On continue la série : le poème intitulé "si ce serait bien", publié sur le blog en juillet 2011 est désormais disponible sur youtube à l'adresse suivante : suivez le lien.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
On continue la série : le poème intitulé "si ce serait bien", publié sur le blog en juillet 2011 est désormais disponible sur youtube à l'adresse suivante : suivez le lien.
Vœux pour la planète
Vœux pour l’Europe
Vis ton utopie, ne regarde pas en arrière !
Vœux pour la France
Dis-toi que tu es belle !
Vœux pour la région
Rapproche-toi de moi !
Vœux pour le département
Sois révolutionnaire !
Vœux pour le pays
Anime nos forces !
Vœux pour la communauté de communes
Féder€ et tais toi !
Vœux pour la commune
Incarne et sois-toi !
Vœux pour le quartier
Connais-toi toi-même
Vœux pour la maison
La paix soit avec toi !
Vœux pour toi
Sois la planète !
Turn, turn, turn
Les petits livres ont ceci de précieux que leur souvenir demeure quand on aura oublié parfois jusqu’au titre de leurs frères plus trapus. Est-ce parce qu’ils sont plus intenses, l’auteur ayant peu de temps à nous perdre dans d’innombrables méandres ? Ou à cause du moment, suave, qui enveloppa leur lecture d’un seul trait ? Ou encore en raison du confort que nous procure leur format adapté à nos poches et à nos sacs à main ? Toujours est-il qu’ils sont un minuscule plaisir qui dure des années et qui ne s’éteint pas. Ainsi en fut-il pour Jules Mougin « A la recherche du bonheur en 1937 », de Pétrarque et son « ascension du Mont Ventoux ».Ainsi en sera-t-il du Goethe en Alsace « Dr Goethe im Elsàss » de Jean-Paul de Dadelsen, réédité par Jérôme Do.Bentziger éditeur, à Colmar, avec une traduction en alsacien, qu’une tendre attention filiale me fait connaître.
D’emblée, on reconnaît ce qui caractérise ces petits livres, leur clarté, la langue française qui prend son temps, qui découpe les phrases en de belles propositions bien équilibrées, qui choisit le vocabulaire avec soin, qui sépare et ordonnance les paragraphes, qui nourrit le sens profond de ce qu’on lit. On y respire, on sent l’air des cimes, on entend le vin bougonner dans les cuves, on touche le bleu du ciel, les personnages sont vivants.
On sait que le livre finira. On n’attend pas la fin d’une histoire. On veut simplement entendre la langue nous parler comme à son meilleur ami.
Alors la fin n’est pas une fin, elle n’est pas triste. Elle est juste le début de cette résonnance comme un beau ré majeur qui persiste.
Jean-Paul de Dadelsen
Goethe en Alsace
"Dr Goethe im Elsàss"
Traduction en alsacien de Gérard Leser
9782849602461
Tous les jeunes all over the world
n’ont qu’une idée en tête
love and freedom freedom and love
Et moi dans tout ça ?
A vouloir tout saisir dans quelque chose
qui soit… la poésie ?
Vous rigolez ?
Où est la tension de vos vers ?
Qu’est ce que vous écrivez ?
Mon Dieu pourquoi écrivez-vous ?
Diantre ! Fichtre !
Je n’y avais jamais pensé
et il faut que je me justifie ?
IL FAUT QUE JE ME JUSTIFIE ?
Pourquoi écrivez-vous ? On te le demande !
J’écris parce que je ne sais pas parler
et que je ne sais pas écrire des histoires
même si je m’en raconte souvent
mais vous ne les aimeriez pas
Alors je mets des mots les uns derrière les autres
sur des bouts de papier
et des pages internet
je ne prétends rien je ne revendique rien
sauf le droit d’exister
le smic métaphysique
et oui
pas plus que vous je n’ai choisi de vivre
moi je n'ai pas trouvé autre chose
pour respirer
que d’écrire sur des bouts de papier
Je n’écris pas de la poésie non je n’écris pas de la poésie
je vis
et sur ce bout de fil tendu
je mets à sécher mes larmes sur des étoffes grises
que
le vent tour à tour console
et brutalise
Je ne sais pas parler
les mots m’échappent
ils sont plus forts que moi
Les poètes maîtrisent les mots
dans leurs revues
moi les mots me gouvernent
quand ils sont pleins de sentiments
ça me dépasse
et ça me dépassera encore longtemps
En vers, cette fois et contre tout :
Puisqu’il me faut, pour la nième fois,
Dire le bilan, nous justifier, ma foi,
De ces promesses qu’on prétend non tenues,
Qui engageaient pourtant ceux qui les ont reçues.
Nous n’avons pas tout fait, voilà la belle affaire !
Aurions nous du rester tout un an à rien faire ?
Et si lever l’impôt n’est jamais populaire,
Pourquoi veut-on toujours le bien et son contraire ?
Mes amis, vous savez, nous n’avons plus un sou,
Est-ce que pour autant, nous n’pouvons boire un coup ?
Cette année qui s’achève sera dans les annales,
Nos efforts répétés n’ont servi à que dalle.
L’Etat se désengage, c’est un doux euphémisme,
Il se casse, il se trisse, est-ce par mimétisme
Que la Région l’imite ? Le doux Département,
S’est fait une raison, pas un seul logement
Social qu’il subventionne !
Ne pensez-vous pas, Monsieur, que la France déconne ?
Sait-on où nous allons ? Le voulons-nous vraiment ?
Revivre en citoyen, n’est-il donc pas grand temps ?
Oh, je sais que l’on dit des petites communes,
Qu’elles sont juste bonnes à la fosse commune.
Nous ne savons pas parler, mais nous savons penser
Avons des excédents de bon sens à revendre,
Et là pour spéculer, pouvez toujours attendre.
Nous bossons tous les jours, travaillons sans relâche,
Pour que le bien public ici reste sans tache.
Pas de compromission, point de dessous de table
Et pas de demoiselles à genoux sous la table.
Pas de carrière non plus, peu de légions d’honneur,
Mais Marianne accrochée comme un pin’s sur le cœur.
La République est nôtre, faisons de notre mieux,
Nous ne prétendons pas être au dessus des Dieux,
Ni des lois, ni du peuple, ni de la vie tout court
De nos concitoyens, amis de tous les jours,
Et si grâce à leurs voix, avons été élus,
C’est pour que chaque année des comptes leur soient rendus.
Les comptes, je les ai faits, mes amis c’est la crise,
Adieu les beaux projets, je n’ai plus de chemise.
Les finances publiques sont devenues si lasses,
En haut lieu, que nous autres petits sommes dans la mélasse.
Plus de fric, plus d’oseille, plus de pèze, plus d’artiche,
Et le proverbe dit qu’on ne prête qu’aux riches.
Devrais-je me lamenter ? Dois-je me mettre en courroux ?
De ce pognon qui manque dois-je en être jaloux ?
Je jure Le Maire et moi avons fait tout et tout
Pour trouver ne serait-ce qu'une poignée de sous.
Il n’en est plus. Voilà, je vous l’ai dit. C’est fait.
Partagez avec moi ce manque de monnaie.
Mais il est des richesses qui ne s’évaluent pas
En espèces sonnantes trébuchantes celles là
sont au cœur de nos cœurs en lettres d’or gravées
Liberté-Egalité-Fraternité.
Bernard Gueit
Décembre 2011, dans l'oeil de la crise.
Eté 1996, sur l'île phare du planier, à 15 kms du vieux port de Marseille. Avec Christian Gorelli, André Jaume, Rémi Charmasson, Hakim Hamadouche, nous lançons nos éclats à la méditerranée. Pendant 3 jours. Le public vient en hélicoptère car aucun bateau régulier n'accoste à Planier. De ces rencontres, échanges improvisés, le Sarthois Joël Richard qui nous accompagne avec son matériel tire quelques heures de poésie et musique méditerranéennes.
Nous en ferons le CD "Iliade".
Quai ouest, c'est sans doute la piste la plus rock du CD. Grâce à la complicité de Rémi Charmasson qui percevait bien cette tension dans mes textes et la façon de les dire.
La vidéo (audio) c'est par là : quai ouest
S'il y a bien une difficulté pour les poètes, c'est de publier, jalon incontournable hier pour se faire connaître. Alors on commence par les revues, on tente parfois (hélàs !) le compte d'auteur. Et puis on emprunte d'autres chemins : les lectures, les récitals, les écoles..
Malgré tous ces efforts, on a toujours du mal à publier, cela prend beaucoup de temps. On doit discuter avec le "grandpoète" (c'est enrichissant) parfois ça lasse.
Et puis, pour nous qui rêvions, jeunes hommes, d'avoir une presse, une ronéo, une machine à imprimer, oui pour nous, l'ordinateur personnel fut inventé (thank you bill and steve !). Alors on se mit à fabriquer de petites choses. Ainsi les éditions Traumfabrik publièrent mon recueil "ils dorment debout à haute voix" avec cette technologie moderne et moins coûteuse, pour les petits tirages.
Disposer de l'objet "livre" c'est bien, mais comment le diffuser ? Alors vint l'internet. Je me suis lancé dans le blog. C'est simple, facile, quelques clics du copier/coller et voilà l'oeuvre qui se publie tranquillou.
Mais c'est pareil, le blog est perdu dans les abysses de l'océan magnétique, où même le bathyscaphe de Google hésite à s'aventurer.
Alors on essaye autre chose.
Ma poésie est aussi faite pour être dite. Je le fais chaque fois que je peux, mais ce n'est pas tous les jours. Assurancetourix est parfois baillonné.
Alors je me lance dans une nouvelle aventure, celle d'enregistrer et de publier mes poèmes via des vidéos sur Youtube.
Why not ?
C'est maladroit, la technique n'et peut-être pas tout à fait au point, mais cela se maîtrise vite. Je suis bien équipé, mais c'est en même temps d'une grande économie de moyens. Et tout le monde peut le faire
Voilà ce qui a déjà été publié :
vidéo 1 pays d’accueil
http://www.youtube.com/watch?v=WG_g19e-Sho
vidéo 2sur l’encre noire de la mer
vidéo3 Quand tu reviendras
vidéo4 quai ouest
Le texte original, pour la vidéo, c'est par là.
Marche marche encore
marche + loin + vite + fort
monte au chemin noueux
là piétinent tes rêves de sabot
Les étoiles s'effritent au dessus de la terre
tu recherches une foule secrète dans le décor
Tu retournes l'herbe qu'on assassine
tu retrouves le goût des juments
et les rivières que transfusent tes veines
parfois s'inquiètent
surprises dans leur élan
La nuit habille en bleu tous tes efforts
Pays d'accueil quand le vent
soufflait dans ma tête
ses flocons de rage et de peur
Pays d'accueil c'est celui
que les trains écrivent de leur langue de feu
Pays d'accueil c'est se connaître un peu
et ne plus savoir d'où on vient
elle avait posé son sourire sur la ville
Pays d'accueil
les nuages les nuits critiques
le soleil prisonnier dans l'arène
le sang dans les naseaux
J'habite un jardin
une rivière en triangle
une marée verte au Printemps
j'habite à l'est de son sourire
au sud de ses enchantements
Elle avait posé son sourire sur la ville
s'était ensevelie de fleurs
elle marchait un jardin dans la tête
les anges l'accompagnaient
Pays bleui par le chant du froid des veines
l'avancée des glaciers
Pays noyé dans la pluie des rivières
disparu derrière les buissons de brume
Pays d'accueil
c'est l'horizon en flammes
c'est l'été sous les coups de marteau
c'est l'hiver au cœur de pierre
c'est l'automne dans ses ronces joyeuses
et le printemps qui se suicide à 20 ans
Pays d'accueil c'était elle
si peu connue et tant aimée
la nuit qui vient
qui est là
toute froide
et son regard sa peau
noircis bien avant le jour
un exil si lent à voix basse
à pas de loup
à pas de lumière grise
une étoile quelque part pour elle
un océan de cheveux noirs
et le ciel s'enroule autour d'elle
la nuit mâche un sommeil de mort et de calmants
Sur la poussière des visages
un soleil coupé en deux
a soif
Penche toi vers la rivière au luxe fragile
tu y verras ses épaules de verre
ses joues transparentes
et ses cheveux blanchis par la rosée de l'aube
Pays d'accueil c'est le ciel renversé sur la terre
c'est la chance du taureau dans les constellations
c'est la nuit qui nous colle à la peau
c'est la terre qui recouvre tout
c'est notre nom qui s'effondre en poussière
Pays d'accueil c'est le temps qu'il faut pour dire bonjour
et au soir pour éteindre ses bougies une à une
Des chevaux remontent le temps
l'herbe verte dans les ouïes
ils galopent à contre-courant
s'approchent de la rivière aux yeux d'or
une eau si pure
Quelques secondes
de trouble et de lumière
nous séparent
de l’éternité
D'abord l'Europe, ensuite le Monde, enfin la France...
Changer la vie changer le monde en mieux
c’est ça que je veux
je chante ça mon vieux si tu veux
changer changer
changer changer
du soir au matin
le même refrain
Chanter chanter
changer
le monde à ma faim
changer le monde à ma main
chanter changer
ici bas oh ici bas
le trou noir des tracas
ici bas ici
l’homme n’est qu’un cri
pourquoi pour qui
changer le monde changer la vie
plus partir d’ici
changer le monde jour et nuit
reste avec moi
chante avec moi
ici bas oh ici bas
l’homme n’est jamais chez lui
comme s’il n’était pas d’ici
d’où est-il alors ?
Chante avec moi
Chante avec moi dehors
faire peur à la mort
Changer la vie changer le monde en mieux
c’est ça que je veux
Chante avec moi
chante ça mon vieux si tu veux
Commentaires