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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 16:26

Cérémonie du soleil est un poème que j’ai écrit il y a plus de 15 ans, qui n’a jamais trouvé preneur dans une revue et que j’ai très peu dit en public.

Je dois avoir (ou il existe) un enregistrement de ce poème réalisé lors d’un spectacle sur le toit du Corbusier (l'immeuble du fada, à Marseille)  en compagnie de Raymond Boni (guitare) et Claude Tchamitchian (contrebasse).

Je recherche cet enregistrement dans mon bazar, mais je ne l’ai toujours pas retrouvé.

Je me souviens avoir dit le texte un peu trop vite, peut-être parce qu’il est long et que j’avais peur que ma mémoire flanche !

C’est un poème effectivement assez long et cela doit jouer dans la difficulté qu’ont les éditeurs de revue à le retenir. On pourrait lui reprocher aussi (on me l’a fait) un côté prosaïque : vous n’écrivez pas de la poésie !

Je n’attache plus aucune importance à cela. Oui, mes poèmes sont longs, oui mes phrases sont longues aussi, oui il y a du récit là dedans, du récit poétique (?), appelez ça comme vous voulez. J’ai les cheveux noirs (mais ils blanchissent !) et les yeux verts aussi. Je n’y peux rien.

Pour la vidéo, j’ai fait un montage à partir de récup : quelques images vidéos découpées, quelques photos. Parfois c’est  bêtement illustratif (mais quand on le fait exprès, ce n’est pas ça qu’on appelle le style ?), parfois ça n’a aucun rapport, mais alors ça interroge.

Je pense que ces petits clips poétiques que je fabrique sans technique sont de l’art naïf ou plutôt singulier comme on dit aujourd’hui.

Voilà je suis un poète singulier, on peut me ranger dans cette case qui est celle qu’on a trouvée pour ceux qu’on ne savait pas où mettre.

Les poètes sont à l’écart, font des écarts, mais ils vivent et travaillent et produisent de petites choses qu’ils offrent à qui en veut.

 

La vidéo de "Cérémonie du soleil"

Le texte du poème est disponible dans les pages du blog intitulées "Cérémonies du soleil" 1/4.

J'avais pris le titre du poème pour en faire celui du recueil en le mettant au pluriel.

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème - Communauté : mémoire et écritures
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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 10:06
Lady Lazarus

I have done it again. One year in every ten I manage it---- A sort of walking miracle, my skin Bright as a Nazi lampshade, My right foot A paperweight, My face a featureless, fine Jew linen. Peel off the napkin 0 my enemy. Do I terrify?---- The nose, the eye pits, the full set of teeth? The sour breath Will vanish in a day. Soon, soon the flesh The grave cave ate will be At home on me And I a smiling woman. I am only thirty. And like the cat I have nine times to die. This is Number Three. What a trash To annihilate each decade. What a million filaments. The peanut-crunching crowd Shoves in to see Them unwrap me hand and foot The big strip tease. Gentlemen, ladies These are my hands My knees. I may be skin and bone, Nevertheless, I am the same, identical woman. The first time it happened I was ten. It was an accident. The second time I meant To last it out and not come back at all. I rocked shut As a seashell. They had to call and call And pick the worms off me like sticky pearls. Dying Is an art, like everything else, I do it exceptionally well. I do it so it feels like hell. I do it so it feels real. I guess you could say I've a call. It's easy enough to do it in a cell. It's easy enough to do it and stay put. It's the theatrical Comeback in broad day To the same place, the same face, the same brute Amused shout: 'A miracle!' That knocks me out. There is a charge For the eyeing of my scars, there is a charge For the hearing of my heart---- It really goes. And there is a charge, a very large charge For a word or a touch Or a bit of blood Or a piece of my hair or my clothes. So, so, Herr Doktor. So, Herr Enemy. I am your opus, I am your valuable, The pure gold baby That melts to a shriek. I turn and burn. Do not think I underestimate your great concern. Ash, ash --- You poke and stir. Flesh, bone, there is nothing there---- A cake of soap, A wedding ring, A gold filling. Herr God, Herr Lucifer Beware Beware. Out of the ash I rise with my red hair And I eat men like air.
Par Bernard Gueit - Publié dans : Les poètes que nous aimons
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 22:10

Extrait de la Fontaine de Lumière (suite récente de poèmes et images de Dominique Oriata Tron)


(...) Au milieu du jardin il y a un singe attaché avec une corde d'un mètre vingt
Il ne m'appartient pas , je n'ai pas le droit de le détacher
peut être même il me mordrait

L'être humain est lui même souvent livré aux bandits de grands chemins
par des lois d'apartheid qui évaluent ses droits selon la lourdeur de son porte monnaie

D'injustes juges sont devenus ainsi tellement lourds qu'ils ont perdu toute notion de la danse
ils ont décidé d'interdire le bonheur à ceux qui ont les poches légères
car cela portait ombrage à leur dignité, ils nous craignaient nim et moi comme si nous étions des délinquants

J'ai accueilli un chat borgne et j'ai partagé un peu de lait avec lui
puis plus tard un autre chat blessé est arrivé et le chat borgne ne voulait pas le laisser passer
Il craignait d'avoir à partager son lait

Un soleil qui ne rayonne plus se transforme en un astre mort

Dernière nouvelle : pendant que j'écrivais ce poème
le singe a rongé sa corde et s'est échappé
puis il est revenu car son patron
en plus de le nourrir le fait fumer.
Du coup le singe s'est laisser rattacher
encore plus solidement

Par Bernard Gueit - Publié dans : Les poètes que nous aimons - Communauté : mémoire et écritures
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 19:27

Le numéro 15 de cette revue animée en Sarthe par Claude Cailleau et imprimée au Pré de la Roche, à Sablé-sur-Sarthe poursuit son intention première : le partage, la découverte et la mise en valeur d’écrivains, souvent poètes, mais pas seulement, au travers de présentations, d’extraits, de critiques d’ouvrages ou de réflexions

C’est donc une revue littéraire, « modeste et géniale », comme disait de son émission Daniel Mermet.

Donner envie de lire, de découvrir, d’aller plus loin, c’est une mission dont la mise en actes-ou en pages-requiert courage et abnégation, ce dont Claude Cailleau ne manque pas !

Au sommaire de ce numéro 15, on y trouve une minifiction « Mon fils, ma bataille » de JM Palach, des textes et poèmes de Patrice Angibaud, Silvaine Arabo, Jean-Michel Bongiraud, Philippe Jaffeux, Guillaume Decourt et d'un collectif « Le Temps des rêves » composé de jeunes poètes, presque tous étudiants, qui s’était fait connaître au printemps de Durcet 2011.

 

On doit mentionner le journal de traverse de Michel Passelergue qui médite sur toutes nos œuvres inachevées, esquisses, brouillons commencés dans l’enthousiasme, puis abandonnés et qui au fond fournissent le compost sur lequel des choses plus abouties fleurissent.

 

On y trouvera aussi une chronique de Jean-Marie Alfroy à propos de JS Bach, beaucoup de notes de lecture et une page extraite du journal de Claude Cailleau, au sujet des possibles derniers textes de Marcel Arland.

 

Les Cahiers ont publié aussi deux de mes poèmes : un récent « Sur l’encre noire de la mer » et un datant d’une quinzaine d’années « Quand tu reviendras »

 

On peut écouter ces deux poèmes sur youtube en suivant le lien.

 

Les Cahiers de la rue Ventura

Périodique littéraire de l’association « Les Amis de la rue Ventura »

Le numéro 6 euros

Les abonnements (22 Euros pour 4 numéros) sont reçus chez

Les Amis de la rue Ventura

9 rue Lino Ventura, 72300 Sablé-sur-Sarthe

Chèques à l’ordre de :

Association Les Amis de la rue Ventura

Courriels : cl.cailleau@free.fr

Par Bernard Gueit - Publié dans : Carnets de lectures - Communauté : mémoire et écritures
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 17:19

Un nouveau petit poème qu'on peut entendre en suivant le lien ici : Commedia (quelque chose commence)

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème - Communauté : mémoire et écritures
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 21:40

Et nous voilà repartis, en plein milieu d’une crise aux contours mal définis (financière, économique, sociale, de développement, écologique, culturelle, politique, de civilisation…de conscience ?) dans une élection présidentielle, encore plus violente que la précédente, mais quoi ?

 

Le spectacle des gladiateurs dans l’arène peut-il encore séduire aucun qui n’aurait pas des exemplaires de journaux ou des créneaux de radiotélévision à vendre ?

 

Où sont les idées, les belles idées qu’on lance à la volée pour que d’autres les reprennent au vol, les enrichissent, en fassent quelque chose, oui, où sont les beaux oiseaux de la pensée publique ?

 

Il n’y a qu’anathèmes, mensonges, affirmations brutales, si peu de modestie, enfumage, embrouillage, pas l’once d’un début de pédagogie. Où sont les enjeux : Moi, moi, moi, toujours moi ! Admirez mes plumes de paon, je vais vous dire la vérité : je suis le plus beau, le plus fort, l’autre est nul ! Sarkoland, Sarkhollande.

 

Les deux candidats rivalisent, dans ce concours où la bêtise est la chose du monde la mieux partagée.

 

Comment peuvent-ils s’opposer, sur le fond, quand ils sont bien placés pour savoir à quel point leur pouvoir sera faible et combien ils seront soit dépendants, soit spectateurs impuissants de ce qui arrivera à la pauvre France !

 

Plutôt que d’attiser leur querelle dans le seul but de devenir le roi du carnaval, que n’unissent-ils leurs forces pour tenter de reprendre avec l’appui du peuple un peu de souveraineté que ne leur a pas confisquée l’Europe, mais ceux qui ont le culte de l’argent.

 

Nous mourons de ne pas être gouvernés-que l’homme ne soit pas aux commandes-et que les nostalgiques se réveillent : il ne l’a jamais été !

« Les stars dégagez la piste, faites entrer les hommes et les femmes ! »

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 10:19

Pour 5 euros la part (3 euros si adhérent), l'assos culturelle Vègre et Champagne a proposé hier soir une soirée rafraîchissante avec la pièce de Copi, "la pyramide".

Montée et interprétée par deux troupes de jeunes amateurs (et non débutants) qui se sont unies pour les besoins de la cause,  la pièce est un bel exemple d'écriture drôle et  décalée...et pleine de sens.

 

 

Mais pour ceux qui n'y étaient pas (et qui auraient pu y être), on ne vous racontera pas ...na !

 

 

La pyramide de Copie

Par Bulles de scène et la cie Arlequin

 

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 22:08

20 ans

 

C'est le titre que j'ai retenu pour un enchaînement de textes qui forme une sorte de poème, à l'intérieur d'un ensemble plus vaste (du genre "premiers récits" tome II). On verra.

La nouveauté  c'est que maintenant, avec de petits moyens et un peu d'application, on peut se passer du grand poète qui jugera "C'est de la poésie" ou "Ce n'est pas de la poésie" et on pourra se passer des conseils "jeune homme..."(60 ans), vous devriez vous inspirer de (name-dropping d'un grand poète).

Foutez leur la paix aux grands poètes, ne les convoquez pas. Avec tout ce qu'ils ont eu à subir eux-mêmes, ne les rendez pas complice de votre refus du mouvement.

Chaque poème en appelle un autre, ce n'est jamais fini, il n'y a pas d'esthétique, pas de règle, pas de code. Chaque poème en appelle un autre.

Voilà, 20 ans, c'est par là, qui en appelle d'autres.

    

Par Bernard Gueit - Publié dans : poème - Communauté : mémoire et écritures
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:27

 

On continue la série : le poème intitulé "si ce serait bien", publié sur le blog en juillet 2011 est désormais disponible sur youtube à l'adresse suivante : suivez le lien.

Par Bernard Gueit - Publié dans : poème - Communauté : mémoire et écritures
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 22:08

Vœux pour la planète

Turn, turn, turn

Vœux pour l’Europe

Vis ton utopie, ne regarde pas en arrière !

Vœux pour la France

Dis-toi que tu es belle !

Vœux pour la région

Rapproche-toi de moi !

Vœux pour le département

Sois révolutionnaire !

Vœux pour le pays

Anime nos forces !

Vœux pour la communauté de communes

Féder€ et tais toi !

Vœux pour la commune

Incarne et sois-toi !

Vœux pour le quartier
Connais-toi toi-même
Vœux pour la maison

La paix soit avec toi !
Vœux pour toi 

Sois la planète !
Turn, turn, turn 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Voeux du Maire
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