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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:27

 

On continue la série : le poème intitulé "si ce serait bien", publié sur le blog en juillet 2011 est désormais disponible sur youtube à l'adresse suivante : suivez le lien.

Par Bernard Gueit - Publié dans : poème - Communauté : mémoire et écritures
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 22:08

Vœux pour la planète

Turn, turn, turn

Vœux pour l’Europe

Vis ton utopie, ne regarde pas en arrière !

Vœux pour la France

Dis-toi que tu es belle !

Vœux pour la région

Rapproche-toi de moi !

Vœux pour le département

Sois révolutionnaire !

Vœux pour le pays

Anime nos forces !

Vœux pour la communauté de communes

Féder€ et tais toi !

Vœux pour la commune

Incarne et sois-toi !

Vœux pour le quartier
Connais-toi toi-même
Vœux pour la maison

La paix soit avec toi !
Vœux pour toi 

Sois la planète !
Turn, turn, turn 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Voeux du Maire
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 22:03

Les petits livres ont ceci de précieux que leur souvenir demeure quand on aura oublié parfois jusqu’au titre de leurs frères plus trapus. Est-ce parce qu’ils sont plus intenses, l’auteur ayant peu de temps à nous perdre dans d’innombrables méandres ? Ou à cause du moment, suave, qui enveloppa leur lecture d’un seul trait ? Ou encore en raison du confort que nous procure leur format adapté à nos poches et à nos sacs à main ? Toujours est-il qu’ils sont un minuscule plaisir qui dure des années et qui ne s’éteint pas. Ainsi en fut-il pour Jules Mougin « A la recherche du bonheur en 1937 », de Pétrarque et son « ascension du Mont Ventoux ».Ainsi en sera-t-il du Goethe en Alsace « Dr Goethe im Elsàss » de Jean-Paul de Dadelsen, réédité par Jérôme Do.Bentziger éditeur, à Colmar, avec une traduction en alsacien, qu’une tendre attention filiale me fait connaître.

D’emblée, on reconnaît ce qui caractérise ces petits livres, leur clarté, la langue française qui prend son temps, qui découpe les phrases en de belles propositions bien équilibrées, qui choisit le vocabulaire avec soin, qui sépare et ordonnance les paragraphes, qui nourrit le sens profond de ce qu’on lit. On y respire, on sent l’air des cimes, on entend le vin bougonner dans les cuves, on touche le bleu du ciel, les personnages sont vivants.

On sait que le livre finira. On n’attend pas la fin d’une histoire. On veut simplement entendre la langue nous parler comme à son meilleur ami.

Alors la fin n’est pas une fin, elle n’est pas triste. Elle est juste le début de cette résonnance comme un beau ré majeur qui persiste.

 

Jean-Paul de Dadelsen

Goethe en Alsace

"Dr Goethe im Elsàss"

Traduction en alsacien de Gérard Leser

9782849602461 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Carnets de lectures
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 22:01

Tous les jeunes all over the world
n’ont qu’une idée en tête
love and freedom freedom and love

 

Et moi dans tout ça ?

A vouloir tout saisir dans quelque chose
qui soit… la poésie ?

Vous rigolez ?

Où est la tension de vos vers ?

Qu’est ce que vous écrivez ? 

Mon Dieu pourquoi écrivez-vous ?

 

Diantre ! Fichtre !

Je n’y avais jamais pensé
et il faut que je me justifie ?
 

IL FAUT QUE JE ME JUSTIFIE ?

 

Pourquoi écrivez-vous ?  On te le demande !

 

J’écris parce que je ne sais pas parler
et que je ne sais pas écrire des histoires
même si je m’en raconte souvent
mais vous ne les aimeriez pas

Alors je mets des mots les uns derrière les autres
sur des bouts de papier
et des pages internet
je ne prétends rien je ne revendique rien
sauf le droit d’exister
le smic métaphysique
et oui
pas plus que vous je n’ai choisi de vivre
moi je n'ai pas trouvé autre chose
pour respirer
que d’écrire sur des bouts de papier

Je n’écris pas de la poésie non je n’écris pas de la poésie
je vis
et sur ce bout de fil tendu
je mets à sécher mes larmes sur des étoffes grises

que le vent tour à tour console
et brutalise
Je ne sais pas parler
les mots m’échappent
ils sont plus forts que moi
Les poètes maîtrisent les mots
dans leurs revues
moi les mots me gouvernent
quand ils sont pleins de sentiments
ça me dépasse
et ça me dépassera encore longtemps

Par Bernard Gueit - Publié dans : poème - Communauté : mémoire et écritures
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 22:06

En vers, cette fois et contre tout :

 

Puisqu’il me faut, pour la nième fois,

Dire le bilan, nous justifier, ma foi,

De ces promesses qu’on prétend non tenues,

Qui engageaient pourtant ceux qui les ont reçues.

Nous n’avons pas tout fait, voilà la belle affaire ! 

Aurions nous du rester tout un an à rien faire ?
Et si lever l’impôt n’est jamais populaire,

Pourquoi veut-on toujours le bien et son contraire ?

Mes amis, vous savez, nous n’avons plus un sou,

Est-ce que pour autant, nous n’pouvons boire un coup ?

Cette année qui s’achève sera dans les annales,

Nos efforts répétés n’ont servi à que dalle.

L’Etat se désengage, c’est un doux euphémisme,

Il se casse, il se trisse, est-ce par mimétisme

Que la Région l’imite ? Le doux Département,

S’est fait une raison, pas un seul logement

Social qu’il subventionne ! 

Ne pensez-vous pas, Monsieur, que la France déconne ?

Sait-on où nous allons ? Le voulons-nous vraiment ?

Revivre en citoyen, n’est-il donc pas grand temps ?

Oh, je sais que l’on dit des petites communes,

Qu’elles sont juste bonnes à la fosse commune.
Nous ne savons pas parler, mais nous savons penser

Avons des excédents de bon sens à revendre,

Et là pour spéculer, pouvez toujours attendre.

Nous bossons tous les jours, travaillons sans relâche,

Pour que le bien public ici reste sans tache.

Pas de compromission, point de dessous de table

Et pas de demoiselles à genoux sous la table.

Pas de carrière non plus, peu de légions d’honneur,

Mais Marianne accrochée comme un pin’s sur le cœur.

La République est nôtre, faisons de notre mieux,

Nous ne prétendons pas être au dessus des Dieux,

Ni des lois, ni du peuple, ni de la vie tout court

De nos concitoyens, amis de tous les jours,

Et si grâce à leurs voix, avons été élus,

C’est pour que chaque année des comptes leur soient rendus.

Les comptes, je les ai faits, mes amis c’est la crise,

Adieu les beaux projets, je n’ai plus de chemise.

Les finances publiques sont devenues si lasses,

En haut lieu, que nous autres petits sommes dans la mélasse.

Plus de fric, plus d’oseille, plus de pèze, plus d’artiche,

Et le proverbe dit qu’on ne prête qu’aux riches.

Devrais-je me lamenter ? Dois-je me mettre en courroux ?

De ce pognon qui manque dois-je en être jaloux ? 

Je jure Le Maire et moi avons fait tout et tout

Pour trouver ne serait-ce qu'une poignée de sous.

Il n’en est plus. Voilà, je vous l’ai dit. C’est fait.

Partagez avec moi ce manque de monnaie.

Mais il est des richesses qui ne s’évaluent pas

En espèces sonnantes trébuchantes celles là
sont au cœur de nos cœurs en lettres d’or gravées

Liberté-Egalité-Fraternité.

 

Bernard Gueit

Décembre 2011, dans l'oeil de la crise. 

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Voeux du Maire
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 16:18

Eté 1996, sur l'île phare du planier, à 15 kms du vieux port de Marseille. Avec Christian Gorelli, André  Jaume, Rémi Charmasson, Hakim Hamadouche, nous lançons nos éclats à la méditerranée. Pendant 3 jours. Le public vient en hélicoptère car aucun bateau régulier n'accoste à Planier. De ces rencontres, échanges improvisés, le Sarthois Joël Richard qui nous accompagne avec son matériel tire quelques heures de poésie et musique méditerranéennes.

Nous en ferons le CD "Iliade".

 

Quai ouest, c'est sans doute la piste la plus rock du CD. Grâce à la complicité de Rémi Charmasson qui percevait bien cette tension dans mes textes et la façon de les dire.

La vidéo (audio) c'est par là : quai ouest

Par Bernard Gueit - Publié dans : poème - Communauté : mémoire et écritures
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 08:47

S'il y a bien une difficulté pour les poètes, c'est de publier, jalon incontournable hier pour se faire connaître. Alors on commence par les revues, on tente parfois (hélàs !) le compte d'auteur. Et puis on emprunte d'autres chemins : les lectures, les récitals, les écoles..

Malgré tous ces efforts, on a toujours du mal à publier, cela prend beaucoup de temps. On doit discuter avec le "grandpoète" (c'est enrichissant) parfois ça lasse.

 

Et puis, pour nous qui rêvions, jeunes hommes, d'avoir une presse, une ronéo, une machine à imprimer, oui pour nous,  l'ordinateur personnel fut inventé (thank you bill and steve !). Alors on se mit à fabriquer de petites choses. Ainsi les éditions Traumfabrik publièrent mon recueil "ils dorment debout à haute voix" avec cette technologie moderne et moins coûteuse, pour les petits tirages.

Disposer de l'objet "livre" c'est bien, mais comment le diffuser ? Alors vint l'internet. Je me suis lancé dans le blog. C'est simple, facile, quelques clics du copier/coller et voilà l'oeuvre qui se publie tranquillou.

Mais c'est pareil, le blog est perdu dans les abysses de l'océan magnétique, où même le bathyscaphe de Google hésite à s'aventurer.
Alors on essaye autre chose.

Ma poésie est aussi faite  pour être dite. Je le fais chaque fois que je peux, mais ce n'est pas tous les jours. Assurancetourix est parfois baillonné.

Alors je me lance dans une nouvelle aventure, celle d'enregistrer et de publier mes poèmes via des vidéos sur Youtube.

Why not ?

 

C'est maladroit, la technique n'et peut-être pas tout à fait au point, mais cela se maîtrise vite. Je suis bien équipé, mais c'est en même temps d'une grande économie de moyens. Et tout le monde peut le faire

 

Voilà ce qui a déjà été publié :

 

http://youtu.be/QGZZCiVO28c

vidéo 1 pays d’accueil

http://www.youtube.com/watch?v=WG_g19e-Sho
vidéo 2sur l’encre noire de la mer
 

http://youtu.be/aaMinjDVmW0

vidéo3 Quand tu reviendras 

http://youtu.be/t25mr0vBiMw

vidéo4 quai ouest

 

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème - Communauté : mémoire et écritures
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 15:18

Le texte original, pour la vidéo, c'est par là.

 

Marche marche encore

marche  + loin + vite + fort

monte au chemin noueux

là piétinent tes rêves de sabot

 

Les étoiles s'effritent au dessus de la terre

tu recherches une foule secrète dans le décor

 

Tu retournes l'herbe qu'on assassine

tu retrouves le goût des juments

 

et les rivières que transfusent tes veines

parfois s'inquiètent

surprises dans leur élan

 

La nuit habille en bleu tous tes efforts

 

Pays d'accueil  quand le vent

soufflait dans ma tête

ses flocons de rage et de peur

 

Pays d'accueil c'est celui

que les trains écrivent de leur langue de feu

 

Pays d'accueil c'est se connaître un peu

et ne plus savoir d'où on vient

 

elle avait posé son sourire sur la ville

 

Pays d'accueil

les nuages les nuits critiques

le soleil prisonnier dans l'arène

le sang dans les naseaux

 

J'habite un jardin

une rivière en triangle

une marée verte au Printemps

 

j'habite à l'est de son sourire

au sud de ses enchantements

 

Elle avait posé son sourire sur la ville

s'était ensevelie de fleurs

elle marchait un jardin dans la tête

les anges l'accompagnaient

 

Pays bleui par le chant du froid des veines

l'avancée des glaciers

 

Pays noyé dans la pluie des rivières

disparu derrière les buissons de brume

 

Pays d'accueil

c'est l'horizon en flammes

c'est l'été sous les coups de marteau

c'est l'hiver au cœur de pierre

c'est l'automne dans ses ronces joyeuses

 

et le printemps qui se suicide à 20 ans

Pays d'accueil c'était elle

si peu connue et tant aimée

 

 

la nuit qui vient

qui est là

toute froide

 

et son regard sa peau

noircis bien avant le jour

 

un exil si lent à voix basse

à pas de loup

à pas de lumière grise

 

 

une étoile quelque part pour elle

un océan de cheveux noirs

et le ciel s'enroule autour d'elle

 

la nuit mâche un sommeil de mort et de calmants

 

Sur la poussière des visages

un soleil coupé en deux

a soif

 

 

Penche toi vers la rivière au luxe fragile

 

tu y verras ses épaules de verre

ses joues transparentes

et ses cheveux blanchis par la rosée de l'aube

 

Pays d'accueil c'est le ciel renversé sur la terre

c'est la chance du taureau dans les constellations

c'est la nuit qui nous colle à la peau

 

c'est la terre qui recouvre tout

c'est notre nom qui s'effondre en poussière

Pays d'accueil c'est le temps qu'il faut pour dire bonjour

et au soir pour éteindre ses bougies une à une

 

Des chevaux remontent le temps

l'herbe verte dans les ouïes

 

ils galopent à contre-courant

s'approchent de la rivière aux yeux d'or

 

une eau si pure

 

Quelques secondes

de trouble et de lumière

nous séparent

de l’éternité

Par Bernard Gueit - Publié dans : poème - Communauté : mémoire et écritures
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 11:24

D'abord l'Europe, ensuite le Monde, enfin la France...

Par Bernard Gueit - Publié dans : Journal d'un poète du 21ème
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 05:04

Changer la vie changer le monde en mieux
c’est ça que je veux

je chante ça mon vieux si tu veux

changer changer

changer changer

du soir au matin
le même refrain

Chanter chanter
changer

le monde à ma faim
changer le monde à ma main

chanter changer
ici bas oh ici bas
le trou noir des tracas

ici bas ici
l’homme n’est qu’un cri

pourquoi pour qui
changer le monde changer la vie
plus partir d’ici

changer le monde jour et nuit
reste avec moi
chante avec moi
ici bas oh ici bas

l’homme n’est jamais chez lui
comme s’il n’était pas d’ici

d’où est-il alors ?

Chante avec moi
Chante avec moi dehors
faire peur à la mort

Changer la vie changer le monde en mieux
c’est ça que je veux
Chante avec moi

chante ça mon vieux si tu veux

Par Bernard Gueit - Publié dans : poème - Communauté : mémoire et écritures
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