Dimanche 21 juin 2009

La lettre, puis les livres de Rilke déclenchent chez Marina une émotion sans mesure « J’ai lu ta lettre au bord de l’océan, l’océan lisait avec moi, nous lisions ensemble. »

Elle répond, en parlant un peu de sa vie de petite fille, de sa fuite de Russie, de son séjour à Prague, qu’elle a aimée « dès le premier jour, pour votre temps d’étudiant ». Puis elle parle de Paris et de sa vie ici  en Vendée, « son héroïque patrie française. ». Et elle termine en disant qu’elle fait suivre la lettre de Rilke à Boris. Et qu’elle lui enverra (à Rainer) ses livres.
Son « Psyché-Romantiques » (Berlin, 1923) comporte la dédicace suivante :

« A Rainer Maria Rilke, mon préféré  entre tous sur la terre, après la terre (au dessus de la terre) :

Marina Tsvetaïeva
Saint-Gilles-Sur-Vie (Vendée), 12 mai 1926

(Suite des articles sur le thème de la conversation (Corespondance) à trois entre Rilke, Pasternak et Tsvetaïeva en 1926)

Par Bernard Gueit - Publié dans : Marina Tsvetaïeva
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Lundi 15 juin 2009

Avant de reprendre le chemin de la poésie en Europe et de terminer sur cette conversation (le vrai titre est Correspondance) à trois entre Boris, Marina et Rainer, quelles leçons pouvons-nous tirer de cette élection européenne en France ?

L’abstention gagne du terrain. Et pourtant toute la France est derrière ses agriculteurs producteurs de lait contre les grandes surfaces. Ne sommes nous pas face à un problème typiquement européen ? L’agriculture est un sujet historiquement européen, comme le fut la communauté charbon-acier. Et quoi qu’on en pense, comment ne pas considérer que seule l’Europe peut apporter une réponse à la hauteur du problème ?  Alors pourquoi se désintéresser, pourquoi ne pas voter alors que l’offre politique est abondante ?

Que font en France les responsables politiques des formations, des institutions, des gouvernements ?

Une seule joie,  les deux grandes tendances qui pavoisent, l’Ump et Europe Ecologie peuvent réellement prétendre être des Européens. La première en raison du bilan positif de Nicolas Sarkozy pendant sa présidence de l’Europe, la seconde parce que Cohn-Bendit, militant européen infatigable, incarne à lui seul la rédemption franco-allemande et un besoin de civilisation à construire dans la paix et le respect de tous les individus, après toutes les négations de l’homme.

 

Les socialistes, que j’avais dans ce blog soutenus, se sont pris une bonne « branlée ». Qui aime bien, châtie bien. Le peuple, plus lucide que moi, n’a pas hésité à sortir la boite à gifles.
Nous connaissons ses raisons et ne pouvons lui en vouloir.

 

En même temps, méfions nous des commentaires hâtifs. L’UMP fait un bon score mais il est tout seul et il y a une abstention énorme, donc très peu de légitimé. Le conglomérat Ecolo « Dany, Eva, José », que j’aime bien séparément, ne me paraît aucunement crédible en parti de gouvernement. C’est bon pour le parlement européen, compte tenu du fonctionnement actuel, mais comment pourraient-ils porter leur « programme » au sein d’un gouvernement de la France ?

Une opposition au gouvernement actuel et il en faut une, car sinon, on va finir par avoir une gouvernance de  conseillers, de technocrates, devra construire un projet en ratissant large, puisqu’il y a une majorité potentielle qui ne trouve pas à s’incarner. Pour créer l’unité, il faut se rassembler sur des valeurs comme la droite a su le faire. La droite s’est réunie sur la valeur travail. La gauche doit reprendre cette valeur travail en y rajoutant les aspects « reconnaissance, rémunération » pour ceux qui travaillent dur. Elle doit remettre à l’ordre du jour les valeurs d’équité, d’égalité. Les écarts de rémunération ne sont justifiés par rien, même pas par la naissance, comme on le faisait croire sous l’ancien régime. Ils ne sont justifiés que par le système. Certains ont intérêt à ce que cet écart existe. Ainsi, alors que le monde entier stigmatise les banquiers, on ne bronche pas à l’annonce des rémunérations extravagantes des footballeurs payés au Smic (à savoir un smic mensuel de l’heure, en considérant qu’ils travaillent 24 heures par jour). Mais l’entreprise Real Madrid pourra justifier ce salaire mirobolant en tant qu’investissement qui permettra au club de gagner encore plus d’argent. On nous ramène la logique en lieu et place de l’éthique.
 

La folie nous guette. C’est pour cela qu’il y a encore de la place pour une pensée plus humaniste, plus socialiste et que le spectre de la SFIO se désintégrant est une chimère. Les idées justes renaissent avec d’autres oripeaux s’étant débarrassées des caciques, des éléphants et des bêtes à pouvoir.

 

L’imagination devrait bientôt reprendre son terrain de jeu. A quand une opposition crédible sur le court central des idées et non sur le petit terrain mesquin des attaques contre la personne du président ?
Le pays l’attend. Nous l’espérons.

Par Bernard Gueit - Publié dans : Europe
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Mercredi 3 juin 2009

Dans la suite logique, après avoir éliminé pour les raisons exposées dans le dernier article la liste Esperanto et un peu à regret Europe Ecologie (Le NON/OUI au traité de Lisbonne n’est pas jouable politiquement, c’est se moquer du monde, on ne peut pas parler de « sensibilité », c’est trop structurant), il nous reste sur les sept formations qui se présentent dans toutes les circonscriptions de la France que celles-ci :  MoDem, UMP-NC, PS,  Libertas (Nihous-Villiers)  et Alliance écologiste indépendante (Waechter)

 

On sort Libertas, formation anti-européenne, mais qui défend de façon cohérente une position souverainiste. Et Alliance Ecologie Indépendante car, vu le contexte, faut voter utile. Il faudra bien un jour expliciter un peu plus ce qu’est ce vote utile. Avons-nous vraiment vérifié après coup qu’il l’était, ce vote utile ? N’avons-nous pas perdu beaucoup d’idées, beaucoup d’espoirs en avalant ces bonnes couleuvres sous prétexte qu’elles pouvaient avoir du poids et peser, ne serait-ce qu’un peu, sur la plateau léger de nos belles valeurs ? Mais nous devons imposer le rassemblement à nos mandataires.

 

Alors il nous en reste plus que trois, l’UMP-NC, le MoDem et le PS (sans ordre hiérarchique). Et moi qui aurais voulu ne pas en faire une élection franco-française !

 

Alors, comme Michel Rocard (indice) nous l’a conseillé à Durtal, selon l’article des Nouvelles (soutenez l’excellente presse écrite locale en achetant les journaux), ne nous compliquons pas la tâche. Peu importent les personnes, si elles vont globalement dans le même sens, le même courant et ne s’opposent pas sur les fondamentaux.  (On ne les connaît pas). Pensons aux groupes politiques qui se formeront au parlement européen. De quoi avons-nous besoin aujourd’hui ?

De régulation, d’une vision  économique qui ne s’oppose pas à la vision sociale et réciproquement. Les partis libéraux de droite (UMP-NC et MoDem) ne font que récupérer ce que les sociaux-démocrates disent depuis des années (merci Michel, je lisais « Tribune Socialiste » après 1968, l’organe du PSU, et tu étais, me semble-t-il, un poil plus radical, mais il faut bien que jeunesse se passe.)

Donc, si ce que disent les sociaux-démocrates depuis des années et que reprennent en chœur les libéraux aficionados de Jaurès et de la résistance est vrai, ne devrait-on pas, nous électeurs indécis, touchés par leur crise (celle des aficionados-clin d’œil au facteur), leur (les sociaux-dém)  faire confiance pour réformer durablement le système et détruire définitivement le capitalisme financier ?

En ont-ils l’envie et les tripes ? Qu’est-ce qu’on risque ?

 

Alors, malgré le ridicule spectacle des réconciliations sur l’oreiller électoral, malgré la faiblesse actuelle du Parti Socialiste Français et parce qu’il ne s’agit pas d’une élection Française, mais d’une élection Européenne, nous donnerons mandat à la liste socialiste pour œuvrer au sein et au nom de l’Europe à une transformation en profondeur du système économique et social, remettant l’homme au cœur des préoccupations.


ça leur apprendra ! 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Europe
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Samedi 30 mai 2009

En dépit de notre bonne volonté, nous n’aurons pas su éclairer ces élections européennes et le blog n’aura été d’aucune utilité pour faciliter en quoi que ce soit la maturation pour un vote conscient. Paresse de notre part, certes, mais aussi, réalité pendante : une campagne qui démarre arrêtée, très courte, sans explication des vrais enjeux, avec ou sans Traité de Lisbonne. C’est comme si on commençait à parler de la Coupe du Monde quinze jours avant son coup d’envoi ! 162 listes, peu ou prou, sur le territoire national pour lesquelles seulement 7 formations nationales sont présentes dans toutes les circonscriptions. Une loi électorale différente selon les pays de l’Union : il faut avoir 18 ans pour être éligible en Suède, 21 ans en Pologne, 23 ans en France, 25 ans en Italie. On vote par circonscription. Certains pays qui ont peu de députés n’en ont qu’une (le Portugal), d’autres comme la France ou l’Italie en ont 8 ou 5 pour le même nombre de députés (72). Les circonscriptions ne créent cependant pas de proximité. Qui connaît ses députés européens ? (Certes, nous ici, nous connaissons S Le Foll  qui est de Longnes !). Au parlement, les formations politiques se rapprochent et les ensembles constitués ressortent des alliances des élus des différentes listes présentées dans les circonscriptions nationales ou sub-nationales.  Cela pose un problème de fond : à quoi sert de présenter des listes par pays (circonscription) ?  Ne devrait-on pas (utopie!) voter pour des listes d’union politique communes à tous les états, charge à la formation d’annoncer l’ordre de répartition des sièges en fonction du résultat ? Ce qui compte au fond, est-ce d’être représenté par un député français ou par un député européen qui est dans votre courant de pensée ? De Villiers, Buffet  Dati, Joly  s’allieront avec leurs homologues des 27 pour orienter une politique.
Même le plus souverainiste des souverainistes, Philippe De Villiers, cherche des alliés du côté de la Lettonie et a déclaré sur Radio Courtoisie que si quelques Lettons pouvaient  être utiles à « emmerder » (sic) la commission technocratique mondialiste et libérale, alors cela valait bien quelques coups de canif au crédo nationaliste. Autant que l’électeur se prononce illico pour les courants socialistes, démocrates-chrétiens, souverainistes sans trop personnaliser l’élection. On est arrivé à faire de l’élection européenne un enjeu national ! Quelle foutaise ! Ce sont les élections nationales qui ricochent sur les enjeux européens ! Alors comment choisir entre les 7 listes ?  Il reste si peu de temps ! Je me dois de confier que je ne crois pas à la liste Esperanto qui prétend régler tous les problèmes par une langue commune non spontanée.  C’est un utopisme ringard. Mon cœur serait bien aller du côté d’Europe Ecologie, mais comment comprendre une union entre un « Noniste » (J Bové) et D Cohn-Bendit qui a soutenu le projet de Traité Constitutionnel.

Alors, il n’en reste plus que 5, comme les doigts de la main, et une semaine pour se décider !

Nous sommes quand même très loin de ça :  

Discours prononcé le 21 août 1849 lors du Congrès de la paix.

"Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible entre Paris et Londres, entre Petersburg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu'elle serait impossible et qu'elle paraîtrait absurde aujourd'hui entre Rouen et Amiens, entre Boston et Philadelphie. Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne, absolument comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l'Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France. Un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de bataille que les marchés s'ouvrant au commerce et les esprits s'ouvrant aux idées. - Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d'un grand sénat souverain qui sera à l'Europe ce que le parlement est à l'Angleterre, ce que la diète est à l'Allemagne, ce que l'Assemblée législative est à la France ! (Applaudissements.) Un jour viendra où l'on montrera un canon dans les musées comme on y montre aujourd'hui un instrument de torture, en s'étonnant que cela ait pu être! (Rires et bravos.) Un jour viendra où l'on verra ces deux groupes immenses, les États-Unis d'Amérique, les États-Unis d'Europe (Applaudissements), placés en face l'un de l'autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, colonisant les déserts, améliorant la création sous le regard du Créateur, et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous, ces deux forces infinies, la fraternité des hommes et la puissance de Dieu ! (Longs applaudissements.)

                                                                                                                                     Victor Hugo
 

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Europe
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Jeudi 14 mai 2009

C’est un vrai scandale de démocratie politique. Alors que nos gouvernants, nos représentants savent parfaitement (ils l’ont expérimenté) que l’essentiel, désormais, de ce qui va affecter notre vie quotidienne de travailleur, de citoyen, de parent, d’homme et femme du continent politique européen, est décidé par la gouvernance européenne, qu’il il y ait si peu de responsables politiques qui se fassent un devoir de pédagogie démocratique est atterrant. Honte à eux qui profitent en l’entretenant de l’ignorance du peuple. Comment peut-on prétendre le représenter quand, comme une courageuse députée européenne l’a dit, les politiques nationaux s’attribuent en toute démagogie ce qui plaît et font porter à l’Europe le chapeau des mesures impopulaires. Il est grand temps que cette génération soit démasquée, qui n’est ni de gauche, ni de droite, seulement qui actionne en permanence la marche arrière, debout sur la pédale du frein quand on a besoin d’avancer en prenant des risques. L’Europe est une idée neuve parce qu’elle est une utopie. Rien n’oblige, si ce n’est la volonté de construire un espace de vie humaine conforme à des valeurs, de faire l’Europe. Bien sûr un marché de 500 millions de consommateurs, un espace de libre-échange ça attise des convoitises. Mais l’Europe ne se réduit pas à cette seule réalité. Elle est aussi culturelle avec une histoire profondément entremêlée de guerres et aussi d’échanges de  savoirs,  d’admiration et de respect. L’Europe s’est construite sur un passé de ruines, elle ne peut réaliser son projet qu’en imaginant ses futures cathédrales, ses pyramides d’Egypte et ses absences de murs. Des murs, elle ne devra retenir que les peintures qui les recouvrent, que l’imagination qui les perce, que les foules qui les submergent.

Mais à ce jour, alors que Nicolas Sarkozy avait fait de la Présidence Française un enjeu fort en terme de levier d’action, qu’il a pu à juste titre tonitruer sur le dynamisme insufflé et certains résultats obtenus, c’est comme si, du moment que ce n’est pas lui (nous ?) qui était  en vedette, il n’y avait plus rien à dire. Les listes UMP qui caracolent en tête des sondages  sont peu connues et assez silencieuses, la plupart des listes concurrentes, en dessous de tout,  en ont fait un enjeu national antisarko. C’est assez triste. Mais pas suffisant pour ne pas voter !
D’ici les élections, on va essayer de comprendre un petit peu. Pour se faire une idée et voter le mieux possible. (Vaste programme !  Comme disait De Gaulle, à propos d’autre chose)

 

La suite au prochain numéro       

Par Bernard Gueit - Publié dans : Europe
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Vendredi 17 avril 2009

Boris Pasternak envoie à son père la lettre pour Rilke, en le priant de la faire suivre. Le père, fidèle à ses habitudes, fait lire auparavant la lettre à toute la famille, ce qui a le don d’exaspérer son fils. Finalement Léonide Pasternak écrit à Rilke le 30 avril pour lui répondre d’une part, car il ne l’a pas encore fait, et pour joindre la lettre de son fils, plus réactif que lui en matière épistolaire.
Boris, quant à lui, ne tient plus. Il souhaite partir sans tarder rejoindre Marina Tsvetaïeva pour aller ensuite ensemble voir Rilke. Il transmet à Marina le fameux questionnaire concocté par le Cabinet de Littérature Révolutionnaire, en vue de l’établissement d’un Dictionnaire bibliographique des écrivains du XXème siècle. C’est  ce questionnaire qu’elle conclut par les mots : « Si j’avais des armes parlantes, j’y aurais inscrit Ne daigne.

La vie est une gare, je vais bientôt partir, je ne dirai pas où. »   (Cf articles précédents)

Pasternak écrit à Marina une  lettre passionnée dans laquelle il lui demande s’il doit venir tout de suite ou plus tard. La poétesse accueille avec une certaine réserve cette perspective de visite alors qu’elle s’était décidée à passer l’été avec ses enfants au bord de la mer. D’un autre côté Pasternak se demande s’il peut se permettre d’aller voir Rilke sans avoir écrit quelque chose digne de cette réputation dont il bénéficie auprès de son aîné. Doit-il aller voir Marina, seule, les mains vides ? Il continue à lui écrire passionnément, cherche à comprendre sa froideur, en même temps se remet au travail, l’en remercie. Tsvetaïeva lui laisse le choix de venir la voir ou  pas, c'est-à-dire attendre un an, le temps que Boris ait accompli ce devoir qu’il s’est assigné : « Une année, c’est une mesure. Je la respecterai. Il ne s’agit QUE de travailler et de m’armer, de poursuivre mes efforts, lesquels s’appliquent à rendre à l’Histoire une génération qui s’en est apparemment détachée et de laquelle, toi et moi, nous sommes. »

Et dans les premiers jours de mai, Rilke reçoit enfin la lettre de Boris Pasternak jointe à celle de son père. Il écrit aussitôt à Marina Tsvetaïeva. Et il lui précise qu’à la demande de B Pasternak, cette lettre doit d’abord lui parvenir, puis qu’elle veuille la transmettre à B Pasternak, comme preuve qu’elle l’a bien reçue. Une sorte de chaîne de la poésie !

Rilke écrit : « Les deux livres (mes derniers parus) qui suivent cette lettre, sont pour vous, sont votre propriété. » Et il évoque la perspective d’une rencontre à trois.

Les deux livres offerts par Rilke sont les Elégies de Duino et les Sonnets d’Orphée.
Les Elégies portaient la dédicace suivante :

 

Nous nous touchons, comment ? Par des coups d’aile,
par les distances mêmes nous nous effleurons.

Un poète seul vit, et quelque fois,

Vient qui le porte au devant de qui le porta.

La suite au prochain numéro...

Par Bernard Gueit - Publié dans : Marina Tsvetaïeva
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Mercredi 15 avril 2009

Cela se passe au cœur de cette année 1926, particulièrement en été (un repère pour moi, c’est l’année et pratiquement les jours de naissance de mes parents) entre Saint-Gilles-Croix de Vie en Vendée, Moscou et le canton de Vaud en Suisse. Marina Tsvetaieva est au bord de la mer pour quelques mois, Pasternak en Russie et Rilke se soigne en Suisse. Le point de départ de cette rencontre de l’Esprit, c’est une lettre que Léonide, le père de Boris Pasternak, adresse à Rilke à la fin de l’année 1925  après une longue interruption de leur correspondance. (L Pasternak doutait même que le poète allemand fût encore en vie)

Dans cette lettre écrite à Berlin, où il  laisse exulter sa joie de pouvoir communiquer avec le poète devenu à 50 ans une célébrité européenne, Pasternak père parle de Boris.

La lettre finit par parvenir à la clinique de Val-Mont où Rilke soigne sa leucémie. Il répond depuis la Suisse le 14 mars 1926 et tient des propos élogieux à l’égard du travail littéraire de Boris. Léonide Pasternak en fait part aussitôt à son fils, pense lui transmettre cette lettre de Rilke à Moscou tout en craignant qu’elle se perde, mais d’abord la fait lire à toute la famille !

Boris Pasternak reçoit la nouvelle de son père et cela le remet en selle alors que le doute l’envahissait car il tient la preuve que malgré le chaos engendré par la guerre et ses conséquences en Europe, la vie de l’Esprit demeurait. .Il s’agace que sa famille fasse de la rétention sur cette lettre qui le concerne tant,  lui, le poète bloqué à Moscou. Il en recevra enfin une copie le 3 avril 1926.
Mais, tandis que la nouvelle d’un Rilke vivant et admiratif de ses poèmes lui parvient de la voix paternelle, Boris tombe sur le poème de la fin de M Tsvetaieva. C’est le choc de deux immenses sensibilités du même âge (à quelque chose près, ils ont 35 ans tous les deux), de la même époque qui sont conscientes de leurs possibilités et s’admirent  réciproquement. Pasternak submerge Tsvetaieva de missives dans les derniers jours de mars où il lui dit toute la profondeur du lien spirituel qui le lie à elle : « Tu es si belle, tu es tellement ma sœur, tellement ma sœur, ma vie, tu es descendue vers moi tout droit du ciel ; tu conviens aux dernières extrémités de l’âme. Tu es mienne, tu l’as toujours été, ma vie entière est à toi. »

Et dans le courrier qu’il adresse à Rilke le 12 avril 1926, Boris Pasternak confie qu’il avait été très malheureux durant les années postérieures à  1917/1918, qu’il était inerte « comme mort » et que soudain, non pas un mais deux hasards le ressuscitent. Le premier c’est cette lettre de Rilke que lui a transmis son père et l’autre c’est la rencontre avec l’œuvre de la poétesse M Tsvetaieva. Poétesse « qui ne vous aime pas moins et pas autrement que moi (…) . Et dans la suite de sa lettre, Pasternak ose demander à Rainer Maria-Rilke quelque chose d’inouï, d’adresser à M Tsvetaieva, que Rilke ne connaît pas, un livre de lui, peut-être les Elégies de Duino que lui-même, Boris Pasternak, « le docteur Jivago »,  ne connaît que par ouïe dire, avec un mot de Rainer. Et Boris Pasternak précise :

« Elle s’appelle Marina Tsvetaieva et vit à Paris, 19ème arr., rue Rouvet »



 La suite au prochain numéro….        

Par Bernard Gueit - Publié dans : Marina Tsvetaïeva
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Jeudi 9 avril 2009

Je n'ai pas pu assister la réunion (shame on me !), mais voilà le compte rendu.


COMITE DE JUMELAGE

BRULON - TATTERSHALL

 

 

COMPTE RENDU DE LA REUNION du 3 Avril 2009

 

                              

ASSISTANCE

 

 

BUREAU

MEMBRES

ABSENTS

PAILLIER Dany      Président

CLEMENTS John

COUDREUSE Daniel

VETTIER François Secrétaire

CLEMENTS June 

GUEIT Bernard

PALETHORPE D. Secrét. adjoint

GUIHAL Philippe

M. et Mme HUDIN

 

GUILLOU Annie Claude

LANDRY Annie

 

GUILLOU Jean Claude

LANGEVIN Jean Louis

 

LELIEVRE Muriel

M. et Mme LOUTELIER

 

LENOIR Michèle

 

 

NOURY  Raymond

 

 

PALETHORPE Sylvia

 

 

 

 

 

 

 

DESSINS ET LETTRES DES ENFANTS

Dany PAILLIER a fait réaliser par les enfants de l’école publique de Brûlon de nouveaux dessins, lettres et enregistrement audio, destinés aux écoliers de Tatteshall.

 

David PALETHORPE emportera ces documents à leurs destinataires le 15 avril, et rapportera à Brûlon les lettres et dessins des élèves de Tattershall le 7 mai.


OPEN EVENING DU 15 MAI à la base de loisirs à 19h.

Apéritif dînatoire gratuit :

Le comité fournira :

·         les boissons (kir et jus d’orange)

·         les toasts dont un toast Anglais surprise.

Les participants seront invités à apporter le dessert et les boissons complémentaires.


Concours de dessins :

Un concours de dessin sera organisé par les écoles publique et privée, et par l’atelier de peinture.

Les œuvres anonymes devront être déposées avant le 12 mai dans un lieu à définir.

Après avoir fait son choix, le jury remettra les récompenses offertes par la TATTERSHALL TWINNING ASSOCIATION au cours de la soirée.

 



Concours de BMX :

Un concours de BMX sera organisé, soit sur le skate parc, soit sur le parcours VTT.

Les lots offerts par la TATTERSHALL TWINNING ASSOCIATION seront remis au cours de la soirée.

 
Organisation :

Jean Claude et François proposeront la maquette d’affiche publicitaire lors de la prochaine réunion.

Dany se chargera des moyens de cuisson et de réchauffage.

Annie s’occupera des assiettes, tasses et couverts.

Voir la fourniture des tables et chaises au cours de la prochaine réunion.

 

 

 

 

CHALLENGE  TOURNESOL

Le 16 avril, chaque classe de Brûlon et Tattershall plantera des graines de tournesol.

Le 30 juin la taille des tournesols sera mesurée avec prises de photo-témoins.

Le lauréat sera récompensé d’une coupe fournie par le COMITE DE JUMELAGE DE BRULON.

 

Organisation :

David PALETHORPE emportera à Tattershall le 15 avril les graines, godets de terreau avec fertilisant et tuteurs fournis par le comité de Brûlon, accompagné de la notice d’instruction sur leur culture qui à été rédigée par John CLEMENTS.


NOUVELLES ACTIONS DYNAMIQUES

Rédaction et diffusion des compte rendus de réunions

Les compte rendus des réunions du comité de jumelage de Brûlon et de la Tattershall Twinning Association, seront rédigés dans les 2 langues sur un document unique.

De plus, ils feront état du programme des diverses activités, manifestations, et festivités dans chacune de nos cités ; puis relateront leur déroulement, à toute fin de témoignages culturels réciproques.

Brûlon aura la charge de traduire ses compte - rendus en Anglais et Tattershall les siens en Français.

Les compte- rendus seront adressés par mail aux responsables des villes jumelles.

Ils pourront être affichés dans les écoles et servir de documents pédagogiques pour les cours de Français à Tattershall et les cours d’Anglais à Brûlon.   

 

Reportages photo et vidéos des activités des diverses associations :

Le déroulement des activités des associations pourra faire l’objet de reportages photo et vidéo qui seront adressés aux cités jumelles.

Philippe GUIHAL se chargera de la première vidéo du concours de pêche d’ouverture, sur le plan d’eau…….    

Contact : Albert DEROUARD








Stands de vente de gâteaux sur le marché:

Cette action qui fera l’objet d’une étude plus approfondie pourrait se faire dans le cadre de

 « Fêtons Brûlon »

 


COTISATIONS

Le montant des cotisations a été fixé à l’unanimité à 5 € par famille.

Jean Claude et François feront un projet de maquette de carte de membre, qu’ils présenteront à la prochaine réunion.

 

PROCHAINE REUNION

Tous les membres de l’association sont invités à la prochaine réunion aura lieu le :

mercredi 22 avril 2009 à 20 h00 précises au Prieuré.

Ordre du jour :

·         Organisation de la journée « Open evening ».

·         Approbation de la carte de membre.

·         Questions diverses

NOTA : Le secrétaire se chargera de prendre la clé de la salle à la mairie, et de la rendre le lendemain.

CHILDREN’S DRAWINGS & LETTERS:

Dany has made the schoolchidren of Brûlon draw pictures, write letters and do audio recordings for the schoolchildren of tattershall.

David will deliver all these drawings, letters and recordings to Tattershall on April 15th and on May 7th David will bring back to Brûlon the letters and drawings of the Tattershall children.

 

OPEN EVENING : May 15th  at 7pm, by Brûlon lake:

Free and open to anybody

The Brûlon Twinning Committee will pay for Kir, soft drinks, and a special «  surprising » English toast.

Everyone is requested to bring a quiche, pizza, pie, etc. and any additional drinks.

 


Drawing contest :

A drawing contest will be organized for the children by the Brûlon schools and the Brûlon Painting Association.

Every drawing(anonymous) to be brought before May 12th.

The jury (to be nominated) will reward the winners with prizes offered by the Tattershall Association during the Open Evening.

 

 



BMX contest
: to take place either on the skate park or on the VTT track by the lake.

The Tattershall Association will reward the winners.

 

 


Organisation and logistics:

Jean-Claude et François will summit on next meeting April 22nd the poster of the programme of this Open Evening.

Dany is in charge of supplying food and means of cooking.

Annie is in charge of supplying plates, glasses, cups, knives & forks and napkins.

To be organised on next meeting : the supply of tables & chairs and lighting of the site.

 

 

SUNFLOWER CHALLENGE:

April 16th: seeds to be planted simultaneously in Brûlon and inTattershall.

June 30th: measurement of the height of sunflowers with photos as proofs.

The winner will be rewarded with a cup supplied by the Twinning Committee of Brûlon.

 


Organisation and logistics:

David will carry to Tattershall the sunflowers seeds, pots of earth and fertilisers, and poles offered by Brûlon along with the planting instructions written by John.

 

 

 

 

NEW ACTIONS : PROPOSALS

Minutes of meetings:

The minutes of every meeting of the Committee will be drafted both in French and English and sent in the following days to all either Englih or French members in Brûlon and Tattershall: a comprehensive list of email addresses to be drawn up.

A programme of every activity, event and festival happening in Brûlon and inTattershall will be sent to one another as well as the report of these special activities and events for mutual exchange and understanding of our cultures.

Brûlon will translate in English all these documents while Tattershall is asked to do the same in French. They will be sent to the person in charge of the twinned cities.

It is suggested that these reports should be posted in both schools as a help for French lessons in Tattershall and English lessons in Brûlon.

 



Photos and video films of our mutual Associations:

Every Brûlon Association-sports, culture, patrimonial, painting etc.is requested to shoot a short video film to introduce their activities. These videos will be shown at night. A copy of it will be sent to Tattershall to let them know about the various activities in Brûlon.

A first video report will be made by:

-Philippe Guihal for the fishing contest by the lake,

-François and Jean-Claude for Brûlon Patrimony Association.

-Dany for sports events.

 
Sales of cakes

Pies and cakes to be made by the Brûlon Committee members and sold on Saturday morning on the market place in Brûlon. Organisation to be planned: sale to take place on July 18th « Fêtons Brûlon »

 

MEMBERSHIPS :

Per family, per year: 5€

Jean-Claude and François will prepare a model of a membership card for next meeting.

 




NEXT MEETING :

Wednesday April 22nd 8pm sharp in Le Prieuré

Agenda:

Open Evening organisation, model of the poster, video film.

Model of the membership card.

Various questions and matters.

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Mardi 31 mars 2009

A Londres, le G20 sous le regard attentif du monde via les médias. Toute le monde attend, c’est un vrai rendez-vous, les décideurs sont là, le problème est posé and So What ?

Curieusement, le projet de communiqué final serait déjà écrit (selon Financial Times) qui cite entre autres cela : Avoiding direct mention of capitalism, the leaders state their fundamental belief in “an open world economy based on market principles, effective regulation, and strong global institutions” to ensure “a sustainable globalisation with rising prosperity for all”.

 

Il est clair qu’on veut beaucoup plus. On ne sait pas les résultats qu’attend Sarkozy, mais le monde (World Wise Web, par exemple) attend des choses très simples :

 

-une condamnation réelle (sanctions) des responsables de la crise financière

-une condamnation réelle (sanctions) de ceux qui ont été les complices de l’organisation maffieuse du « laissez-faire » quand ils avaient un pouvoir de régulation
-un retour aux fondamentaux d’une économie réelle de marché mondialement régulée, impliquant l’existence de plusieurs marchés au niveau de la planète, y compris un marché mondial au niveau de certains biens et services, dans une vision très empirique et évolutive.

-un partage équitable entre les acteurs apportant la puissance du capital et celle du travail
-une rétribution des contributions basée non pas sur le cours de la bourse, mais sur la valorisation économique de l'entreprise 
-un encouragement de l’économie sociale
-la reconnaissance une fois pour toutes (droits de l’homme) que c’est l’homme qui mène le bal dans le monde des hommes

 

Voilà pour le côté structurel. Bien sûr, il faut que tout cela s’inscrive dans une logique d’économie durable. Mais ce n‘est pas le problème de la crise d'aujourd'hui, c’est conjoncturel et ce sera un paramètre à intégrer dans la sortie de crise. Ce qu’il faut c’est redonner la confiance à la planète envers l’économie. Il faut donc y mettre de la morale humaine.
Si les leaders du G20 arrivent simplement à se mettre d’accord sur un socle moral, non religieux, non sectaire, uniquement basé sur le travail qui crée de la richesse, qu’on partage équitablement et qui produit à l’humanité plus de bien être, plus de bonheur, et plus de conscience, alors qu’ils boivent le champagne avec nos sous !

Dans le cas contraire, qu’ils se jettent dans la Tamise !

   

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Lundi 23 mars 2009

Ainsi, en ces beaux jours de 1979, logeant près d’Hyde Park, avec « absolutely no future », but vivre hic et nunc, la guitare en bandoulière, voulant échapper à ce qui pèse dans la vie, je débutai une carrière de musicien de rue dans les allées du métro de Paddington Station.

Le plus dur c’est de commencer. Dans le fond je ne jouais pas si mal et chantais d’acca. Et puis c’était le printemps, c’était Londres, il fallait manger et rêver et Paddington Station est une gare charmante bien plus agréable que Victoria Station ou Charing Cross. Et Londres est une ville magnifique pour rêver.

La vie était très simple : il y avait parfois les leaflets à West End Lane, les bibliothèques, The Guardian à lire, manger un peu, la manche à Paddington, le pub le Swan et d’autres pubs le soir pour voir « The Blues Band » de Paul Jones, ou "The Inmates", quelque part du côté de Dingwalls ou elsewhere. Et le 30 Old Ford Road à Bethnal Green.

 

Selon les jours, la guitare rapportait autant, voire plus que les leaflets. Comme la législation libérale du travail n’empêchait pas l’honnête ouvrier de travailler autant qu’il le souhaitait, y compris les samedis dimanches et fêtes, il y avait de quoi vivre et si mes maigres économies fondirent comme glace in summer, je n’eus que peu à souffrir de la faim et jamais de la soif.
N’ayant jamais possédé au cours de cette année plus que 10 livres dans ma poche (environ 100 francs de l’époque) je compris ce qu’était la véritable liberté. "Désabusons éternellement des biens que la mort enlève" voilà le sage précepte de Bossuet qu'assez involontairement cependant je suivis, pour le pire et pour le meilleur. 

 

A Londres, j’allais la voir de l’autre côté de Bethnal Green dans l’East End
Cette ville n’était faite que pour toi
Chaque rue
Chaque pub
Chaque orchestre
Chaque bus
Chaque station de métro
Chaque jardin
Chaque place
Chaque aspect changeant de la lumière
Je nageais déjà depuis si longtemps vers elle
Ensemble nous descendions le courant
Ca ne m’arrivera pas à moi, disait-elle

J’aime trop la vie.

Nous adorions Dire Straits « Sultans of Swing »

 

You get a shiver in the dark
Its been raining in the park but meantime
South of the river you stop and you hold everything
A band is blowing dixie double four time
You feel all right when you hear that music ring

You step inside but you dont see too many faces
Coming in out of the rain to hear the jazz go down
Too much competition too many other places
But not too many horns can make that sound
Way on downsouth way on downsouth london town

You check out guitar george he knows all the chords
Mind hes strictly rhythm he doesnt want to make it cry or sing
And an old guitar is all he can afford
When he gets up under the lights to play his thing

And harry doesn’t mind if he doesn’t make the scene
He’s got a daytime job he’s doing alright
He can play honky tonk just like anything
Saving it up for Friday night
With the sultans with the sultans of swing

And a crowd of young boys they’re fooling around in the corner
Drunk and dressed in their best brown baggies and their platform soles
They don’t give a damn about any trumpet playing band
It aint what they call rock and roll
And the sultans played creole

And then the man he steps right up to the microphone
And says at last just as the time bell rings
thank you goodnight now its time to go home
And he makes it fast with one more thing
we are the sultans of swing.

La suite au prochain numéro (Biographie romancée) 





   

Par Bernard Gueit - Publié dans : Streets of London
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