sa collaboration avec le Festival Charnie Champagne et la billetterie s’est organisée dans nos locaux. Malgré une bonne programmation, les demandes à l’accueil ont été en baisse, peut être s’expliquent t’elles par l’augmentation du prix du billet.

Au printemps 2007, l’organisation du 20è festival a été reprise par l’association du patrimoine d’Asnières, il a été convenu que le SI Vègre et Champagne continuerait d’assurer la billetterie.

4 spectacles ont été programmés au lieu des 5 habituels. Les réservations se sont faîtes progressivement et les demandes sont restées stables.

 

CIRCUIT DES EGLISES ROMANES

 

En Juillet et en Août, l’association du Patrimoine, le Syndicat d’Initiative et le groupe de bénévoles fondateurs des circuits des églises Romanes de la Champagne Mancelle se sont associés afin d’organiser plusieurs demies - journées de visites d’églises.

Les participants étaient accompagnés par Christophe LEMAITRE et Gérard BOUVET, 65 personnes ont profité de ces visites commentées en 2007.

 
 

VISITES COMMENTEES DU MUSEE CLAUDE CHAPPE

 Florence se charge des visites commentées du musée. En 2006, nous avons accueillis plus de 2500 visiteurs, les aînés ruraux ont organisés une visite du canton pour l’ensemble des clubs du 3è âge sarthois. La visite du musée et de Brûlon figurait au programme, ainsi, pendant 15 jours, une cinquantaine de cars se sont succédés pour ces visites éclairs.
 

En 2007, quelques groupes d’enfants, de randonneurs et d’associations sont venus visiter le musée. Le musée  a été transféré en début d’année en raison des travaux qui ont lieu à Brûlon, il devrait regagner le Prieuré dans les prochains mois.

 
 

TICKETS SPORTS

 

Les permanences d’inscriptions se sont déroulées comme chaque année au syndicat d’initiative. Elles permettent de conserver un flux régulier de demandes (physiques et téléphoniques) au SI.

 
 

VENTE DES CARTES DE PÊCHE

 

Depuis 2005, il est possible d’acheter des cartes de pêche au Syndicat d’Initiative. Cette activité permet un accueil régulier en basse saison (janvier à avril). De plus, la municipalité de Brûlon nous a également confié la vente des cartes de pêche au plan d’eau.

 
 
ELECTIONS MISS SARTHE
 

En 2006, l’élection de Miss Sarthe s’est déroulée à Brûlon le 2 décembre, et le comité nous a confié la billetterie de l’événement. Nos demandes ont donc été bonnes en cette fin d’année

 
 

REPRESENTATION DU SI

  
SALON DES OTSI DE LA SARTHE
 

Organisation avec la FDOTSI (Fédération Départementale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiatives) de La Sarthe

En 2006 et 2007, le salon des OTSI a été organisé sur l’aire d’autoroute de La Ferté Bernard (dans le sens Paris Province). L’évènement a été relayé par autoroute fm et notre partenaire « cofiroute ». Diverses dégustations étaient proposées aux conducteurs présents et les documentations du département et des pays ont été distribués par les représentants des OTSI de la Sarthe présents sur le site dont nous faisions parti.

 

VIE DU SYNDICAT D’INITIATIVE

 
DEPLIANT
 

Une réédition de notre dépliant a eu lieu en 2006, incluant les sites internet de nos adhérents..

  
REUNIONS
 

Nous étions présents aux réunions organisées par l’UDOTSI, les salariés permanents des OTSI, le CDT, la vallée de la Sarthe...

 
FORMATIONS
 

Participation aux journées de formation proposées par la Vallée de la Sarthe « Création de site internet », ce site est encore en construction, le nom de domaine www.sivegrechampagne.fr est réservé depuis quelques mois.

Diverses parties composent le tout, une présentant les sites à visiter dans le canton, une autres sur les différents hébergements et restaurants, un lien sera mis en place vers les sites de nos adhérents. Une partie sur les animations du canton et une autre sur les loisirs (randonnées, bases de loisirs, rivière, pêche,etc…).

 Une formation « Force de vente » était organisée en octobre dernier par la FDOTSI, elle se déroulait à la Cci du Mans.
 
 POSTE AU SI
 

Depuis juillet 2006, Florence est embauché au SI à temps partiel (20H semaine). En effet, son contrat emploi jeune s’est terminé le 13 juillet 2006 . L’amplitude d’ouverture a donc été modifiée et adaptée en fonction des saisons. La Mairie de Brûlon lui a proposé un poste de 10H/semaine en complément du poste au SI.

  
REMPLACEMENT
 

Mme Véronique LAURENT de Poillé sur Vègre a remplacé Florence NAY entre janvier et mai lors du congé maternité de celle-ci.

 
DEMENAGEMENT
 

Le 1er septembre dernier, le bureau du Syndicat d’Initiative a déménagé et s’est provisoirement installé à l’accueil de la mairie de Brûlon au Prieuré.

Un prochain déménagement est prévu au printemps 2008, en effet, la mairie a été entièrement rénovée et au rez de chaussée, un bureau a été prévu pour accueillir le Syndicat d’Initiative Vègre et Champagne.

Bilan saison 2006 :


Comparaison des statistiques (nombres de demandes à l’accueil, au téléphone et prospects) sur l’année entière (2005 / 2006)  :

 
 
janv
Fév
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Sept
Oct
Nov
dec
total
Nombre de demandes
2005
 
39
 
109
 
81
 
186
 
131
 
150
 
403
 
153
 
41
 
130
 
22
 
62
 
1507
Nombre de demandes
2006
31
116
82
179
122
157
260
228
45
115
158
51
1544
 
COMMENTAIRES :
 

Les chiffres de l’année 2006 sont équivalents à ceux de 2005. Cependant, il faut souligner le fait que l’amplitude horaire est moindre depuis la mi – juillet mais que les chiffres sont tout de même restés stables.

Contrairement à une majorité de sites alentours, le mois d’août est en progression (+ ), ceci est du à la programmation du Festival Baroque de Sablé. De nombreux festivaliers sont venus se renseigner au SI sur les sites à visiter dans le secteur en dehors des programmations musicales.

En Juillet, malgré une bonne programmation du Festival Charnie Champagne, les demandes ont baissées (- ) . Ceci s’explique peut être par l’augmentation du coût du billet et le choix des lieux de représentation.

En septembre, le SI n’a pas été beaucoup ouvert. Les 15 premiers jours du mois ont été consacrés aux visites commentées du musée Chappe et de l’église de Brûlon. Ce sont 40 cars de visiteurs (soit 1781 personnes !) qui sont venues visiter le canton de Brûlon. Le syndicat d’initiative a collaboré avec l’association cantonale des aînés ruraux pour l’élaboration de certains passages de la brochure remise aux visiteurs. Les 15 derniers jours le SI était fermé pour congés annuels.

 

Hors saison, les chiffres se maintiennent, toujours grâce aux réservations tickets sports et aux ventes de cartes de pêches.

En novembre 2006, le comité miss Sarthe nous a confié la billetterie de l’élection annuelle qui s’est déroulée le 02 décembre à la salle multifonctions. Le Mois de Novembre, d’ordinaire calme a donc vu une augmentation de son nombre de demandes.

 

Bilan saison 2007 :

La saison 2007 fut moins bonne que les précédentes. Cependant, il faut prendre en compte le fait qu’en 2007, le SI n’était ouvert que 20H semaine contrairement aux années passées.

En mai, le contrat de Véronique se terminait en début de mois et Florence n’est revenue que fin Mai.

L’été 2007 a été marqué par un temps exécrable d’où une baisse des demandes concernant les loisirs extérieurs (rando, vtt, balade, baignade…). Les réservation du festival charnie champagne n’ont débuté qu’à la toute fin du mois de juin avec un spectacle de moins au programme, d’où une baisse en juillet.

En Août, le SI a été fermé le temps du déménagement et de l’installation au Prieuré.

En Septembre, la majorité des demandes émanaient des habitants du canton à la recherche d’activités pour l’année à venir.

par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Dimanche 25 novembre 2007

« Il nous avait appris à aimer le paysage tous ces chemins ces haies vives ces vallées ces anciennes fermes aux histoires extraordinaires qu’il nous faisait découvrir. L’horizon, comme ses années à lui jadis, était proche, on pouvait le toucher de la main, lui donner une petite tape amicale sur son museau. Au fur et à mesure que lui disparaît de notre champ visuel, on dirait que la terre a tourné et qu’elle n’est plus la même. Il n’y a plus que des buttes étrangères, des bois sévères aux arbres glacés, des clôtures, des barrières…Il n’y a plus les rosés dans les prés à portée de cueillette, la bonté des chevaux montant vers nous lentement en secouant la tête, ni la curiosité des veaux engourdis nous suivant du regard. Les engins défoncent le chemin sans dire bonjour écrasant les pauvres haies et les pauvres hères qu’elles abritent.

Seul un coq parfois relève le défi, défrayant la chronique. »
par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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Lundi 8 octobre 2007

Beaucoup de choses à venir, le temps que  la Chouette de la pensée se pose et que le Chat de l'écriture lui dérobe une plume :

France, après les élections, où en est-on ? le point sur la rupture !
Brûlon dans la continuité, fin d'un mandat !
Lettre ouverte à un jeune directeur d'école de musique ( variations en réponses aux très émouvants "carnets" d'Eric Thezé)
Elections municipales : en place pour le quadrille
et des réflexions sur le Temps que le travail diffus sur le thème "Au bord de l'eau"  illustre
+ des carnets de lecture , Petrarque(enfin !), son ascension du Mont Ventoux et beaucoup d'autres livres, des souvenirs dont la saga de la revue parole en sarthe, le tout sans plan préétabli, ni objectif de délai mais avec un certain souci de convergence.


"Avant, j'étais de l'eau dans une bouteille......Maintenant je collabore à la transparence"
(Très inexacte citation de Jean Cocteau)






par Bernard Gueit publié dans : journal d'un élu de campagne
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